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	<title>Latina Eco &#187; Chili</title>
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	<description>L&#039;info éco d&#039;Ushuaïa à San Diego</description>
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		<title>Le Chili ne supporte plus l&#8217;injustice de son modèle</title>
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		<pubDate>Sat, 02 Nov 2019 06:00:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Chili]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[Les classes moyennes chiliennes se révoltent face à un système ultralibéral hérité de la dictature militaire et face à leurs élites qui souhaitent le maintenir. Article publié le 29 janvier sur Slate.fr &#160; &#160; Personne n&#8217;a vraiment vu venir les émeutes sanglantes au Chili. Le président du pays, Sebastián Piñera, moins que tout autre. Cette démocratie du cône sud de l&#8217;Amérique]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les classes moyennes chiliennes se révoltent face à un système ultralibéral hérité de la dictature militaire et face à leurs élites qui souhaitent le maintenir</strong>.</p>
<p><span style="color: #993300;"><em><strong>Article publié le 29 janvier sur Slate.fr</strong></em></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-1820"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Personne n&rsquo;a vraiment vu venir les émeutes sanglantes au Chili. Le président du pays, Sebastián Piñera, moins que tout autre. Cette démocratie du cône sud de l&rsquo;Amérique latine, que les investisseurs considèrent comme un marché fiable dans un sous-continent plus éruptif et imprévisible que jamais, affiche de bons indicateurs économiques et sociaux: moins de 7% de chômage, 4% de croissance du PIB en 2018 (2,5% attendus en 2019), un taux de pauvreté de 8,6% très faible pour la région (plus de 25% au Brésil) et le PIB par habitant le plus élevé de la zone.</p>
<p>Une situation a priori beaucoup plus enviable que celle de ses voisins, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de la Bolivie, où la tension monte après <a href="https://www.francetvinfo.fr/monde/ameriques/presidentielle-en-bolivie-evo-morales-reelu-des-le-premier-tour-la-communaute-internationale-hausse-le-ton_3674575.html" target="_blank">une élection présidentielle suspecte</a>, de l&rsquo;Équateur en pleine crise sociale, du Brésil, polarisé et rongé par la criminalité, ou de l&rsquo;Argentine, de nouveau au bord du défaut de paiement, sans parler de la descente aux enfers du Venezuela.</p>
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<p>Face à ce marasme, Sebastián Piñera présentait son pays, deux jours avant les émeutes, comme <em>«une véritable oasis dotée d&rsquo;une démocratie stable»</em>, faisant ainsi montre de son monumental aveuglement. C&rsquo;est sans doute en raison de sa mauvaise évaluation de la situation qu&rsquo;il a, lors des premières violences, envoyé l&rsquo;armée et les chars dans les rues de Santiago, la capitale –du jamais-vu depuis la fin de la dictature d&rsquo;Augusto Pinochet. Des centaines de vidéos d&rsquo;affrontements et de répression brutale ont fait le tour du monde.</p>
<h3>L&rsquo;étincelle du ticket de métro</h3>
<p>Une semaine plus tard, on compte dix-huit décès, plus de 500 personnes blessées dans des incendies et des pillages mais aussi par balles, <a href="http://www.biobiochile.cl/noticias/nacional/chile/2019/10/23/indh-reporta-2-410-detenidos-y-210-heridos-por-armas-de-fuego-durante-ola-de-manifestaciones.shtml" target="_blank">selon l&rsquo;Institut national des droits de l&rsquo;homme</a> (INDH), et quelque 2.400 arrestations. Pourtant, malgré l&rsquo;état d&rsquo;urgence, les manifestations se poursuivent, gonflées depuis le mercredi 23 octobre par les appels à la grève générale du principal syndicat du pays, le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Centrale_unique_des_travailleurs_du_Chili" target="_blank">CUT</a>, et d&rsquo;une vingtaine d&rsquo;organisations étudiantes et professionnelles.</p>
<p>Tout a démarré, on le sait, par l&rsquo;annonce d&rsquo;une augmentation du prix du ticket de métro, porté de 800 à 830 pesos. Une hausse de 3,7% seulement, à peine plus que l&rsquo;inflation, mais portant sur un titre de transport déjà très cher (l&rsquo;équivalent d&rsquo;un euro, dans un pays où le salaire minimum mensuel est de 360 euros).</p>
<p>Les protestations ont commencé par un refus de payer (les jeunes sautant par-dessus les tourniquets), pour aboutir, dans la nuit du 18 octobre, à une véritable explosion de colère dans la capitale: plus de soixante-dix des stations du métro le plus moderne d&rsquo;Amérique latine ont été dévastées et des bâtiments symboliques, comme le siège d&rsquo;une grande banque ou celui de la compagnie d&rsquo;électricité Enel, incendiés.</p>
<p>Sebastián Pinera est, lui, passé de l&rsquo;alarmisme le plus extrême, annonçant solennellement que le Chili était <em>«en guerre contre un ennemi puissant, implacable, prêt à faire usage de la violence et de la délinquance sans aucune limite»</em>,<em> </em>à un rétropédalage spectaculaire quelques jours plus tard, n&rsquo;hésitant pas à <em>«demander pardon»</em> au peuple chilien pour son <em>«manque de vision».</em></p>
<p>Après avoir remballé la hausse du prix du ticket de métro, il a annoncé un plan de 1,1 milliard d&rsquo;euros, prévoyant notamment une hausse du salaire minimum et une revalorisation de 20% des minima vieillesse. Mais il est peu probable qu&rsquo;il réussisse à se faire entendre, tant que les soldats n&rsquo;auront pas regagné les casernes.</p>
<h3>La phobie du complot international</h3>
<p>Difficile de savoir à ce stade comment peut se dénouer la crise, mais plusieurs questions se posent, dont celle-ci: comment, dans ce pays traumatisé par une dictature militaire entre 1973 et 1988, les autorités ont-elles pu paniquer au point d&rsquo;envoyer l&rsquo;armée –et non la seule police– réprimer les débordements?</p>
<p>Sebastián Piñera, milliardaire et libéral, est un pur produit de l&rsquo;élite chilienne, qui a déjà présidé le pays entre 2010 et 2014, avant d&rsquo;être élu de nouveau fin 2017. Il a construit sa fortune pendant l&rsquo;ère Pinochet, mais ne montre aucune nostalgie de la dictature –contrairement au Brésilien Bolsonaro.</p>
<div id="inreadbis2">
<p>Certes, parmi les protestataires, se trouvent des casseurs comparables à des black blocks, qui ont créé un climat de violence et de destructions inédit; le mouvement, dont les leaders ne sont pas clairement identifiés, a par ailleurs semblé plus coordonné (réseaux sociaux obligent) que spontané.</p>
<p>De quoi, peut-être, alimenter au sein du gouvernement la crainte plus ou moins sincère que ces émeutes soient téléguidées, non pas seulement par des organisations étudiantes ou par l&rsquo;extrême gauche chilienne, mais aussi par cet <em>«ennemi puissant»</em> non cité mais qui pourrait (ont cru comprendre certains observateurs) être le Venezuela de Nicolás Maduro –ce qui justifierait, alors, le recours à l&rsquo;armée?</p>
<p>Avec d&rsquo;autres députés vénézuéliens <a href="http://presidenciave.com/es/presidencia/borges-presento-pruebas-que-inculpan-a-la-dictadura-de-maduro-y-castro-con-la-desestabilizacion-en-la-region/" target="_blank">comme Julio Borges</a>, le principal opposant à Maduro, Juan Guaidó, président par intérim depuis janvier dernier, a lui-même accrédité la thèse d&rsquo;une <em>«ingérence cubano-venézuélienne»</em> dans les mouvements sociaux au Chili et en Équateur. Il a <a href="http://www.clarin.com/mundo/juan-guaido-denuncio-nicolas-maduro-financia-infiltra-protestas-region_0_Yyic7O3-.html" target="_blank">estimé que le président Maduro</a><em> «avait la capacité de financer des groupes, via l&rsquo;or extrait de l&rsquo;arc minier, et de les infiltrer pour déstabiliser la région».</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em><img alt="" src="http://www.slate.fr/sites/default/files/000_1dr65n.jpg" /></em><br />
Sebastián Piñera et Juan Guaidó à Cúcuta, en Colombie, le 22 février 2019. | Raul Arboleda / AFP</p>
<p>La débâcle du régime chaviste, qui a déjà fait fuir plus de 4 millions de personnes du pays, est en elle-même un élément de déstabilisation de la région.</p>
<p>Il est en outre évident que Caracas et La Havane se réjouissent de voir l&rsquo;autorité du président chilien mise à mal. Et si leurs responsables ont eu les moyens d&rsquo;attiser la contestation, ils l&rsquo;ont sûrement fait. Piñera fait d&rsquo;ailleurs partie des dirigeants latino-américains les plus critiques envers Maduro, qui le lui rend bien: récemment, ce dernier l&rsquo;a carrément accusé <a href="http://www.francetvinfo.fr/monde/venezuela/venezuela-le-gouvernement-affirme-avoir-dejoue-un-coup-d-etat-militaire_3510191.html" target="_blank">d&rsquo;avoir fomenté un coup d&rsquo;État militaire contre lui</a>, avec l&rsquo;aide de Bogota et de Washington.</p>
<h3>«Un véritable système de castes»</h3>
<p>Pourtant, malgré ces tensions régionales, il est clair que la première cause de l&rsquo;embrasement réside dans l&rsquo;exaspération du peuple chilien envers son gouvernement.</p>
<p>Jouant sa survie politique, le président prétend l&rsquo;avoir brusquement compris et cherche depuis à apaiser la situation. Il veut, dit-il, <em>«rattraper le temps perdu avec des mesures concrètes»</em>.</p>
<p>De fait, ses promesses (hausse des retraites les plus faibles, baisse du prix des médicaments, gel du prix de l&rsquo;électricité, baisse des salaires des députés, hausse des impôts des plus riches&#8230;) ciblent assez bien les préoccupations récurrentes de la population. Il y a malgré tout fort à parier qu&rsquo;elles ne suffiront pas, car ce qu&rsquo;exigent désormais nombre des protestataires, ce ne sont pas des mesures ponctuelles, mais un changement de modèle.</p>
<p>Beaucoup de gens arrivent à la retraite avec une pension inférieure au salaire minimum, alors qu&rsquo;ils ont versé 10% de leur salaire, pendant toute leur vie, à un ruineux système par capitalisation. Les classes moyennes travaillent dur mais sont lourdement endettées, car elles doivent payer –très cher– pour l&rsquo;éducation de leurs enfants, pour la santé, éventuellement pour l&rsquo;hôpital. Pourquoi? Parce que dans ce pays, tout, absolument tout, est privatisé.</p>
<p>Le système est directement hérité de l&rsquo;ère Pinochet, durant laquelle les théories ultralibérales de l&rsquo;école de Chicago ont été appliquées de la façon la plus pure à tous les pans de l&rsquo;économie et inscrites dans la Constitution de 1980. Or celle-ci régit toujours, en bonne partie, la société chilienne.</p>
<figure>
<blockquote><p>Environ 1.200 individus s&rsquo;arrogent à eux seuls 10% de la richesse totale.</p></blockquote>
</figure>
<p>Couplées à une municipalisation de l&rsquo;éducation et de la santé, ces doctrines ont généré une profonde ségrégation sociale, <em>«un véritable système de castes»</em>, selon le sociologue Alain Touraine. Les inégalités ont explosé, le Chili battant, au coude-à-coude avec le Brésil et la Colombie, tous les records de ce sous-continent pourtant très inégalitaire.</p>
<p><a href="https://ciperchile.cl/2013/03/28/la-parte-del-leon-como-los-super-ricos-se-apropian-de-los-ingresos-de-chile/" target="_blank">Dans une étude datant de 2013</a>, des économistes chiliens ont montré que 1% de la population concentrait 30% des revenus du pays. Ils ont en outre mis en évidence que la tranche des 0,01% –environ 1.200 individus, soit quelque 300 familles– s&rsquo;arrogeait à elle seule 10% de la richesse totale!</p>
<p>Un peu partout dans le monde, au Liban, en Équateur ou en France, les classes moyennes se révoltent contre leurs élites mondialisées. Mais au Chili, il s&rsquo;agit, comme on le voit, d&rsquo;un véritable cas d&rsquo;école.</p>
<h3>«Pas les 30 pesos mais les 30 ans»</h3>
<p>Ce ras-le-bol ne date pas de la semaine dernière: les manifestations étudiantes se succèdent depuis plus de dix ans. En 2011, lors de son premier mandat, l&rsquo;actuel président a déjà affronté pendant plus de six mois une fronde étudiante réclamant l&rsquo;éducation gratuite.</p>
<p>Michelle Bachelet, présidente de centre gauche à laquelle Sebastián Piñera a succédé, a elle aussi connu de forts mouvements de contestation à la fin de son second mandat, qui avait pourtant soulevé de grands espoirs de changement.</p>
<p>Elle n&rsquo;a réussi à faire voter au Congrès ni la réforme de la Constitution, ni celle des retraites, ni celle du système de santé. La fiscalité n&rsquo;a été modifiée qu&rsquo;à la marge. Quant à sa promesse emblématique de l&rsquo;université gratuite pour tous, elle reste incomplète, la loi ne s&rsquo;appliquant qu&rsquo;aux revenus les plus faibles.</p>
<p>Bien que l&rsquo;action de Michelle Bachelet ait aussi été entravée par le ralentissement de l&rsquo;économie (et par un fils mouillé dans une affaire de corruption), ces échecs montrent clairement que même dans la coalition de gauche, beaucoup de responsables politiques ont intérêt à ce que rien ne change.</p>
<p>L&rsquo;un des slogans les plus entendus dans les manifestations illustre la frustration intense que ces blocages inspirent à la population:<em> </em><em>«No son 30 pesos, son 30 años!»</em> Autrement dit: le problème, ce ne sont pas les 30 pesos (de hausse du prix du ticket de métro), ce sont les trente ans (d&rsquo;immobilisme institutionnel depuis le retour à la démocratie)&#8230;</p>
<p><a style="font-size: 1.125em; font-weight: bold;" href="http://www.slate.fr/story/183333/amerique-latine-chili-manifestations-emeutes-sebastian-pinera-injustice-inegalites" target="_blank"><em>Lire la suite sur Slate.fr</em></a><span style="color: #222222; font-size: 1.125em; font-weight: bold;"> </span></p>
<p><em style="font-size: 0.95em;"><strong>Depuis la première publication de l&rsquo;article et face à la persistance des troubles, le président chilien a dû se résoudre à annuler le sommet de l&rsquo;APEC (Forum de coopération économique Asie-Pacifique), qui devait se tenir du 13 au 17 novembre à Santiago (et auquel devaient assister Donald Trump, Vladimir Poutine et Xi Jinping) . Il a aussi annulé la tenue de la COP 25 que la capitale chilienne devait accueillir du 2 au 13 décembre 2019 et qui sera finalement organisée par Madrid.  </strong></em></p>
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		<title>ALLIANCE DU PACIFIQUE (I).    Le Chili veut devenir une puissance alimentaire mondiale</title>
		<link>https://www.latina-eco.com/alliance-du-pacifique-i-le-chili-veut-devenir-une-puissance-alimentaire-mondiale/</link>
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		<pubDate>Sun, 01 Mar 2015 12:57:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Entreprises]]></category>

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		<description><![CDATA[VIDEO. Nous débutons un cycle sur l’Alliance du Pacifique, initiative d’intégration libre-échangiste créée en 2012 par le Pérou, le Chili, la Colombie et le Mexique. Aujourd’hui, tour d’horizon de l’économie chilienne avec Pedro Durán, directeur de Prochile France. Lancée en 2011 à l’initiative de Lima et officiellement créée en 2012 par le Mexique, la Colombie, le Chili et le Pérou,]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>VIDEO. Nous débutons un cycle sur l’Alliance du Pacifique, initiative d’intégration libre-échangiste créée en 2012 par le Pérou, le Chili, la Colombie et le Mexique. Aujourd’hui, tour d’horizon de l’économie chilienne avec Pedro Durán, directeur de Prochile France.</strong><span id="more-946"></span></p>
<p>Lancée en 2011 à l’initiative de Lima et officiellement créée en 2012 par le Mexique, la Colombie, le Chili et le Pérou, l’Alliance du Pacifique est la dernière née des nombreuses instances d’intégration en Amérique latine. Résolument libre échangiste, tournée vers l’Asie, elle est souvent perçue comme une réponse à un Mercosur de plus en plus protectionniste ou à l’ALBA, «Alliance bolivarienne» marquée à gauche, et suscite depuis sa création un grand intérêt, comptant déjà une trentaine de pays observateurs et de nouveaux candidats à l&rsquo;adhésion, tels le Costa Rica et Panama. L’économiste Jérémie None a résumé <a href="http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-94881-lalliance-du-pacifique-la-locomotive-de-lintegration-latino-americaine-1001928.php." target="_blank">les enjeux et les atouts de cette instance sur le Cercle des Echos</a>.</p>
<p>Petit pays de 17 millions d’habitants, le Chili n’en est pas moins considéré comme l’un des marchés les plus intéressants de la zone pour les investisseurs étrangers. Très ouvert (une vingtaine d’accords de libre échange), il est doté d’une des économies les plus solides de la région même si la chute des cours des matières premières (et notamment du cuivre, dont il est le premier producteur mondial) le pénalise actuellement. Depuis son retour au pouvoir, la présidente Michelle Bachelet a engagé une série de réformes importantes pour le pays. Son gouvernement de centre-gauche cherche aussi à promouvoir les PME et à diversifier son industrie, encore essentiellement minière. Bénéficiant d’une réelle stabilité politique et juridique depuis son retour à la démocratie en 1990, le Chili veut désormais apparaitre comme une plate-forme d’exportation privilégiée pour les investisseurs étrangers. Le directeur commercial de Pro Chile France, antenne française de l’organisme de promotion du Chili (export, investissements, tourisme) Pedro Durán, a détaillé pour Latina-eco, il y a quelques semaines, les atouts et les priorités du marché chilien.</p>
<p><strong>I. De grandes ambitions dans l’industrie agro-alimentaire, d’immenses défis dans l’énergie </strong></p>
<p><iframe width="860" height="645" src="https://www.youtube.com/embed/KPggLktkV3o?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe></p>
<p><strong><br />
II. Entre Alliance du Pacifique et Mercosur, le rôle actif du Chili dans l’intégration régionale</strong></p>
<p><iframe width="860" height="645" src="https://www.youtube.com/embed/2wAGVarRBQM?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe></p>
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		<title>ADP, associé à Vinci et Astaldi,  décroche la concession de l’aéroport de Santiago du Chili</title>
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		<pubDate>Wed, 04 Feb 2015 15:52:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Entreprises]]></category>

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		<description><![CDATA[Le groupe français Aéroports de Paris (ADP), son compatriote Vinci Airports et la compagnie de BTP italienne Astaldi, réunis au sein du consortium « Nuevo Pudahuel », ont remporté la concession pour 20 ans de l&#8217;aéroport international Arturo Merino Benitez de Santiago du Chili. ADP est le chef de file avec 45%, contre 40% à Vinci et 15% à Astaldi. Selon le consortium,  le contrat de]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le groupe français Aéroports de Paris (ADP), son compatriote Vinci Airports et la compagnie de BTP italienne Astaldi, réunis au sein du consortium « Nuevo Pudahuel », ont remporté la concession pour 20 ans de l&rsquo;aéroport international Arturo Merino Benitez de Santiago du Chili. ADP est le chef de file avec 45%, contre 40% à Vinci et 15% à Astaldi. Selon le consortium,  le contrat de concession, qui entrera en vigueur le 1er octobre 2015, « <i>comporte l&rsquo;exploitation et le développement de l&rsquo;aéroport »</i>, et prévoit la « <i>rénovation des installations existantes avec le réaménagement et l&rsquo;extension du terminal actuel »</i>. La construction d&rsquo;un nouveau terminal de 175.000 m² est prévue dans l&rsquo;objectif de doubler, à  30 millions de passagers, la capacité du sixième aéroport d&rsquo;Amérique du sud (contre 16,1 millions en 2014). Les trois partenaires se sont engagés à investir 633 millions de dollars, essentiellement par endettement.</p>
<p>Selon le ministère chilien des travaux publics, le consortium franco-italien affichait les meilleurs indicateurs techniques, devant cinq concurrents, dont AMB (associé à l&rsquo;aéroport de Zürich), et Aeropuerto de Santiago. Mais Nuevo Pudahuel a surtout fait d’importantes concessions financières en s’engageant à reverser 77,56  % des revenus annuels de la concession au gouvernement, soit 10 points de mieux que les autres prétendants.</p>
<p>Quoi qu’il en soit, il s’agit pour ADP, associé pour la première fois à Vinci, d’un réel succès international, <a href="http://www.latina-eco.com/aeroports-apres-un-echec-a-sao-paulo-adp-retente-sa-chance-a-rio/" target="_blank">après avoir loupé le coche de la privatisation des aéroports brésiliens</a>.  Situé dans la commune de Paduhuel, cet  aéroport, souligne-t-on chez le groupe aéroportuaire français, «<em>figure parmi les hubs régionaux les plus dynamiques d&rsquo;Amérique latine avec un trafic de passagers en croissance de 10% par an en moyenne sur les vingt dernières années ». </em>C’est aussi la base historique de la compagnie chilienne Lan, qui s’est rapprochée en 2012 du brésilien Tam <a href="http://www.latina-eco.com/naissance-de-latam-airlines-premier-tranporteur-regional/" target="_blank">pour former le premier groupe de transport aérien sudaméricain</a>. ADP <em>veut en faire « l&rsquo;une des principales portes d&rsquo;entrée vers l&rsquo;Amérique Latine depuis l&rsquo;Europe, les Etats-Unis et demain l&rsquo;Asie</em>&laquo;&nbsp;.</p>
<p><a class="a2a_button_facebook" href="https://www.addtoany.com/add_to/facebook?linkurl=https%3A%2F%2Fwww.latina-eco.com%2Fadp-associe-a-vinci-et-astaldi-decroche-la-concession-de-laeroport-de-santiago-du-chili%2F&amp;linkname=ADP%2C%20associ%C3%A9%20%C3%A0%20Vinci%20et%20Astaldi%2C%20%20d%C3%A9croche%20la%20concession%20de%20l%E2%80%99a%C3%A9roport%20de%20Santiago%20du%20Chili" title="Facebook" rel="nofollow" target="_blank"></a><a class="a2a_button_twitter" href="https://www.addtoany.com/add_to/twitter?linkurl=https%3A%2F%2Fwww.latina-eco.com%2Fadp-associe-a-vinci-et-astaldi-decroche-la-concession-de-laeroport-de-santiago-du-chili%2F&amp;linkname=ADP%2C%20associ%C3%A9%20%C3%A0%20Vinci%20et%20Astaldi%2C%20%20d%C3%A9croche%20la%20concession%20de%20l%E2%80%99a%C3%A9roport%20de%20Santiago%20du%20Chili" title="Twitter" rel="nofollow" target="_blank"></a><a class="a2a_button_google_plus" href="https://www.addtoany.com/add_to/google_plus?linkurl=https%3A%2F%2Fwww.latina-eco.com%2Fadp-associe-a-vinci-et-astaldi-decroche-la-concession-de-laeroport-de-santiago-du-chili%2F&amp;linkname=ADP%2C%20associ%C3%A9%20%C3%A0%20Vinci%20et%20Astaldi%2C%20%20d%C3%A9croche%20la%20concession%20de%20l%E2%80%99a%C3%A9roport%20de%20Santiago%20du%20Chili" title="Google+" rel="nofollow" target="_blank"></a></p>]]></content:encoded>
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		<title>Barry Callebaut ouvre sa première usine au Chili</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Dec 2014 18:26:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Entreprises]]></category>

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		<description><![CDATA[Le groupe Barry Callebaut a inauguré le 2 décembre dernier sa première usine de chocolat industriel au Chili. Située à Paine, à environ 40 kilomètres de la capitale Santiago, cette usine, la première du groupe dans la région andine, produira 25 000 tonnes de chocolat liquide et de pâtes à glacer par an. Elle lui servira aussi de siège régional pour exploiter le]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le groupe Barry Callebaut a inauguré le 2 décembre dernier sa première usine de chocolat industriel au Chili. Située à Paine, à environ 40 kilomètres de la capitale Santiago, cette usine, la première du groupe dans la région andine, produira 25 000 tonnes de chocolat liquide et de pâtes à glacer par an. Elle lui servira aussi de siège régional pour exploiter le marché chilien du chocolat, mais  aussi pour le reste de  la région andine.</p>
<p><i>«Le marché du chocolat est dans une dynamique de croissance importante au Chili, comparativement à d’autres pays d’Amérique latine, </i>souligne Gerardo Elizondo, directeur général du groupe pour la région andine<i>. Ce potentiel de croissance inclut une demande en plein essor pour du chocolat de qualité supérieure, des services techniques et des innovations. C’est là que nous pouvons offrir une valeur ajoutée à nos clients.» </i>Pour Juergen Steinemann, CEO du groupe Barry Callebaut,  <i>«cette inauguration confirme encore davantage notre engagement à servir nos clients dans toute l’Amérique latine. La popularité mondiale du chocolat ne cessant de croître, nous continuons de mettre l’accent sur les marchés émergents afin de mieux servir nos clients, qu’il s’agisse de fabricants de produits alimentaires ou d’entreprises de confiserie. Le Chili est un marché attractif pour la croissance, de même que ses voisins, l’Argentine, l’Uruguay, le Paraguay ou le Pérou.»</i></p>
<p>Avec une consommation annuelle de 2,2 kg de chocolat par habitant (pour un volume total de 40 000 tonnes de produits de confiserie à base de chocolat), le Chili est en effet l’un des principaux marchés d’Amérique latine. Euromonitor y prévoit près de 3,5%de croissance par an en volume (7% en valeur)  jusqu’en 2019, soit bien plus que la croissance moyenne du marché mondial du chocolat (2% par an).</p>
<p>Depuis 2008, le groupe basé à Zurich, leader mondial des fabricants de produits à base de chocolat et de cacao de qualité supérieure (4,8 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2013/2014), a accéléré ses efforts d’expansion en Amérique latine en ouvrant sept usines dans trois pays. Outre l’implantation chilienne,  le groupe exploite deux usines de cacao et une unité de production de chocolat au Brésil, ainsi qu’une usine de cacao et deux de chocolat au Mexique.</p>
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		<title>Sebastián Sepúlveda : parler de la dictature autrement</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Jun 2014 10:41:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[VIDEO. Le réalisateur chilien, dont le film « Les Sœurs Quispé » est sorti début juin en France, évoque dans une interview à Latina-eco les raisons pour lesquelles il s’est intéressé à ce fait divers, mais aussi ses relations compliquées de fils d’exilés politiques avec l’histoire de son pays et avec le cinéma chilien actuel. « Une approche documentaire mais]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong> VIDEO. Le réalisateur chilien, dont le film « Les Sœurs Quispé » est sorti début juin en France, évoque dans une interview à Latina-eco les raisons pour lesquelles il s’est intéressé à ce fait divers, mais aussi ses relations compliquées de fils d’exilés politiques avec l’histoire de son pays et avec le cinéma chilien actuel. </strong><span id="more-218"></span></p>
<p><em>« Une approche documentaire mais une fiction totale »</em>. Ainsi le jeune réalisateur chilien Sebastian Sepulveda définit-il son très beau film « Les Sœurs Quispé », sur les écrans français depuis le 4 juin. Salué par la critique, récompensé par plusieurs prix, ce premier long-métrage de fiction est un objet de cinéma brut, radical et austère (musique quasi absente, rares dialogues), mais étrangement séduisant. Le scénario est inspiré d’un fait divers survenu en 1974 : trois bergères, Indiennes Coyas de 43 à 60 ans, vivant sur l’Altiplano chilien dans un isolement et un dénuement extrêmes, apprennent un jour par un colporteur qu’une nouvelle loi (imposée par Pinochet) interdit désormais l’élevage de chèvres (1) . Cette nouvelle, qui remet en cause leur mode de vie ancestral, déclenche chez ces trois femmes rudes et taiseuses un désarroi et une crise existentielle qui se terminera tragiquement.<br />
Le réalisateur a partagé quelques semaines la vie _ inchangée _des deux seules familles Coyas vivant encore sur les hautes plaines arides de l’ Altiplano. Il y a retrouvé la nièce des soeurs Quispe, qui est la dernière à les avoir vues en vie. C’est elle qui joue, magnifiquement et a minima, la soeur ainée, tout comme le colporteur est joué par un membre de l’autre famille Coya.</p>
<p><strong>Sortie au Chili le 11 septembre prochain</strong></p>
<p><em>« Le coup d’Etat a toujours été raconté de manière frontale. Me pencher sur ce fait divers m’a permis d’aborder la dictature sous un angle différent »</em>, explique le réalisateur. Un choix étonnant pour ce réalisateur de 42 ans qui a grandi en exil, au Venezuela surtout , mais aussi en France, en Argentine, en Espagne et à Cuba. Passé par la fac d’histoire au Chili et par la FEMIS à Paris, scénariste, monteur et auteur d’un long métrage documentaire « El Arenal », il est aujourd’hui proche de la société de production Fabula de Pablo Larrain, vivier du jeune cinéma chilien .<br />
« Les Sœurs Quispé » sortira au Chili le 11 septembre prochain, 41 ans après le putsch de Pinochet.<em> «On trouvait intéressant d’apporter à la discussion, lors de cet anniversaire, l’éclairage de ce fait divers »</em>. Rencontre avec Sebastian Sepulveda à Paris, dans un café proche de Bastille :</p>
<p><object width="420" height="315" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="//www.youtube.com/v/WE9eXV6Ksls?hl=fr_FR&amp;version=3" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="420" height="315" type="application/x-shockwave-flash" src="//www.youtube.com/v/WE9eXV6Ksls?hl=fr_FR&amp;version=3" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><strong> Propos recueillis par Anne Denis</strong></p>
<p><em>(1) La loi de l’érosion est l’une des nombreuses lois arbitraires que la dictature militaire a instaurée à son arrivée au pouvoir. L’interdiction d’élever des chèvres sur ces hautes plaines (officiellement pour protéger les sols) apparait particulièrement absurde. Elle servait surtout à mettre au pas ces populations isolées et marginales, donc incontrôlables qui, de surcroit, pouvaient aider des opposants à franchir la frontière, comme on le voit dans le film.<br />
</em></p>
<p><object width="560" height="315" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="//www.youtube.com/v/h753gXxzGKw?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="560" height="315" type="application/x-shockwave-flash" src="//www.youtube.com/v/h753gXxzGKw?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><a class="a2a_button_facebook" href="https://www.addtoany.com/add_to/facebook?linkurl=https%3A%2F%2Fwww.latina-eco.com%2Fsebastian-sepulveda-parler-de-la-dictature-autrement%2F&amp;linkname=Sebasti%C3%A1n%20Sep%C3%BAlveda%20%3A%20parler%20de%20la%20dictature%20autrement" title="Facebook" rel="nofollow" target="_blank"></a><a class="a2a_button_twitter" href="https://www.addtoany.com/add_to/twitter?linkurl=https%3A%2F%2Fwww.latina-eco.com%2Fsebastian-sepulveda-parler-de-la-dictature-autrement%2F&amp;linkname=Sebasti%C3%A1n%20Sep%C3%BAlveda%20%3A%20parler%20de%20la%20dictature%20autrement" title="Twitter" rel="nofollow" target="_blank"></a><a class="a2a_button_google_plus" href="https://www.addtoany.com/add_to/google_plus?linkurl=https%3A%2F%2Fwww.latina-eco.com%2Fsebastian-sepulveda-parler-de-la-dictature-autrement%2F&amp;linkname=Sebasti%C3%A1n%20Sep%C3%BAlveda%20%3A%20parler%20de%20la%20dictature%20autrement" title="Google+" rel="nofollow" target="_blank"></a></p>]]></content:encoded>
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		<title>Bioanalyse : après le Brésil, Eurofins passe au Chili</title>
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		<pubDate>Wed, 13 Mar 2013 09:33:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Entreprises]]></category>

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		<description><![CDATA[La société Eurofins, leader mondial de la bioanalyse, a annoncé le 12 mars dernier avoir pris le contrôle (52% du capital) de la société chilienne GCL Chile, spécialisée dans l&#8217;analyse des produits alimentaires. GCL a été créée en 2003 par la société à but non lucratif Fundacion Chile. Ses laboratoires réalisent des études microbiologiques, physcochimiques et chromatographiques. Elle emploie aujourd’hui]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>La société Eurofins, leader mondial de la bioanalyse, a annoncé le 12 mars dernier avoir pris le contrôle (52% du capital) de la société chilienne GCL Chile, spécialisée dans l&rsquo;analyse des produits alimentaires. GCL a été créée en 2003 par la société à but non lucratif Fundacion Chile. Ses laboratoires réalisent des études microbiologiques, physcochimiques et chromatographiques. Elle emploie aujourd’hui 180 salariés à Santiago et à Concepcion.</p>
<p>Eurofins mise sur le développement de ce marché au Chili, citant des chiffres de la FAO (organisation onusienne pour l&rsquo;alimentation et l&rsquo;agriculture), selon lesquels l&rsquo;industrie alimentaire devrait représenter 35% du  PIB du Chili en 2030, contre 25% actuellement. Globalement, c’est le continent latino américain qui intéresse désormais Eurofins. Il n’y était jusque-là implanté qu’au Brésil, où il s’est renforcé l’an dernier en rachetant un gros laboratoire, Alac (une centaine de salariés), lui permettant de prendre le leadership de l’analyse alimentaire dans la première économie de la région.</p>
<p>Créée à Nantes en 1987, cotée en Bourse dix ans plus tard, Eurofins a connu une croissance météoritique. L’ex PME nantaise est devenue une multinationale _ qui vient de déplacer son siège social de Nantes au Luxembourg _ et compte aujourd’hui 170 labos dans 34 pays employant 13.000 personnes dans l’analyse alimentaire, pharmaceutique et environnementale. Son chiffre d’affaires 2012 excède le milliard d’euros pour 161 millions d’Ebitda et 64 millions de bénéfice net. Son objectif est d’atteindre 2 milliards d’euros de chiffre d&rsquo;affaires en 2017.</p>
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		<title>Alain Touraine: &#171;&#160;Au Chili, tout a été fait pour créer une société de castes &#171;&#160;</title>
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		<pubDate>Sun, 15 Jan 2012 12:44:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[La mobilisation des étudiants pour l’éducation gratuite lancée en mai dernier au Chili pendant plus de 6 mois, a jeté à de multiples reprises plus de 150.000 personnes dans les rues de Santiago lors de manifestations parfois réprimées violemment. Sans que le gouvernement de Sebastian Piñera ne fasse de concessions significatives. Alors que les leaders étudiants cherchent à faire renaitre]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La mobilisation des étudiants pour l’éducation gratuite lancée en mai dernier au Chili pendant plus de 6 mois, a jeté à de multiples reprises plus de 150.000 personnes dans les rues de Santiago lors de manifestations parfois réprimées violemment. Sans que le gouvernement de Sebastian Piñera ne fasse de concessions significatives. Alors que les leaders étudiants cherchent à faire renaitre cet élan, le sociologue Alain Touraine revient, dans le long entretien qu&rsquo;il nous a accordé, sur les causes profondes de cette protestation.</strong><span id="more-498"></span></p>
<p><a title="\&quot;&quot;Alain" href="\&quot;&quot;http://cadis.ehess.fr/document.php?id=1152\&quot;&quot;">Directeur d’études à l’EHESS</a> (Ecole des Hautes Etudes de Sciences sociales), Alain Touraine, connu notamment pour ses travaux sur les mouvements sociaux, est un spécialiste de longue date de l’Amérique latine. Et particulièrement du Chili, où il a effectué ses premières recherches de terrain (dans les ateliers de mineurs), où il a été témoin du coup d’Etat en 1973 et avec lequel il garde des liens étroits.</p>
<p><strong><em>I. L&rsquo;HERITAGE DE LA DICTATURE</em> </strong></p>
<p><iframe width="860" height="645" src="http://www.youtube.com/embed/-xftP9pv08Y?feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p><em><strong>II. LA NATURE &laquo;&nbsp;DISCONTINUE&nbsp;&raquo; DES NOUVELLES FORMES DE MOUVEMENTS SOCIAUX, tels les Indignés.</strong></em></p>
<p><iframe width="860" height="645" src="http://www.youtube.com/embed/GxEAwUYWCXI?feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p><strong><em>III. LES FAILLES DE LA REUSSITE ECONOMIQUE CHILIENNE</em> </strong></p>
<p><iframe width="860" height="484" src="http://www.youtube.com/embed/VO-ScWutQaI?feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p><a class="a2a_button_facebook" href="https://www.addtoany.com/add_to/facebook?linkurl=https%3A%2F%2Fwww.latina-eco.com%2F498%2F&amp;linkname=Alain%20Touraine%3A%20%C2%AB%C2%A0Au%20Chili%2C%20tout%20a%20%C3%A9t%C3%A9%20fait%20pour%20cr%C3%A9er%20une%20soci%C3%A9t%C3%A9%20de%20castes%20%C2%AB%C2%A0" title="Facebook" rel="nofollow" target="_blank"></a><a class="a2a_button_twitter" href="https://www.addtoany.com/add_to/twitter?linkurl=https%3A%2F%2Fwww.latina-eco.com%2F498%2F&amp;linkname=Alain%20Touraine%3A%20%C2%AB%C2%A0Au%20Chili%2C%20tout%20a%20%C3%A9t%C3%A9%20fait%20pour%20cr%C3%A9er%20une%20soci%C3%A9t%C3%A9%20de%20castes%20%C2%AB%C2%A0" title="Twitter" rel="nofollow" target="_blank"></a><a class="a2a_button_google_plus" href="https://www.addtoany.com/add_to/google_plus?linkurl=https%3A%2F%2Fwww.latina-eco.com%2F498%2F&amp;linkname=Alain%20Touraine%3A%20%C2%AB%C2%A0Au%20Chili%2C%20tout%20a%20%C3%A9t%C3%A9%20fait%20pour%20cr%C3%A9er%20une%20soci%C3%A9t%C3%A9%20de%20castes%20%C2%AB%C2%A0" title="Google+" rel="nofollow" target="_blank"></a></p>]]></content:encoded>
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		<title>Le groupe chilien Luksic monte au capital de Nexans</title>
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		<pubDate>Thu, 26 May 2011 07:45:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Entreprises]]></category>

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		<description><![CDATA[Quiñenco, filiale du groupe Luksic, va porter à 20% sa participation dans le fabricant de câbles Nexans, qui fait ainsi du puissant groupe familial chilien son actionnaire de référence , tout en contrôlant son poids au sein du capital. C’est l’un des groupes chiliens les plus puissants qui va devenir l’actionnaire de référence du fabricant de câbles français Nexans, l’ex Alcatel]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Quiñenco, filiale du groupe Luksic, va porter à 20% sa participation dans le fabricant de câbles Nexans, qui fait ainsi du puissant groupe familial chilien son actionnaire de référence , tout en contrôlant son poids au sein du capital.<span id="more-705"></span><br />
</strong></p>
<p>C’est l’un des groupes chiliens les plus puissants qui va devenir l’actionnaire de référence du fabricant de câbles français Nexans, l’ex Alcatel Câbles (6 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2010). Le fabricant de produits en cuivre et en aluminium Madeco, filiale du conglomérat chilien Quiñenco, va en effet porter à 20% en trois ans sa part dans son capital. Coté à Santiago et à Londres, Quiñenco est la branche industrielle du très important groupe familial Luksic (1) .</p>
<p>Madeco possédait déjà 9% du capital de Nexans. Des actions acquises lorsque celui-ci lui a racheté en 2007 son activité câbles (payée en actions et en numéraire) , qui était déjà leader de son secteur en Amérique du Sud . <strong> </strong>Aux termes de l’accord récemment signé, le chilien a 18 mois pour monter à 15% du capital et 18 mois de plus pour parvenir à 20%, soit par intervention sur le marché soit par augmentation de capital (si Nexans en prévoyait une pour financer une acquisition). <em>«Cet accord, d&rsquo;une durée de 10 ans, doit conférer à terme à Madeco une position de référence au sein du capital de Nexans »</em>, a déclaré Frédéric Vincent, le PDG de Nexans. L&rsquo;accord prévoit aussi que Madeco s’engage à la fois à limiter sa participation et à la conserver pendant trois ans. <em>« A l’expiration de cette période de 3 ans, Nexans pourra mettre fin à cet accord si Madeco venait à détenir moins de 20% ou plus de 22,50% du capital »</em>, précise le groupe fançais .</p>
<p>La société chilienne disposera d&rsquo;un deuxième siège au conseil d&rsquo;administration de Nexans (proposé lors de l&rsquo;assemblée générale du groupe le 31 mai) , puis d&rsquo;un troisième quand il détiendra 15% du capital, lors d&rsquo;une seconde AG durant laquelle sera aussi proposée la limitation des droits de vote à 8% (et à 20% de ceux exprimés en séance pour toute résolution portant sur des opérations structurantes). Pour Nexans, qui ne compte qu&rsquo;un seul autre actionnaire de long terme (le Fonds stratégique d&rsquo;investissement avec 5% du capital), il s’agit clairement de se protéger d’une OPA hostile, tout en renforçant ses liens avec un actionnaire de référence fiable, dont les intérêts industriels sont cohérents avec les siens et qui lui assure une base puissante sur un continent latino- américains en plein boom. Mais non sans avoir pris soin de limiter son pouvoir d’ingérence dans les décisions majeures de l’entreprise.</p>
<p>AD</p>
<p><em>(1) Le groupe comprend la branche industrielle Quiñenco S.A (Banco de Chile, Compañía de Cervecerías Unidas, Madeco et Telefónica del Sur) et la branche minière Antofagasta Minerals PLC (Aguas Antofagasta, Antofagasta Minerals, Ferrocarriles de Arica a Bolivia et Antofagasta Railway)</em></p>
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		<title>Luxottica accélère son implantation en Amérique du Sud</title>
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		<pubDate>Wed, 25 May 2011 07:45:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le fabricant de lunettes italien a annoncé avoir pris le contrôle, un an plus tôt que prévu, de la chaîne MultiOpticas Internacional, présente au Chili, au Pérou, en Equateur et en Colombie. &#160; Luxottica a identifié l’Amérique latine comme l’un des meilleurs relais de croissance du moment et s’y impose d’emblée. Le groupe italien, leader mondial des lunettes haut de]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p class="\photo_Gauche\&quot;&quot;"><strong class="\&quot;&quot;photo_Gauche\&quot;&quot;">Le fabricant de lunettes italien a annoncé avoir pris le contrôle, un an plus tôt que prévu, de la chaîne MultiOpticas Internacional, présente au Chili, au Pérou, en Equateur et en Colombie.</strong></p>
<p><span id="more-670"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Luxottica a identifié l’Amérique latine comme l’un des meilleurs relais de croissance du moment et s’y impose d’emblée. Le groupe italien, leader mondial des lunettes haut de gamme, vient en effet de prendre, pour 95 millions d&rsquo;euros, le contrôle quasi total de la chaîne MultiOpticas Internacional, en exerçant , avec un an d’avance, son option d’achat sur 57% de la filiale sudaméricaine du groupe espagnol MultiOpticas.</p>
<p>Il en détenait déjà 40% (acquis en 2009 pour environ 40 millions d’euros) et devait exercer son option mi-2012. Mais comme l’a déclaré Andrea Guerra, le patron du groupe italien, <em>«l&rsquo;Amérique latine est une région stratégique pour le développement de Luxottica</em><em>. Nous prévoyons d’y progresser de manière significative ».</em></p>
<p>MultiOpticas Internacional, qui a dégagé 80 millions d&rsquo;euros de chiffre d&rsquo;affaires en 2010 avec ses marques Opticas GMO , Econopticas et Sun Planet, compte plus de 470 magasins d&rsquo;optique en Amérique du Sud, dont 221 au Chili, 141 au Pérou, 77 en Colombie et 40 en Equateur. Forte d’un rythme de croissance annuel de quelque 11% en moyenne sur les quatre dernières années, elle prévoit de porter ses ventes à 95 millions d&rsquo;euros en 2011.</p>
<p>Le groupe italien s’offre ainsi des positions clés dans le commerce de détail d’une région où les classes moyennes croissent rapidement, mais se donne aussi les moyens d’y imposer ses propres marques Ray Ban et Oakley, ainsi que celles qu’il fabrique sous licence pour Chanel, Bulgari, Prada ou Ralph Lauren.</p>
<p>Luxottica est déjà très bien implanté en Europe, en Amérique du Nord, en Asie et en Afrique du Sud avec plus de 6400 points de vente. Il était en revanche peu présent en Amérique latine, avec seulement une dizaine de magasins Oakley Stores. Au vu de ses excellents résultats financiers en 2010, il peut se permettre de rectifier le tir plus vite que prévu. Son bénéfice net a en effet bondi de 34,5% à 402 millions d’euros et son bénéfice opérationnel de 24,7% à 712 millions, pour un chiffre d’affaires en hausse de 13,8% (5,8 milliards d’euros ).</p>
<p>A l’issue de cette opération, Luxottica devient un acteur majeur de la distribution optique dans la région, ravissant le leadership à son concurrent Hal Investments.</p>
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		<title>Un partenariat franco-chilien dans l’énergie</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Mar 2011 08:05:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; Dans la foulée d’un accord de principe conclu entre les présidents français Nicolas Sarkozy et chilien Sebastian Piñera l’automne dernier, une coopération sur l’énergie se met en place entre les deux pays, pilotée par les deux patrons des groupes GDF Suez et Luksic. &#160; Le Chili et la France vont coopérer dans l’énergie. Concrètement, le groupe français GDF Suez]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Dans la foulée d’un accord de principe conclu entre les présidents français Nicolas Sarkozy et chilien Sebastian Piñera l’automne dernier, une coopération sur l’énergie se met en place entre les deux pays, pilotée par les deux patrons des groupes GDF Suez et Luksic. </strong></p>
<p><span id="more-672"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le Chili et la France vont coopérer<strong> </strong>dans l’énergie. Concrètement<strong>,</strong> le groupe français GDF Suez s’est allié au conglomérat chilien Quiñenco, filiale du groupe familial Luksic, pour développer les énergies renouvelables au Chili. Gérard Mestrallet, président GDF Suez, et Guillermo Luksic, président de Quiñenco, vont présider un groupe d&rsquo;hommes d&rsquo;affaires franco-chilien composé d’énergéticiens, d’acteurs du BTP et de financiers (Areva, BNP Paribas, Bolloré, Bouyues et Vinci notamment en font partie).</p>
<p>L’initiative de ce partenariat remonte à octobre 2010, lors de la visite officielle en France du président chilien Sebastian Piñera. Les termes en ont été précisés lors de la visite à Paris, en février dernier, de la ministre chilienne de l’Energie, Laurence Osborne, durant laquelle les deux pays ont jeté les bases d&rsquo;une coopération, notamment dans les domaines nucléaire et minier. Un accord concernant la formation nucléaire a été signé, même si Sebastian Piñera a déjà annoncé qu&rsquo;il ne prendrait aucune décision sur le sujet avant la fin de son mandat en 2014. A Paris, Laurence Osborne a ajouté que la réflexion sur une éventuelle construction d&rsquo;une centrale nucléaire française n&rsquo;en était encore qu&rsquo;au stade préliminaire. Et le drame de Fukushima au Japon ne devrait sans doute pas orienter la réflexion dans le sens souhaité par la France. Mais selon Gérard Mestrallet, le groupe de travail, qui remettra d&rsquo;ici un an son rapport aux deux gouvernements, devrait aussi travailler sur la biomasse, l’éolien, voire l’énergie de la houle marine.</p>
<p>A priori, les deux pays ont beaucoup à gagner de ce partenariat . La France cherche certes toujours à exporter sa technologie nucléaire, mais elle s’intéresse aussi aux nombreuses ressources minières du Chili (le cuivre, dont il est le premier producteur mondial mais aussi le fer, l’or, l’argent ou le manganèse) .<strong> </strong><em><strong>«</strong>L&rsquo;accès aux métaux stratégiques est une priorité pour l&rsquo;industrie française»</em>, a d’ailleurs reconnu le ministre de l’Industrie Eric Besson. Quant au Chili, très dépendant des importations d’hydrocarbures, il reste confronté à la difficulté récurrente de sécuriser ses approvisionnements énergétiques.</p>
<p>Premier producteur privé d’électricité au Brésil et deuxième producteur au Pérou, GDF Suez est également très présent au Chili via E-Cl, premier producteur d’électricité sur le réseau Nord du pays. Le groupe possède 50% du terminal de réception et de regazéification off shore de GNL de Mejillones (à parité avec Codelco), construit à partir de 2008, pour faire face à l’arrêt par l’Argentine de ses livraisons de gaz. L’électricité produite représente actuellement le quart du marché de l’électricité au nord du Chili. GDF Suez y construit en outre actuellement un réservoir de stockage on shore qui doit être achevé en 2013. Il a d’autre part construit le parc éolien de Monte Redondo (capacité 48 MW) qui fait partie du réseau de la région Centre.</p>
<p>Le groupe français est déjà partenaire de la famille Luksic. Il a récemment achevé la construction de deux nouvelles centrales thermoélectriques à Mejillones , dont il co-détient justement l’une, CTH, aux côtés du groupe Luksic (40 %). Cette centrale doit approvisionner la mine Minera Esperanza, contrôlée à 70% par Antofagasta Minerals (banche minière du groupe Luksic) aux côtés de Marubeni Corporations (30%). Cet énorme projet minier a été inauguré le 7 avril dernier par Sebastian Piñera.</p>
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