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	<title>Latina Eco &#187; Bolivie</title>
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		<title>Et de trois : Evo Morales rempile jusqu’en 2020… au moins</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Oct 2014 18:00:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Réélu dimanche en Bolivie pour un troisième mandat avec quelque 61% des voix, le président socialiste et indien a bénéficié de deux énormes atouts : une croissance au beau fixe et une stabilité politique, dont même les milieux d’affaires lui sont reconnaissants. Fort d’une majorité des deux tiers à l’Assemblée, Evo a tous les pouvoirs. En abusera-t-il ? Le président]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Réélu dimanche en Bolivie pour un troisième mandat avec quelque 61% des voix, le président socialiste et indien a bénéficié de deux énormes atouts : une croissance au beau fixe et une stabilité politique, dont même les milieux d’affaires lui sont reconnaissants. Fort d’une majorité des deux tiers à l’Assemblée, Evo a tous les pouvoirs. En abusera-t-il ?</strong><span id="more-744"></span></p>
<p>Le président Evo Morales a remporté triomphalement l’élection présidentielle, dimanche, dès le premier tour, avec quelque 61% des 6 millions de voix boliviennes, face à son adversaire de centre droit Samuel Doria Medina, qui n’a recueilli que 24 % des suffrages. Une victoire qui lui ouvre la voie à un troisième mandat de 5 ans. Son parti le MAS (mouvement vers le socialisme) a balayé l’opposition dans tous les départements (sauf celui de Beni au nord est), y compris dans le département le plus riche, celui de Santa Cruz (49% des voix) , bastion du pouvoir économique du pays qui a longtemps haï et combattu ce président socialiste et indien, ex syndicaliste et cultivateur de coca, dont les modèles revendiqués sont Fidel Castro et Hugo Chavez et qui a nationalisé la quasi totalité de l’économie depuis son arrivée au pouvoir en 2006 .<br />
Selon le journal pagina Siete, l’explication est simple : <em>« le MAS a oublié peu à peu son idéologie originale pour devenir l&rsquo;un des partis les plus pragmatiques de l&rsquo;histoire bolivienne. Ce gouvernement n&rsquo;a presque plus rien à voir avec l&rsquo;indigénisme »</em>. Mais le secret de la popularité d’ «Evo» tient surtout en deux mots : croissance et stabilité.<br />
Depuis l’arrivée au pouvoir du président aymara, la croissance moyenne du PIB est de l’ordre de 5%, avec une hausse attendue de 6,5% cette année selon la Cepalc, soit la meilleure performance de tout le continent, devant l’Equateur et la Colombie. Le pays dispose certes d’un atout majeur, son gaz naturel (le pays en possède les plus grandes réserves du sous- continent , derrière le Venezuela). Après la nationalisation musclée des hydrocarbures par Evo Morales dès son arrivée au pouvoir et l’instauration de royalties de 50% (contre 18% auparavant), les exportations de gaz sont passées en 8 ans de 1,4 à 6,8 milliards de dollars, une manne qui va directement dans les coffres de l’Etat, et dont tout le monde profite, via des programmes sociaux structurants (création d’un pension pour les personnes âgées, primes aux enfants scolarisés, boom du salaire minimum) et des investissements : durant la même période, le PIB par habitant est passé de 1.000 à 2.800 dollars, et le salaire minimum de 72 à 206 dollars.</p>
<p>Le président a enchainé aussi sec sur les nationalisations (souvent annoncées le 1er mai) d’autres secteurs _ télécoms, mines, aéroports_ au point de reconnaitre tranquillement il y a quelques jours qu’il n’y avait plus grand-chose à nationaliser. Cette politique, calquée au départ sur celle de son mentor Hugo Chavez, n’a pas eu les mêmes effets délétères qu’au Venezuela, et n’a pas fait fuir les investisseurs étrangers. Selon un rapport du ministère de l&rsquo;Economie cité par l’AFP, les IDE ont atteint l’an dernier 1,75 milliard de dollars (ce qui reste certes bien inférieur aux 6 milliards engrangés par le Pérou).<br />
Ce dynamisme a même fini par convaincre les classes sociales aisées de Santa Cruz, siège des puissants milieux d&rsquo;affaires. Morales a réussi a engager la discussion avec les entreprises, qui ont cessé de le harceler en 2009, certes après trois premières années très difficiles _ celles des travaux de l’Assemblée constituante_ qui avaient failli déboucher sur une guerre civile entre l’ouest andin du pays, pauvre et indigène et l’est, blanc et plus favorisé.</p>
<p>Depuis cinq ans, grâce à l’embellie économique (et sans doute tant que celle-ci durera), une réelle stabilité politique s’est installée, du jamais vu dans ce petit pays enclavé, qui a 160 coups d’État au compteur depuis son indépendance en 1825. Evo Morales a certes bénéficié plein de l’explosion des cours des matières premières pendant une décennie. Mais il a su aussi s’entourer de conseillers de diverses nationalités qui lui ont appris le métier et l’ont aidé à construire des institutions plus solides.</p>
<p><strong>Contradictions</strong></p>
<p>Cela dit, il a encore beaucoup à faire : le pays reste l’un des plus pauvres du sous continent avec un taux de grande pauvreté supérieur à 20% des 10,4 millions d&rsquo;habitants. L’économie informelle atteint 80% des actifs, la corruption reste un problème majeur dans le pays, qui n’est encore guère traité. Les classe populaires, les fonctionnaires, s’impatientent et manifestent. Le président doit aussi gérer des contradictions plus profondes, entre sa volonté de préserver la « pacha mama » (terre mère) des peuples indigènes et celle, tout aussi affirmée, d’industrialiser enfin le pays. Ainsi, l’autonomie que la Constitution de 2009 a conféré aux populations autochtones, permet-elle à ces dernières de s’opposer avec plus de force aux projets de développement chers à Evo Morales. Tel le fameux projet autoroutier, stratégique pour ce petit pays enclavé privé d’accès à la mer, mais qui devait traverser la réserve écologique du Tipnis.<br />
Contradictions aussi entre ses ambitions de développement humain et des mesures régressives comme celle votée en juillet dernier par le Congrès _ avec son soutien _ qui légalise le travail des enfants de plus de 10 ans (selon les chiffres officiels de 2012, plus de 850 000 enfants travaillent, soit 17,5 % des 7 à 17 ans).<br />
De même, la volonté légitime de la Bolivie de maitriser ses ressources naturelles et de développer lui-même les chaines de valeurs qui leur sont liées, sa méfiance farouche à l’égard des multinationales très compréhensible au regard de son passé, risque de la conduire à louper des opportunités historiques, telle la ruée actuelle sur le lithium. La Bolivie détient, notamment sur le Salar d’Uyuni, le plus grand gisement de ce composant essentiel des batteries d’appareil photo, de smartphones ou de voitures électriques (85% des réserves de lithium sont concentrées dans les salars andins entre Chili, Bolivie et Argentine). Dès son arrivée au pouvoir, Morales a annoncé de grands projets d’exploitation raisonnée de cet or blanc, à condition que les batteries soient fabriquées sur place. Mais le processus tarde à se mettre en place, alors qu&rsquo;au Chili, l’exploitation bat son déjà plein et qu&rsquo;elle démarre en Argentine.</p>
<div style="margin: 10px 20px 10px 0; width: 50%; float: left; clear: both; border: 1px solid #eee; background: #F5F5F5;"><span style="width: 100%; float: left; color: #fff; background-color: #e84747; font-family: Arial; height: 25px;">  A lire également</span></p>
<p><!-- debut du code a dupliquer--><br />
<span style="width: 100; float: left; font-weight: bold; padding: 5px 10px;clear:both;"><br />
<a href="http://www.latina-eco.com/evo-morales-autorise-a-briguer-un-troisieme-mandat-en-2014/"> Evo Morales autorisé à briguer un troisième mandat en 2014</a><br />
</span></p>
<p><!-- fin du code a dupliquer--></p>
</div>
<p><strong>Modifier la Constitution pour un quatrième mandat ?</strong></p>
<p>D’autre part, les premiers résultats des législatives font état de 111 sièges de députés remporté par le MAS sur 130 et de 25 des 36 sièges de sénateurs. Soit la majorité absolue, assez donc probablement pour réformer la Constitution et lui permettre une réélection indéfinie, grande crainte de l’opposition. Evo Morales a négligemment balayé cette hypothèse lors d’une conférence devant la presse internationale le surlendemain de son élection. dans des propos retransmis par l’AFP : «<em> J’ai entendu des « Evo pour toujours », « Evo jusqu’en 2025 » pendant la campagne. Je comprends ce sentiment. Parce que ce qu’ils n’ont pas fait en 180 ans, nous l’avons réalisé en neuf ans de gouvernement. Les syndicalistes, le mouvement indigène n’étaient donc pas faits seulement pour voter, mais aussi pour gouverner. C’est pour cela que nous avons gagné les élections. Dans ce contexte, je comprends donc ces envies, mais en ce moment ni la réforme de la Constitution et encore moins des plans jusqu’à 2025 ne sont dans notre agenda »</em>.<br />
Le terme « en ce moment » est important. Il n’y a pas si longtemps, la Cour Constitutionnelle avait permis à Evo Morales de se représenter en 2014 (alors que la Constitution de 2009 ne permet que deux mandats) en décidant de ne pas tenir compte de sa première élection, car elle avait eu lieu avant la réforme de la Constitution </p>
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		<title>Evo Morales autorisé à briguer un troisième mandat en 2014</title>
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		<pubDate>Thu, 02 May 2013 16:41:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[La Cour constitutionnelle a autorisé le président à postuler pour un troisième mandat en 2014. L’opposition s’insurge. Indien et socialiste, Evo Morales est, lui, de plus en plus confronté aux objectifs contradictoires de son régime. Evo Morales s’incruste. Son élection en décembre 2005 à la tête de la Bolivie avait constitué un évènement puisque pour la première fois, un président]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La Cour constitutionnelle a autorisé le président à postuler pour un troisième mandat en 2014. L’opposition s’insurge. Indien et socialiste, Evo Morales est, lui, de plus en plus confronté aux objectifs contradictoires de son régime.</strong></p>
<p>Evo Morales s’incruste. Son élection en décembre 2005 à la tête de la Bolivie avait constitué un évènement puisque pour la première fois, un président d’origine amérindienne _ également leader syndical des cocaleros (producteurs de coca) _ prenait les rênes du pays, avec son parti, le MAS (Mouvement vers le socialisme). Brillamment réélu fin 2009, il ne ne pouvait, en théorie, se représenter en 2014, pour raisons constitutionnelles. Or, la Cour Constitutionnelle a pourtant estimé le 29 avril dernier qu’«<em>en vertu de la nouvelle Constitution approuvée en 2009»</em>, l’élection de 2014 serait la première réélection d&rsquo;Evo Morales _ sous-entendu la première depuis l’adoption de la nouvelle constitution.<span id="more-353"></span></p>
<p>La ficelle est un peu grosse, cette Constitution n’autorisant que deux mandats consécutifs de 5 ans et Evo Morales ayant lui-même déclaré en 2008 qu’il ne se représenterait pas après 2010. L’opposition a donc aussitôt contesté cette interprétation, et demandé que l&rsquo;élection de 2005 soit prise en compte. Pour Samuel Doria Medina, leader de l&rsquo;Unité nationale (centre-droit), la Cour <em>«se place en marge de la loi ».</em> Juan del Granado, ex-allié du président devenu son adversaire, président du &laquo;&nbsp;&nbsp;&raquo;Mouvement Sans Peur&nbsp;&raquo;" (MSM, social-démocrate), a lancé : <em>«Nous affronterons le candidat Evo Morales, inconstitutionnel et illégitime».</em></p>
<p>Certes, Evo Morales a des chances d’être réélu. Selon un sondage publié dimanche par le quotidien <em>El Deber, </em> 41% des électeurs voteraient pour lui si les élections avaient lieu aujourd&rsquo;hui, contre 17% pour Doria Medina. A l’étranger aussi, malgré la nationalisation de pans entiers de l’économie, le président bolivien n’a jamais eu l’image sulfureuse du président vénézuélien Hugo Chavez, dont il s&rsquo;est pourtant beaucoup inspiré. Accueilli à bras ouvert par la plupart des chefs d’Etats lors de ses visites en Europe, ce président indien <em>«bénéficie toujours d’un soutien important à l’international »</em>, estimait récemment le sociologue Laurent Lacroix, spécialiste de la Bolivie. Lors d’une présentation à l’IHEAL (Institut des Hautes Etudes d’Amérique latine), ce dernier a rappelé <em>« qu’entre 2006 et 2009 , le soutien financier de la communauté internationale à la Bolivie avait atteint 3,5 milliards de dollars»</em>, notamment en provenance de la Banque Mondiale et de la Banque de Développement latino-américaine (CAF).</p>
<p><em>« Le pays connait depuis 2009 une certaine stabilité politique »,</em> estime-t-il, ajoutant que le climat explosif qui a perduré avant 2009, pendant la période de l’Assemblée constituante,  s’est  un peu apaisé. La décennie précédant l’arrivée de Morales au pouvoir avait été, elle , marquée par de nombreux et violents conflits sociaux (guerres du gaz, guerre de l’eau) sans parler des 160 coups d’Etat qu’a enduré le pays depuis son indépendance.</p>
<p><strong>L&rsquo;effet boomerang de l&rsquo;autonomie des communautés indiennes </strong></p>
<p>Dès sa prise de pouvoir en 2006, rompant avec des décennies de libéralisme dans ce pays très pauvre et très inégalitaire, le gouvernement Morales a entamé la nationalisation des secteurs stratégiques des hydrocarbures, des mines, de l’électricité etc, dans le cadre d’une politique d’industrialisation à marche forcée qui a conduit à la création d’une dizaine d’entreprises nationales. Il a réussi à résister à la fronde très active des classes aisées de la province de Santa Cruz, la plus développée économiquement. Il a posé les bases d’une politique sociale prévoyant des aides à la scolarisation des enfants, des tarifs préférentiels de l’électricité, la retraite à 60 ans, un service minimum…</p>
<p>Il a aussi mené à bien sa fameuse constitution qui a instauré, en plus de l’espagnol, 36 langues indiennes officielles et fait graver dans le marbre l’autonomie des communautés autochtones<em>, </em>définie ainsi : «<em>droit à l’auto gouvernement des nations et peuples indigènes originaires paysans, dont la population partage un territoire, une culture, une histoire, des langues et une organisation ou des institutions juridiques, politiques, sociales et économiques propres ».</em> Cette autonomie se décline en départements, régions, municipalités et territoires autochtones. <em>« C’est le seul pays de la région à avoir tenté l’expérience »</em>, salue Laurent Lacroix.</p>
<p>Cependant, l’alliance, d’abord très constructive, entre le gouvernement Morales et les communautés indiennes autonomes, a aujourd’hui du plomb dans l’aile et menace de se retourner contre son créateur. Notamment parce que <em>«le risque de bureaucratisation guette le processus d’instauration de ces autonomies indigènes et pourrait amplifier les frustrations des peuples autochtones »,</em> estime Laurent Lacroix dans<a title="\&quot;&quot;lien" href="\&quot;&quot;http://www.sogip.ehess.fr/IMG/pdf/l_institutionnalisation_des_autonomies_indige_nes_en_bolivie.pdf]\&quot;&quot;"> une récente publication</a>.</p>
<p>En outre, ces nouvelles organisations se servent de leur pouvoir pour contester et engager une lutte de pouvoir de plus en plus frontale avec les institutions étatiques, souvent pour des questions de territoire ou de préservation de leur environnement. La révolte du Tipnis en 2011 qui a dressé contre lui des milliers d’Indiens s’opposant à un projet autoroutier et dégénéré en conflit national (1) , est une illustration flagrante des multiples contradictions auxquelles le président bolivien est sans cesse confronté : entre respect de la « terre mère » et développement économique, entre ses origines indiennes et sa culture de paysan syndicaliste, entre la défense de la consommation traditionnelle de coca et la lutte contre un narcotrafic en pleine explosion.</p>
<p><strong>Déception des classes populaires </strong></p>
<p>Outre les tensions avec les communautés indigènes, Morales doit faire aussi faire face à la dégradation toujours plus profonde de ses relations avec d’autres de ses soutiens populaires historiques _ les instituteurs, les mineurs, les conducteurs de transports urbains etc _ qui s&rsquo;impatientent face à des conditions de vie toujours difficiles, et multiplient les mouvements sociaux.</p>
<p>Ces jours-ci, il affronte grèves et manifestations organisées dans plusieurs villes par la Confédération centrale ouvrière bolivienne (COB) qui exige une hausse des salaires supérieure aux 8% proposés par La Paz ainsi qu’une revalorisation des retraites, et qui, d&rsquo;autre part, soutient les médecins, mobilisés depuis fin mars contre l&rsquo;augmentation de six à huit heures de leur temps de travail quotidien, qui leur a été imposée. Evo Morales ne l’a pas encore décroché, ce troisième mandat.</p>
<p>AD</p>
<p><em><strong>(1) TIPNIS : </strong>le projet incriminé est une route de 300 km co-financée par le Brésil, dont l&rsquo;objectif est de développer la région et de relier les océans Pacifique et Atlantique. Elle couperait en deux la réserve écologique d’Isiboro Secure (1 million d’hectares de forêt primaire amazonienne s&rsquo;étendant sur les départements de Cochabamba et de Beni), connue sous le nom de Tipnis et habitée par quelque 50.000 natifs indiens. Ceux-ci craignent une dégradation de leur environnement mais aussi l’arrivée massive de cocaleros de l’Etat voisin du Chapare, en quête de nouvelles terres. En aout 2011, plusieurs milliers d’Indigènes ont protesté contre la relance de ce projet ancien par le gouvernement Morales via une marche pacifique mais très médiatisée de plus de 600 km vers La Paz. Elle a été réprimée avec une grande violence par les policiers, violence qui scandalisé tout le pays et contraint Evo Morales à suspendre le projet et à lancer une consultation des habitants en juillet 2012. Une écrasante majorité des 58 communautés consultées se sont prononcées en faveur du projet selon les résultats diffusés début 2013 par le gouvernement, mais la polémique ne s’est pas éteinte pour autant, ni sur les conditions de la consultation et donc la validité de ses résultats, ni sur le futur tracé de la route. Les tensions restent donc très vives.</em></p>
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		<title>Le président bolivien Evo Morales expulse l’agence américaine USAID</title>
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		<pubDate>Thu, 02 May 2013 14:02:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis son arrivée au pouvoir en 2005, le président bolivien Evo Morales est coutumier des annonces spectaculaires lors de ses discours enflammés du 1er mai. C’est souvent ce jour-là, par exemple, qu’il lance la nationalisation d’un secteur de l’économie. Hier, il n’a pas dérogé à la règle en annonçant, cette fois, l&#8217;expulsion de l&#8217;agence américaine de développement international (USAID). Selon]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis son arrivée au pouvoir en 2005, le président bolivien Evo Morales est coutumier des annonces spectaculaires lors de ses discours enflammés du 1<sup>er</sup> mai. C’est souvent ce jour-là, par exemple, qu’il lance la nationalisation d’un secteur de l’économie. Hier, il n’a pas dérogé à la règle en annonçant, cette fois, l&rsquo;expulsion de l&rsquo;agence américaine de développement international (USAID). Selon l&rsquo;agence de presse officielle ABI, celle-ci est accusée <em>«d&rsquo;ingérence politique dans des syndicats de paysans et d&rsquo;autres organisations sociales</em> ». Evo Morales n&rsquo;a pas donné plus de précision ni de preuves concernant ces accusations mais il a depuis longtemps dans le collimateur cet organisme qu’il a déjà accusé de financer des groupes d’opposants, notamment les communautés indigènes qui s&rsquo;opposent depuis un an et demi à un projet gouvernemental d&rsquo;autoroute devant traverser la réserve naturelle du Tipnis.</p>
<p>Washington a jugé ces allégations <em>« sans fondements »</em> et rappelé que, depuis sa création en 1964, l’agence USAID avait pour rôle <em>« d’aider le gouvernement bolivien à améliorer les vies des Boliviens ordinaires ». </em>Evo Morales est l’un des principaux acteurs de la gauche radicale latino-américaine, dans la foulée de son allié et mentor Hugo Chavez ( décédé en mars dernier). Sa volonté de briguer un troisième mandant présidentiel en 2014 n’est sans doute pas étrangère à ce nouvel accès d’antiaméricanisme, toujours très payant dans l’opinion (il a déjà expulsé, en 2008, l&rsquo;ambassadeur américain et des agents de la Drug Enforcement Administration des États-Unis). Mais on ne peut pas non plus ignorer que le président socialiste de Bolivie est l’une des bêtes noires des Etats-Unis et que l’on peut supposer que Washington voit d’un bon oeil les actuelles difficultés de Morales _ pourtant lui-même indien aymara _ avec les communautés autochtones .</p>
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		<title>Glencore menacé de rupture de contrat en Bolivie</title>
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		<pubDate>Wed, 13 Jun 2012 17:12:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le groupe public bolivien Comibol (Compagnie minière de Bolivie) a annoncé le 11 juin qu&#8217;un contrat avec une filiale du géant suisse minier Glencore, Sincha Wayra, portant sur l&#8217;exploitation d&#8217;un gisement d&#8217;étain au sud de La Paz, pourrait être rompu. Une commission technique étudie les mesures à adopter, car l&#8217;entreprise ne dispose pas de concession mais a été choisie en]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le groupe public bolivien Comibol (Compagnie minière de Bolivie) a annoncé le 11 juin qu&rsquo;un contrat avec une filiale du géant suisse minier Glencore, Sincha Wayra, portant sur l&rsquo;exploitation d&rsquo;un gisement d&rsquo;étain au sud de La Paz, pourrait être rompu. Une commission technique étudie les mesures à adopter, car l&rsquo;entreprise ne dispose pas de concession mais a été choisie en 2000 pour exploiter la mine de Colquiri, a déclaré une source anonyme de Comibol à l&rsquo;AFP. Le directeur de cabinet de la présidence, Juan Ramon Quintana, avait déclaré la veille que le gouvernement nationaliserait la totalité du complexe minier de Colquiri, dont une partie du gisement est exploité par Glencore et des coopératives privées. Les mineurs syndiqués sont favorables à la mesure, qui leur offrirait des opportunités d&rsquo;emplois si le contrat avec Sinchi Wayra était annulé, mais le syndicat des coopératives privées, qui espèrent également récupérer le contrat, s&rsquo;y oppose. Glencore exploite en Bolivie les mines de Bolivar, Colquiri et Porco, avec la Comibol. Il s&rsquo;est engagé à investir 100 millions de dollars sur 5 ans pour renouveler les réserves de minerai exploitées par sa filiale en Bolivie.</p>
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		<title>Projet routier du Tipnis : les Indiens poursuivent leur marche de protestation</title>
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		<pubDate>Sun, 02 Oct 2011 15:13:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[La marche vers La Paz du millier d&#8217;Indiens boliviens, qui protestent contre un projet de route traversant le parc national de Tipnis situé au centre du pays, a repris, malgré la décision la semaine dernière du président Evos Morales de suspendre ce projet auquel il tient pourtant beaucoup. Une décision qu&#8217;il a prise sous la contrainte après la vague d&#8217;indignation]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>La marche vers La Paz du millier d&rsquo;Indiens boliviens, qui protestent contre un projet de route traversant le parc national de Tipnis situé au centre du pays, a repris, malgré la décision la semaine dernière du président Evos Morales de suspendre ce projet auquel il tient pourtant beaucoup. Une décision qu&rsquo;il a prise sous la contrainte après la vague d&rsquo;indignation suscitée par la violente répression policière contre les marcheurs _ parmi lesquels des femmes et de jeunes enfants_ dimanche 25 septembre à Yucumo. Trois membres du gouvernement ont déjà démissionné, dont la ministre de la Défense Cecilia Chacon, en signe de protestation contre ces exactions, mais aussi le ministre et le vice-ministre de l&rsquo;Intérieur. La route de 300 km couperait en deux la forêt primaire, terre de 50.000 indiens. Elle serait essentiellement financée par le Brésil (via la BNDES) et construite par la compagnie brésilienne OAS. L&rsquo;intérêt de cet axe est en effet, non seulement de mieux relier entre elles les régions boliviennes, mais surtout le Brésil avec la Bolivie et avec les ports péruviens du Pacifique. Les habitants craignent l&rsquo;impact environnemental de la route, mais aussi qu&rsquo;elle ne facilite l&rsquo;implantation sur leur territoire de planteurs de coca, toujours très soutenus par leur ancien leader syndical devenu président. Ce dernier, lui-même indien aymara, a demandé pardon pour une répression qu&rsquo;il dit n&rsquo;avoir pas autorisée, et promis une consultation prochaine dans les départements de Cochabamba et de Béni. Non sans accuser les marcheurs d&rsquo;arrière-pensées politiques pour faire échouer des élections de responsables judiciaires le 16 octobre. Les manifestants du Tipnis espèrent arriver à La Paz le 12 octobre au terme de 600 km de marche. Date à laquelle Morales a convié ses partisans indiens et cocaleros du Chapare à venir le soutenir massivement dans la capitale bolivienne. Au risque de nouveaux heurts.</p>
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