<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Latina Eco &#187; Brésil</title>
	<atom:link href="http://www.latina-eco.com/category/amerique-du-sud/bresil/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.latina-eco.com</link>
	<description>L&#039;info éco d&#039;Ushuaïa à San Diego</description>
	<lastBuildDate>Tue, 06 Jan 2026 21:20:23 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
		<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
		<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=3.8.41</generator>
	<item>
		<title>&#171;&#160;L&#8217;antipétisme&#160;&#187;, clé de l&#8217;élection présidentielle au Brésil</title>
		<link>http://www.latina-eco.com/lantipetisme-cle-de-lelection-presidentielle-au-bresil/</link>
		<comments>http://www.latina-eco.com/lantipetisme-cle-de-lelection-presidentielle-au-bresil/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 17 Oct 2018 17:52:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Brésil]]></category>
		<category><![CDATA[Elections]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.latina-eco.com/?p=1787</guid>
		<description><![CDATA[L’avance que conserve, à la veille du scrutin, le candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro est d’abord le signe d’un rejet viscéral du Parti des Travailleurs. &#160; Cet article a déjà été publié le 17 octobre 2018 sur le site Slate.fr. Il est franco-brésilien, chef d’entreprise et vit avec sa femme médecin et ses enfants dans un quartier résidentiel de São]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L’avance que conserve, à la veille du scrutin, le candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro est d’abord le signe d’un rejet viscéral du Parti des Travailleurs.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #993300;"><strong><strong><em>Cet article a déjà été publié le 17 octobre 2018 sur le site Slate.fr.</em></strong></strong></span></p>
<p><span id="more-1787"></span> Il est franco-brésilien, chef d’entreprise et vit avec sa femme médecin et ses enfants dans un quartier résidentiel de São Paulo. Contrairement à la plupart des familles aisées du Brésil, il n’a pas d’employée de maison, mais fait appel à une femme de ménage une à deux fois par semaine. Comme elle habite à soixante-dix kilomètres, explique-t-il, elle se lève à 4 heures du matin, prend un train puis trois bus différents pour venir travailler. Il a été surpris d’apprendre que le 28 octobre, jour du deuxième tour de la présidentielle, elle irait voter pour Jair Bolsonaro, le candidat d’extrême droite, et non pour Fernando Haddad, qui représente le Parti des travailleurs (PT), celui de Lula. <em>«Je lui ai demandé, </em>raconte-t-il<em>, si elle ne craignait pas que l’élection de Bolsonaro ne menace la démocratie au Brésil, et elle m’a répondu: “De quelle démocratie parlez-vous? Dans mon quartier, on vit déjà sous la dictature des gangs!”». </em>Chaque semaine, elle lui parle de l’agression qu’une personne de son entourage, ou elle-même, a subie, et des guerres de territoires terrifiantes que se livrent les bandes armées rivales dans la banlieue pauvre où elle et sa famille vivent. La sécurité est sa priorité absolue, et c’est la raison pour laquelle elle vote Bolsonaro –comme beaucoup de Brésiliennes et Brésiliens très modestes. Qu’importe que l’ancien militaire devenu député pendant vingt-sept ans n’affiche aucun programme crédible pour faire baisser la criminalité galopante dans le pays, se bornant à proclamer qu’<em>«<a href="https://www.parismatch.com/Actu/International/Pour-Bolsonaro-favori-de-la-presidentielle-au-Bresil-un-bon-bandit-est-un-bandit-mort-1579315" target="_blank">un bon bandit est un bandit mort</a>»</em> et à<em> </em>promettre d’autoriser le port d’armes <em>«aux gens bien». </em>Qu’importe, par ailleurs, qu’il soit perçu comme le candidat de l’agrobusiness, des riches et des élites, <a href="http://politica.estadao.com.br/noticias/eleicoes,ibope-para-eleitores-bolsonaro-e-o-candidato-que-mais-defende-interesse-de-ricos-e-jovens,70002548894" target="_blank">comme le montre un sondage Ibope du 16 octobre</a><i>.</i> À la veille du scrutin, Jair Bolsonaro, ultranationaliste, admirateur de la dictature, machiste, homophobe et apparemment incompétent sur la plupart des enjeux de cet immense pays, semble avoir conquis la majorité des 147 millions d’électeurs et électrices que compte le Brésil : malgré un léger tassement depuis une semaine , l<a href="https://g1.globo.com/politica/eleicoes/2018/noticia/2018/10/25/datafolha-para-presidente-votos-validos-bolsonaro-56-haddad-44.ghtml" target="_blank">e dernier sondage de Datafolha</a> publié jeudi le crédite encore d&rsquo;une large avance, à 56% de voix.</p>
<h3>Tardive candidature Haddad</h3>
<p>En face, Fernando Haddad a été évidemment lourdement handicapé par son propre camp et son mentor. La branche la plus radicale du PT s’est accrochée jusqu’à l’absurde à une candidature de Lula, même lorsque ce dernier, condamné à douze ans de prison pour corruption, <a href="https://abonnes.lemonde.fr/ameriques/article/2018/04/07/au-bresil-lula-annonce-accepter-d-aller-en-prison_5282289_3222.html?" target="_blank">a été emprisonné en avril</a>. Ce n’est qu’en septembre, <a href="https://abonnes.lemonde.fr/ameriques/article/2018/09/01/bresil-la-candidature-de-lula-a-la-presidentielle-est-invalidee_5348791_3222.html?" target="_blank">lorsque sa candidature a été invalidée</a>, que l&rsquo;ancien président s&rsquo;est résigné à chercher quelqu&rsquo;un pour le remplacer. Il <a href="http://www.rfi.fr/ameriques/20180928-presidentielle-bresil-ciro-gomes-le-challenger-centre-gauche" target="_blank">aurait pu adouber Ciro Gomes</a>, homme politique de centre gauche qui a été son ministre au début des années 2000 et qui se présentait sous l’étiquette du Parti démocratique travailliste, avec des perspectives pas si mauvaises. Les mauvaises langues diront que Lula s’est bien gardé d’introniser ce politicien aguerri, qui risquait de prendre trop d’ascendant au sein du PT. <em>«Il a fait passer son désir de préserver sa stature avant l’intérêt de son parti»,</em> constate le géographe Hervé Théry. Lula a donc choisi Fernando Haddad, un universitaire de 55 ans modéré, qui a été son ministre de l’Éducation et celui de Dilma Rousseff entre 2005 et 2012. Le système de bourses mis en place par Haddad pendant cette période a d’ailleurs permis d’entrouvrir les portes de l’université aux jeunes des classes moins favorisées –et notamment à des étudiantes et étudiants noirs. Élu maire de Saõ Paulo en 2013, il s&rsquo;y est montré plutôt bon gestionnaire. <img alt="" src="http://www.slate.fr/sites/default/files/000_1ab5m2.jpg" /></p>
<address><em>Fernando Haddad en meeting à Recife, le 25 octobre 2018 | Leo Caldas / AFP</em></address>
<p>En dehors de la mégapole pauliste néanmoins, le nom d’Haddad n’était guère connu dans le pays. Un vrai problème quand il ne reste que trois semaines pour faire campagne, d’autant qu’il est un piètre tribun et que ses visites répétées à Lula dans sa prison de Curitiba ont vite permis de le caricaturer en créature docile de l’ex-président. &#8230;</p>
<h4><em><strong>Pour lire la suite, aller sur <a href="http://http://www.slate.fr/story/169122/bresil-election-presidentielle-bolsonaro-parti-travailleurs-lula-antipetisme" target="_blank">Slate.fr</a></strong></em></h4>
<p><em style="font-size: 0.95em;"> </em></p>
<p><a class="a2a_button_facebook" href="http://www.addtoany.com/add_to/facebook?linkurl=http%3A%2F%2Fwww.latina-eco.com%2Flantipetisme-cle-de-lelection-presidentielle-au-bresil%2F&amp;linkname=%C2%AB%C2%A0L%E2%80%99antip%C3%A9tisme%C2%A0%C2%BB%2C%20cl%C3%A9%20de%20l%E2%80%99%C3%A9lection%20pr%C3%A9sidentielle%20au%20Br%C3%A9sil" title="Facebook" rel="nofollow" target="_blank"></a><a class="a2a_button_twitter" href="http://www.addtoany.com/add_to/twitter?linkurl=http%3A%2F%2Fwww.latina-eco.com%2Flantipetisme-cle-de-lelection-presidentielle-au-bresil%2F&amp;linkname=%C2%AB%C2%A0L%E2%80%99antip%C3%A9tisme%C2%A0%C2%BB%2C%20cl%C3%A9%20de%20l%E2%80%99%C3%A9lection%20pr%C3%A9sidentielle%20au%20Br%C3%A9sil" title="Twitter" rel="nofollow" target="_blank"></a><a class="a2a_button_google_plus" href="http://www.addtoany.com/add_to/google_plus?linkurl=http%3A%2F%2Fwww.latina-eco.com%2Flantipetisme-cle-de-lelection-presidentielle-au-bresil%2F&amp;linkname=%C2%AB%C2%A0L%E2%80%99antip%C3%A9tisme%C2%A0%C2%BB%2C%20cl%C3%A9%20de%20l%E2%80%99%C3%A9lection%20pr%C3%A9sidentielle%20au%20Br%C3%A9sil" title="Google+" rel="nofollow" target="_blank"></a></p>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.latina-eco.com/lantipetisme-cle-de-lelection-presidentielle-au-bresil/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>L’opérateur aéroportuaire brésilien Infraero va être privatisé</title>
		<link>http://www.latina-eco.com/loperateur-aeroportuaire-infraero-va-etre-privatise/</link>
		<comments>http://www.latina-eco.com/loperateur-aeroportuaire-infraero-va-etre-privatise/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 11 Apr 2018 13:19:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Entreprises]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.latina-eco.com/?p=1767</guid>
		<description><![CDATA[Après des mois d’atermoiements, Brasilia s’est enfin décidé :  selon le site d&#8217;information The Brazilian Report, l’opérateur aéroportuaire public Infraero sera privatisé. Le gouvernement va céder 51% du capital via un système d’enchères, démarche qui pourrait aller jusqu’à 80%. Il espère en tirer 10 à 15 milliards de reais (2,3 à 3,5 milliards d’euros). Infraero administre 54 aéroports dans tout le]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 0.95em;">Après des mois d’atermoiements, Brasilia s’est enfin décidé :  selon le site d&rsquo;information <em>The Brazilian Report</em>, l’opérateur aéroportuaire public Infraero sera privatisé. Le gouvernement va céder 51% du capital via un système d’enchères, démarche qui pourrait aller jusqu’à 80%. Il espère en tirer 10 à 15 milliards de reais (2,3 à 3,5 milliards d’euros). Infraero administre 54 aéroports dans tout le pays, dont celui de São Paulo-Congonhas _ la pépite _  mais aussi Rio-Santos Dumont, Belém, Manaus, Curitiba, and Goiânia. La durée des concessions est de 30 ans.</span></p>
<p>Selon une source citée par <em>The Brazilian Report</em>, Infraero aurait signé un accord avec les délégués du personnel, empêchant tout licenciement jusqu’en 2020. Mais il est peu probable que le nouveau propriétaire le respecte.  En 2012, la compagnie comptait plus de 14 000 salariés. Aujourd’hui, il en compte encore près de 10.000, bien qu’il ait cédé 9 de ses aéroports à des actionnaires privés. Les contrôleurs aériens qui faisaient partie d’Infraero seront, eux, transférés une nouvelle structure publique ad hoc, baptisée Nav Brasil.</p>
<p>C’est Vinci qui a remporté en 2017 la concession de l’aéroport Deputado Luis Eduardo Magalhaes à Salvador, le dernier cédé par Infraero. Le groupe français renforce ainsi sa présence en Amérique latine , où il est déjà concessionnaire de l’aéroport international de Santiago du Chili, et de 6 aéroports en République dominicaine.</p>
<p>Le processus qui aboutit aujourd’hui au démantèlement de l&rsquo;opérateur public est le fruit d’une réflexion initiée dès 2008 par le président Lula qui prévoyait d&rsquo;alléger Infraero, malgré la résistance acharnée du Parti des Travailleurs, son propre parti, très attaché au maintien de la souveraineté nationale sur ses aéroports. Mais le sous-investissement et l&rsquo;incapacité de la compagnie à gérer la hausse du trafic aérien, les crises et les incidents permanents, ont conduit Lula  dans la perspective de la Coupe du Monde de football de 2014 puis des JO de 2016, à se résoudre à entamer le monopole pour doper la modernisation des aéroports les plus stratégiques. En 2012, la présidente Dilma Rousseff  avait lancé la cession des trois premiers aéroports : São Paulo (Guarulhos), Viracopos à Campinas (le groupe e d’ingénierie français <a href="http://www.egis.fr/action/realisations/concession-de-laeroport-international-de-viracopos-campinas-au-bresil" target="_blank">Egis fait partie du consortium</a>) et celui de Brasilia.</p>
<p>Las, après la cession de 9 de ses aéroports, Infraero a encore enregistré l’an dernier 1,8 milliard de reais de pertes, A quelques mois de l’élection présidentielle d&rsquo;octobre prochain, le gouvernement de Michel Temer sonne donc la sortie de la sphère publique de toute l&rsquo;infrastructure aéroportuaire de cet immense pays. De quoi attirer, malgré le contexte actuel brésilien très compliqué, bon nombre d&rsquo;investisseurs.</p>
<p><a class="a2a_button_facebook" href="http://www.addtoany.com/add_to/facebook?linkurl=http%3A%2F%2Fwww.latina-eco.com%2Floperateur-aeroportuaire-infraero-va-etre-privatise%2F&amp;linkname=L%E2%80%99op%C3%A9rateur%20a%C3%A9roportuaire%20br%C3%A9silien%20Infraero%20va%20%C3%AAtre%20privatis%C3%A9" title="Facebook" rel="nofollow" target="_blank"></a><a class="a2a_button_twitter" href="http://www.addtoany.com/add_to/twitter?linkurl=http%3A%2F%2Fwww.latina-eco.com%2Floperateur-aeroportuaire-infraero-va-etre-privatise%2F&amp;linkname=L%E2%80%99op%C3%A9rateur%20a%C3%A9roportuaire%20br%C3%A9silien%20Infraero%20va%20%C3%AAtre%20privatis%C3%A9" title="Twitter" rel="nofollow" target="_blank"></a><a class="a2a_button_google_plus" href="http://www.addtoany.com/add_to/google_plus?linkurl=http%3A%2F%2Fwww.latina-eco.com%2Floperateur-aeroportuaire-infraero-va-etre-privatise%2F&amp;linkname=L%E2%80%99op%C3%A9rateur%20a%C3%A9roportuaire%20br%C3%A9silien%20Infraero%20va%20%C3%AAtre%20privatis%C3%A9" title="Google+" rel="nofollow" target="_blank"></a></p>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.latina-eco.com/loperateur-aeroportuaire-infraero-va-etre-privatise/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Drôle de guerre en forêt guyanaise</title>
		<link>http://www.latina-eco.com/drole-de-guerre-en-foret/</link>
		<comments>http://www.latina-eco.com/drole-de-guerre-en-foret/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 04 Dec 2017 23:54:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.latina-eco.com/?p=1656</guid>
		<description><![CDATA[Le géographe François-Michel Le Tourneau a mené trois missions dans la forêt guyanaise, au côté des militaires et gendarmes qui combattent l&#8217;orpaillage illégal. Mais rien ne semble dissuader les chercheurs d&#8217;or brésiliens, ou garimpeiros, d&#8217;abandonner leur lucrative activité&#8230;                                             ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le géographe François-Michel Le Tourneau a mené trois missions dans la forêt guyanaise, au côté des militaires et gendarmes qui combattent l&rsquo;orpaillage illégal. Mais rien ne semble dissuader les chercheurs d&rsquo;or brésiliens, ou garimpeiros, d&rsquo;abandonner leur lucrative activité&#8230;                                                                                                                                                           </strong></p>
<p><span id="more-1656"></span></p>
<p><strong style="color: #993300; font-size: 0.95em; font-style: italic;">Par François-Michel Le Tourneau </strong></p>
<p>Malgré une pression accrue des forces de l’ordre (armée et police) en 2016, l’activité d’orpaillage clandestin en Guyane ne faiblit pas. Des milliers d’interventions sont menées à bien, des chantiers démantelés, du matériel détruit, des marchandises appréhendées… Le préjudice financier subi par les orpailleurs, tous Brésiliens ou presque, est immense. Mais ceux-ci continuent d’établir leurs placers ou leurs puits au sein de la forêt guyanaise, au mépris de toutes les réglementations sur les migrations, sur le travail ou sur l’environnement. Pourquoi ? Mené depuis plus d’une année et demie et en trois missions successives, le travail réalisé en collaboration avec les forces armées en Guyane permet d’apporter quelques éléments pour éclairer la question.<br />
Le but affiché de la répression en cours est de casser la dynamique économique de l’orpaillage. En multipliant les interventions et les destructions de matériel (en particulier les quads et les moteurs, qui représentent des investissements importants), on cherche à enrayer la capacité des garimpeiros à s’installer : une fois perdu leur capital, il leur sera difficile de trouver les moyens de remettre en route leurs chantiers. Mais ce mécanisme se heurte à la capacité d’adaptation des orpailleurs et à l&rsquo;atomisation de leur univers, qui est sans doute une de leurs plus grandes forces. Car le monde de l’orpaillage n’est pas organisé comme une filière clandestine de type mafieux avec une organisation pyramidale (ce qui ne veut pas dire qu’il n’a aucun rapport avec le monde de la criminalité). Chaque chantier, chaque commerçant, chaque piroguier y est une petite entreprise indépendante, qui calcule soigneusement risques et bénéfices, connaît son seuil de rentabilité et établit ses prix (ou cesse son activité) en fonction de celui-ci. Et chaque fois qu’une action de répression entraîne la faillite de l’un de ces maillons de la chaîne, un concurrent se présente spontanément pour prendre la niche de marché laissée vacante…<br />
<strong><br />
2 à 7 fois le salaire brésilien</strong></p>
<p>De plus, certains secteurs voient leur rentabilité augmenter avec les actions en cours. A Paramaribo, le fût de 200 litres d’essence revient à 3,5 grammes d’or à l’achat. Le même fût peut se vendre 30 grammes dans une zone relativement calme et facile d’accès et jusqu’à 70 grammes dans une zone sous pression des autorités françaises. Certes il faut compter le prix du fret, mais la marge de bénéfice est fabuleuse. En quelques jours, le temps de passer le fût en question et de le vendre, on peut donc gagner entre 20 et 60 grammes d’or (en décomptant le coût du transport), soit entre 600 et 1800 euros ou entre 2 et 7 fois le salaire minimum brésilien… A ce compte-là, même si on se fait prendre sa marchandise une fois sur deux, l’affaire reste extrêmement rentable !<br />
<a href="http://www.latina-eco.com/wp-content/uploads/2017/12/PHOTO2.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1660" alt="PHOTO2" src="http://www.latina-eco.com/wp-content/uploads/2017/12/PHOTO2-300x200.jpg" width="300" height="200" /></a><br />
<em>De l&rsquo;or aggloméré après séparation avec le mercure</em></p>
<p>Bien sûr, pour que les patrons de chantier acceptent de payer près de 10 euros de litre d’essence (dire que l’automobiliste parisien se plaint du prix du carburant…), il faut qu’ils trouvent assez d’or pour rentrer dans leurs frais. Et c’est le cas. La Guyane française compte de très nombreuses zones de dépôts alluviaux, et aussi des zones dans lesquelles des roches riches en or affleurent à proximité de la surface. Le système technique des orpailleurs est simple et efficace pour les exploiter. Il élimine aussi tous les coûts secondaires : pas de taxes sur les salaires, pas de coût de restauration de l’environnement, pas d’impôt… Il suffit donc de trouver des zones dans lesquelles le rendement est supérieur à 1 gramme d’or extrait par litre de combustible consommé, et le chantier est rentable. On peut même descendre à moins de 0,5 g par litre dans des zones plus proches des zones d’approvisionnement. L’impact environnemental est à l’avenant : de vastes trous et des amas de cailloux qui resteront stériles pendant longtemps car tout le matériel organique du sol a été liquéfié, des rivières dont la flore et la faune sont impactées sur des kilomètres par les sédiments en suspension qui rendent les eaux troubles et du mercure qui va s’accumuler dans la chaîne alimentaire et contaminer les populations locales…</p>
<p>Comme on l’a dit, les autorités françaises luttent contre le phénomène, en particulier via le dispositif Harpie mis en place par l’armée française. Mais cette lutte doit respecter des limites précises. Les garimpeiros sont un « adversaire » et non un « ennemi ». Pas question de tirer à vue, l’emploi de la force est régi par les règles en vigueur sur le territoire national en temps de paix. Il y a parfois des tensions et des échanges de coups de feu (on ne peut oublier l’épisode de Dorlin en 2012 et la mort d’autres soldats et gendarmes depuis dans des accrochages avec des orpailleurs ou des piroguiers), mais ils sont rares et plus souvent liés à des bandes armées qui rançonnent les orpailleurs qu’à ces derniers. Les garimpeiros sont le plus souvent stoïques face aux interventions de la police et de l’armée, à l’instar de viticulteurs observant la grêle dévaster leurs vignes (et, comme eux, calculant quelle part de la récolte aura finalement échappé au fléau). Du côté des autorités, la retenue prime : pas de brutalité inutile, pas d’attaque directe aux personnes. Et, paradoxalement, ce mode d’action devient un des avantages souvent soulignés par les orpailleurs eux-mêmes : « Ici la police est bien élevée, on ne nous frappe pas. Ils font leur travail, c’est normal, on ne leur en veut pas. Et nous on fait le nôtre… ».</p>
<p><a href="http://www.latina-eco.com/wp-content/uploads/2017/12/PHOTO-3.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1661" alt="PHOTO 3" src="http://www.latina-eco.com/wp-content/uploads/2017/12/PHOTO-3-300x200.jpg" width="300" height="200" /></a></p>
<p><em>Evacuation d&rsquo;urgence d&rsquo;un orpailleur piqué par un serpent</em></p>
<p>C’est donc à un vaste jeu du chat et de la souris que jouent orpailleurs, militaires, policiers et gendarmes. Et le même hélicoptère qui permet de désactiver un chantier par surprise en descendant en corde lisse peut être utilisé pour évacuer vers l’hôpital de Cayenne des orpailleurs blessés dans des accidents de moto lorsqu’ils acheminent leur ravitaillement ou piqués par des serpents lors de leurs pérégrinations en forêt. « Au Brésil, celui-ci il serait mort car personne ne serait venu le chercher ! » nous a-t-on souvent dit en évoquant un blessé évacué quand nous étions sur le terrain…</p>
<p>C’est bien une drôle de guerre qui se joue en forêt, avec pour résultat que si les grandes concentrations d’orpailleurs sont assez rapidement dispersées, il reste un « bruit de fond » de quelques milliers de prospecteurs clandestins, avec leur support logistique, qui se réorganise en permanence face aux opérations en cours et dévaste chaque jour un peu plus les rivières de Guyane. Souvent avancée, l’option de favoriser des exploitations légales industrielles ou semi-industrielles ne réglera pas le problème : les orpailleurs s’intéressent à des dépôts qui pour beaucoup ne sont pas rentables dans un cadre d’exploitation mécanisée ; ils entourent les concessions légales et exploitent les déchets des concessions plus anciennes&#8230; Ils ne disparaîtront donc pas avec l’arrivée de grandes entreprises.</p>
<p><strong>Réprimer ou réguler ?<br />
</strong><br />
Comment sortir de ce statu quo ? Deux scénarios, totalement opposés, pourraient être envisagés. Le premier consisterait à chercher une solution avec les garimpeiros, qui permettrait d’avoir une activité d’exploitation minière artisanale dont l’impact social et environnemental serait minimisé. Pour le moment, l’activité est totalement clandestine, ce qui fait qu’elle ne peut être régulée. Le Surinam voisin dispose d’un modèle différent, dans lequel les placers sont autorisés et paient des taxes, et dans lequel des permis de travail temporaires sont délivrés aux Brésiliens qui s’engagent dans ces activités. Serait-il possible d’envisager un dispositif dans lequel les orpailleurs paieraient pour réparer les dégâts commis et abandonneraient les points les plus nocifs de leurs techniques (notamment l’usage du mercure) ? Des placers artisanaux autorisés pourraient être contrôlés et, payant leur ravitaillement à un prix décent, ils ne seraient plus obligés d’être aussi agressifs sur le plan environnemental. « Nous on ne comprend pas, telles que sont les choses l’or de Guyane n’enrichit pratiquement que le commerce de la ville de Paramaribo… » remarquent (non sans malice évidemment) les orpailleurs… Mais une solution de ce type, outre toutes les difficultés techniques de sa mise en œuvre (notamment le fait qu’une partie des zones impactées se trouvent dans les « zones cœur » du Parc Amazonien de Guyane, ce qui rend toute exploitation impossible), se heurterait à d’immenses difficultés politiques… Comment éviter un appel d’air amenant des dizaines de milliers de nouveaux orpailleurs en forêt ? Et comment rapprocher les pratiques sociales des garimpeiros de standards tolérables au vu des normes en vigueur en France ?</p>
<p><a href="http://www.latina-eco.com/wp-content/uploads/2017/12/PHTO4.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1662" alt="PHTO4" src="http://www.latina-eco.com/wp-content/uploads/2017/12/PHTO4-300x200.jpg" width="300" height="200" /></a><br />
<em>Les placers sont creusés au beau milieu de la forêt, après déboisement de la zone</em></p>
<p>Le second scénario consiste à permettre au dispositif de répression de monter en puissance de manière à répondre de manière presque immédiate aux implantations des orpailleurs et à assurer une présence de longue durée dans les régions les plus affectées, multipliant alors les patrouilles en forêt pour empêcher l’approvisionnement et détecter les chantiers. En l’état actuel des choses, les forces armées en Guyane n’ont pas la capacité d’intervenir simultanément sur l’ensemble des régions affectées par l’orpaillage du fait des limitations en hommes et en matériel. Elles s’attaquent aux régions les plus actives, mais cela implique que durant le même temps les autres zones connaissent un répit relatif qui leur permet de se réorganiser. Contrôler de manière fiable l’intérieur du département exigerait sans doute la création d’un nouveau régiment d’infanterie spécialisé dans les opérations en forêt, d’un groupement aérien disposant d’hélicoptères pour assurer sa mobilité, et d’un escadron de gendarmerie pour fournir les officiers de police judiciaire nécessaires pour toute opération. Le coût, dans cette hypothèse, n’est plus politique, mais il est financier : sans doute plusieurs dizaines de millions d’euros par an. Mais le résultat en termes environnementaux serait probablement spectaculaire. Qui veut la fin…</p>
<p>Entre le coût politique d’une négociation à haut risque et le coût financier d’un dispositif visant une efficacité totale, le plus probable à l’heure actuelle est malheureusement le scénario « business as usual »… La drôle de guerre qui se joue dans la forêt a encore de beaux jours devant elle…</p>
<p><em><strong>Cet article a été initialement publié sur le site du Journal du CNRS </strong></em></p>
<p><em><strong>https://lejournal.cnrs.fr/nos-blogs/le-blog-des-sept-bornes/drole-de-guerre-en-foret </strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a class="a2a_button_facebook" href="http://www.addtoany.com/add_to/facebook?linkurl=http%3A%2F%2Fwww.latina-eco.com%2Fdrole-de-guerre-en-foret%2F&amp;linkname=Dr%C3%B4le%20de%20guerre%20en%20for%C3%AAt%20guyanaise" title="Facebook" rel="nofollow" target="_blank"></a><a class="a2a_button_twitter" href="http://www.addtoany.com/add_to/twitter?linkurl=http%3A%2F%2Fwww.latina-eco.com%2Fdrole-de-guerre-en-foret%2F&amp;linkname=Dr%C3%B4le%20de%20guerre%20en%20for%C3%AAt%20guyanaise" title="Twitter" rel="nofollow" target="_blank"></a><a class="a2a_button_google_plus" href="http://www.addtoany.com/add_to/google_plus?linkurl=http%3A%2F%2Fwww.latina-eco.com%2Fdrole-de-guerre-en-foret%2F&amp;linkname=Dr%C3%B4le%20de%20guerre%20en%20for%C3%AAt%20guyanaise" title="Google+" rel="nofollow" target="_blank"></a></p>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.latina-eco.com/drole-de-guerre-en-foret/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le Brésil fait encore rêver les entreprises françaises</title>
		<link>http://www.latina-eco.com/le-bresil-fait-encore-rever-les-entreprises-francaises/</link>
		<comments>http://www.latina-eco.com/le-bresil-fait-encore-rever-les-entreprises-francaises/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 04 Dec 2017 22:11:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Entreprises]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.latina-eco.com/?p=1633</guid>
		<description><![CDATA[Une cinquantaine de chefs d’entreprise français est en mission dans plusieurs métropoles brésiliennes, preuve de l’intérêt que suscite toujours, même engluée dans la crise et les scandales, la première économie latino-américaine. Plus de 50 dirigeants d’entreprises françaises sont, depuis ce lundi et jusqu&#8217;au 6 décembre, en déplacement à Sao Paulo, Brasilia, Rio de Janeiro et Niteroi. Cette délégation est conduite]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Une cinquantaine de chefs d’entreprise français est en mission dans plusieurs métropoles brésiliennes, preuve de l’intérêt que suscite toujours, même engluée dans la crise et les scandales, la première économie latino-américaine.</strong><span id="more-1633"></span></p>
<p>Plus de 50 dirigeants d’entreprises françaises sont, depuis ce lundi et jusqu&rsquo;au 6 décembre, en déplacement à Sao Paulo, Brasilia, Rio de Janeiro et Niteroi. Cette délégation est conduite par le Medef International, et notamment par son conseil France-Brésil, présidé par Alexis Duval. Ce dernier est aussi président du directoire du groupe coopératif sucrier Tereos, qui réalise près du tiers de son chiffre d’affaires au Brésil.</p>
<p>Des multinationales comme Alstom, Engie ou Air Liquide, de grosses PME comme Citélum (éclairage publique) et des acteurs de la french tech font partie de la délégation, où sont représentés de nombreux secteurs : transport et infrastructures, eau, déchets,  santé, énergie, nouvelles technologies, agroalimentaire, banque, aéronautique…). Une diversité qui atteste de l’intérêt que suscite toujours le Brésil malgré la profonde crise économique qu’il traverse depuis trois ans. Et, surtout, malgré le chaos politique et moral dans lequel il est plongé depuis l’explosion du tentaculaire scandale de pots de vin dit « lava jato » et le psychodrame de la destitution de la présidente Dilma Rousseff en 2016.<br />
Ces soubresauts ont d&rsquo;ailleurs dissuadé quelques ténors du CAC 40 de se joindre à la délégation. Malgré tout, le nombre et la qualité des participants montrent qu’une bonne partie du monde des affaires considère toujours la première économie latino-américaine comme une source d’opportunités.<br />
Neuf cents entreprises tricolores employant 500 000 salariés y sont actuellement présentes, faisant de la France le quatrième investisseur du pays. Une présence qui ne s’est pas démentie malgré la crise. L’Oréal a inauguré cette année son nouveau siège social et un centre de recherche à Rio (même s’il a aussi annoncé son intention d’y <a href="http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2017/08/24/97002-20170824FILWWW00316-l-oreal-va-fermer-une-usine-a-rio.php" target="_blank" rel="noopener">fermer une usine d’ici la fin 2018</a>), Total lance ces jours-ci avec Petrobras <a href="https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/030798031789-le-bresil-un-pays-qui-compte-de-plus-en-plus-pour-total-2126031.php" target="_blank" rel="noopener">son méga projet d’extraction de pétrole en off shore profond au large de Rio</a>, Renault a lancé cette année sa Kwid dont il compte produire 130.000 unités l’an prochain<a href="https://www.challenges.fr/automobile/renault-lance-sa-kwid-a-tres-bas-couts-en-amerique-latine_479165" target="_blank" rel="noopener"> dans son usine brésilienne de Curitiba</a>…</p>
<div style="margin: 10px 20px 10px 0; width: 50%; float: left; clear: both; border: 1px solid #eee; background: #F5F5F5;"><span style="width: 100%; float: left; color: #fff; background-color: #e84747; font-family: Arial; height: 25px;"> A lire également</span><!-- debut du code a dupliquer--><br />
<span style="width: 100; float: left; font-weight: bold; padding: 5px 10px; clear: both;"><br />
<a href="http://www.latina-eco.com/ma-la-france-devient-le-deuxieme-investisseur-etranger-au-bresil/">La France devient le deuxième investisseur étranger au Brésil</a><br />
</span></p>
<p><!-- fin du code a dupliquer--></p>
</div>
<p><strong>Repenser l’accès aux financements</strong></p>
<p>Ce déplacement s’inscrit dans la continuité des relations de business de longue date des deux pays, et coïncide avec le Forum économique France-Brésil à Brasilia.<br />
Lundi, la délégation a rencontré le maire de São Paulo João Doria et le gouverneur de l’Etat de SP Geraldo Ackmin, tous deux de centre droit et « précandidats » à la présidentielle de 2018, le second venant d’être adoubé par le PSDB pour le représenter.</p>
<blockquote class="twitter-tweet" data-width="550"><p lang="fr" dir="ltr">Le gouverneur de l&#39;Etat de Sao Paulo  <a href="https://twitter.com/geraldoalckmin?ref_src=twsrc%5Etfw">@geraldoalckmin</a> reçoit une importante délégation d&#39;entreprises françaises conduite par <a href="https://twitter.com/MEDEF_I?ref_src=twsrc%5Etfw">@MEDEF_I</a> <a href="https://t.co/jlwGO5CWJn">pic.twitter.com/jlwGO5CWJn</a></p>
<p>&mdash; MEDEF International (@MEDEF_I) <a href="https://twitter.com/MEDEF_I/status/937645129871085568?ref_src=twsrc%5Etfw">December 4, 2017</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p>Des rendez-vous d‘affaires, des rencontres avec des ministres et des représentants ministériels, des réunions avec les homologues du Medef au niveau national (CNI) ou régional (FIESP à Sao Paulo, FIRJAN à Rio) doivent permettre de faire le point sur les conditions du retour de la croissance (après deux ans de récession, le pays pourrait, selon un consensus d’économistes, afficher pour 2017 une hausse du PIB de 0,7%), mais aussi sur les questions de sécurité devenues très aigües, ou sur la légendaire complexité de l’administration brésilienne. L&rsquo;intérêt  croissant du Brésil _ dont les mégalopoles étouffent de plus en plus_  pour les thèmes liées à la ville durable, représente par ailleurs un atout clé pour bon nombre d&rsquo;acteurs français experts de ces questions (le président de la task force ville durable au Medef, Gérard Wolf, est d&rsquo;ailleurs du voyage).</p>
<div style="margin: 10px 20px 10px 0; width: 50%; float: left; clear: both; border: 1px solid #eee; background: #F5F5F5;"><span style="width: 100%; float: left; color: #fff; background-color: #e84747; font-family: Arial; height: 25px;">  A lire également</span></p>
<p><!-- debut du code a dupliquer--><br />
<span style="width: 100; float: left; font-weight: bold; padding: 5px 10px;clear:both;"><br />
<a href="https://www.afd.fr/fr/bresil-les-defis-de-curitiba"> Curitiba, pionnière brésilienne de la ville durable</a><br />
</span></p>
<p><!-- fin du code a dupliquer--></p>
</div>
<p><span style="font-size: 0.95em;"><br />
Mais la question du financement des investissements reste l’un des sujets majeurs de la mission, explique-t-on au Medef International. Des rencontres avec les différents bailleurs de fonds présents au Brésil sont prévues, à commencer par Proparco, filiale de l’AFD dédiée au développement du secteur pri-vé. Le maire de la ville de Niteroi, que la délégation doit rencontrer, est ainsi parti-culièrement demandeur d’une collaboration avec l’AFD.</span></p>
<p>A l’heure où la fameuse banque brésilienne de développement, la BNDES, secouée elle aussi par les scandales, est en pleine réorganisation, l’accès aux financements est un enjeu crucial, et l’investisseur doit désormais venir avec ses propres bailleurs de fonds.</p>
<p><strong>Absence de l’Etat</strong></p>
<p>L’ambassade de France au Brésil a certes largement contribué à l’organisation de cette mission. En revanche, aucun représentant de l’Elysée, ni du Quai d’Orsay, ni même de Bercy ne s’y est ni joint, ni même intéressé, ce qui est rare dans ce type de déplacement.<em> « On se sent vraiment tout seul »</em>, remarque, désabusé, un des organisateurs de la mission. La diplomatie économique reste une priorité à géométrie variable.</p>
<p><a class="a2a_button_facebook" href="http://www.addtoany.com/add_to/facebook?linkurl=http%3A%2F%2Fwww.latina-eco.com%2Fle-bresil-fait-encore-rever-les-entreprises-francaises%2F&amp;linkname=Le%20Br%C3%A9sil%20fait%20encore%20r%C3%AAver%20les%20entreprises%20fran%C3%A7aises" title="Facebook" rel="nofollow" target="_blank"></a><a class="a2a_button_twitter" href="http://www.addtoany.com/add_to/twitter?linkurl=http%3A%2F%2Fwww.latina-eco.com%2Fle-bresil-fait-encore-rever-les-entreprises-francaises%2F&amp;linkname=Le%20Br%C3%A9sil%20fait%20encore%20r%C3%AAver%20les%20entreprises%20fran%C3%A7aises" title="Twitter" rel="nofollow" target="_blank"></a><a class="a2a_button_google_plus" href="http://www.addtoany.com/add_to/google_plus?linkurl=http%3A%2F%2Fwww.latina-eco.com%2Fle-bresil-fait-encore-rever-les-entreprises-francaises%2F&amp;linkname=Le%20Br%C3%A9sil%20fait%20encore%20r%C3%AAver%20les%20entreprises%20fran%C3%A7aises" title="Google+" rel="nofollow" target="_blank"></a></p>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.latina-eco.com/le-bresil-fait-encore-rever-les-entreprises-francaises/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La «perversité» de la société brésilienne vue par l&#8217;urbaniste João Sette Whitaker Ferreira</title>
		<link>http://www.latina-eco.com/la-perversite-de-la-societe-bresilienne-vue-par-lurbaniste-joao-sette-whitaker-ferreira/</link>
		<comments>http://www.latina-eco.com/la-perversite-de-la-societe-bresilienne-vue-par-lurbaniste-joao-sette-whitaker-ferreira/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 09 May 2017 11:14:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.latina-eco.com/?p=1608</guid>
		<description><![CDATA[Universitaire, João Sette Whitaker Ferreira a aussi été secrétaire du logement dans l&#8217;équipe de l&#8217;ancien maire de Sao Paulo Fernando Haddad. A la lumière de cette expérience d&#8217;un an, il livre son regard, certes engagé à gauche, sur les maux de son pays. La semaine dernière, João Sette Whitaker Ferreira, urbaniste et professeur à l’Université de São Paulo, était de]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Universitaire, João Sette Whitaker Ferreira a aussi été secrétaire du logement dans l&rsquo;équipe de l&rsquo;ancien maire de Sao Paulo Fernando Haddad. A la lumière de cette expérience d&rsquo;un an, il livre son regard, certes engagé à gauche, sur les maux de son pays.</strong><span id="more-1608"></span></p>
<p>La semaine dernière, João Sette Whitaker Ferreira, urbaniste et professeur à l’Université de São Paulo, était de passage à Paris, notamment pour donner une conférence à l&rsquo;Institut des Hautes études d&rsquo;Amériques latine (IHEAL), où il a été professeur invité en 2011-2012. Auteur de nombreux travaux sur les inégalités dans les villes brésiliennes, il a également été Secrétaire municipal du Logement à la mairie de São Paulo pendant la dernière année du mandat de Fernando Haddad (Parti des Travailleurs). Soit jusqu&rsquo;à fin décembre 2016, date à laquelle l&rsquo;équipe Haddad a dû laisser la place à celle du nouveau maire João Doria, riche homme d&rsquo;affaires (PSDB) élu dès le premier tour, dans la foulée de la débandade du PT aux municipales.<br />
C&rsquo;est de cette expérience politique courte mais intense que João Sette Whitaker Ferreira est venu parler, dans un français parfait, à l&rsquo;IHEAL. Et en livrer, avec virulence, des enseignements sur les nombreux dysfonctionnements qui plombent la société brésilienne.<br />
Certes, son point de vue est partisan. Il est membre du PT, parti de gauche resté 13 ans au pouvoir, le parti de Lula et de Dilma Rousseff (destituée en août 2016) largement éclaboussé par le scandale de corruption Petrobras. Il ne cache donc pas être de parti pris. Si Lula échappe à la justice et revient au pouvoir en 2018 (ce qui reste plausible), il en sera. Néanmoins, son témoignage en dit long sur un système «patrimonial» englobant institutions et milieux d&rsquo;affaires, et dont le Brésil ne parvient pas à se défaire. Verbatim.<br />
<strong><br />
Une mégapole moderne dont un tiers de la population vit dans la précarité </strong></p>
<p>São Paulo compte 12 millions d&rsquo;habitants, 22 si on compte toute l&rsquo;agglomération. C&rsquo;est l&rsquo;équivalent d&rsquo;un petit pays avec un budget équivalent à celui du Chili.<br />
<em>«Je suis arrivé à la mairie deux ans après la réélection de Dilma Rousseff [à mi-parcours du mandat de Fernando Haddad], on était déjà en pleine polémique. Le maire avait été contraint de nommer à ce poste un membre d&rsquo;un parti d&rsquo;opposition, proche en outre de <a href="http://america-latina.blog.lemonde.fr/2012/06/21/lula-sallie-au-symbole-de-la-corruption-au-bresil/ " target="_blank">Paulo Maluf, symbole absolu de la corruption au Brésil</a> . Il a fini par le virer et m&rsquo;a demandé de le remplacer.<br />
« São Paulo est une ville développée, avec des quartiers d&rsquo;affaires ultramodernes et des quartiers résidentiels très chics, mais ce n&rsquo;est pas ce dont s&rsquo;occupe un secrétariat au logement. Nous étions chargés des 3,5 à 4 millions de personnes (soit près du tiers de la population de la ville) vivant dans la précarité et l&rsquo;informalité, dans des zones accrochées à flanc de collines et très excentrées, parfois à 40 km du centre ville. Quelque 350.000 familles vivent dans la précarité absolue, dont 100.000 dans des zones dangereuses (insalubrité, risques d&rsquo;éboulement).</em><br />
<em>« La ville a besoin d&rsquo;un million de logements supplémentaires. Ce diagnostic est connu depuis longtemps mais aucune politique d&rsquo;envergure n&rsquo;a été entreprise pour y mettre fin, tant la tâche est immense, des travaux d&rsquo;assainissement aux régularisations foncières conflictuelles en passant par la construction de nouvelles infrastructures de transport etc. Tout le monde sait que l&rsquo;objectif est inatteignable sans y consacrer d&rsquo;énormes moyens mais on se raccroche aux projets en cours, dans le cadre d&rsquo;une démarche purement électoraliste .<br />
« Je devais recevoir des députés qui venaient flanqués d&rsquo;amis et d&rsquo;obligés avec des requêtes parfois inacceptables. Les mouvements citoyens qui s&rsquo;organisent dans ces quartiers venaient eux aussi me demander des passe droits. On est dans une logique de favoritisme et de clientélisme, source de nombreuses tensions. Idem avec les promoteurs immobiliers, qui pratiquent un lobbying permanent, ou avec les églises évangéliques. Les pouvoirs parallèles sont nombreux: il faut aussi résister aux trafiquants qui veulent préempter des logements. Résultat, 60% de mon temps était consacré aux urgences et à ces multiples sollicitations.</em><br />
<strong><br />
«Sécher la glace»<br />
</strong><br />
Dans ces conditions, dit-il, difficile de construire une politique de long terme, même s&rsquo;il estime avoir pu faire beaucoup de choses.<br />
<em>« On a commencé par le plus simple, l&rsquo;éclairage, en nous concentrant sur les quartiers périphériques les plus pauvres: on a remplacé les lampes par des leds (divisant par deux la facture énergétique) : l&rsquo;effet a été immédiat sur la sécurité _ notamment celle des femmes qui partent travailler à 4h du mat et reviennent tard à la nuit _ en réduisant fortement le nombre d&rsquo;agressions.<br />
On a aussi construit 400 km de couloirs de bus : nous avons été très attaqués par l&rsquo;opposition car cela revenait à soustraire une voie aux axes urbains dans un pays où la voiture est reine. Nous avons aussi été très critiqués pour la création de piste cyclables, qualifiées de gadget pour hipsters [la couleur rouge des pistes cyclables a même été dénoncée comme une propagande de la gauche PT].<br />
« Nous avons mis en place un schéma directeur, un plan municipal de logements, notamment pour densifier l&rsquo;habitat, par exemple en n&rsquo;autorisant qu&rsquo;un garage par appartement de 100 m2, alors qu&rsquo;en général on en compte 6, 7, voire 12 par logement !<br />
« Nous avons consacré 250 millions d&rsquo;euros aux expropriations de terres pour construire du logement social, envoyé des notifications à 2.000 propriétaires d&rsquo;immeubles vides, qui sont légion à Sao Paulo. Nous avons créé un fonds d&rsquo;urbanisation, une sorte de Cour des comptes indépendante pour lutter contre la corruption qui nous a permis de récupérer des milliards de reais.<br />
« Pourtant , nous avions toujours le sentiment de «sécher la glace» comme on dit au Brésil. On a créé 47 000 logements de plus mais il en faudrait 1 million. D&rsquo;autre part, l&rsquo;informalité resurgit très vite autour des quartiers neufs, d&rsquo;autant que les infrastructures culturelles, de loisirs ou de soins qu&rsquo;on y ajoute créent des pôles d&rsquo;attraction.<br />
« Les temporalités électorales, de 4 ans, ne sont pas celles de l&rsquo;urbanisme, qui sont de 10 à 12 ans, soit trop pour qu&rsquo;un élu puisse espérer un retour sur investissement pendant son mandat. Donc, généralement , tout repart à zéro tous les 4 ans. En ce qui nous concerne, nous avons, j&rsquo;espère, réussi à verrouiller un peu nos réalisations, grâce à une démarche largement participative avec quelque 15 000 personnes consultées. Mais nous aurions pu faire beaucoup plus si nous étions restés plus longtemps aux commandes.</em></p>
<p><strong style="font-size: 0.95em;">Un système patrimonial</strong></p>
<p>Selon lui,<em> « cette incapacité à mener à bien des politiques publiques efficaces s&rsquo;explique par la nature même de la société brésilienne. L&rsquo;historien Sérgio Buarque de Holanda (père du chanteur Chico Buarque), qui a connu Max Weber <em>et a été influencé par lui</em>, a mis en lumière, avec d&rsquo;autres, ce qu&rsquo;on appelle «la société patrimoniale» brésilienne. Y règnent la confusion entre sphère publique et sphère privée, entre légal et illégal. Y prospère aussi la notion de «cordialité», c&rsquo;est à dire le traitement des dossiers dans une logique paternaliste, destinée à «s&rsquo;arranger», à éviter le conflit, «comme à la maison».</em><br />
<em> «Le secteur dominant garde ainsi le contrôle de la terre, du travail (60% de la main-d&rsquo;oeuvre est informelle au Brésil), du capital, du gouvernement, du secteur judiciaire et des grands médias (détenus par 5 grandes familles). Ce qui permet une instrumentalisation et une manipulation totales des institutions.</em><br />
<em> «C&rsquo;est un peu l&rsquo;héritage du passé esclavagiste et colonial du pays. Rien à voir avec l&rsquo;Amérique du Nord, où a prévalu dès le début un objectif d&rsquo;occupation et de fixation des migrants. Au Brésil, les colons ont toujours été dans une logique patrimoniale d&rsquo;exploitation des richesses par un petit groupe de personnes qui se sont enrichies en faisant venir des esclaves, sans jamais se préoccuper de construire un Etat. On a plutôt affaire à un anti-Etat, et à une société qui reproduit encore aujourd&rsquo;hui cette démarche de préservation des privilèges. Au Brésil, il n&rsquo;y a pas de réelles politiques publiques. C&rsquo;est ce qui est, je pense, le plus difficile à comprendre pour des Européens.</em><br />
<strong><br />
«Les lois sont très nombreuses mais elles ne sont pas appliquées»</strong></p>
<p>Les illustrations de cette mentalité sont légion, explique-t-il<em>. &nbsp;&raquo; Par exemple, plus d&rsquo;un milliard de reais ont été budgétés pour la mobilité urbaine pauliste. Avec cette somme, on pourrait faire 10 km de métro en plus, ce qui serait souhaitable dans une ville immense qui n&rsquo;en compte que 52 km. Non : on décide d&rsquo;ajouter deux voies de plus à la principale autoroute urbaine, alors que 30% seulement de la population circule en voiture.</em><br />
<em> « Autres exemples du flou entre la légalité et l&rsquo;illégalité : laisser un immeuble vide est illégal mais si un collectif l&rsquo;occupe, on ne fait rien. Les constructions sur la plage sont interdites, mais on trouve de magnifiques «resorts» sur des km de plages qui ont toutes les apparences de la légalité. Pour les règles di&rsquo;urbanisme, c&rsquo;est pareil. Les chambre de bonnes sans fenêtre et de moins de 9 m2 sont interdites? On déclare qu&rsquo;il s&rsquo;agit de pièces pour stocker les réserves alimentaires (même s&rsquo;il y a un lit dedans). Personne n&rsquo;est dupe mais on ferme les yeux. Les lois sont très nombreuses au Brésil mais elles ne sont pas appliquées. C&rsquo;est là que réside toute la perversité de toute la société.</em></p>
<p><em>«C&rsquo;est le même principe en politique : jusqu&rsquo;en 2014, il était légal de reporter une partie du budget fiscal sur l&rsquo;année suivante pour les projets sociaux. Puis, en 2014, la Chambre des députés vote l&rsquo;illégalité de ce mécanisme et met en cause la présidente Dilma Rousseff, qui l&rsquo;a fait. On pouvait donc s&rsquo;attendre à la voir accusée d&rsquo; infraction fiscale, comme 19 des 26 Etats brésiliens. Eh bien non, il a été décrété qu&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;un crime de responsabilité qui, dans la Constitution, peut justifier la destitution. Depuis, la Chambre a re-légalisé ces «rétropédalages», permettant au nouveau gouvernement Temer de reporter sur 2017 1,5 milliards de reais de dépenses de 2016.</em></p>
<p><strong>Les inégalités repartent à la hausse</strong><br />
<em><br />
«Avec cette collusion entre justice, medias et gouvernement, tout devient flou, difficile, bureaucratique, sans parler de la corruption endémique. Cela donne une société où la concentration des richesses est extrême (les 40% les plus riches ont 90% des richesses), où le coefficient de Gini a rechuté.<br />
« L&rsquo;urbanisme reflète cette situation, et permet à beaucoup de Brésiliens des quartiers « nobles » de l&rsquo;ignorer: en Europe, l&rsquo;habitat dans les centre villes est dense, et le réseau d&rsquo;infrastructure aussi . A Sao Paulo non. Les infrastructures se concentrent là où se trouvent les plus riches (moins de 10% de pauvres, moins de 10% de noirs), dans des zones de villas de plus de 250 mètres carrés. Les infrastructures de transport sont généralement routières.<br />
«La plupart des villes moyennes et grandes du pays reproduisent ce modèle. Transports publics et traitement des déchets sont souvent contrôlés par les mafias, la priorité absolue est accordée à la voiture, l&rsquo;environnement est ignoré, les pauvres sont repoussés le plus loin possible en périphérie, les condominiums privés et fortifiés pour riches se multiplient.</em></p>
<p>Malgré ce constat plombant, tout n&rsquo;est pas figé et il n&rsquo;exclut pas l&rsquo;hypothèse de prochaines transformations profondes :<em> «le changement peut venir de la relève générationnelle, des jeunes de 25-30 ans qui sont nés et ont été scolarisés avec la Constitution de 1988, habitués aux libertés et familiers des technologies de l&rsquo;information». </em></p>
<div id="attachment_1615" style="width: 310px" class="wp-caption alignnone"><a href="http://www.latina-eco.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_3270.jpg"><img class="size-medium wp-image-1615" alt="João Sette Whitaker Ferreira à l'IHEAL le 2 mai 2017 " src="http://www.latina-eco.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_3270-300x225.jpg" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">João Sette Whitaker Ferreira à l&rsquo;IHEAL le 2 mai 2017</p></div>
<p><a class="a2a_button_facebook" href="http://www.addtoany.com/add_to/facebook?linkurl=http%3A%2F%2Fwww.latina-eco.com%2Fla-perversite-de-la-societe-bresilienne-vue-par-lurbaniste-joao-sette-whitaker-ferreira%2F&amp;linkname=La%20%C2%ABperversit%C3%A9%C2%BB%20de%20la%20soci%C3%A9t%C3%A9%20br%C3%A9silienne%20vue%20par%20l%E2%80%99urbaniste%20Jo%C3%A3o%20Sette%20Whitaker%20Ferreira" title="Facebook" rel="nofollow" target="_blank"></a><a class="a2a_button_twitter" href="http://www.addtoany.com/add_to/twitter?linkurl=http%3A%2F%2Fwww.latina-eco.com%2Fla-perversite-de-la-societe-bresilienne-vue-par-lurbaniste-joao-sette-whitaker-ferreira%2F&amp;linkname=La%20%C2%ABperversit%C3%A9%C2%BB%20de%20la%20soci%C3%A9t%C3%A9%20br%C3%A9silienne%20vue%20par%20l%E2%80%99urbaniste%20Jo%C3%A3o%20Sette%20Whitaker%20Ferreira" title="Twitter" rel="nofollow" target="_blank"></a><a class="a2a_button_google_plus" href="http://www.addtoany.com/add_to/google_plus?linkurl=http%3A%2F%2Fwww.latina-eco.com%2Fla-perversite-de-la-societe-bresilienne-vue-par-lurbaniste-joao-sette-whitaker-ferreira%2F&amp;linkname=La%20%C2%ABperversit%C3%A9%C2%BB%20de%20la%20soci%C3%A9t%C3%A9%20br%C3%A9silienne%20vue%20par%20l%E2%80%99urbaniste%20Jo%C3%A3o%20Sette%20Whitaker%20Ferreira" title="Google+" rel="nofollow" target="_blank"></a></p>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.latina-eco.com/la-perversite-de-la-societe-bresilienne-vue-par-lurbaniste-joao-sette-whitaker-ferreira/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>M&amp;A: la France deuxième investisseur étranger au Brésil</title>
		<link>http://www.latina-eco.com/ma-la-france-devient-le-deuxieme-investisseur-etranger-au-bresil/</link>
		<comments>http://www.latina-eco.com/ma-la-france-devient-le-deuxieme-investisseur-etranger-au-bresil/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 08 Mar 2017 18:58:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Entreprises]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.latina-eco.com/?p=1569</guid>
		<description><![CDATA[Les investisseurs français sont à l&#8217;offensive sur le marché brésilien, avec un nombre record de fusions et acquisitions en 2016, selon une étude de PwC. Pour le cabinet d&#8217;audit, la première économie latino-américaine reste, en dépit _ ou à cause _ de ses difficultés actuelles, très attractive. Acheter au son du canon: les investisseurs français sont manifestement nombreux à appliquer]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><b style="font-size: large; font-family: Arial, sans-serif;">Les investisseurs français sont à l&rsquo;offensive sur le marché brésilien, avec un nombre record de fusions et acquisitions en 2016, selon une étude de PwC. Pour le cabinet d&rsquo;audit, la première économie latino-américaine reste, en dépit _ ou à cause _ de ses difficultés actuelles, très attractive.</b><br />
</strong> <span id="more-1569"></span></p>
<p><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: large;">Acheter au son du canon: les investisseurs français sont manifestement nombreux à appliquer cet adage sur le marché brésilien, comme le souligne l&rsquo;étude annuelle de PwC «Brazil M&amp;A Trends». Le cabinet de conseil et d’audit a recensé 29 transactions<i> «impliquant une cible brésilienne et un acquéreur français»</i> en 2016, soit nettement plus que les 17 de 2015. Même si ce nombre doit en fait être ramené à 28 en raison de l&rsquo;échec annoncé ces jours derniers de l&rsquo;opération de CNP Assurances (voir plus bas), il reste le plus élevé depuis le début des années 2000. La France passe ainsi du cinquième au deuxième rang des investisseurs étrangers dans le pays en termes de fusions et acquisitions avec 11% du total des opérations, certes très loin derrière les Etats-Unis (93), mais devant le Royaume-Uni et le Canada (17 transactions chacun). Cité par le communiqué de PwC, Manoël De Goeij, responsable Transactions du Brazilian Business Group, constate que <i>«malgré les difficultés économiques et politiques au Brésil, les acquéreurs français ont été attirés par le potentiel à moyen-long terme du pays, couplé à l’effet favorable du réal brésilien exceptionnellement faible en 2016 »</i>.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: large;">Il faut dire que le <a href="http://www.latina-eco.com/petrobras-mafia-a-la-bresilienne/" target="_blank">scandale économique et politique autour de Petrobras </a>qui secoue le pays depuis plus de deux ans, é</span></span><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: large;">clabousse largement les milieux du BTP, de la banque et de l&rsquo;industrie. Prises dans la tourmente du scandale et acculées par la récession, les majors brésiliennes sont contraintes de désinvestir, souvent dans l&rsquo;urgence. Ce qui ouvre de facto pas mal d&rsquo;opportunités aux investisseurs étrangers.</span></span></p>
<p><a href="http://www.latina-eco.com/wp-content/uploads/2017/03/PWC-GRAPH-2_opt.png"><img class="alignnone size-medium wp-image-1578" alt="PWC GRAPH 2_opt" src="http://www.latina-eco.com/wp-content/uploads/2017/03/PWC-GRAPH-2_opt-300x151.png" width="300" height="151" /></a></p>
<p><em>source PwC</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: large;"><b>Principales opérations françaises au Brésil citées par PwC :</b></span></span></strong></p>
<p><span style="font-size: large; font-family: Arial, sans-serif;">-</span><b style="font-size: large; font-family: Arial, sans-serif;">Total </b><span style="font-size: large; font-family: Arial, sans-serif;">rachète à Petrobras</span><b style="font-size: large; font-family: Arial, sans-serif;"> des actifs amont et aval</b><span style="font-size: large; font-family: Arial, sans-serif;"> (licences de champs d&rsquo;exploration dans le pré-sel, usines de cogénération électrique)<a href="http://www.latina-eco.com/total-met-22-milliards-de-dollars-sur-la-table-pour-renforcer-sa-presence-au-bresil/" target="_blank"> pour 2,2 milliards d’euros.</a></span></p>
<p><span style="font-size: large; font-family: Arial, sans-serif;">-le groupe sucrier Tereos </span><span style="font-size: large; font-family: Arial, sans-serif;">rachète pour 202 millions de dollars les 46%<a href="http://www.latina-eco.com/tereos-rachete-a-petrobras-ses-parts-dans-le-sucrier-guarani/" target="_blank"> de sa filiale Guarani</a> q</span><span style="font-size: large; font-family: Arial, sans-serif;">ue détenait encore son partenaire Petrobas sommé de réduire la voilure.</span></p>
<p><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: large;">-Très présente au Brésil malgré la conjoncture, <b>Systra,</b> filiale ingénierie conjointe de la RATP et de la SCNF, acquiert la société de conseil et ingénierie <a href="https://www.systra.com/fr/newsroom/article/le-groupe-systra-signe-de-nouveaux-contrats-au-bresil" target="_blank"><b>Vetec Engenharia</b></a>, franchissant la barre des 20 millions d&rsquo;euros de chiffre d&rsquo;affaires au Brésil, qui devient ainsi son quatrième marché.</span></span></p>
<p><span style="font-size: large; font-family: Arial, sans-serif;">-</span><b style="font-size: large; font-family: Arial, sans-serif;">Bureau Veritas</b><span style="font-size: large; font-family: Arial, sans-serif;"> investit dans la société de surveillance en agrobusiness </span><a href="http://www.bureauveritas.fr/home/news/latest-news/bureau-veritas-kma-acquition-fr" target="_blank"><b style="font-size: large; font-family: Arial, sans-serif;">Kuhlman Monitoramento Agricola (KMA)</b></a><span style="font-size: large; font-family: Arial, sans-serif;">. </span></p>
<p><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: large;"><b>-Elis</b> s&rsquo;empare<b> </b>de la société de service de blanchisserie <b><a href="https://globenewswire.com/news-release/2016/12/21/899712/0/fr/Elis-annonce-deux-acquisitions-strat%C3%A9giques-en-Espagne-et-au-Br%C3%A9sil.html" target="_blank">Lavebras.</a> </b></span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: large;">-le groupe coopératif <b>Up (Chèque Déjeuner) </b>se montre particulièrement audacieux en raflant coup sur coup<b> </b> <b><a href="http://www.lemoci.com/actualites/pays-marches/titres-de-service-le-groupe-up-acquiert-le-bresilien-vale-mais/" target="_blank">Vale Mais</a> </b></span></span><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: large;"><b>et <a href="http://www.lesechos.fr/02/03/2016/LesEchos/22141-067-ECH_le-groupe-up-se-developpe-au-bresil-et-dans-la-food-tech.htm" target="_blank">Policard</a>. </b></span></span><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: large;"><span style="color: #000000;"><span>Le groupe précise que la</span></span><span style="color: #000000;"><span> zone Amérique pèse désormais plus que la France dans son activité et souligne que </span></span><em><span style="color: #000000;"><span><i>«le Mexique et le Brésil sont des relais de croissance à deux chiffres»</i></span></span></em><span style="color: #000000;"><span>. Près de 60% de ses </span></span><span style="color: #000000;"><span>7 milliards d&rsquo;euros de volume d&rsquo;émission sont désormais réalisés à l&rsquo;étranger.</span></span></span></span></p>
<p><strong><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: large;"><b>CNP Assurances renonce au contrôle de Pan Seguros</b></span></span><br />
</strong><br />
<span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: large;">L&rsquo;étude comptabilise également le rachat, rendu public en avril 2016, par CNP Assurances à la banque BTG Pactual de 51% de l&rsquo;assureur Pan Seguros, pour 175,6 m</span></span><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: large;">illions d&rsquo;euros.</span></span><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: large;"> Mais le groupe français a jeté l&rsquo;éponge le mois dernier : </span></span><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: large;"><em>&laquo;&nbsp;CNP Assurances et BTGP ont toutes deux constaté la caducité de leur accord concernant ce projet d’acquisition&nbsp;&raquo;</em>, a-t-il annoncé, ajoutant sans autres précisions que<em> «certaines conditions suspensives n&rsquo;étaient pas satisfaites»</em>. BTG Pactual, première banque indépendante d&rsquo;investissement d&rsquo;Amérique latine, est elle aussi plongée dans la tourmente du scandale Petobras et doit vendre des actifs en catastrophe. Cette opération n&rsquo;est donc peut-être que partie remise. CNP Assurances est déjà présent au Brésil depuis 15 ans via Caixa Seguradora, sa filiale conjointe avec Caixa Economica Federal et un distributeur.</span></span></p>
<p><strong><strong style="font-size: 0.95em;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: large;">Le marché brésilien, &laquo;&nbsp;affaire de la décennie&nbsp;&raquo;? </span></span></strong><br />
</strong><br />
<span style="font-size: large; font-family: Arial, sans-serif;">Depuis les années 2000, souligne PwC, </span><i style="font-size: large; font-family: Arial, sans-serif;">«le marché brésilien des fusions et acquisitions est en forte augmentation, guidé notamment par la croissance économique, le développement du Private Equity, l&rsquo;intérêt des investisseurs étrangers mais aussi l’amélioration de l&rsquo;accès au crédit»</i><span style="font-size: large; font-family: Arial, sans-serif;">. La crise politique et économique qui plombe le pays depuis deux ans a évidemment un peu changé la donne. Le n</span><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: large;">ombre total des opérations _ nationales et internationales_ recensées par le cabinet conseil a d&rsquo;ailleurs reculé en 2016 à 597, contre 742 en 2015.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: large;"> Cependant, pour toutes les transactions dont le montant est connu (182), la valeur totale atteint 37,6 milliards de dollars, soit 2,8 milliards de plus qu&rsquo;en 2015. Une hausse qui s&rsquo;explique par <i>«quelques méga-deals tel que l’acquisition de Nova Transportadora do Sudeste par Brookfield Infrastructure Consortium (5,2 milliards de dollars)»</i>. PwC souligne que le secteur des technologies de l’information vient en tête avec 104 transactions, devant les services de marketing, d’ingénierie et de sous-traitance (74), la banque-finances (52), la chimie et le secteur minier.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: large;">La crise a eu également un effet repoussoir sur certains investisseurs étrangers (mais donc pas sur les Français), avec un recul global du nombre de transactions en 2015 puis en 2016 (255). Ainsi, «seules» 93 M&amp;A issues des USA ont été enregistrées l&rsquo;an dernier, contre 128 un an plus tôt. Au total, le nombre d’investissements étrangers réalisés au Brésil en 2016 est en baisse (255), même s&rsquo;il reste encore au-dessus de la moyenne des cinq dernières années. D&rsquo;ailleurs, souligne PwC, le Brésil reste riche en opportunités: <em>«maintenant que le pire semble passé sur le plan économique, et que les économistes tablent sur une croissance du PIB entre 0% et 1% en 2017, les opérations de M&amp;A devraient être en hausse cette année»</em>, estime Manoël De Goeij. Une note </span></span><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: large;">de Business France affirmait récemment :<em> &laquo;&nbsp;les actifs brésiliens sont devenus tellement bon marché que certains analystes ont fini par qualifier le Brésil, aux côtés d&rsquo;autres marchés émergents, comme l&rsquo;affaire de la décennie&nbsp;&raquo;</em>. Un rebond semble donc à prévoir, d&rsquo;autant que les signes de redressement _ envolée de la Bourse, raffermissement du real _ se multiplient.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: large;"> L</span></span><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: large;">e cabinet rappelle en outre les atouts structurels du pays : son marché domestique, ses besoins en matière d’infrastructures, ses ressources naturelles, mais aussi «<i>la convergence des règles comptables nationales avec les standards internationaux (IFRS) et l’adoption progressive de lois anti-corruption»</i>. Même si dans ce dernier cas, la prudence reste de mise pour tous ceux qui ne sont pas familiers avec le business à la brésilienne&#8230;</span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: large;"><a href="http://www.latina-eco.com/wp-content/uploads/2017/03/PWC-GRAPHO.png"><img class="alignnone size-medium wp-image-1579" alt="PWC GRAPHO" src="http://www.latina-eco.com/wp-content/uploads/2017/03/PWC-GRAPHO-300x142.png" width="300" height="142" /></a></span></span></p>
<p><em>source PwC</em></p>
<p><a class="a2a_button_facebook" href="http://www.addtoany.com/add_to/facebook?linkurl=http%3A%2F%2Fwww.latina-eco.com%2Fma-la-france-devient-le-deuxieme-investisseur-etranger-au-bresil%2F&amp;linkname=M%26A%3A%20la%20France%20deuxi%C3%A8me%20investisseur%20%C3%A9tranger%20au%20Br%C3%A9sil" title="Facebook" rel="nofollow" target="_blank"></a><a class="a2a_button_twitter" href="http://www.addtoany.com/add_to/twitter?linkurl=http%3A%2F%2Fwww.latina-eco.com%2Fma-la-france-devient-le-deuxieme-investisseur-etranger-au-bresil%2F&amp;linkname=M%26A%3A%20la%20France%20deuxi%C3%A8me%20investisseur%20%C3%A9tranger%20au%20Br%C3%A9sil" title="Twitter" rel="nofollow" target="_blank"></a><a class="a2a_button_google_plus" href="http://www.addtoany.com/add_to/google_plus?linkurl=http%3A%2F%2Fwww.latina-eco.com%2Fma-la-france-devient-le-deuxieme-investisseur-etranger-au-bresil%2F&amp;linkname=M%26A%3A%20la%20France%20deuxi%C3%A8me%20investisseur%20%C3%A9tranger%20au%20Br%C3%A9sil" title="Google+" rel="nofollow" target="_blank"></a></p>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.latina-eco.com/ma-la-france-devient-le-deuxieme-investisseur-etranger-au-bresil/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le PIB brésilien a reculé de 3,6% en 2016</title>
		<link>http://www.latina-eco.com/le-pib-bresilien-a-recule-de-36-en-2016/</link>
		<comments>http://www.latina-eco.com/le-pib-bresilien-a-recule-de-36-en-2016/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 08 Mar 2017 17:49:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Macroéconomie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.latina-eco.com/?p=1591</guid>
		<description><![CDATA[Le Brésil a connu une deuxième année de récession l&#8217;an dernier avec une baisse de son PIB de 3,6% annoncé l&#8217;IBGE, l&#8217;institut de statistiques brésilien, le 7 mars dernier. Après une baisse de 3,8% en 2015 et, surtout, un recul trimestriel 8 fois de suite (-0,9% au quatrième trimestre), «il s&#8217;agit de la pire crise économique de l&#8217;histoire», estime le ministre]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: large; font-family: Arial, sans-serif; color: #333333;">Le Brésil a connu une deuxième année de récession l&rsquo;an dernier avec une baisse de son PIB de 3,6% annoncé l&rsquo;IBGE, <a href="http://saladeimprensa.ibge.gov.br/en/noticias?view=noticia&amp;id=1&amp;busca=1&amp;idnoticia=3384" target="_blank">l&rsquo;institut de statistiques brésilien,</a> le 7 mars dernier. </span><span style="color: #333333;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: large;">Après une baisse de 3,8% en 2015 et, surtout, un recul trimestriel 8 fois de suite (-0,9% au quatrième trimestre),<em> «il s&rsquo;agit de la pire crise économique de l&rsquo;histoire»</em>, estime le ministre de l&rsquo;Economie Henrique Meirelles. Presque tous les secteurs reculent: de 6,6% pour l&rsquo;agriculture, 3,8% dans l&rsquo;industrie, 2,7% dans les services. Le PIB par habitant a baissé de 4,4% à 30,4 reais (environ 8,7 dollars). Le chômage a explosé à 12,6% en janvier dernier, soit 12,9 millions de personnes.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #333333;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: large;">Il semble néanmoins que le creux de la vague soit dépassé, même si les prévisions de sortie de crise restent très modestes : les marchés tablent sur une croissance de 0,49% en 2017 et 2,39% en 2018, contre 0 en 2017 et 1,2% en 2018 selon l&rsquo;OCDE. Rien à voir avec les 7,6 % de 2010&#8230; L&rsquo;inflation reste par ailleurs sous contrôle.</span></span></span></p>
<p><a href="http://www.latina-eco.com/wp-content/uploads/2017/03/PIB-BRESIL.png"><img class="alignnone size-medium wp-image-1592" alt="PIB BRESIL" src="http://www.latina-eco.com/wp-content/uploads/2017/03/PIB-BRESIL-300x207.png" width="300" height="207" /></a><br />
<em>source IBGE</em></p>
<p><span style="color: #333333;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: large;"> </span></span></span></p>
<p><span style="color: #333333;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: large;">Le président par interim Michel Temer, qui a succédé l&rsquo;an dernier à Dilma Rousseff (après avoir activement oeuvré à sa destitution), tente de redresser la barre via diverses mesures d&rsquo;austérité: après avoir fait voter au Congrès le gel des dépenses publiques sur vingt ans, il s&rsquo;est attaqué à une réforme des retraites qui promet d&rsquo;être douloureuse.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #333333;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: large;">Les entreprises brésiliennes n&rsquo;ont pas vraiment la tête à investir, le climat des affaires étant passablement pollué par les développements incessants du scandale de corruption Petrobras. Tout le monde attend la levée du secret judiciaire sur les confessions des quelque 77 cadres et dirigeants du numéro un du BTP Odebrecht, qui a, pendant des années, dirigé un vaste cartel pour truquer les appels d&rsquo;offres du groupe public pétrolier. De nouvelles tête devraient tomber, notamment dans le monde politque, le nom du président étant lui même cité à divers titres.</span></span></span></p>
<p><a class="a2a_button_facebook" href="http://www.addtoany.com/add_to/facebook?linkurl=http%3A%2F%2Fwww.latina-eco.com%2Fle-pib-bresilien-a-recule-de-36-en-2016%2F&amp;linkname=Le%20PIB%20br%C3%A9silien%20a%20recul%C3%A9%20de%203%2C6%25%20en%202016" title="Facebook" rel="nofollow" target="_blank"></a><a class="a2a_button_twitter" href="http://www.addtoany.com/add_to/twitter?linkurl=http%3A%2F%2Fwww.latina-eco.com%2Fle-pib-bresilien-a-recule-de-36-en-2016%2F&amp;linkname=Le%20PIB%20br%C3%A9silien%20a%20recul%C3%A9%20de%203%2C6%25%20en%202016" title="Twitter" rel="nofollow" target="_blank"></a><a class="a2a_button_google_plus" href="http://www.addtoany.com/add_to/google_plus?linkurl=http%3A%2F%2Fwww.latina-eco.com%2Fle-pib-bresilien-a-recule-de-36-en-2016%2F&amp;linkname=Le%20PIB%20br%C3%A9silien%20a%20recul%C3%A9%20de%203%2C6%25%20en%202016" title="Google+" rel="nofollow" target="_blank"></a></p>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.latina-eco.com/le-pib-bresilien-a-recule-de-36-en-2016/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Violence carcérale : Temer veut construire une prison par Etat</title>
		<link>http://www.latina-eco.com/violence-carcerae-temer-veut-construire-au-moins-une-prison-dans-chacun-des-27-etats/</link>
		<comments>http://www.latina-eco.com/violence-carcerae-temer-veut-construire-au-moins-une-prison-dans-chacun-des-27-etats/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 25 Jan 2017 15:18:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.latina-eco.com/?p=1526</guid>
		<description><![CDATA[Une trentaine de détenus ont été massacrés le 6 janvier dernier dans une prison de l’Etat de Roraima, dans le nord du Brésil. L&#8217;attaque a été menée de façon éclair par un groupe de détenus, essentiellement à l&#8217;arme blanche, selon le gouvernement de l&#8217;Etat. Cinq jours plus tôt, dans une prison de Manaus en Amazonie, une mutinerie d&#8217;une violence extrême]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #16212c;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: large;">Une trentaine de détenus ont été massacrés le 6 janvier dernier dans une prison de l’Etat de Roraima, dans le nord du Brésil. L&rsquo;attaque a été menée de façon éclair par un groupe de détenus, essentiellement à l&rsquo;arme blanche, selon le gouvernement de l&rsquo;Etat. Cinq jours plus tôt, dans une prison de Manaus en Amazonie, une mutinerie d&rsquo;une violence extrême avait entraîné la mort de 56 prisonniers. En</span></span></span><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: large;"> octobre dernier, ce sont dix détenus qui avaient été assassinés dans la même prison de Roraima, dans le cadre d&rsquo;un affrontement entre gangs rivaux. Ces massacres illustrent en effet la guerre que se livrent derrière les barreaux différents cartels du crime organisé, en l&rsquo;occurrence le Comando vermelho (CV, de Rio de Janeiro), allié de la FDN (Familia do Norte) qui serait l&rsquo;auteur du massacre de Manaus, dont les victimes seraient, elles, membre du PCC de Sao Paulo, rival du CV. </span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: large;">Depuis, d&rsquo;autres actes de violence ont été commis dans plusieurs autres prisons du pays.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: large;">La plus grande violence est omniprésente dans les prisons brésiliennes. La population y est la quatrième du monde avec 622 000 détenus officiellement recensés, derrière les Etats-Unis, la Chine et la Russie. L&rsquo;un des maux endémiques est la surpopulation carcérale (167% de taux d’occupation), encore aggravé par la crise économique sévère que traverse le pays. Brasilia a pourtant annoncé, dans la foulée du massacre de Manaus, un nouveau plan national de sécurité, auquel est alloué un budget de 800 millions de réais (environ 250 millions d’euros). Le gouvernement de Michel Temer prévoit notamment la construction dans chacun des vingt-sept Etats brésiliens, d’au moins une prison, où les coupables de délits mineurs seront </span></span><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: large;">séparés des grands criminels. Il veut aussi construire 5 nouvelles prisons fédérales pour y transférer les</span></span><em style="font-size: 0.95em;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: large;">«leaders hautement dangereux» </span></span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: large;">et équiper 30% des établissements </span></span><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: large;">de systèmes de brouillages de portables, pour qu</span></span><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: large;">e les caïds des cartels de la drogue ne puissent plus piloter leur trafic depuis leur cellule. Ces projets iront-ils à leur terme ? Pas sûr. </span></span></p>
<p><span style="font-size: large; font-family: Arial, sans-serif;">Le ministre de la Justice Alexandre de Moraes a d&rsquo;ailleurs reconnu que ce plan à lui seul ne suffirait pas à régler la crise du système pénitentiaire.</span></p>
<p><span style="color: #16212c;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: large;">Le chercheur au CNRS <strong>François-Xavier Le Tourneau</strong> , très bon connaisseur du Brésil, voit deux causes principales à la persistance d&rsquo;une situation aussi grave : </span></span></span><span style="color: #16212c;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: large;"><i>« la déréliction du système carcéral brésilien » </i></span></span></span><span style="color: #16212c;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: large;">et </span></span></span><span style="color: #16212c;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: large;"><i>« la guerre civile sou</i></span></span></span><span style="color: #16212c;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: large;"><i>terraine que se livrent depuis 30 ans les organisations du crime organisé »</i></span></span></span><span style="color: #16212c;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: large;"> . Au-delà, il estime que </span></span></span><span style="color: #16212c;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: large;"><i>« </i></span></span></span><span style="color: #333333;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: large;"><i>les révoltes et leur cortège de violences abjectes amènent à se poser des questions sur la relation du Brésil avec sa violence».</i></span></span></span></p>
<p><span style="color: #333333;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: large;">Son analyse dans le Huffington Post est à lire <strong><a href="http://www.huffingtonpost.fr/francoismichel-le-tourneau/ce-que-la-revolte-des-prisons-nous-dit-du-bresil/" target="_blank">ICI </a></strong></span></span></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a class="a2a_button_facebook" href="http://www.addtoany.com/add_to/facebook?linkurl=http%3A%2F%2Fwww.latina-eco.com%2Fviolence-carcerae-temer-veut-construire-au-moins-une-prison-dans-chacun-des-27-etats%2F&amp;linkname=Violence%20carc%C3%A9rale%20%3A%20Temer%20veut%20construire%20une%20prison%20par%20Etat" title="Facebook" rel="nofollow" target="_blank"></a><a class="a2a_button_twitter" href="http://www.addtoany.com/add_to/twitter?linkurl=http%3A%2F%2Fwww.latina-eco.com%2Fviolence-carcerae-temer-veut-construire-au-moins-une-prison-dans-chacun-des-27-etats%2F&amp;linkname=Violence%20carc%C3%A9rale%20%3A%20Temer%20veut%20construire%20une%20prison%20par%20Etat" title="Twitter" rel="nofollow" target="_blank"></a><a class="a2a_button_google_plus" href="http://www.addtoany.com/add_to/google_plus?linkurl=http%3A%2F%2Fwww.latina-eco.com%2Fviolence-carcerae-temer-veut-construire-au-moins-une-prison-dans-chacun-des-27-etats%2F&amp;linkname=Violence%20carc%C3%A9rale%20%3A%20Temer%20veut%20construire%20une%20prison%20par%20Etat" title="Google+" rel="nofollow" target="_blank"></a></p>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.latina-eco.com/violence-carcerae-temer-veut-construire-au-moins-une-prison-dans-chacun-des-27-etats/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Tereos rachète à Petrobras ses parts dans le sucrier Guarani</title>
		<link>http://www.latina-eco.com/tereos-rachete-a-petrobras-ses-parts-dans-le-sucrier-guarani/</link>
		<comments>http://www.latina-eco.com/tereos-rachete-a-petrobras-ses-parts-dans-le-sucrier-guarani/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 30 Dec 2016 08:33:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Entreprises]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.latina-eco.com/?p=1504</guid>
		<description><![CDATA[Après trois mois de discussions, le numéro un du sucre français, le groupe coopératif Tereos,  a signé avec le groupe brésilien Petrobras, un accord de rachat des 45,97% de leur coentreprise Guarani qu&#8217;il ne détenait pas, pour un montant de 202 millions de dollars, soit 194 millions d’euros. L&#8217;opération soit encore être approuvée par les autorités de la concurrence. Le]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Après trois mois de discussions, le numéro un du sucre français, le groupe coopératif Tereos,  a signé avec le groupe brésilien Petrobras, un accord de rachat des 45,97% de leur coentreprise Guarani qu&rsquo;il ne détenait pas, pour un montant de 202 millions de dollars, soit<strong> 194 millions d’euros</strong>. L&rsquo;opération soit encore être approuvée par les autorités de la concurrence. Le groupe français détiendra alors 100% de Guarani, producuteur de sucre et d&rsquo;éthanol, et compte la rebaptiser Tereos Açucar e Energia Brasil. Cité par le communiqué, le président du directoire du groupe Alexis Duval explique que ce rachat correspond <em>« à la décision annoncée par Petrobras</em> [dans la tourmente du scandale de corruption Lava Jato depuis deux ans,Ndlr] <em>de se recentrer sur son cœur de métier d’exploration et de production de pétrole de gaz»</em>.<br />
Tereos renforce ainsi ses positions au Brésil (pays premier producteur mondial de sucre) où il est déjà numéro trois du secteur, même si cette opération est dictée par les grandes difficultés de son partenaire. Il s&rsquo;agit d&rsquo;ailleurs d&rsquo;un aller-retour puisqu&rsquo;il y a 6 ans, Tereos <a href="https://www.lesechos.fr/03/05/2010/LesEchos/20669-091-ECH_tereos-et-le-geant-petrobras-allies-dans-les-biocarburants-bresiliens.htm" target="_blank">ouvrait le capital de sa société Guarani à  Petrobras </a>alors tout puissant avec à la clé, de grands projets communs &#8230;</p>
<p>Guarani transforme environ 20 millions de tonnes de canne à sucre par an, via 7 sucreries (Andrade, Cruz Alta, São José, Severinia, Mandu, Tanabi et Vertente) et 2 raffineries (Cruz Alta, Andrade) situées dans l’Etat de São Paulo, meilleure zone agricole du pays pour la canne.</p>
<p>Alexis Duval, qui a succédé à son père Philippe Duval en 2009 à la tête du groupe, connait très bien ce marché, qu&rsquo;il a découvert en 2002, lorsqu&rsquo;il a été envoyé au sein de la société FBA , joint-venture entre Tereos et le groupe brésilien Cosan. Dès l&rsquo;année suivante, il devient directeur du développement d’Açucar Guarani, passée dans l&rsquo;escarcelle de Tereos quand celui-ci a racheté Béghin-Say en 2002). Il en prend la présidence en 2004, y mène une série d&rsquo;acquisitions et d&rsquo;extensions et introduit Guarani à la Bourse de Sao Paulo en 2007.</p>
<p>Tereos a dégagé 4,2 milliards d’euros en 2015-2016, en baisse de 99 millions , pour un  EBITDA de 439 millions, en recul de 14 millions (mais en hausse de 26 millions hors effets de change). <em>&laquo;&nbsp;Il a été affecté, </em>selon le groupe,<em> par les niveaux historiquement bas des prix du sucre mondial et par la pression continue sur les marges sur coût matière pour les produits amylacés en Europe&nbsp;&raquo;</em>. La perte nette est de 34 millions d&rsquo;euros.</p>
<p><a class="a2a_button_facebook" href="http://www.addtoany.com/add_to/facebook?linkurl=http%3A%2F%2Fwww.latina-eco.com%2Ftereos-rachete-a-petrobras-ses-parts-dans-le-sucrier-guarani%2F&amp;linkname=Tereos%20rach%C3%A8te%20%C3%A0%20Petrobras%20ses%20parts%20dans%20le%20sucrier%20Guarani" title="Facebook" rel="nofollow" target="_blank"></a><a class="a2a_button_twitter" href="http://www.addtoany.com/add_to/twitter?linkurl=http%3A%2F%2Fwww.latina-eco.com%2Ftereos-rachete-a-petrobras-ses-parts-dans-le-sucrier-guarani%2F&amp;linkname=Tereos%20rach%C3%A8te%20%C3%A0%20Petrobras%20ses%20parts%20dans%20le%20sucrier%20Guarani" title="Twitter" rel="nofollow" target="_blank"></a><a class="a2a_button_google_plus" href="http://www.addtoany.com/add_to/google_plus?linkurl=http%3A%2F%2Fwww.latina-eco.com%2Ftereos-rachete-a-petrobras-ses-parts-dans-le-sucrier-guarani%2F&amp;linkname=Tereos%20rach%C3%A8te%20%C3%A0%20Petrobras%20ses%20parts%20dans%20le%20sucrier%20Guarani" title="Google+" rel="nofollow" target="_blank"></a></p>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.latina-eco.com/tereos-rachete-a-petrobras-ses-parts-dans-le-sucrier-guarani/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Odebrecht espère tourner la page &#171;&#160;Lava Jato&#160;&#187; avec une amende de 3,5 milliards de dollars</title>
		<link>http://www.latina-eco.com/odebrecht-tente-de-tourner-la-page-lava-jato-avec-une-amende-de-35-milliards-de-dollars/</link>
		<comments>http://www.latina-eco.com/odebrecht-tente-de-tourner-la-page-lava-jato-avec-une-amende-de-35-milliards-de-dollars/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 22 Dec 2016 22:35:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Entreprises]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.latina-eco.com/?p=1557</guid>
		<description><![CDATA[Cheville ouvrière du tentaculaire scandale Petrobras dit «Lava Jato», le numéro un du BTP brésilien Odebrecht a accepté de payer une amende de 3,5 milliards de dollars pour sortir de la paralysie à laquelle l&#8217;ont condamné les révélations de corruption le concernant. Dans les faits, a expliqué le ministère de la Justice américain (Doj) qui agit en vertu des lois]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial, sans-serif; font-size: 0.95em;">Cheville ouvrière du tentaculaire scandale Petrobras dit «Lava Jato», le numéro un du BTP brésilien Odebrecht a accepté de payer une amende de 3,5 milliards de dollars pour sortir de la paralysie à laquelle l&rsquo;ont condamné les révélations de corruption le concernant. Dans les faits, a expliqué le ministère de la Justice américain (Doj) qui agit en vertu des lois extraterritoriales américaines, la maison-mère paiera 2,6 milliards de dollars_ dont 80% seront reversés aux autorités brésiliennes et 20% à la Suisse et aux Etats-Unis _  et sa filiale pétrochimique Braskem 957 millions (70% pour le Brésil, le reste dans les deux autres pays).</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span>Cette amende record sanctionne le méga cartel de BTP qu&rsquo; Odebrecht a piloté pendant plus de 10 ans, autour des marchés de sous-traitance de la compagnie pétrolière Petrobras, <i>«en versant près de 800 millions de dollars de pots-de-vin à des responsables gouvernementaux sur trois continents»</i>, a précisé le DoJ.</span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span>Depuis que le scandale a éclaté, le puissant groupe brésilien est devenu tricard dans tous les appels d&rsquo;offres du monde entier et voit sa survie menacée si rien ne change. Cette amende _ la plus lourde jamais versée pour des faits de corruption à l&rsquo;étranger, selon le Doj _ doit lui permettre de prendre un nouveau départ.</span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span>D&rsquo;autant que ses principaux ex-dirigeants, dont le flamboyant PDG déchu </span></span><span style="color: #333333;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span>Marcelo Odebrecht, sont désormais sous les verrous. Début décembre, 77 d&rsquo;entre eux, PDG compris, ont d&rsquo;ailleurs accepté de collaborer avec la justice brésilienne en échange de remises de peine. Leurs dénonciations viseraient de nombreux hommes politiques de tous bords, dont l&rsquo;ancien président Lula mais aussi une série de dirigeants et chefs d&rsquo;Etat latino américains. En mars dernier, une comptabilité secrète a été découverte dans le groupe, listant,  sous des noms de code, plus de 200 hommes politiques de toutes formations, bénéficiaires de pots de vin pour les diverses élections. L&rsquo;ex-vice-président des relations institutionnelles d&rsquo;Odebrecht, M. Melo Filho, a ainsi mis en cause l&rsquo;actuel président par interim Michel Temer, qui aurait selon lui reçu plus de trois millions de dollars pour ses campagnes électorales. Ce dernier nie, évidemment. Six de ses ministres ont déjà dû démissionner suite à des dénonciations. Le feuilleton continue.</span></span></span></p>
<p><a class="a2a_button_facebook" href="http://www.addtoany.com/add_to/facebook?linkurl=http%3A%2F%2Fwww.latina-eco.com%2Fodebrecht-tente-de-tourner-la-page-lava-jato-avec-une-amende-de-35-milliards-de-dollars%2F&amp;linkname=Odebrecht%20esp%C3%A8re%20tourner%20la%20page%20%C2%AB%C2%A0Lava%20Jato%C2%A0%C2%BB%20avec%20une%20amende%20de%203%2C5%20milliards%20de%20dollars" title="Facebook" rel="nofollow" target="_blank"></a><a class="a2a_button_twitter" href="http://www.addtoany.com/add_to/twitter?linkurl=http%3A%2F%2Fwww.latina-eco.com%2Fodebrecht-tente-de-tourner-la-page-lava-jato-avec-une-amende-de-35-milliards-de-dollars%2F&amp;linkname=Odebrecht%20esp%C3%A8re%20tourner%20la%20page%20%C2%AB%C2%A0Lava%20Jato%C2%A0%C2%BB%20avec%20une%20amende%20de%203%2C5%20milliards%20de%20dollars" title="Twitter" rel="nofollow" target="_blank"></a><a class="a2a_button_google_plus" href="http://www.addtoany.com/add_to/google_plus?linkurl=http%3A%2F%2Fwww.latina-eco.com%2Fodebrecht-tente-de-tourner-la-page-lava-jato-avec-une-amende-de-35-milliards-de-dollars%2F&amp;linkname=Odebrecht%20esp%C3%A8re%20tourner%20la%20page%20%C2%AB%C2%A0Lava%20Jato%C2%A0%C2%BB%20avec%20une%20amende%20de%203%2C5%20milliards%20de%20dollars" title="Google+" rel="nofollow" target="_blank"></a></p>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.latina-eco.com/odebrecht-tente-de-tourner-la-page-lava-jato-avec-une-amende-de-35-milliards-de-dollars/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
