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	<title>Latina Eco &#187; Politique</title>
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	<description>L&#039;info éco d&#039;Ushuaïa à San Diego</description>
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		<title>Le Mexique à gauche toute !</title>
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		<pubDate>Sun, 08 Jul 2018 15:19:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Élu avec 53% des voix, le nouveau président mexicain Andrés Manuel López Obrador rafle aussi la majorité au Parlement. Le raz-de-marée est impressionnant, mais les attentes le sont tout autant. Cet article a déjà été publié le 4 juillet 2018 sur le site Slate.fr.   À celles et ceux qui glosent depuis des mois sur le virage à droite du sous-continent]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div>
<p><strong>Élu avec 53% des voix, le nouveau président mexicain Andrés Manuel López Obrador rafle aussi la majorité au Parlement. Le raz-de-marée est impressionnant, mais les attentes le sont tout autant.</strong></p>
<p><span style="color: #993300;"><strong><strong><em>Cet article a déjà été publié le 4 juillet 2018 sur le site Slate.fr.</em></strong></strong></span></p>
<p><span id="more-1801"></span></p>
<p><span style="color: #993300;"><strong><strong><em> </em></strong></strong></span></p>
<p><span style="font-size: 0.95em;">À celles et ceux qui glosent depuis des mois </span><a style="font-size: 0.95em;" href="http://www.lefigaro.fr/international/2018/02/18/01003-20180218ARTFIG00142-amerique-latine-le-grand-virage-a-droite.php" target="_blank">sur le virage à droite du sous-continent latino-américain</a><span style="font-size: 0.95em;">, le Mexique vient d’apporter un démenti cinglant.</span></p>
</div>
<p>Le candidat de gauche, Andrès Manuel López Obrador, dit «AMLO», a été élu dimanche 1er juillet avec 53% des voix, soit plus de trente points d’avance sur son principal concurrent, le conservateur <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ricardo_Anaya_Cort%C3%A9s" target="_blank">Ricardo Anaya</a>.</p>
<div id="inreadbis">
<div id="div-gpt-ad-1520327189224-25" data-google-query-id="CP6XwI6Mxd4CFRB00wodpfsKIw">
<div id="google_ads_iframe_/21685585667/monde/pavearticles_0__container__"><span style="font-size: 0.95em;">Quant à </span><a style="font-size: 0.95em;" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jos%C3%A9_Antonio_Meade_Kuribre%C3%B1a" target="_blank">José Antonio Meade</a><span style="font-size: 0.95em;">, le candidat du parti au pouvoir, le </span><a style="font-size: 0.95em;" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Parti_r%C3%A9volutionnaire_institutionnel" target="_blank">PRI</a><span style="font-size: 0.95em;"> (Parti révolutionnaire institutionnel), il s’en tire avec un piteux 16,4%, illustrant le rejet qu’a suscité l’actuel président </span><a style="font-size: 0.95em;" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Enrique_Pe%C3%B1a_Nieto" target="_blank">Enrique Peña Nieto</a><span style="font-size: 0.95em;">.</span></div>
</div>
</div>
<h3>Une victoire implacable</h3>
<p>Cette victoire, certes prévue par les sondages, est totale, implacable et sans précédent. D’abord parce ces élections étaient elles-mêmes sans précédent pour le pays: outre leur président, les quatre-vingt-neuf millions d’électeurs et électrices mexicaines étaient appelées à élire leurs 500 députés et députées et 128 sénateurs et sénatrices, mais aussi huit gouverneurs d’État et près de 1.000 députés et députées de vingt-sept assemblées régionales –un record.</p>
<p>Même si les résultats définitifs ne seront connus qu’en fin de semaine, la coalition d’AMLO –son parti, le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mouvement_de_r%C3%A9g%C3%A9ration_nationale" target="_blank">Mouvement de régénération nationale</a> (Morena), le Parti du travail (PT) et Rencontre sociale (PES, évangélique)– a également raflé la mise dans bon nombre de scrutins.</p>
<p>Elle devrait ainsi décrocher la majorité absolue à la Chambre basse et la majorité relative au Sénat (une surprise), ainsi que cinq des huit postes de gouverneurs en compétition, dans les États de Veracruz, Morelos, Puebla, Chiapas et Tabasco, dont le nouveau président est issu.</p>
<p>Le raz-de-marée semble aussi concerner les municipales. À Mexico, c’est une des fidèles de López Obrador –et, pour la première fois, une femme, Claudia Sheinbaum, <a href="http://www.rfi.fr/ameriques/20180702-mexique-claudia-sheinbaum-premiere-femme-diriger-mexico" target="_blank">qui gouvernera la capitale</a>, mégapole de vingt millions d’habitants et habitantes.</p>
<p><img alt="" src="http://www.slate.fr/sites/default/files/1_000_12R5A2.jpg" /></p>
<p>Claudia Sheinbaum et Andrés Manuel López Obrador à Mexico, le 18 mars 2018 | Omar Torres / AFP</p>
<p>Autre fait historique, la gauche accède à la tête du Mexique pour la première fois depuis les années trente (ère de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A1zaro_C%C3%A1rdenas" target="_blank">Lazaro Cardenas</a>), avec une légitimité incontestable. Dans un pays où l’élection présidentielle est à un tour et où, depuis 2000, les présidents successifs ont été élus avec des scores de 35% à 42% (38,2% pour Peña Nieto), les 53% recueillis par la candidature d’AMLO sont eux-mêmes remarquables.</p>
<div>
<h3><span style="font-size: 0.95em;">Un programme flou</span></h3>
<p><span style="font-size: 0.95em;">Que va faire López Obrador de ce leadership et de cette légitimité que lui confèrent son score personnel et sa majorité parlementaire? Pour le moment, tout n’est pas très clair.</span></p>
</div>
<p>Certes, il a promis «<em>de chasser les mafias au pouvoir»</em> et d’éradiquer la corruption et l’impunité, que la population mexicaine ne supporte plus et qui sont selon lui à l’origine de tous les maux du pays.</p>
<p>La corruption a profondément gangrené les partis traditionnels: le PRI, qui a dirigé le pays pendant soixante-dix ans, et le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Parti_action_nationale" target="_blank">Parti action nationale</a>(PAN, droite) auquel il a cédé le pouvoir en 2000, avant de le retrouver en 2012. PRI et PAN sont renvoyés dos à dos par AMLO, grand gagnant d&rsquo;une immense vague de dégagisme.</p>
<p>Pourtant, à 64 ans, celui-ci apparaît plus comme un vieux briscard de la politique que comme un champion antisystème. Passé par le PRI (dont la couleur politique a varié de la gauche au centre-droit), puis par le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Parti_de_la_r%C3%A9volution_d%C3%A9mocratique" target="_blank">Parti de la révolution démocratique</a> (PRD), parti de gauche sous les couleurs duquel il s’est présenté deux fois en vain à la présidentielle, en 2006 et en 2012, il a aussi été un maire de Mexico plutôt pragmatique au début des années 2000. <em>«Et il vient de réussir son projet de vie, celui d’être président de la République», </em>conclut un observateur<em>.</em></p>
<p><span style="font-size: 0.95em;">Pendant la campagne, il a envoyé quelques signaux contradictoires –notamment sur la réforme de l’énergie. Certaines de ses déclarations les plus récentes, annonçant qu’il allait diviser par deux le salaire des hauts fonctionnaires et qu’il n’habiterait pas au Palais présidentiel de Los Pinos, apportent de l’eau au moulin de celles et ceux qui le taxent de populiste.</span></p>
<p>(&#8230;)</p>
<h4><span style="color: #993300;">                                                 <em><strong><span style="color: #000000;">Lire la suite sur</span> <a href="http://www.slate.fr/story/164114/international-mexique-election-presidentielle-andres-manuel-lopez-obrador-amlo-basculement-gauche-defis-programme" target="_blank">Slate .fr</a></strong></em></span></h4>
<div data-twitter-event-id="0"></div>
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		<title>Face aux provocations de Donald Trump, le Mexique cherche la riposte adéquate</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Feb 2017 22:53:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Entre attendre et voir venir, ou rendre coup pour coup, le Mexique, en première ligne face aux décrets protectionnistes et anti-immigration du président américain, tente de garder son sang-froid tout en montrant ses muscles. L&#8217;incertitude et les divisions nuisent à l&#8217;élaboration d&#8217;une riposte claire. Mais une chose est sûre: le pays doit réduire la dépendance de son économie à celle]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Entre attendre et voir venir, ou rendre coup pour coup, le Mexique, en première ligne face aux décrets protectionnistes et anti-immigration du président américain, tente de garder son sang-froid tout en montrant ses muscles. L&rsquo;incertitude et les divisions nuisent à l&rsquo;élaboration d&rsquo;une riposte claire. Mais une chose est sûre: le pays doit réduire la dépendance de son économie à celle d&rsquo;un voisin désormais hostile. </strong><span id="more-1477"></span></p>
<p><span style="font-size: 0.95em;">L&rsquo;une des conséquences tangibles de la charge quasi quotidienne de Donald Trump contre le Mexique depuis son investiture il y a à peine plus de trois semaines, est un accès de fierté nationale. Elle se manifeste notamment sur les réseaux sociaux où ont fleuri les appels au boycott de Mac Do, Starbucks ou Coca Cola. Le nationalisme n&rsquo;est jamais très loin dans ce pays qui s&rsquo;est fait déposséder au dix-neuvième siècle par les Yankees de la moitié de son territoire (dont le Texas et la Californie). Mais l&rsquo;intensité des relations développée depuis plus de 20 ans par les deux voisins l&rsquo;avait fait oublier. Le mépris ahurissant dont le candidat puis président Trump accable depuis des mois le voisin et allié privilégié des Etats-Unis, a clairement réveillé le sentiment anti-gringo.</span></p>
<p>Résultat, le président mexicain Enrique Peña Nieto (EPN), dont la popularité s&rsquo;est effondrée à 12% (voire moins, selon les instituts de sondage), est parvenu à faire, pour un temps, l&rsquo;union sacrée autour de lui: d&rsquo;abord en refusant de se rendre à Washington le 31 janvier (après que Trump a conditionné sa visite à son accord pour payer le mur frontalier), puis en appelant à l&rsquo;unité nationale, qualifiée de <em>«pierre angulaire de [notre] stratégie et de [nos] actions, à l&rsquo;intérieur du pays et en direction de l&rsquo;extérieur».</em><br />
La semaine dernière, il a aussi appelé au patriotisme économique, annonçant que<em> «son gouvernement et les entreprises allaient unir leurs efforts pour relancer le label «fabriqué au Mexique».</em></p>
<blockquote class="twitter-tweet" data-width="550"><p lang="es" dir="ltr">Empresarios y el <a href="https://twitter.com/gobmx">@GobMx</a> sumamos esfuerzos para poner al día y relanzar el sello <a href="https://twitter.com/hashtag/HechoEnM%C3%A9xico?src=hash">#HechoEnMéxico</a>. <a href="https://t.co/z2T9ImkaV7">pic.twitter.com/z2T9ImkaV7</a></p>
<p>&mdash; Enrique Peña Nieto (@EPN) <a href="https://twitter.com/EPN/status/826894580717068288">February 1, 2017</a></p></blockquote>
<p><script async src="//platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p>Depuis des mois, EPN est critiqué, voire détesté par une majorité de Mexicains pour son incapacité à juguler la violence, pour sa complaisance à l&rsquo;égard de la corruption généralisée et le narcotrafic qui gangrènent le pays, accessoirement pour sa récente décision d&rsquo;augmenter le prix de l&rsquo;essence et aussi, donc, pour sa patience jugée servile à l&rsquo;égard du nouveau président américain, qu&rsquo;il a même reçu en août dernier à Mexico. Sa nouvelle attitude de fermeté _ même si elle est tardive et imprégnée de calcul politique _ a donc été saluée par sa majorité, son opposition et l&rsquo;opinion. Mais cette unité risque de ne pas durer, tant les divisions entre le camp EPN et le reste de la classe politique sont immenses. Dernier épisode en date, la polémique autour de la récente conversation téléphonique entre les deux chefs d&rsquo;Etat : Trump affirme avoir proposé à son homologue d&rsquo;envoyer ses troupes de l&rsquo;autre côté de la frontière pour l&rsquo;aider à lutter contre les cartels (une humiliation de plus), EPN dément que le sujet ait été abordé.</p>
<p><strong>Mur, expulsions, taxes, intimidations &#8230;</strong></p>
<p>Pour le moment, donc, aucun consensus clair ne se dégage à la tête du pouvoir mexicain pour trouver la riposte adéquate à la nouvelle donne américaine. Or, même si l&rsquo;incertitude sur les suites du mandat de Trump reste entière, la menace est réelle: à coups de signatures de décrets, de tweets et de déclarations tonitruantes, Donald Trump fait tout ce qu&rsquo;il peut pour montrer au monde _ et avant tout à son électorat_ qu&rsquo;il est bien décidé à tenir ses promesses de campagne. En l&rsquo;occurrence: construire un mur sur sa frontière sud, pour compléter les 1000 km de barrière déjà construite par Bush et tarir ainsi le flux des clandestins ; le faire rembourser par le Mexique même si celui-ci s&rsquo;y refuse, soit en taxant les «remesas» (envois des immigrés à leurs familles), soit en taxant de 20% les importations mexicaines; renégocier au plus vite l&rsquo;Alena, accord de libre échange en 1994, voire en sortir ; freiner coûte que coûte les délocalisations en menaçant les entreprises installées au Mexique _ constructeurs automobiles en tête_ de taxer à hauteur de 35% leurs ventes aux USA. On se souvient qu&rsquo;il a explicitement menacé de rétorsions Toyota, General Motors et BMW, et que Ford a renoncé à un investissement d&rsquo;1,6 milliard de dollars au Mexique avant même son investiture.</p>
<p>Quelques chiffres suffisent pour prendre la mesure de l&rsquo;enjeu pour le Mexique: environ 35 millions de personnes d&rsquo;origine mexicaine vivent actuellement aux Etats-Unis, dont une douzaine sont citoyens mexicains et 5 à 6 millions sont sans papiers (mais, pour certains, vivent depuis longtemps sur le territoire et y ont fait naître des enfants). Quelque 80 % des exportations mexicaines sont destinées au marché US, soit plus de 300 milliards de dollars en 2015. Le pays est le septième constructeur automobile mondial, une industrie puissante mais très dépendante de la proximité avec les USA et sans marque nationale. La rupture des liens commerciaux développés depuis 22 ans via l&rsquo;Alena plongerait le pays dans la récession; l&rsquo;expulsion massive des immigrés illégaux et la chute des « remesas » (25 milliards de dollars par an) seraient également catastrophiques.</p>
<p><strong>Le Mexique sert de cobaye et d&rsquo;avertissement à l&rsquo;intention du reste du monde </strong></p>
<p>Face à la menace, la tentation des représailles est grande pour la deuxième économie latino-américaine. Le ministre mexicain de l&rsquo;Economie, Ildfonso Guajardo, a d&rsquo;ailleurs rapidement annoncé qu&rsquo;en cas d&rsquo;imposition de taxes,<em> «Mexico riposterait immédiatement»</em>. Reste à savoir, d&rsquo;une part, si le Mexique a les moyens de la surenchère et, d&rsquo;autre part, si une telle stratégie serait payante face à l&rsquo;Ovni Trump. D&rsquo;autant que le Mexique, en première ligne, fait aussi figure de bouc émissaire,voire de ballon d&rsquo;essai dans la politique étrangère de Trump. Comme le souligne <a href="http://www.slate.fr/story/135848/mexique-au-pied-du-mur-de-trump" target="_blank">le chercheur Jean-Jacques Kourliandsky sur Slate</a>, le Mexique est le «maillon faible » dans la guerre commerciale que Trump entend mener avec le reste du monde. <em>«La Chine est un plus gros morceau, face auquel les moyens de rétorsions sont moins évidents. Trump a donc choisi l&rsquo;adversaire le moins en mesure de riposter. Il est filmé en train de signer les décrets ; il se fera peut-être filmer devant les premiers travaux du mur : cette mise en scène médiatique destinée à montrer qu&rsquo;il est fidèle à ses engagements, sert aussi d&rsquo;avertissement à l&rsquo;intention des autres pays»</em>.</p>
<p>Conscient du déséquilibre des forces, le Mexique semble enclin à adopter une politique plus subtile que la surenchère. EPN s&rsquo;est dit à maintes reprises d&rsquo;accord pour renégocier l&rsquo;Alena,<em> «mais à condition d&rsquo;en améliorer les termes »</em>, et a déjà entamé 90 jours de consultations internes avec son Congrès, le secteur privé et la société civile pour préparer une position nationale. Il a surtout intérêt à faire valoir les dégâts que causerait à l&rsquo;industrie américaine une rupture de la relation bilatérale, et à encourager les réactions _ pour le moment timides _ des entreprises US.</p>
<p><strong>Etroite imbrication des deux économies </strong></p>
<p><em>«Le commerce à l&rsquo;intérieur de la zone Amérique du Nord a triplé en moins de 10 ans»</em>, m&rsquo;expliquait en décembre dernier<a href="http://www.slate.fr/story/131396/trump-mexique-calme  " target="_blank"> l&rsquo;ambassadeur du Mexique à Paris Juan Manuel Gómez Robledo</a>.<em> Aujourd&rsquo;hui, nos échanges représentent un million de dollars par minute, soit plus d&rsquo; 1,4 milliard par jour. Le PIB de la zone pèse 20 milliards de dollars par an» .</em><br />
Les deux économies sont désormais si étroitement imbriquées qu&rsquo;un détricotage aurait de lourdes conséquences pour les deux parties. Selon la US Chamber of Commerce, environ 6 millions de jobs américains dépendent des échanges entre les deux pays. Avant qu&rsquo;un produit fini n&rsquo;atterrisse sur son lieu de vente américain, il a franchi plusieurs fois la frontière (parfois 8 fois). Selon le Département du Commerce, environ 40% des pièces d&rsquo;un produit étiqueté mexicain viennent des Etats-Unis.<br />
D&rsquo;autre part, il est clair que la hausse des taxes, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de payer le mur ou de stopper les délocalisations, sera in fine supportée par les consommateurs américains, via leur répercussion sur les prix.<br />
Concernant les Mexicains sans papiers, dont Trump entend stopper l&rsquo;afflux via son mur, Juan Manuel Gómez Robledo rétrorque que, depuis la crise financière de 2008, <em>«les flux migratoires se sont inversés: aujourd&rsquo;hui, les Mexicains qui rentrent au pays sont plus nombreux que ceux qui partent.»</em> Une inversion de tendance démontrée par une <a href="http://www.pewresearch.org/fact-tank/2015/11/20/what-we-know-about-illegal-immigration-from-mexico/  " target="_blank">étude récente du Pew Research Center</a> . Certes, la pression migratoire reste très forte sur la frontière, mais elle est davantage liée à l&rsquo;afflux actuel de migrants en provenance d&rsquo;Amérique centrale qui transitent par le Mexique, malgré les efforts de Mexico pour protéger sa frontière sud.<br />
<strong><br />
Cap sur l&rsquo;Europe et la France &#8230;<br />
</strong><br />
Cela dit, si Mexico veut riposter sur le terrain des taxes, il peut lui aussi le faire: il est le deuxième acheteur mondial de biens américains (236 milliards de dollars en 2015). Possible, donc, qu&rsquo;il ne se refuse pas cette vengeance sur un certain nombre de produits ciblés. L&rsquo;influence des investisseurs mexicains présents sur le sol des USA (Carlos Slim en tête), notamment auprès du Congrès, n&rsquo;est d&rsquo;autre part pas à négliger.<br />
Mais il est plus probable qu&rsquo;il accroisse massivement son effort pour diversifier son économie, déjà très ouverte, vers le reste du monde. D&rsquo;autant que la sévère chute que le peso mexicain a subie à l&rsquo;arrivée de Trump, avantage les exportations du pays.</p>
<p>Il se tourne déjà vers l&rsquo;Union européenne, avec laquelle les discussions pour lifter et étendre l&rsquo;accord de libre échange de 2000, viennent d&rsquo;être relancées. Et notamment vers la France,<a href="http://www.latribune.fr/economie/international/en-reaction-a-trump-sapin-tend-la-main-au-mexique-646166.html" target="_blank"> impatiente elle aussi de profiter du vide</a> laissé par un éventuel reflux américain. Business France mise ainsi beaucoup sur <a href="http://export.businessfrance.fr/mexique/001PRG-24481+forum-d-affaires-franco-mexicain-2017.html   " target="_blank">le forum d&rsquo;affaires qu&rsquo;il organise les 25 et 26 avril prochains à Mexico </a>où il attend une centaine d&rsquo;exportateurs et d&rsquo;investisseurs français .</p>
<p><strong>… et surtout sur l&rsquo;Amérique latine et l&rsquo;Asie</strong></p>
<p>Mexico va aussi très probablement accentuer son mouvement de bascule vers le Sud, c&rsquo;est à dire vers le continent latino-américain, qu&rsquo;il a souvent négligé pour privilégier ses liens avec l&rsquo;Amérique du Nord, Etats-Unis et Canada. Et ce, d&rsquo;autant plus que l&rsquo;Amérique latine toute entière s&rsquo;inquiète des conséquences de l&rsquo;arrivée d&rsquo;un Trump isolationniste à la Maison Blanche. Paradoxalement, ce dernier pourrait faciliter la relance des processus d&rsquo;intégration en Amérique latine, pourtant en berne ces dernières années. Le Mercosur et l&rsquo;Alliance du Pacifique (dont fait partie le Mexique aux côtés de la Colombie, du Pérou et du Chili) ne se sont jamais autant parlés. En outre, le virage vers l&rsquo;Asie va s&rsquo;accentuer au niveau de toute la zone, et notamment via l&rsquo;Alliance du Pacifique. Des liens latino- asiatiques déjà réels et que la sortie des Etats-Unis du TTP (Traité Trans Pacifique) ne peut qu&rsquo;accélérer. En embuscade, la Chine devrait ainsi accroître sa présence en Amérique latine, où elle s&rsquo;est déjà massivement implantée, commercialement, physiquement et en termes de soft power. Et se révéler, sans doute, la grande gagnante du désintérêt de l&rsquo;Oncle Sam pour le sous-continent.</p>
<div id="yui_3_16_0_ym19_1_1487840267948_39184"></div>
<div style="margin: 10px 20px 10px 0; width: 50%; float: left; clear: both; border: 1px solid #eee; background: #F5F5F5;"><span style="width: 100%; float: left; color: #fff; background-color: #e84747; font-family: Arial; height: 25px;"> A lire également</span><!-- debut du code a dupliquer--><br />
<span style="width: 100; float: left; font-weight: bold; padding: 5px 10px; clear: both;"><br />
<a href="http://economic-research.bnpparibas.com/Views/DisplayPublication.aspx?type=document&amp;IdPdf=29596&amp;src=mail&amp;publication=Conjoncture"> Mexique:l&rsquo;arrimage aux Etats-Unis en question. Analyse de BNP Paribas</a><br />
</span><!-- fin du code a dupliquer--></p>
</div>
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		<title>Juan Manuel Gómez-Robledo, un expert du multilatéral à l’ambassade du Mexique à Paris</title>
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		<pubDate>Sat, 16 Jan 2016 20:56:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ce diplomate de carrière remplace Agustín García-López Loaeza, qui était en poste en France depuis 2013 et est nommé ambassadeur au Canada. La mission essentielle du nouvel ambassadeur du Mexique en France , dont une bonne partie de la carrière s’est déroulée dans les grandes institutions multilatérales, sera de poursuivre la lune de miel entre Mexico et Paris. &#160; Entré]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Ce diplomate de carrière remplace Agustín García-López Loaeza, qui était en poste en France depuis 2013 et est nommé ambassadeur au Canada. La mission essentielle du nouvel ambassadeur du Mexique en France , dont une bonne partie de la carrière s’est déroulée dans les grandes institutions multilatérales, sera de poursuivre la lune de miel entre Mexico et Paris.</strong><span id="more-1133"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Entré en fonction le 6 janvier dernier, le nouvel ambassadeur du Mexique à Paris, Juan Manuel Gómez-Robledo Verduzco est un diplomate de 56 ans qui connait bien la France puisqu’il y a fait une partie de ses études supérieures : licence en droit de l’Université de Paris I Panthéon-Sorbonne ; maîtrise en droit public (droit international) de l’Université de Paris X (Nanterre) ; diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris (section Relations internationales), avant de rejoindre la faculté de droit de l’Université nationale autonome du Mexique.</p>
<p>Entre 2006 et 2015, il a été secrétaire d’Etat aux Affaires multilatérales et pour les Droits de l’homme du Ministère mexicain des Affaires étrangères. Une bonne partie de sa carrière antérieure s’est d’ailleurs déroulée dans les institutions multilatérales, comme représentant adjoint de la Mission permanente du Mexique auprès de l’ONU à New York ou, avec le même titre, auprès de l’Organisation des Etats américains (OEA) à Washington ou encore comme conseiller pour les Affaires humanitaires et le Désarmement auprès des organismes internationaux à Genève.<br />
Avocat associé pendant un temps du cabinet Noriega y Escobedo, il a aussi rempli des fonctions de juriste au Bureau des affaires juridiques de l’ONU, auprès de la Cour internationale de justice à La Haye et auprès de la Cour interaméricaine des Droits de l’homme.<br />
Il a aussi participé à de nombreuses conférences internationales : Conférence diplomatique sur le Traité sur le commerce des armes à New York en 2013 ; Sommet sur le Climat (COP16); président du 4ème Forum mondial sur la migration et le développement en 2010. <em>«Dans ce contexte, il a coopéré à la négociation et à la rédaction d’accords internationaux pour l’assistance en faveur des victimes, la biodiversité marine, le désarmement, le droit de la mer, le commerce international, l’emploi d’armes classiques, l’interdiction d’armes biologiques et la destruction de mines antipersonnel »</em>, précise le communiqué de l’ambassade. Juan Gómez-Robledo a aussi exercé en tant que professeur, et écrit plusieurs ouvrages sur ses missions multilatérales.<br />
Sa mission principale à Paris sera sans doute de conforter encore des relations franco-mexicaines devenues excellentes depuis la libération de Florence Cassez en 2013 (après un sérieux coup de froid lié à l’arrestation en 2005 de cette ressortissante française accusée de liens avec le narcotrafic) .<br />
Depuis lors, en effet, les présidents François Hollande et Enrique Peña Nieto n’ont cessé de développer leurs liens sur fond de visites d’Etat, de relations d’affaires et d’investissements français croissants, notamment dans l’aéronautique, devenant <a href="http://www.slate.fr/story/85857/pourquoi-la-france-mise-sur-le-mexique" target="_blank">un exemple emblématique de la fameuse diplomatie économique théorisée par Laurent Fabius.</a><br />
Mais cette proximité affichée entre les deux pays, notamment sur la scène internationale, en fait tiquer plus d’un, au regard de la situation de violence que vit le pays, impuissant à juguler un narcotrafic débridé et gangrené par la corruption à tous les niveaux.<br />
Le drame jamais éclairci de <a href="http://www.latina-eco.com/les-mexicains-clament-leur-colere-contre-leurs-dirigeants/ " target="_blank">la disparition des 43 étudiants d’Iguala</a> en septembre 2014 en est un symbole, tout comme l’évasion puis <a href="http://fr.euronews.com/depeches/3128194-mexique-el-chapo-sous-les-verrous-mais-les-problemes-demeurent/" target="_blank">la recapture rocambolesques du parrain de la drogue El Chapo</a>. Violence et scandales qui éclaboussent forcément le mandat d’Enrique Peña Nieto, malgré les déclarations fréquentes de ce dernier sur la lutte anti corruption.</p>
<p>A Paris, l’ambassadeur Juan Gomez-Roblado devra donc sans doute aussi convaincre que le Mexique ne se soucie pas des droits de l’homme seulement dans les cénacles internationaux.</p>
<p><span style="width: 100%; float: left; color: #fff; background-color: #e84747; font-family: Arial; height: 25px;">A lire également</span></p>
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<p><span style="width: 100; float: left; font-weight: bold; padding: 5px 10px; clear: both;"><a href="http://www.slate.fr/story/104323/forces-armees-mexicaines-paris-14-juillet">Fallait-il faire défiler des forces mexicaines à Paris le 14 juillet?</a></span></p>
<p><!-- fin du code a dupliquer--></p>
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		<title>Les Mexicains clament leur colère contre leurs dirigeants</title>
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		<pubDate>Sun, 09 Nov 2014 14:33:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;annonce par l&#8217;exécutif mexicain que les 43 étudiants d&#8217;Iguala disparus depuis le 26 septembre étaient probablement morts a suscité une vague de colère dans le pays. Le président Enrique Peña Nieto est explicitement mis en cause. Ecrites à la peinture blanche sur le bitume du Zocalo, la place de Mexico où se trouve le Palais National, les lettres immenses interpellent]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L&rsquo;annonce par l&rsquo;exécutif mexicain que les 43 étudiants d&rsquo;Iguala disparus depuis le 26 septembre étaient probablement morts a suscité une vague de colère dans le pays. Le président Enrique Peña Nieto est explicitement mis en cause.</strong><span id="more-764"></span></p>
<p>Ecrites à la peinture blanche sur le bitume du Zocalo, la place de Mexico où se trouve le Palais National, les lettres immenses interpellent toute la classe politique mexicaine : <em>« que se vayan todos »</em>. C’était aussi cette phrase que clamaient les manifestants argentins fin 2001, quand leurs dirigeants corrompus et incompétents avaient conduits le pays au défaut. Ici, cette injonction vise le pouvoir féréral du président Enrique Peña Nieto, celui de l’Etat de Guerrero où ont disparu les 43 étudiants, mais aussi, plus globalement,  toutes les élites politiques, accusées de collusion plus ou moins directe avec le narcotrafic.<br />
L’explosion de colère a fait tache d’huile dès vendredi, lorsque le ministre de la Justice, Jesus Murillo Karam, a annoncé la mort probable des 43 étudiants disparus de l&rsquo;école normale rurale d&rsquo;Ayotzinapa, le 26 septembre dernier à Iguala, dans l&rsquo;Etat de Guerrero. Il a expliqué que trois membres présumés d&rsquo;un groupe de narcotrafiquants avaient avoué avoir tué les étudiants, brûlé les corps puis jeté les sacs contenant leurs restes dans une rivière. Faute de preuves, les parents des étudiants ont refusé de croire à cette version et attendent des expertises ADN d’ores et déjà annoncées comme très délicates.<br />
Samedi une foule compacte a défilé dans le calme à Mexico, aux cris de &laquo;&nbsp;Dehors Peña&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;Assassin&nbsp;&raquo;. Le soir, un petit groupe radical de manifestants s’est attaqué au Palais National, siège protocolaire de la présidence (mais où ne vit pas le président), tentant d’enfoncer la porte principale, y provoquant un début d’incendie et y inscrivant leur slogan :<em> « Nous les voulons vivants »</em>, avant que la police ne finisse par former un cordon sanitaire autour du palais. Plus tôt, dans le sud du pays à Chilpancingo (Guerero), 300 jeunes avaient mis le feu à une dizaine de véhicules en face du siège du gouvernement régional, après en avoir brisé les façades vitrées.<br />
Pour les enquêteurs, les responsables de ce drame sont le maire d&rsquo;Iguala, José Luis Abarca, et son épouse, arrêtés la semaine dernière et soupçonnés d&rsquo;avoir ordonné à leur police municipale l&rsquo;enlèvement des étudiants, elle-même en relation avec le groupe criminel «Guerreros Unidos ». Le maire d&rsquo;Iguala (gauche) a déjà été visé par une enquête en 2010 pour crime organisé en 2010, puis par une plainte pour meurtre en 2013, sans être davantage inquiété.<br />
C’est dans ce climat de chaos qu’Enrique Peña Nieto est tout de même parti dimanche pour une tournée asiatique de 6 jours. Il commencera par assister au sommet de la Coopération économique Asie-Pacifique (APEC) à Pékin, avant une visite d&rsquo;Etat en Chine, puis rejoindra Brisbane en Australie pour participer à la première journée du sommet du G20 le 15 novembre.<br />
Mais il ne pourra pas, comme il adore pourtant le faire, se présenter en fringant président d’un nouvel eldorado au potentiel économique colossal, menant au pas de charge des réformes majeures (dont celle, très attractive de l’énergie, qui va ouvrir l’exploitation pétrolière mexicaine aux majors internationales). L&rsquo;engouement pour le Mexique à l&rsquo;international a certes été aussi soudain que le désamour dont le Brésil en récession fait actuellement les frais après une décennie euphorique au début des années 2000. Mais la nouvelle flambée de violence qui sévit au Mexique montre que, malgré les affirmations de son président, le pays est toujours la proie des cartels, qui empoisonne la vie des Mexicains. Une situation propre à refroidir l’enthousiasme des investisseurs et à faire renaître le doute sur la capacité de cet immense pays à surmonter ses démons.</p>
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		<title>A Mexico, Obama et Peña Nieto redessinent leurs relations</title>
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		<pubDate>Fri, 03 May 2013 15:14:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Le président des Etats-Unis Barack Obama a effectué hier une visite de 24 heures au Mexique, la quatrième depuis son arrivée à la Maison Blanche et la première depuis l&#8217;entrée en fonction du nouveau président mexicain Enrique Peña Nieto, investi fin 2012. Au menu : sécurité, immigration et économie. Concernant le premier sujet qui a accaparé ces dernières années les]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le président des Etats-Unis Barack Obama a effectué hier une visite de 24 heures au Mexique, la quatrième depuis son arrivée à la Maison Blanche et la première depuis l&rsquo;entrée en fonction du nouveau président mexicain Enrique Peña Nieto, investi fin 2012. Au menu : sécurité, immigration et économie. Concernant le premier sujet qui a accaparé ces dernières années les relations entre les deux voisins (la violence liée au narcotrafic a fait 70 000 morts en 6 ans au Mexique selon les chiffres officiels), le gouvernement Peña Nieto souhaite redéfinir les termes de la coopération avec Washington et voir désormais les agences américaines traiter directement avec le ministère de l&rsquo;Intérieur et non plus avec leurs homologues mexicaines (comme cela été le cas auparavant). <em>« Maintenant il n&rsquo;y a qu&rsquo;une voie, c&rsquo;est le ministère de l&rsquo;Intérieur. C&rsquo;est ainsi, dans l&rsquo;ordre, que l&rsquo;on pourra obtenir une bonne collaboration pour que ce ne soit pas chacun qui croit et détermine qui est le meilleur dans le travail qu&rsquo;il réalise»,</em> a déclaré le ministre de l&rsquo;Intérieur Miguel Angel Osorio Chong dans les médias. Obama est partant : <em>«j&rsquo;ai accepté de poursuivre notre étroite coopération en matière de sécurité, même si la nature de cette coopération va évoluer (..). C&rsquo;est évidemment aux Mexicains de déterminer leurs structures de sécurité et la façon dont ils interagissent avec d&rsquo;autres pays, dont les États unis»,</em> a-t-il répondu, promettant de poursuivre l&rsquo;initiative de Merida (aide militaire de plusieurs centaines de millions de dollars contre les cartels de la drogue).</p>
<p>Un autre sujet brûlant, l’immigration, prend un tour plus constructif qu’avant. Véritable serpent de mer, le projet de loi destiné à régulariser 11 millions de clandestins semble enfin prendre forme au Sénat américain et Barack Obama s’est même dit optimiste sur son adoption à terme. <em>«Il est important de se rappeler que notre frontière commune est plus sûre qu&rsquo;elle ne l&rsquo;a été depuis des années»,</em> a-t-il aussi lancé, en réponse aux Républicains qui exigent en préalable un renforcement des 3000 km de frontière.</p>
<p>Les deux chefs d’Etat ont enfin annoncé la mise en place d&rsquo;un groupe de travail interministériel pour approfondir des relations commerciales qui ont déjà quadruplé en valeur (à 500 milliards de dollars) depuis l’entrée en vigueur en 1994 de l’accord de libre-échange ALENA.</p>
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		<title>Peña Nieto à Paris : «Je veux renforcer les liens du Mexique avec le reste du monde »</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Oct 2012 14:34:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Président élu du Mexique, Enrique Peña Nieto, qui prendra ses fonctions le 1er décembre prochain, a achevé hier en France sa tournée européenne . Il a annoncé un accord de coopération avec la gendarmerie nationale pour mieux lutter contre la criminalité, et a commenté les grandes lignes de sa future politique. La virée européenne du nouveau président élu du]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le Président élu du Mexique, Enrique Peña Nieto, qui prendra ses fonctions le 1<sup>er</sup> décembre prochain, a achevé hier en France sa tournée européenne . Il a annoncé un accord de coopération avec la gendarmerie nationale pour mieux lutter contre la criminalité, et a commenté les grandes lignes de sa future politique.</strong><span id="more-552"></span></p>
<p>La virée européenne du nouveau président élu du Mexique, Enrique Pena Nieto, s’est achevée cette semaine en France. Il a été reçu le 17 octobre à l’Elysée par François Hollande, où le dossier de Florence Cassez, qui empoisonne les relations bilatérales, a bien sûr été évoqué. Le président français a affirmé <em>« faire confiance à la Cour suprême mexicaine »</em>, tandis que son homologue mexicain a regretté que <em>« cette affaire ait trop marqué les relations entre nos deux pays »</em>, ajoutant qu’il fallait <em>« passer à autre chose »</em>. Une volonté de détente qui est sans doute de bon augure pour la Française, détenue au Mexique depuis 7 ans, et pour la reprise du dialogue franco-mexicain, au point mort depuis l’annulation de l’année du Mexique en France en 2011.</p>
<p>Lors de son intervention au siège parisien de l’OCDE, Enrique Peña Nieto a d’ailleurs annoncé qu’il venait de signer un accord de coopération avec la France pour <em>« créer au Mexique une institution s’inspirant de la gendarmerie nationale»</em>. Il a aussi, lors de sa tournée, conclu un accord de coopération avec la Grande Bretagne en matière d’éducation, avec échange d’étudiants et programme pilotes de formation pour les enseignants. Avec l’Allemagne, c’est un accord sur les énergies renouvelables (éoliennes) qui a été signé.</p>
<p><strong>De grands projets de réformes </strong></p>
<p>A l&rsquo;OCDE, il a aussi donné quelques grandes lignes de son plan d’action pour le Mexique, dont il prendra les rênes le 1er décembre. Jusqu’ici, le candidat victorieux du Parti révolutionnaire institutionnel (le parti de l’oxymore comme l’appelle Le Monde Diplomatique) a surtout été accusé d’un grand flou. Le vieux parti hégémonique (qui a régné 71 ans sur le pays jusqu’en 2000), se dit aujourd’hui « rénové » et affiche un pedigree plutôt centriste. C’est en tout cas ce qu&rsquo;a reflété le discours du président élu. Celui-ci a affirmé sa volonté de <em>« renforcer les liens du Mexique avec le reste du monde »</em>, et affiché pour y parvenir plusieurs objectifs prioritaires.</p>
<p>- <strong>« Poursuivre plus efficacement la lutte contre l’insécurité </strong>» : la priorité des priorités dans un pays gangrené par la violence et la grande criminalité. La guerre contre les gangs de narcotrafiquants lancée par son prédécesseur de droite Felipe Calderon est un cuisant échec. L’objectif de la coopération qui va être engagée avec la gendarmerie française est donc de reprendre la main : <em>« ces nouvelles unités permettront à l’Etat de restaurer son autorité non seulement dans les grandes métropoles, mais aussi dans les petites villes et les villages, où se trouvent les criminels »</em>, a déclaré le président élu. Via un autre moyen d’action que l’armée régulière, qui crée un climat de guerre civile dans le pays, et que la police fédérale, profondément corrompue.</p>
<p>- <strong>« Doper la production pétrolière»</strong>. C’est l’autre enjeu majeur de son mandat. Le monopole pétrolier Pémex (quatrième producteur du monde), pourvoyeur de plus de 30% des recettes de l’Etat, souffre de sous investissement (sa production recule depuis 8 ans), alors qu’un nouveau gisement très prometteur vient d’être découvert dans le Golfe du Mexique. <em>« Pémex n’aura pas seul les ressources pour explorer et exploiter ces ressources qui appartiennent à tous les Mexicains. Il faudra faire appel au secteur privé mais il n’est pas nécessaire pour cela de privatiser l’entreprise »</em>, s’empresse d’ajouter Peña Nieto, citant le modèle Pétrobras, compagnie pétrolière brésilienne qui reste contrôlé par l’Etat (52 % du capital, 64 % des droits de vote), après avoir levé en Bourse près de 68 milliards de dollars en 2010. Pas sûr cependant que le président mexicain parvienne à faire voter au Congrès une ouverture du capital de Pemex, symbole de souveraineté quasi sacré pour les Mexicains. Plusieurs présidents avant lui s’y sont cassé les dents.</p>
<p>- <strong> Réduire &laquo;&nbsp;sensiblement&nbsp;&raquo; la pauvreté dans le pays. </strong>En 6 ans, la pauvreté a reculé dans cet immense pays de 110 millions d&rsquo;habitants mais reste très élevée.</p>
<p>- « <strong>Améliorer la qualité de l &lsquo;éducation »</strong> : il cite Internet comme outil majeur pour rénover le système éducatif, ainsi que son partenariat avec la Grande Bretagne cité ci-dessus..</p>
<p>- « <strong>Stimuler la croissance »</strong>. <em>« Nous voulons travailler dans deux directions : une gestion responsable des finances publiques et le respect des orientations de la Banque centrale, avec qui nous nous emploierons à maintenir la stabilité macroéconomique. Ce sera le tremplin pour d’autres actions qui favoriseront la croissance économique du Mexique »</em>, a-t-il déclaré. Il entend aussi encourager l’emploi formel via la généralisation de la couverture sociale (santé, chômage, retraite). Seule 44% de la population en bénéficie actuellement. Un chantier énorme…</p>
<p>- <strong>Porter à 1 % du PIB l’investissement dans les sciences et technologies, </strong>contre 0,4% actuellement. «<em>Il faut créer un cadre qui encourage l’investissement et le crédit. Nos banques sont solides mais ne prêtent pas assez aux entreprises. Il faut les inciter à le faire davantage, via par exemple la création d’une banque publique d’investissement »</em>, propose le président élu.</p>
<p>- <strong>Développer les infrastructures</strong> : via l’essor des PPP (partenariats public-privé). Routes, ports, rail, transports urbains… Il a ainsi rappelé que 66% des Mexicains vivaient en ville.</p>
<p>- <strong>Last but not least : réformer intégralement la fiscalité. </strong>Objectif<strong> : </strong><em>« simplifier notre fiscalité à tous les niveaux pour que tout le monde participe à nos finances publiques ». </em> Cette réforme fiscale est un véritable serpent de mer au Mexique, même si elle est cruciale (plus du quart de la population active évolue aujourd’hui dans l’économie souterraine). Progressivité de l’impôt, élargissement de l’assiette fiscale , amélioration de la transparence : le nouveau pouvoir veut <em>« rechercher le consensus »</em> et compte s’appuyer, pour <em>« créer ce nouveau modèle »</em>, sur les recommandations de l’OCDE avec laquelle il vient de nouer, comme l’a rappelé le secrétaire général de l’Organisation Angel Gurria (mexicain lui aussi), <em>« une nouvelle alliance stratégique».</em></p>
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		<title>Le Mexique replonge dans les filets du PRI</title>
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		<pubDate>Sat, 07 Jul 2012 18:33:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Le candidat du PRI, Enrique Peña Nieto a été élu président le 1er juillet dernier, entérinant le retour au pouvoir du vieux parti hégémonique mexicain. Malgré les promesses de renouveau, la voie prise par le pays est incertaine. D’autant que la gauche dénonce une fraude électorale massive et va contester légalement l’élection. Le PRI (parti révolutionnaire institutionnel), parti qui a]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le candidat du PRI, Enrique Peña Nieto a été élu président le 1er juillet dernier, entérinant le retour au pouvoir du vieux parti hégémonique mexicain. Malgré les promesses de renouveau, la voie prise par le pays est incertaine. D’autant que la gauche dénonce une fraude électorale massive et va contester légalement l’élection.<br />
</strong></p>
<p>Le PRI (parti révolutionnaire institutionnel), parti qui a dominé la vie politique du Mexique entre 1929 et 2000 _ ce que l’écrivain péruvien Mario Vargas Llosa avait appelé « la dictature parfaite » _ est donc de retour au palais présidentiel de Los Piños, après une parenthèse de douze ans. Symbole pour de nombreux Mexicains de clientélisme et de corruption, le PRI est en effet sorti vainqueur des urnes dimanche dernier, lors de ce scrutin majoritaire à un tour. Son candidat Enrique Peña Nieto a remporté un peu plus de 38 % des suffrages des 79 millions d’électeurs, devant le candidat de la gauche Andrés Manuel López Obrador, dit «AMLO», du Parti de la révolution démocratique (PRD) (31,6%), la candidate du parti de droite sortant (PAN) Josefina Vázquez Mota (25,4 %), et Gabriel Quadri (2,3 %), du Parti Nouvelle Alliance (Panal, droite).</p>
<p>La gauche a aussitôt contesté la légitimité de cette élection, dénonçant des achats de votes massifs, et exigé le recomptage. L&rsquo;Institut fédéral électoral (IFE) a décidé de le faire pour plus de la moitié des bulletins mais les résultats après ce recomptage partiel, rendus publics vendredi, n’ont quasiment pas modifié les résultats. Le contraire eût été étonnant : compte tenu de l’écart entre les deux premiers candidats, il était peu probable que ce nouveau décompte bouleverse la donne. Cela aurait pu l’être en 2006, quand l’écart entre Lopez Obrador, déjà candidat, et Felipe Calderon, le président sortant, n’était que de 0,56%. Mais la loi électorale d’alors ne prévoyait pas le recomptage des bulletins. Le candidat du PRD avait contesté le vote, poussant ses partisans à occuper le centre de Mexico pendant des semaines, mais le Tribunal fédéral électoral avait finalement validé cette élection entachée de doutes.</p>
<p>Le scrutin de 2012 souffre, lui aussi, de forts soupçons de fraudes malgré l’écart conséquent entre le vainqueur et son suivant. Les témoignages d’achats de vote sont nombreux (par exemple en échange d’une photo du bulletin prise au portable). Le scandale se concentre autour de la chaine de supermarchés Soriana, dont les clients auraient reçu des cartes-cadeaux prépayées de la part du PRI, en échange d’une photocopie de leur carte d&rsquo;électeur. Pratiques naturellement démenties par Soriana et par le PRI. <em>« On peut affirmer ce que l&rsquo;on veut, encore faut-il présenter des preuves</em> », a ainsi déclaré Enrique Peña Nieto au quotidien espagnol El Pais.</p>
<p><strong>Invalidation peu probable </strong></p>
<p>Et maintenant ? Les opposants à Enrique Peña Nieto continuent de manifester avec virulence, par dizaines de milliers dans les rues de Mexico mais aussi de Monterey ou de Guadalajara. Il y a de nombreux partisans du leader de la gauche, AMLO, mais aussi beaucoup de jeunes du mouvement <em>&laquo;&nbsp;&nbsp;&raquo;</em><em>Yo soy 132&Prime;</em> (&laquo;&nbsp;Je suis le 132<sup>e</sup>&laquo;&nbsp;) qui se dit apolitique. Ce mouvement étudiant est né le 11 mai quand le candidat du PRI en campagne s’est rendu à l&rsquo;université ibéro-américaine, où il s’est fait carrément virer de l’enceinte par un bon nombre d’étudiants en colère. Humilié, le PRI a aussitôt mis ce camouflet sur le compte d’agitateurs politiques étrangers à l’université. Cette thèse, relayée par les médias, a donc conduit 131 étudiants de l’université à assumer nommément l’opération sur Internet, déclenchant un mouvement de solidarité beaucoup plus large chez les jeunes, se revendiquant par milliers comme «le 132<sup>ème&nbsp;&raquo;</sup>  étudiant.</p>
<p>De son côté, la candidate du parti sortant, le PAN, a demandé à la commission électorale « <em>un examen détaillé des dépenses de campagne qui, à l&rsquo;évidence, ont dépassé les limites légales, ce qui était également associé à des achats de voix », </em>assurant<em> : </em> <em>« il y a eu clairement dans cette élection des iniquités qui ont eu un effet décisif sur les résultats du vote ». </em>En cause également, le parti pris de grands média en faveur du candidat du PRI, à commencer par le tout puissant groupe audiovisuel «Televisa ». Les frais de campagne de Peña Nieto frôleraient, selon plusieurs estimations, les 50 millions de dollars, soit plus du double du montant légalement autorisé. Felipe Calderon lui-même, qui avait d’abord reconnu la victoire du PRI, a fini par évoquer vendredi <em>« les accusations portant sur l&rsquo;usage de ressources indues générant une inégalité »,</em> déclarant : «<em>si cela n&rsquo;est pas traité de manière adéquate, il y aura des raisons pour ne pas accepter ou au moins de protester »</em>. Le résultat de l’élection doit être officiellement proclamé le 6 septembre, par le Tribunal fédéral électoral. A priori, l’hypothèse de telle irrégularités pourrait le conduire à invalider le scrutin, comme va le demander en justice le PRD. Mais la plupart des analystes n’y croient pas _ il faudrait notamment prouver que les achats de vote portent sur 25% des urnes du pays et qu’ils sont la cause de la victoire de Peña Nieto_ et parient seulement sur la poursuite de l’agitation jusqu’au 6 septembre.</p>
<p>Il est donc fort probable qu’Enrique Peña Nieto _ fringuant playboy de 45 ans, mais ex-gouverneur aguerri de l’Etat de Mexico entre 2005 et 2011_ devienne, le 1<sup>er</sup> décembre prochain, le prochain président du Mexique. Durant toute la campagne, lui et son équipe n’ont cessé d’affirmer que le PRI avait changé et rompu avec ses méthodes douteuses. <em>«Les Mexicains ont donné une seconde chance à notre parti. Nous sommes une nouvelle génération (&#8230;) Je serai un président démocrate. Il n&rsquo;y a pas de retour au passé», </em>a-t-il déclaré le soir de son élection, promettant la transparence. Ses opposants dénoncent néanmoins ses liens étroits avec le monde des affaires et celui des médias _ son récent mariage avec une vedette de télénovelas n’arrange rien_ et la vacuité de son discours pendant toute la campagne. Pour certains, il n’est qu’une marionnette aux mains d’un vieux parti toujours très puissant dans le pays profond. D’autres, soulignant sa proximité avec l&rsquo;ex-président priiste Carlos Salinas, le voient comme un pur produit du PRI et non comme le fruit d’un parti rénové et démocrate . <em>«Il n&rsquo;y a pas de nouveau PRI»,</em> a déclaré à l’AFP un membre de la Commission mexicaine de défense et promotion des droits de l&rsquo;homme, Daniel Joloy, qui rappelle à titre d’exemple que Peña Nieto a violemment réprimé dans le sang, en 2006, des manifestations dans la ville d&rsquo;Atenco.</p>
<p>L’incertitude sur l’avenir est d’autant plus grande qu’on ne connait pas encore les résultats des législatives qui se sont également tenues dimanche, renouvelant les 500 députés et les 128 sénateurs. Que le PRI obtienne ou non la majorité au Congrès peut changer la donne de façon radicale dans la conduite future du pays. Car jusqu’à présent, les promesses électorales de son champion, plutôt centristes, sont restées assez floues.</p>
<p>A court terme, on peut tirer deux premières leçons de ce scrutin : il illustre d’abord l’échec cinglant du parti libéral PAN qui, au pouvoir depuis 2000, d’abord avec Vicente Fox puis avec Felipe Calderon, n’a pas su imposer ses réformes faute de majorité au Congrès certes, mais aussi faute de savoir nouer des alliances. Il a surtout échoué dans ce qui fut le grand combat de Calderon : enrayer la main-mise sur le pays des cartels de la drogue. L’insécurité actuelle dans le pays est effrayante avec plus quelque 60.000 morts violentes depuis 2006, année du début de la « guerre » du président sortant contre les narcotrafiquants, et ces derniers sont toujours là. L’autre enseignement _ en supposant que la fraude n&rsquo;a pas pesé assez lourd pour inverser les résultats _ c’est sans doute l’erreur politique d’AMLO en 2006, qui a raté d’un cheveu une élection qui lui a peut-être été réellement volée, mais qui a alors choisi la réaction la plus radicale, cherchant à paralyser le pays pendant des mois et faisant montre finalement de peu de maturité politique, au lieu de préparer sérieusement sa revanche, fort du crédit généré par son score. Il s&rsquo;est ainsi aliéné bon nombre de ses sympathisants modérés. Certes, il est revenu en 2012 apaisé et plus légaliste mais le mal était fait .</p>
<p>Le Mexique est donc peut-être reparti pour 6 ans avec ses institutions fragiles et son système politique bancal. De quoi désespérer bon nombre de citoyens, à commencer par la jeunesse, mais sans doute pas les investisseurs, confortés par la résistance actuelle de l’économie mexicaine et par l’élection d’un président plutôt «business friendly », bien différent sans doute de ce qu’aurait pu être, à leur égard, AMLO président.</p>
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		<title>Coup d’envoi de la campagne électorale mexicaine</title>
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		<pubDate>Wed, 04 Apr 2012 13:06:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Le PRI, parti qui a dominé la vie politique du pays pendant 70 ans avant d’être éjecté du sommet de l’Etat en 2000, revient en force, alors qu’on le croyait usé et décrédibilisé. Son candidat à l&#8217;élection présidentielle du 1er juillet, Enrique Peña Nieto, est le favori des sondages, loin devant le parti de droite de l&#8217;actuel président Felipe Calderon,]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le PRI, parti qui a dominé la vie politique du pays pendant 70 ans avant d’être éjecté du sommet de l’Etat en 2000, revient en force, alors qu’on le croyait usé et décrédibilisé. Son candidat à l&rsquo;élection présidentielle du 1er juillet, Enrique Peña Nieto, est le favori des sondages, loin devant le parti de droite de l&rsquo;actuel président Felipe Calderon, et l&rsquo;opposition de gauche.</strong></p>
<p>La campagne électorale a officiellement commencé le 30 mars au Mexique, pour une durée de trois mois avant les élections générales (1) du 1er juillet. Selon la Constitution mexicaine, le président sortant Felipe Calderon, membre du parti de droite PAN (Partido Accion Nacional) ne peut se représenter pour un second mandat. Mais son bilan calamiteux pèse évidemment sur la campagne de la candidate de son parti, Josefina Vazquez Mota. Le mandat de Calderon aura en effet été essentiellement marqué par la guerre totale qu’il a engagée dès son arrivée au pouvoir en 2006 contre les cartels de la drogue, dans un déchaînement de violence qui n’a pas atteint son objectif _ triompher des narcotrafiquants_ mais a fait déjà plus de 50.000 morts. Une politique jusqu’au boutiste très controversée qui va dominer les débats de la campagne.</p>
<p>Selon le dernier sondage publié par le quotidien Reforma, Josefina Vazquez Mota, 51 ans, plafonne autour de 32% des intentions de vote, alors que le candidat du PRI (Parti révolutionnaire institutionnel, type social démocrate), Enrique Peña Nieto, caracole en tête à 45% et que le leader de l’opposition de gauche, Andres Manuel Lopez Obrador, 59 ans, ne récolte que 22%. Un sondage à prendre certes avec prudence puisque 27% des quelque 77 millions d&rsquo;électeurs se déclarent indécis. Mais l’avance de Peña Nieto, un sémillant avocat de 45 ans, ancien gouverneur de l’Etat de Mexico, ne se dément pas, sondage après sondage, montrant que le PRI, chassé de la présidence en 2000 après 71 ans de règne sur la vie politique mexicaine, pourrait bien reprendre le pouvoir.</p>
<p>Même si la plupart des Mexicains estiment que l’offensive militaire du PAN contre le narcotrafic est un échec et a aggravé lourdement l’insécurité dans tout le pays, les partis rivaux auront du mal à proposer une alternative. Le vice-président démocrate américain Joe Biden a d’ailleurs rencontré début mars les trois candidats mexicains, et a affirmé à l’issue de ces entrevues qu’ils s&rsquo;étaient engagés à poursuivre la lutte contre les cartels. Les Etats-Unis, premiers destinataires de la drogue mexicaine, avaient d’ailleurs soutenu la politique dure de Calderon. Lopez Obrador a néanmoins annoncé sa volonté, s&rsquo;il est élu, de retirer progressivement à l&rsquo;armée ce rôle de sécurité intérieure pour la confier à une police nationale rénovée.</p>
<p>Que le PRI, parti longtemps hégémonique, souvent assimilé à une classe politique corrompue et clientéliste, fasse la course en tête, est a priori surprenant. D’autant que son candidat est davantage considéré comme un produit marketing (présentant bien mais embarrassé dès qu’il doit sortir des discours préparés), que comme un homme de conviction. Mais ses deux rivaux n&rsquo;ont pas encore réussi à inverser la tendance. Certes Josefina Vazquez Mota n’est pas la candidate de Felipe Calderon (qui lui préférait Ernesto Cordero , ex ministre des Finances ). A priori, ce serait plutôt un bon point mais elle a le tort d’avoir été ministre (du Développement social puis de l’Education) dans les deux gouvernements PAN depuis 2000, celui de Vicente Fox puis celui de Calderon qui ont, selon une bonne partie de l’opinion, échoué à lutter contre la corruption et l’impunité mais aussi à mener les réformes nécessaires. En outre, divers scandales ont éclaboussé des leaders du PAN , rappelant aux Mexicains les pires pratiques du PRI .</p>
<p><strong>Où sont passés les électeurs de Lopez Obrador ?</strong></p>
<p>Quant à Lopez Obrador, candidat malheureux en 2006 , il a de nouveau été désigné par son parti, le PRD, et les autres partis de gauche comme le meilleur candidat mais bizarrement il ne décolle pas de la troisième place. En 2006, les résultats entre lui et Calderon ont été si serrés _ 0,58% d’écart après recompte des voix ! _ qu’il les a déclarés truqués, occupant pendant deux mois avec ses partisans la place Zocalo et l’avenue Reforma de Mexico. Un comportement extrême qui a pu détourner de lui un certain nombre de Mexicains modérés, pourtant séduits par ses idées et son intégrité. Certes, il se montre aujourd’hui nettement moins radical, promettant aux entreprises la stabilité fiscale et le respect des contrats privés dans le pétrole. Mais depuis 6 ans, il n’a cessé de sillonner le pays , faisant campagne et cultivant ses réseaux, au risque peut-être d’une certaine lassitude aujourd’hui.</p>
<p><strong>Faiblesse des institutions </strong></p>
<p>Le professeur de l’UNAM (Universidad Nacional Autonoma de Mexico ) Marcela Bravo Ahuja, qui s’exprimait récemment à Paris devant l’Association France Amériques (2), relativise l’avance du PRI. <em>« Ce n’est que le produit de sondages pas toujours très fiables »,</em> affirme-t-elle. Mais le PRI garde selon elle une base redoutable : <em>«depuis 2000, il s’est balkanisé. Mais il reste très présent au niveau régional [</em>il gouverne 20 des 32 états<em> ], d’où il tire une bonne partie de sa force » . </em>C’est aussi un problème car les nombreux députés et gouverneurs PRI qui font la loi chez eux, supportent mal la discipline du parti et notamment la désignation autoritaire d’un candidat à la présidentielle. <em>«Le parti, </em>ajoute Marcela Bravo Ahuja<em>, souffre d’une grande instabilité de son électorat, mais aussi de ses propres troupes ». </em></p>
<p>Pourtant, une victoire du PRI pourrait paradoxalement renforcer la démocratie mexicaine, estime-t-elle<em>. « Le Mexique a certes beaucoup changé en 30 ans. Mais pour aller au-delà, il faut rendre l’Etat plus fort et plus efficace, créer une relation plus nette entre l’Etat et les partis de gouvernement » . </em>Car les institutions mexicaines restent fragiles et le système politique<em> « par essence ingouvernable » </em>doit être modifié<em>. </em>Des réformes majeures, qu’elles portent sur la fiscalité, le droit du travail ou l’énergie, sont bloquées par le Parlement. Pour espérer passer une loi, le pouvoir doit certes y avoir la majorité mais même alors, ce n’est pas gagné tant les alliances sont mouvantes et peu claires. Or, à ce petit jeu subtil, le PRI, très puissant au Parlement, a toujours excellé. L’hypothèse optimiste serait donc qu’en tenant la présidence et le Parlement, le PRI pourrait enfin remettre la machine en marche. A condition qu’il soit guéri de ses vieilles méthodes combinardes, ce qui reste à prouver.</p>
<p><em> </em><strong>Anne Denis</strong></p>
<p>(<em>1) Le premier juillet auront lieu l’élection présidentielle (scrutin majoritaire uninominal à un tour), les élections législatives (pour renouveler les 128 sièges du Sénat et les 500 sièges de la Chambre des députés), et celles du maire de Mexico et des gouverneurs d&rsquo;une dizaine d&rsquo;Etats.</em></p>
<p><em>(2) Dans le cadre d’une table ronde organisée par la Chaire des Amériques de Paris 1 Panthéon-Sorbonne.</em></p>
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