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	<title>Latina Eco &#187; Politique</title>
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	<description>L&#039;info éco d&#039;Ushuaïa à San Diego</description>
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		<title>Amérique latine : beaucoup de lois, et bien peu d’État de droit</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Apr 2018 23:00:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Le politologue Gaspard Estrada analyse la politisation croissante de la justice dans de nombreux pays latino-américains, dans le cadre de la lutte anticorruption qui, en 4 ans, a fait déjà fait tomber de nombreux dirigeants politiques, et même des chefs d&#8217;Etat dont l&#8217;ancien président brésilien Lula, incarcéré ces jours-ci.  &#160; Par   Gaspard Estrada, Sciences Po – USPC À la suite de]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le politologue Gaspard Estrada analyse la politisation croissante de la justice dans de nombreux pays latino-américains, dans le cadre de la lutte anticorruption qui, en 4 ans, a fait déjà fait tomber de nombreux dirigeants politiques, et même des chefs d&rsquo;Etat dont l&rsquo;ancien président brésilien Lula, incarcéré ces jours-ci. </strong><span id="more-1770"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Par   <a style="font-size: 0.95em;" href="https://theconversation.com/profiles/gaspard-estrada-246776">Gaspard Estrada</a><span style="color: #111111; font-size: 0.95em;">, </span><em style="color: #111111; font-size: 0.95em;"><a href="http://theconversation.com/institutions/sciences-po-uspc-2196">Sciences Po – USPC</a></em></p>
<p>À la suite de l’irruption du <a href="http://www.france24.com/fr/20171221-odebrecht-scandale-amerique-latine-bresil-corruption-justice">scandale Odebrecht</a> au Brésil, il y a quatre ans, la lutte contre la corruption a pris une place centrale dans le débat public latino-américain. Depuis lors, de nombreux dirigeants politiques et économiques ont été poursuivis et, il y a quelques jours, le président du Pérou, <a href="http://www.rfi.fr/ameriques/20180322-une-demission-surprise-president-peruvien-pedro-pablo-kuczynski">Pedro Pablo Kuczynski</a>, a même dû démissionner de son poste.</p>
<p>Au Brésil, la Cour suprême vient de refuser l’attribution d’un <em>Habeas Corpus</em> à l’ancien Président Lula, accusé de corruption, qui lui aurait permis de rester en liberté d’ici la fin le jugement des recours déposés par ses avocats auprès du Tribunal suprême de Justice (TSJ) et ainsi de faire campagne pour la prochaine élection présidentielle.</p>
<p>Dans le contexte de l’affaiblissement des pouvoirs exécutif et législatif, qui font face à une vraie crise de crédibilité aujourd’hui, le pouvoir judiciaire occupe désormais une position centrale, devenant un véritable facteur de puissance dans certains pays.</p>
<h4>Des juges en croisade morale et politique</h4>
<p>Au Brésil, où ces poursuites ont débuté, certains membres de la justice locale, par exemple <a href="http://www.americasquarterly.org/corruption">Deltan Dallagnol ou Sergio Moro</a>, sont devenus de véritables acteurs politiques, dont le pouvoir et l’influence dépassent largement leur rôle en tant que magistrats et juges de première instance.</p>
<p>Cependant, en transformant cette action judiciaire en une croisade morale et politique, <a href="https://www.conjur.com.br/2016-mar-22/decisao-moro-grampos-lula-foi-inconstitucional-teori">y compris en utilisant des ressources illégales</a>, ils ont contribué à entamer le consensus qui aurait pu exister autour de cet agenda : selon un sondage récent, <a href="https://www.ipsos.com/sites/default/files/ct/news/documents/2018-03/barometropoliticoestadaoipsos_fevereiro2018.pdf">51 % des Brésiliens désapprouvent désormais l’action de Sergio Moro</a>. Pour beaucoup, les juges sont devenus… juges et partie.</p>
<h4>« Aux amis, la justice et la grâce ; aux ennemis, la loi »</h4>
<p>En Amérique latine, l’usage politique de la justice et la judiciarisation de la politique ne sont pas une nouveauté, contribuant à ancrer l’idée d’une forme de partialité. Dès le XIX<sup>e</sup> siècle résonnait cette sentence : <a href="https://elpais.com/internacional/2015/01/30/actualidad/1422578976_375411.html">« Aux amis, la justice et la grâce ; aux ennemis, la loi »</a>) Cette phrase, attribuée au Président mexicain <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Benito_Ju%C3%A1rez">Benito Juárez</a>, continue d’être d’actualité.</p>
<p>Au Mexique, le bureau du procureur général – vacant depuis des mois – s’est montré réfractaire à l’idée d’enquêter sur les politiciens proches du gouvernement impliqués dans des malversations liées à l’affaire Odebrecht, <a href="https://www.justice.gov/opa/press-release/file/919916/download">et révélées par le ministère de la Justice des États-Unis</a>. Cette institution semble davantage intéressée à mobiliser l’opinion publique sur les crimes présumés de l’un des candidats de l’opposition, Ricardo Anaya, en divulguant des vidéos sans preuve mais à effet médiatique et politique garanti.</p>
<p>Si, aujourd’hui, Ricardo Anaya est la cible de cet activisme judiciaire, l’un de ses principaux conseillers, Santiago Creel, a paradoxalement été l’artisan de poursuites judiciaires lancées, il y a treize ans, contre l’ancien maire de Mexico, Andres Manuel Lopez Obrador, afin de l’empêcher d’être candidat à la présidence.</p>
<p>Au Pérou, la révélation des vidéos qui ont précipité la chute de Pedro Pablo Kuczynski ne fut pas le résultat d’une enquête judiciaire indépendante, mais le fruit d’un conflit politique entre les enfants de l’ancien dictateur Alberto Fujimori, qui tentent de contrôler le Congrès, et par cette voie, de contrôler le pays, face à un exécutif fragile et inopérant.</p>
<figure><iframe src="https://www.youtube.com/embed/1PIHJadHOHw?wmode=transparent&amp;start=0" height="260" width="440" allowfullscreen="" frameborder="0"></iframe></figure>
<p>Le cas de l’Équateur est similaire : l’enquête pour corruption contre l’ancien vice-président Jorge Glas s’est subitement accélérée au fur et à mesure que la rupture politique entre le président Lenin Moreno et son prédécesseur, Rafael Correa, s’approfondissait.</p>
<h4>Lula face à la persécution judiciaire</h4>
<p>Le Brésil est sans doute le meilleur exemple de ce <a href="http://www.stf.jus.br/arquivo/cms/noticiaNoticiaStf/anexo/ms34070.pdf">« détournement de finalité »</a>, pour paraphraser Gilmar Mendes, un des magistrats les plus controversés de la Cour suprême de ce pays. Pour une grande partie de l’opinion publique, Dilma Rousseff a été destituée pour corruption. Dans les faits, elle a été accusée d’avoir effectué une manœuvre comptable permettant une réduction temporaire des déficits publics, procédure qui a été utilisée par d’autres présidents sans conséquences légales.</p>
<p>Bien que le magistrat lui-même ait conclu que Dilma Rousseff <a href="http://estaticog1.globo.com/2016/07/14/Arquivamento_Pedalada_Final.pdf">n’avait pas commis de crime</a>, on ne peut pas en dire autant de son remplaçant, Michel Temer. Ce dernier a réussi à esquiver deux demandes de destitution en achetant le soutien politique des parlementaires, sous les yeux de l’opinion publique. Celle-ci a pu <a href="https://www.youtube.com/watch?v=BP-ChmVX_Xk">entendre Temer demander à un puissant entrepreneur</a> que son ancien allié au Congrès, Eduardo Cunha, continue à recevoir un pot de vin en échange de son silence.</p>
<h4>En attendant les réformes…</h4>
<p>Cela fut également été le cas de l’ancien candidat à la présidentielle Aécio Neves, l’un des instigateurs de la destitution de la présidente au nom de <a href="http://psdb-mg.org.br/noticias/artigo-de-aecio-neves-pelo-resgate-da-etica-e-da-boa-gestao/">« l’éthique »</a>, qui a reçu par des intermédiaires deux millions de Reals en espèces du même entrepreneur. Alors que Neves a été démis de son poste de sénateur, les juges chargés de l’enquête <a href="http://www1.folha.uol.com.br/poder/2017/12/1947097-tribunal-julga-caso-de-lula-com-a-rapidez-de-acoes-mais-simples.shtml">n’ont pas montré le même empressement</a> que Sergio Moro et les juges de la Cour régionale de Porto Alegre lorsqu’ils ont jugé et condamné Lula, malgré des preuves beaucoup plus solides que dans le cas de l’ancien président.</p>
<p>« La loi est la même pour tous », s’exclament les mouvements politiques qui soutiennent Sergio Moro. Cela devrait également être le cas pour Lula, qui a fait l’objet d’une véritable persécution <a href="https://www.nytimes.com/2018/01/23/opinion/brazil-lula-democracy-corruption.html">judiciaire</a>, <a href="http://www.manchetometro.com.br/">médiatique</a> et <a href="https://www.nytimes.com/reuters/2018/03/27/world/americas/27reuters-brazil-politics-lula.html">politique</a> depuis quatre ans.</p>
<p><a href="http://lemonde.fr/ameriques/article/2017/03/26/affaire-petrobras-retour-sur-les-trois-annees-qui-ont-marque-le-bresil_5100932_3222.html">L’opération « Lava Jato »</a> et ses multiples ramifications en Amérique latine ont mis en évidence la promiscuité entre l’argent et la politique. Cependant, rien ou si peu n’a véritablement changé depuis. Il n’y a eu de reforme politique ni au Brésil, ni au Pérou, ni au Mexique, en mesure de transformer de façon structurelle le mode de financement des campagnes électorales.</p>
<figure><iframe src="https://www.youtube.com/embed/eYq1JGprVkk?wmode=transparent&amp;start=0" height="260" width="440" allowfullscreen="" frameborder="0"></iframe></figure>
<p>Pour y parvenir, il aurait fallu que les acteurs ayant un poids politique ou économique se mobilisent. Mais sachant qu’ils ont été les principaux bénéficiaires de ce système, il est difficile de penser qu’ils aient forcément envie que les choses changent. Sergio Moro a lui-même déclaré : <a href="https://oglobo.globo.com/brasil/moro-ve-fim-da-lava-jato-em-curitiba-relembre-todas-as-fases-da-operacao-21901157">« L’opération Lava Jato est peut-être en train de prendre fin »</a></p>
<p><img alt="The Conversation" src="https://counter.theconversation.com/content/94449/count.gif?distributor=republish-lightbox-basic" width="1" height="1" />Si tel était le cas, et si aucune réforme politique n’est prise, l’Amérique latine continuera d’être une région du monde dotée de nombreuses lois mais avec peu d’État de droit.</p>
<p><span><a href="https://theconversation.com/profiles/gaspard-estrada-246776">Gaspard Estrada</a>, Directeur exécutif de l’Observatoire politique de l’Amérique latine et des Caraïbes (OPALC), <em><a href="http://theconversation.com/institutions/sciences-po-uspc-2196">Sciences Po – USPC</a></em></span></p>
<p>La <a href="https://theconversation.com/amerique-latine-beaucoup-de-lois-et-bien-peu-detat-de-droit-94449">version originale</a> de cet article a été publiée sur <a href="http://theconversation.com">The Conversation</a>.</p>
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		<item>
		<title>Déçue par sa classe politique, l&#8217;Amérique latine se jette dans les bras des extrêmes</title>
		<link>https://www.latina-eco.com/decue-par-sa-classe-politique-lamerique-latine-se-jette-dans-les-bras-des-extremes/</link>
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		<pubDate>Wed, 21 Feb 2018 22:44:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Amérique latine]]></category>
		<category><![CDATA[Corruption]]></category>
		<category><![CDATA[Elections]]></category>
		<category><![CDATA[Populisme]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; La dizaine d&#8217;élections prévues en 2018 pourrait faire émerger des candidats issus des extrêmes, souvent de la droite conservatrice (mais pas toujours), propulsés par le rejet croissant de la corruption qui mine le sous-continent. Cet article a déjà été publié le 10 février 2018 sur le site Slate.fr &#160;   En 2018 et 2019, la quasi totalité des électeurs latino-américains]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><strong style="font-size: 0.95em;">La dizaine d&rsquo;élections prévues en 2018 pourrait faire émerger des candidats issus des extrêmes, souvent de la droite conservatrice (mais pas toujours), propulsés par le rejet croissant de la corruption qui mine le sous-continent.</strong></p>
<p><span style="color: #993300;"><strong><strong><em>Cet article a déjà été publié le 10 février 2018 sur le site Slate.fr</em></strong> </strong></span><span id="more-1673"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-size: 0.95em;"> </span></p>
<p>En 2018 et 2019, la quasi totalité des électeurs latino-américains se rendra aux urnes. Le coup d’envoi a été donné début février avec le premier tour de la présidentielle au Costa Rica et un référendum en Equateur. Suivront, rien que cette année, une série d’élections législatives ou locales et cinq élections présidentielles au Paraguay (22 avril), au Venezuela (d’ici la fin avril), en Colombie (27 mai), au Mexique (1er juillet) et au Brésil (7 octobre). Signalons aussi –même s’il ne s’agit pas d’une élection démocratique– le <a href="https://www.lesechos.fr/monde/ameriques/030920612461-le-long-processus-electoral-de-cuba-pour-remplacer-raul-castro-2132751.php" target="_blank">départ de Raul Castro</a> de la présidence cubaine et la désignation de son successeur en avril (probablement l’actuel numéro deux du gouvernement Miguel Diaz-Canel), qui tournera la page de l’ère Castro.</p>
<p>La région n’avait pas connu une telle intensité électorale depuis le précédent cycle des années 2005 et 2006, celui du grand virage à gauche initié dès 2003 au Brésil avec l’élection de l’ancien métallo Lula et de Nestor Kirchner en Argentine, puis l’avènement de pouvoirs de gauche modérés au Chili, au Pérou ou au Costa Rica, ou plus radicaux en Bolivie, en Equateur ou au Nicaragua, ces derniers dans la foulée de la «révolution bolivarienne» du charismatique président vénézuélien Hugo Chavez.</p>
<div id="inreadbis"></div>
<p>Aujourd’hui, on s’attend à un retour de balancier. L’Argentine a déjà mis fin, en décembre 2015, à douze ans de kirchnérisme en portant au pouvoir Mauricio Macri, un libéral assumé conforté par les législatives d’octobre dernier. Au Chili, l’homme d’affaires conservateur Sebastian Piñera (déjà président de 2010 à 2014) <a href="http://abonnes.lemonde.fr/ameriques/article/2017/12/17/presidentielle-au-chili-le-conservateur-sebastian-pinera-l-emporte_5231134_3222.html" target="_blank">a été élu en novembre dernier</a>, pour succéder à la socialiste Michèle Bachelet dont il compte bien effacer les réformes sociales et sociétales (début de gratuité de l&rsquo;éducation, mariage gay, dépénalisation partielle de l’avortement…). Au Brésil, depuis la destitution de la présidente de gauche Dilma Rousseff en août 2016, son successeur par interim Michel Temer mène une politique nettement droitière.</p>
<p><img alt="" src="http://www.slate.fr/sites/default/files/000_XT8LP.jpg" /></p>
<p>Dilma Rousseff et Lula da Silva lors d&rsquo;un meeting pour lancer la candidature de l&rsquo;ex-président à la présidentielle brésilienne d&rsquo;octobre, le 25 janvier 2018. | Nelson Almeida/AFP</p>
<h3>Incertitude, fragmentation et polarisation</h3>
<p>La poursuite de ce coup de barre à droite s’expliquerait logiquement par la lassitude, le besoin d’alternance et surtout la crise que vit la région depuis l&rsquo;effondrement en 2014 des cours des matières premières. Mais ce qui caractérise d&rsquo;abord le cycle qui s’annonce, c’est l’imprévisibilité. Trois pays vivent des situations totalement inédites, voire surréalistes comme le Brésil, dont l’ancien président Lula a vu récemment sa condamnation confirmée en appel et alourdie à douze ans de prison, mais qui continue de surfer en tête de tous les sondages, avec <a href="http://datafolha.folha.uol.com.br/eleicoes/2018/presidente/indice-1.shtml" target="_blank">34 à 37% d’intentions de vote selon les scénarios.</a> Malgré les recours qui lui restent, la probabilité qu’il aille en prison avant la présidentielle d’octobre est forte, d’autant que la justice est clairement décidée à tout faire en ce sens.</p>
<p>Le cas du Venezuela est encore plus complexe en raison du chaos dans lequel se trouve le pays, en défaut partiel, confronté à une inflation à quatre chiffres, à <a href="https://www.slate.fr/grand-format/venezuela-caracas-debrouille-153879" target="_blank">des pénuries intenables</a>, à un climat toujours proche de la guerre civile, à des sanctions internationales et à un exil massif des Vénézuéliens. Initialement prévue en décembre &#8230;. <span style="color: #993300;"><em><strong>              <a href="http://www.slate.fr/story/157390/decue-par-sa-classe-politique-lamerique-latine-se-jette-dans-les-bras-des-extremes" target="_blank"> <span style="color: #800080;">  </span></a></strong></em></span><em><strong><a href="http://www.slate.fr/story/157390/decue-par-sa-classe-politique-lamerique-latine-se-jette-dans-les-bras-des-extremes" target="_blank"><span style="color: #800080;">  </span></a></strong></em></p>
<p><em>[Il vous reste 82% de l'article à lire] </em></p>
<h4><em>                                                              </em><em><strong>Pour lire la suite, <a href="http://www.slate.fr/story/157390/decue-par-sa-classe-politique-lamerique-latine-se-jette-dans-les-bras-des-extremes" target="_blank">aller sur Slate.fr</a></strong></em><a href="http://www.slate.fr/story/157390/decue-par-sa-classe-politique-lamerique-latine-se-jette-dans-les-bras-des-extremes" target="_blank"> </a></h4>
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		</item>
		<item>
		<title>L’importance des BRICS ne se dément pas</title>
		<link>https://www.latina-eco.com/limportance-des-brics-ne-se-dement-pas/</link>
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		<pubDate>Fri, 21 Oct 2016 09:37:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour beaucoup d&#8217;observateurs, la formation des BRICS _ groupe des puissances émergentes brésilienne, russe, indienne, chinoise et sud africaine_ reste artificielle et la crise actuelle la voue à l&#8217;extinction. Olivier Della Costa Stuenkel, de la prestigieuse Fondation Getulio Vargas de São Paulo, pense le contraire. &#160; Par Olivier Della Costa Stuenkel, Assistant Professor of International Relations, Fundação Getúlio Vargas Cet]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pour beaucoup d&rsquo;observateurs, la formation des BRICS _ groupe des puissances émergentes brésilienne, russe, indienne, chinoise et sud africaine_ reste artificielle et la crise actuelle la voue à l&rsquo;extinction. Olivier Della Costa Stuenkel, de la prestigieuse Fondation Getulio Vargas de São Paulo, pense le contraire.</strong><span id="more-1450"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong style="font-size: 0.95em;"><span style="color: #993300;">Par Olivier Della Costa Stuenkel, Assistant Professor of International Relations, <span><a href="https://theconversation.com/institutions/fundacao-getulio-vargas-2100">Fundação Getúlio Vargas</a></span></span></strong></p>
<p><strong>Cet article a initialement été publié dans <a href="https://theconversation.com/fr" target="_blank">The Conversation</a> .</strong></p>
<p>Depuis des années, les médias occidentaux qualifient la coalition des BRICS – le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud – d’<a href="https://www.ft.com/content/352e96e8-15f2-11e1-a691-00144feabdc0">aberration, voire de menace</a>. Lorsque le Brésil et la Russie sont entrés en récession et, plus récemment, quand la croissance chinoise a ralenti, les <a href="https://www.washingtonpost.com/posteverything/wp/2015/11/10/the-rise-and-fall-of-the-brics/?utm_term=.83192019f42b">observateurs américains</a> ont donc prédit la disparition rapide de cette initiative.</p>
<p>Ils se trompaient. Les 15 et 16 octobre à Goa (Inde), les chefs d’État et de gouvernement des pays concernés se sont réunis pour un <a href="http://brics2016.gov.in/content/innerpage/8th-summit.php">8ᵉ sommet</a> qui montre que cette coalition est non seulement toujours d’actualité, mais qu’elle est plus active que jamais.</p>
<h2>Vers une coopération renforcée</h2>
<p>Le groupe a commencé à institutionnaliser sa démarche, avec des réunions ministérielles régulières dans des domaines aussi divers que l’éducation, la santé ou la défense, des rencontres fréquentes entre les présidents des BRICS et les ministres d’autres pays, sans oublier la création d’une <a href="http://ndb.int/">banque du développement</a>, établie à Shanghai, et d’une <a href="http://brics.itamaraty.gov.br/media2/press-releases/220-treaty-for-the-establishment-of-a-brics-contingent-reserve-arrangement-fortaleza-july-15">réserve d’arrangement</a> assurant des liquidités aux autres membres de la coalition en cas de crise économique.</p>
<p>Certains observateurs avaient jugé que l’alternance politique au Brésil – où la <a href="https://www.theguardian.com/world/2016/aug/31/dilma-rousseff-impeached-president-brazilian-senate-michel-temer">procédure de destitution de Dilma Rousseff</a> a contraint le Parti des Travailleurs, membre de la coalition de centre-gauche, à céder le pouvoir au gouvernement centre-droit de Michel Temer – conduirait le pays à prendre ses distances avec les autres membres des BRICS. Mais Michel Temer, qui parle de la coalition des BRICS en <a href="http://www.bbc.com/portuguese/brasil-37667750">termes élogieux</a>, s’est rendu deux fois en Asie au cours des premiers mois de son mandat.</p>
<p>Les pays des BRICS ont mis de côté leurs différences pour définir une politique commune. Lors du sommet de Goa, ils ont entériné la création de leur propre <a href="http://indianexpress.com/article/india/india-news-india/brics-agree-to-set-up-credit-rating-agency-3086703/">agence de notation</a>, estimant que les agences existantes – Moody’s, Standard and Poor’s et Fitch – étaient biaisées vis-à-vis des sociétés occidentales.</p>
<h2>Pourquoi les BRICS ne sont pas près de disparaître</h2>
<p>L’avenir de la coalition des BRICS repose sur quatre éléments fondamentaux.</p>
<p>D’abord, et bien que la baisse de la croissance chinoise fasse actuellement les gros titres des journaux, l’ascendance des puissances émergentes, observable dans le monde entier, n’a rien de temporaire. Comme le <a href="https://www.project-syndicate.org/commentary/enduring-importance-of-brics-by-jim-o-neill-2016-10">soulignait</a> récemment Jim O’Neill, inventeur de l’acronyme BRIC en 2001 (avant que l’Afrique du Sud n’intègre la coalition en 2010) :</p>
<blockquote><p>« Il serait naïf de croire que l’importance des BRICS est exagérée. Les économies combinées des quatre membres originaux du BRIC correspondent à peu près aux prévisions que j’avais formulées il y a fort longtemps. »</p></blockquote>
<p>Deuxièmement, les membres de la coalition retirent des bénéfices importants de cette initiative, car elle permet aux décideurs de faire entendre leur voix. Ces pays, qui font face aux mêmes défis en matière d’urbanisme, de contre-terrorisme, de gestion des eaux, de coordination des politiques communes et d’enseignement supérieur, n’avaient jusqu’alors que peu de moyens de communiquer entre eux.</p>
<figure><img alt="" src="https://62e528761d0685343e1c-f3d1b99a743ffa4142d9d7f1978d9686.ssl.cf2.rackcdn.com/files/142560/width754/image-20161020-8858-10n734x.jpg" /></p>
<figcaption>Les pays de la coalition ont décidé de se doter de leur propre agence de notation financière. Prakash Singh/AFP</figcaption>
</figure>
<p>Aujourd’hui, les experts peuvent se réunir régulièrement dans des <a href="http://www.postwesternworld.com/2016/09/04/brics-leader-hangzhou/88">groupes de travail</a>, et la Nouvelle Banque de développement aide à coordonner les discussions autour des <a href="http://www.postwesternworld.com/2015/07/25/grouping-launches-development/">méthodes économiques les plus efficaces</a>.</p>
<p>On peut aussi envisager la coalition comme une première étape dans l’intégration de pays autrefois très éloignés les uns des autres. Les membres des BRICS, qui coordonnaient rarement leurs actions dans les réunions multilatérales – comme celles des Nations unies ou du Fonds monétaire international –, se mettent aujourd’hui d’accord avant le vote des résolutions.</p>
<p>Au vu du peu de rapports qu’entretenaient par le passé le Brésil et l’Inde, par exemple, l’importance de cette coordination ne doit pas être sous-estimée.</p>
<h2>Des désaccords réels</h2>
<p>Troisièmement, la place prépondérante des Occidentaux dans les affaires internationales est si profondément ancrée dans les mentalités qu’on la trouve aujourd’hui presque naturelle. Ceci nous empêche d’évaluer de manière objective les conséquences de son déclin. À l’avenir, les puissances émergentes continueront à assumer davantage de responsabilités, sans demander l’avis de leurs collègues occidentaux.</p>
<p>Les <a href="https://www.brookings.edu/research/why-is-china-investing-in-africa-evidence-from-the-firm-level/">investissements chinois en Afrique</a> et en Amérique latine, la <a href="http://www.hindustantimes.com/world/pakistan-very-concerned-at-india-s-military-modernisation/story-JOrnmwTnk8B6CJ3vfrGhnJ.html">montée en puissance de l’armée indienne</a> et les tentatives avortées du Brésil pour <a href="http://www.nytimes.com/2010/05/17/world/middleeast/17iran.html?_r=0">négocier un accord nucléaire avec l’Iran</a> quand Luiz Inácio Lula da Silva était au pouvoir ne sont que quelques-uns des exemples de cette nouvelle réalité multipolaire.</p>
<p>L’influence grandissante des BRICS n’a rien à voir avec une quelconque tentative de renverser l’ordre établi. Au contraire, la Chine, l’Inde et les autres membres de la coalition sont résolument attachés aux institutions, et notamment aux Nations unies. Mais Beijing, Delhi et Brasília sont convaincus que ces institutions n’ont pas su s’adapter au nouveau contexte international, et qu’elles refusent d’accorder plus de latitude et de pouvoir aux pays émergents.</p>
<p>Ainsi, en dépit de promesses, réitérées depuis des années, visant à privilégier davantage le mérite dans le choix des dirigeants des institutions internationales, le président de la Banque mondiale est Américain, et le FMI est toujours dirigé par un(e) Européen(ne).</p>
<p>Les désaccords entre les membres des BRICS sont certes bien réels : le Brésil, l’Inde et l’Afrique du Sud sont des démocraties, alors que la Chine et la Russie sont des régimes autoritaires. Le Brésil et la Russie exportent des marchandises ; la Chine en importe. Le Brésil et l’Inde souhaitent devenir membres permanents du Conseil de sécurité, mais ils n’ont obtenu ni le soutien de la Chine, ni celui de la Russie.</p>
<h2>Des obstacles surmontables</h2>
<p>Néanmoins, il serait naïf de croire que ces différends empêchent toute coopération. Prenons le cas de l’Europe : même si les législateurs italiens s’opposent à la demande de l’Allemagne de devenir membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, les deux pays continuent de s’entendre sur différents domaines. La Turquie a par ailleurs joué un rôle de premier plan au sein de l’OTAN, bien que ce pays ne soit pas une démocratie.</p>
<figure><img alt="" src="https://62e528761d0685343e1c-f3d1b99a743ffa4142d9d7f1978d9686.ssl.cf2.rackcdn.com/files/142562/width754/image-20161020-8833-xxu7n3.jpg" /></p>
<figcaption>Les dirigeants des BRICS affichent leur harmonie jusque dans leurs tenues vestimentaires. Prakash Singh/AFP</figcaption>
</figure>
<p>Les tensions entre membres des BRICS pourraient même accroître l’importance des réunions annuelles, car elles permettent la résolution de problèmes persistants.</p>
<p>Comme le disait en privé un conseiller du gouvernement russe avant le sommet de Goa :</p>
<blockquote><p>« Même si les sommets des BRICS ne permettent d’arracher qu’une seule chose dans les dix prochaines années dans le domaine de la réduction du risque de conflits potentiels entre l’Inde et la Chine, nous aurons réussi. »</p></blockquote>
<p>Pour les délégués brésiliens et sud-africains, ces réunions sont aussi l’occasion rêvée de s’adresser directement aux principaux législateurs et bureaucrates russes, indiens et chinois – ce qui peut rapporter gros dans un contexte de montée en puissance du continent asiatique.</p>
<p>En conclusion, la coalition des BRICS ne disparaîtra pas de sitôt. Pour les puissances occidentales, la transition vers une véritable multipolarité – où les nations en développement s’entendront sur des mesures économiques, mais aussi militaires, mondiales, et où elles définiront leur propre calendrier d’action – ne se fera pas sans heurts.</p>
<p>Mais un monde dirigé par les BRICS pourrait finir par être plus démocratique que jamais. En introduisant un véritable dialogue et en diffusant les savoirs à une plus grande échelle, nous pourrons trouver des solutions plus inventives et efficaces pour résoudre les problèmes planétaires auxquels nous serons confrontés.</p>
<p><strong>Olivier Della Costa Stuenkel</strong></p>
<p><em>Traduit de l’anglais par Bamiyan Shiff pour <a href="http://www.fastforword.fr/en/">Fast for Word</a>.</em></p>
<div>
<p>&nbsp;</p>
<p>La version originale de cet article a été publiée en <a href="http://theconversation.com/why-the-brics-coalition-still-matters-67202">anglais</a>.</p>
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		<title>Où va le Mercosur ?</title>
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		<pubDate>Thu, 25 Aug 2016 15:59:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[La crise institutionnelle au Mercosur vire à l’impasse. L’Argentine, le Brésil et le Paraguay contestent l’accès du Venezuela à la présidence tournante de l’alliance commerciale. Une crise qui illustre aussi les changements politiques récents dans la région, selon le chercheur Mamadou Lamine Sarr. &#160; Par Mamadou Lamine Sarr, Candidat au doctorat en science politique et auxiliaire de recherche au Centre d’études inter]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La crise institutionnelle au Mercosur vire à l’impasse. L’Argentine, le Brésil et le Paraguay contestent l’accès du Venezuela à la présidence tournante de l’alliance commerciale. Une crise qui illustre aussi les changements politiques récents dans la région, selon le chercheur Mamadou Lamine Sarr.</strong><span id="more-1410"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #993300;"><strong>Par Mamadou Lamine Sarr, Candidat au doctorat en science politique et auxiliaire de recherche au <a href="http://www.cei.ulaval.ca/" target="_blank"><span style="color: #993300;">Centre d’études inter américaines </span></a>, à l’Université Laval à Québec </strong></span></p>
<p>En intégrant le Marché commun du Sud (Mercosur) en 2012, le Venezuela – qui traverse actuellement une importante crise politique et sociale – ne s’attendait certainement pas à être à l’origine d’une crise institutionnelle au sein de ce bloc régional. Depuis quelques mois, le Venezuela est la cible de vives critiques de la part de pays membres du Mercosur, à savoir l’Argentine, le Brésil et le Paraguay. Le dernier épisode en date est la contestation de ces trois pays concernant l’accès du Venezuela à la présidence tournante du Mercosur. Contrairement à l’Uruguay, les trois autres pays membres considèrent que le Venezuela ne remplit pas les conditions pour présider le bloc régional. Selon eux, le pays andin porte atteinte à la démocratie et aux droits de la personne, d’autant plus qu’il n’a pas encore signé de nombreuses normes pour être un membre de plein droit du Mercosur, et ce, malgré l’officialisation de son adhésion il y a quatre ans. La question est désormais de savoir si le Mercosur sortira indemne de cette crise institutionnelle.</p>
<p><strong>Un Bloc divisé</strong></p>
<p>Jamais un simple transfert de présidence du Mercosur n’a posé autant de tension entre les pays membres. Comme à chaque fin de semestre, la présidence tournante de l’organisation est attribuée par ordre alphabétique et c’est le Venezuela qui devait l’assurer à la suite de l’Uruguay. Le 29 juillet dernier, le gouvernement uruguayen a 2 publié un communiqué officiel dans lequel il mettait fin à sa présidence du bloc régional et il a souligné qu’il n’existe pas d’arguments juridiques pouvant empêcher le Venezuela de présider le Mercosur. Le Venezuela a immédiatement annoncé qu’il présiderait le bloc jusqu’à la fin de l’année, malgré le boycott de ce qu’il appelle « la Triple Alliance » des gouvernements argentin, brésilien et paraguayen. Les trois pays qui protestent depuis des semaines contre ce transfert ont renouvelé leur opposition et ils considèrent que la présidence du Mercosur est vacante. Selon eux, Caracas ne peut pas représenter l’organisation en raison des graves violations des droits de la personne dont serait responsable le gouvernement du président Nicolas Maduro. De plus, ils reprochent au Venezuela de ne pas encore avoir ratifié l’ensemble des traités nécessaires pour être un membre à part entière du Mercosur, comme le protocole d’Asunción sur la promotion et la protection des droits de l’homme. Pour le Paraguay, le transfert de la présidence tournante n’est pas automatique et doit faire l’objet d’un consensus entre les États membres. Par la voix de son ministre des Affaires étrangères, José Serra, le Brésil a proposé la formation d’un « conseil informel » qui gérerait le bloc jusqu’à la présidence de l’Argentine, qui doit débuter en janvier 2017. C’est donc sans consensus que le Venezuela risque de présider un Mercosur divisé pour les six prochains mois. Au-delà de la question démocratique qui divise les pays membres, la crise institutionnelle du Mercosur illustre également la nouvelle opposition au sein de la région entre les gouvernements de gauche et de droite.<br />
<strong><br />
Une crise politique et idéologique</strong></p>
<p>Lorsque le Venezuela adhéra au Mercosur en 2012, la gauche était au pouvoir dans tous les pays membres : Cristina Fernández de Kirchner en Argentine; Dilma Rousseff au Brésil; José Mujica en Uruguay et Hugo Chávez au Venezuela. Le Paraguay était quant à lui suspendu du Mercosur après la destitution par le Sénat du président Fernando Lugo, qui était également de gauche. Cette dimension idéologique ne peut être ignorée quand on sait que le Venezuela a profité de la suspension du Paraguay – dont le nouveau gouvernement s’opposait à son adhésion – pour se joindre au Mercosur, alors qu’il avait obtenu l’appui des autres pays membres, idéologiquement proches de Caracas. Quatre ans plus tard, la situation a changé et des gouvernements ayant des tendances plus conservatrices ont pris le pouvoir avec Mauricio Macri en Argentine, Horacio Cartes au Paraguay et Michel Temer au Brésil. Ce n’est donc pas un hasard si ces trois pays s’opposent à la présidence du Venezuela, contrairement au 3 gouvernement de gauche dirigé par Tabaré Vázquez en Uruguay. Somme toute, la fracture politique et idéologique constitue un facteur illustratif de la crise institutionnelle que traverse le Mercosur et cette opposition avec le Venezuela n’existerait vraisemblablement pas si la gauche était au pouvoir au Brésil et en Argentine.</p>
<p><strong>Le futur incertain du Mercosur</strong></p>
<p>Au vu des positions et des déclarations des différents États membres, l’issue de cette crise s’annonce incertaine. L’Argentine, le Brésil et le Paraguay avaient lancé un ultimatum jusqu’au 12 août dernier au Venezuela en brandissant la menace de la suspension. La situation n’a pas évolué et l’Uruguay a rejeté la dernière proposition brésilienne d’une présidence collégiale. Des réunions des coordinations nationales du bloc sont prévues au courant des prochaines semaines afin de trouver une solution à la question de la présidente tournante, mais l’opposition entre le gouvernement Maduro et ceux du groupe des trois – Argentine, Brésil et Paraguay – demeure vive malgré la proposition du Parlement du Mercosur (Parlasur) d’être le médiateur dans cette crise. Est-ce qu’un changement de régime au Venezuela suffirait à dissiper les tensions entre les États membres ? Assistera-t-on à une désintégration du Mercosur si la crise devait persister ? S’il est difficile de donner des réponses définitives à ces interrogations, la résolution (ou non) de cette crise donnera une indication sur la capacité et la volonté des dirigeants à dépasser leurs différends politiques et idéologiques pour consolider le Mercosur.</p>
<p><strong>Renforcer la coopération régionale</strong></p>
<p>L’Amérique du Sud traverse une récession dont la fin passe entre autres par le renforcement de la coopération économique et commerciale régionale. Par ailleurs, si la négociation de différentes ententes comme l’accord de libre-échange entre le Mercosur et l’Union européenne (UE) – négociations auxquelles ne participe pas le Venezuela, car elles ont été entamées avant l’adhésion du pays au bloc en 2012 — sont importants, les pays du Mercosur ne doivent pas perdre de vue que la consolidation de leurs échanges commerciaux constitue leur priorité et que cela ne peut se faire sans un minimum de consensus politique. Ce consensus sera également nécessaire dans le cadre du rapprochement avec l’autre communauté économique de 4 la région, l’Alliance du Pacifique, quand on sait que les deux organisations ont récemment émis leur volonté de coopérer davantage dans le domaine commercial.</p>
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		<title>Corruption : Le Chili et l&#8217;Uruguay se distinguent dans le classement de Transparency, le Brésil dégringole</title>
		<link>https://www.latina-eco.com/transparency/</link>
		<comments>https://www.latina-eco.com/transparency/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 27 Jan 2016 16:02:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Chili et Uruguay exceptés, la plupart des pays d&#8217;Amérique latine restent très vulnérables à la corruption, comme en atteste le rapport 2015 de Transparency International. Plombé par le scandale Petrobras, le Brésil est sérieusement rétrogradé. Quant au Venezuela, il fait partie des dix pays du monde les plus corrompus. Transparency International rendait public aujourd&#8217;hui, à Berlin, son rapport annuel sur]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Chili et Uruguay exceptés, la plupart des pays d&rsquo;Amérique latine restent très vulnérables à la corruption, comme en atteste le rapport 2015 de Transparency International. Plombé par le scandale Petrobras, le Brésil est sérieusement rétrogradé. Quant au Venezuela, il fait partie des dix pays du monde les plus corrompus.</strong></p>
<p><span id="more-1149"></span></p>
<p><span style="font-size: 0.95em; line-height: 1.6em;">Transparency International rendait public aujourd&rsquo;hui, à Berlin, son rapport annuel sur la corruption. Selon l&rsquo;ONG allemande, <em>&laquo;&nbsp;deux tiers des 168 pays évalués par l&rsquo;indice de perception (1) de la corruption 2015 obtiennent une note inférieure à 50&Prime;, </em>sur une échelle allant de 0 (perçu fortement corrompu) à 100 (perçu comme très peu corrompu). Sur la carte interactive ci-dessous, cliquer sur un pays pour voir son score (indice) et son rang :  </span></p>
<p><iframe src="http://media.transparency.org/maps/cpi2015-470.html" height="500" width="100%" frameborder="0"></iframe></p>
<p><span style="font-size: 0.95em; line-height: 1.6em;">Sans surprise, le Danemark conserve la première place (suivi de près par les autres pays nordiques) tandis que la Corée du Nord et la Somalie ferment la marche. En ce qui concerne l&rsquo;Amérique latine, le bilan reste très médiocre. Certes, le Chili conserve une bonne réputation et se situe au 23 ème rang, au même niveau que la France. L&rsquo;Uruguay fait même mieux, à la 21 ème place.</span></p>
<p><span style="font-size: 0.95em; line-height: 1.6em;"> En revanche, le  Brésil se fait remarquer dans cette édition 2015 en étant le pays enregistrant la plus forte baisse en un an. Le pays chute de 5 points (à 38) et de 7 places, relégué désormais au 76 ème rang (sur 168). En cause évidemment, les révélations concernant l&rsquo;énorme scandale de pots de vin autour de la compagnie pétrolière nationale Petrobras, qui éclabousse les plus grandes entreprises de BTP du pays et la majeure partie de la classe politique, à commencer par le Parti des Travailleurs, au pouvoir depuis 12 ans. Le scandale qui continue de se développer est à l&rsquo;origine d&rsquo;une profonde crise de régime dans le pays. La présidente Dilma Rousseff n&rsquo;est pas  _encore_ directement impliquée mais elle est soupçonnée d&rsquo;avoir, au moins, laissé faire. Elle est en outre sous le coup d&rsquo;une procédure de destitution (pour maquillage des comptes publics) qui n&rsquo;aboutira sans doute pas mais l&rsquo;affaiblit considérablement, d&rsquo;autant qu&rsquo;elle fait face depuis des mois à l&rsquo;effondrement de sa popularité et à des manifestations réclamant son départ. Cependant, malgré l&rsquo;ampleur de ce scandale, le fait que la police fédérale et la justice poursuivent sans faiblir et sans être entravés leur opération &laquo;&nbsp;Lava Jato&nbsp;&raquo; (karcher) est peut-être le signe d&rsquo;un virage important dans la vie de ce pays où la corruption est inhérente à la vie politique.</span></p>
<p>La performance du Guatemala, petit pays d&rsquo;Amérique centrale, est presque aussi mauvaise. Il ne perd certes que 4 points (28) mais recule de 8 places, au 123 ème rang. L&rsquo;ONG salue néanmoins <em>&laquo;&nbsp;la lutte des citoyens qui se sont mobilisés pour chasser du pouvoir des responsables corrompus&nbsp;&raquo;</em>. Elle fait allusion au spectaculaire <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_de_corruption_La_L%C3%ADnea " target="_blank">scandale de La Línea au sein des douanes</a>, qui a entraîné la démission en 2015 du président Otto Pérez Molina et la tenue de nouvelles élections en septembre, sans d&rsquo;ailleurs calmer l&rsquo;indignation des citoyens qui ont continué de manifester et ont d&rsquo;ailleurs fini par élire un comique, Jimmy Morales, comme un pied de nez à toute la classe politique. Une mobilisation citoyenne a aussi émergé au Salvador et au Honduras. Quant au Venezuela, pays au bord du chaos, il campe toujours dans les profondeurs du classement, à la 158 ème place. La victoire de l&rsquo;opposition aux législatives de décembre fragilise le président chaviste Maduro mais n&rsquo;offre encore aucune visibilité sur le futur proche du pays , frappé de plein fouet par la chute des prix du pétrole.</p>
<p><span style="font-size: 0.95em; line-height: 1.6em;"><em>&laquo;&nbsp;Nous avons relevé deux tendances fortes dans les Amériques en 2015 ,</em> a déclaré </span><span style="font-size: 0.95em; line-height: 1.6em;">Alejandro Salas, directeur de la zone au sein de l&rsquo;ONG <em>: la découverte de vaste réseaux de corruption et la mobilisation citoyenne très forte contre cette corruption &laquo;&nbsp;</em>. Pour lui, les scandales Petrobras et La Línea sont emblématiques de cette tendance. Il appelle aujourd&rsquo;hui les Etats concernés à s&rsquo;attaquer aux causes du mal pour réduire l&rsquo;impunité.</span></p>
<p>AD</p>
<p><em style="font-size: 0.95em; line-height: 1.6em;">(1) L’indice de perception de la corruption est élaboré à partir de l’opinion d’experts sur la corruption dans le secteur public. &laquo;&nbsp;Les pays obtenant une note élevée disposent souvent, explique Transparency, d’une administration transparente permettant aux citoyens de demander des comptes à leurs responsables. À l’inverse, une mauvaise note est le signe d’un recours systématique à des pots-de-vin, de l’absence de sanctions en cas de corruption et d’une inadéquation entre les prestations de l’administration et les besoins de la population&nbsp;&raquo;. Les pays les mieux classés, on trouve &laquo;&nbsp;liberté de la presse, ouverture des données sur les comptes publics, haut degré d&rsquo;intégrité des responsables publics, équité de la justice indépendamment de la position sociale des citoyens et indépendance des institutions judiciaires&nbsp;&raquo;. A l&rsquo;opposé , la guerre, une faible gouvernance, la fragilité des institutions et des médias se retrouvent dans la dernière partie du classement. </em></p>
<p><a class="a2a_button_facebook" href="https://www.addtoany.com/add_to/facebook?linkurl=https%3A%2F%2Fwww.latina-eco.com%2Ftransparency%2F&amp;linkname=Corruption%20%3A%20Le%20Chili%20et%20l%E2%80%99Uruguay%20se%20distinguent%20dans%20le%20classement%20de%20Transparency%2C%20le%20Br%C3%A9sil%20d%C3%A9gringole" title="Facebook" rel="nofollow" target="_blank"></a><a class="a2a_button_twitter" href="https://www.addtoany.com/add_to/twitter?linkurl=https%3A%2F%2Fwww.latina-eco.com%2Ftransparency%2F&amp;linkname=Corruption%20%3A%20Le%20Chili%20et%20l%E2%80%99Uruguay%20se%20distinguent%20dans%20le%20classement%20de%20Transparency%2C%20le%20Br%C3%A9sil%20d%C3%A9gringole" title="Twitter" rel="nofollow" target="_blank"></a><a class="a2a_button_google_plus" href="https://www.addtoany.com/add_to/google_plus?linkurl=https%3A%2F%2Fwww.latina-eco.com%2Ftransparency%2F&amp;linkname=Corruption%20%3A%20Le%20Chili%20et%20l%E2%80%99Uruguay%20se%20distinguent%20dans%20le%20classement%20de%20Transparency%2C%20le%20Br%C3%A9sil%20d%C3%A9gringole" title="Google+" rel="nofollow" target="_blank"></a></p>]]></content:encoded>
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		<title>Plus de 71 milliards de dollars annuels consacrés à la défense en Amérique latinee</title>
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		<pubDate>Sat, 15 Nov 2014 22:03:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le Centre d&#8217;Etudes interaméricaines souligne que, selon le dernier « Atlas comparatif de la défense en Amérique latine et dans les Caraïbes »,  plus de 71 milliards de dollars ont été dépensés dans le domaine militaire en Amérique latine au cours de la dernière année. Le Brésil est, sans surprise,  le pays de la région qui a le plus dépensé dans ce]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.cei.ulaval.ca/" target="_blank">Le Centre d&rsquo;Etudes interaméricaines</a> souligne que, selon le dernier « Atlas comparatif de la défense en Amérique latine et dans les Caraïbes »,  plus de 71 milliards de dollars ont été dépensés dans le domaine militaire en Amérique latine au cours de la dernière année. Le Brésil est, sans surprise,  le pays de la région qui a le plus dépensé dans ce domaine avec un budget annuel de défense estimé à près de 32 milliards de dollars, soit 1,43% de son produit intérieur brut (PIB). Ce budget est suivi par ceux de la Colombie et du Mexique, avec des dépenses de 8,5 milliards et 7,3 milliards respectivement.  Le rapport précise aussi que 76 % des forces militaires de la région sont consacrées à la lutte contre le crime organisé.</p>
<p><a class="a2a_button_facebook" href="https://www.addtoany.com/add_to/facebook?linkurl=https%3A%2F%2Fwww.latina-eco.com%2Fplus-de-71-milliards-de-dollars-annuels-consacres-a-la-defense-en-amerique-latinee%2F&amp;linkname=Plus%20de%2071%20milliards%20de%20dollars%20annuels%20consacr%C3%A9s%20%C3%A0%20la%20d%C3%A9fense%20en%20Am%C3%A9rique%20latinee" title="Facebook" rel="nofollow" target="_blank"></a><a class="a2a_button_twitter" href="https://www.addtoany.com/add_to/twitter?linkurl=https%3A%2F%2Fwww.latina-eco.com%2Fplus-de-71-milliards-de-dollars-annuels-consacres-a-la-defense-en-amerique-latinee%2F&amp;linkname=Plus%20de%2071%20milliards%20de%20dollars%20annuels%20consacr%C3%A9s%20%C3%A0%20la%20d%C3%A9fense%20en%20Am%C3%A9rique%20latinee" title="Twitter" rel="nofollow" target="_blank"></a><a class="a2a_button_google_plus" href="https://www.addtoany.com/add_to/google_plus?linkurl=https%3A%2F%2Fwww.latina-eco.com%2Fplus-de-71-milliards-de-dollars-annuels-consacres-a-la-defense-en-amerique-latinee%2F&amp;linkname=Plus%20de%2071%20milliards%20de%20dollars%20annuels%20consacr%C3%A9s%20%C3%A0%20la%20d%C3%A9fense%20en%20Am%C3%A9rique%20latinee" title="Google+" rel="nofollow" target="_blank"></a></p>]]></content:encoded>
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		<title>Charles-Henry Chenut:  &#171;&#160;l&#8217;Alliance du Pacifique, c&#8217;est la promotion des capacités individuelles&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Sat, 29 Jun 2013 17:52:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Tropisme asiatique et libre-échange forment les principes de base de l&#8217;Alliance du Pacifique, qui regroupe 4 des pays les plus dynamiques de la zone. Analyse de Charles-Henry Chenut, avocat et conseiller du commerce extérieur de la France. Créée il y a deux ans à l&#8217;initiative de Lima, l&#8217;Alliance du Pacifique _ Mexique, Colombie, Chili, Pérou_ s&#8217;ajoute aux nombreux blocs qui]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Tropisme asiatique et libre-échange forment les principes de base de l&rsquo;Alliance du Pacifique,</strong> <strong>qui regroupe </strong><strong>4 des pays les plus dynamiques de la zone. Analyse de Charles-Henry Chenut, avocat et conseiller du commerce extérieur de la France. </strong></p>
<p>Créée il y a deux ans à l&rsquo;initiative de Lima, l&rsquo;Alliance du Pacifique _ Mexique, Colombie, Chili, Pérou_ s&rsquo;ajoute aux nombreux blocs qui existent déjà en Amérique latine (Mercosur, ALBA, CAN , Unasur, Celac &#8230;), à l&rsquo;efficacité parfois discutable. Mais contrairement à la plupart d&rsquo;entre eux, la vocation de ce nouvel objet d&rsquo;intégration non encore complètement identifié, est avant tout le libre échange (90% du commerce doit, à terme, être libéralisé). Agrégeant 210 millions de consommateurs et 35% du PIB de l&rsquo;Amérique latine, affichant une croissance moyenne de 5% l&rsquo;an dernier, cette association de 4 pays dirigés par des gouvernements libéraux (ou se comportant comme tels, comme au Pérou) a de quoi intéresser de nombreux pays et investisseurs de la région et d&rsquo;ailleurs. Le Japon, l&rsquo;Australie, la Nouvelle Zélande, le Canada, le Guatemala, le Panama, le Costa Rica , l&rsquo;Uruguay et l&rsquo;Espagne en sont déjà membres observateurs, et viennent d&rsquo;être rejoints en mai dernier par la France, le Portugal, le Honduras et le Salvador. Des questions subsistent néanmoins sur la pérennité d&rsquo;une telIe alliance et son portentiel. Charles-Henry Chenut, avocat associé du cabinet franco brésilien Chenut Santiago et Oliveira, et conseiller du commerce extérieur de la France (président de la Commission Amérique latine et Caraibes) en analyse pour Latina-eco les atouts et les éventuelles limites.</p>
<p><strong>I. L&rsquo;ALLIANCE DU PACIFIQUE, PRESENTATION</strong><br />
<object width="560" height="315" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="//www.youtube.com/v/kCVQWIkbIyg?hl=fr_FR&amp;version=3&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="560" height="315" type="application/x-shockwave-flash" src="//www.youtube.com/v/kCVQWIkbIyg?hl=fr_FR&amp;version=3&amp;rel=0" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><strong>II. QUEL EN EST L&rsquo;INTERET POUR LE MEXIQUE ?</strong><br />
<object width="420" height="315" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="//www.youtube.com/v/kY0QNFNqsQk?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="420" height="315" type="application/x-shockwave-flash" src="//www.youtube.com/v/kY0QNFNqsQk?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>III. UNE OPPORTUNITE POUR LES INVESTISSEURS EUROPEENS </strong></p>
<p><object width="560" height="315" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="//www.youtube.com/v/yzXJvpNQy-Q?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="560" height="315" type="application/x-shockwave-flash" src="//www.youtube.com/v/yzXJvpNQy-Q?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>IV. PEUT-ON Y VOIR UNE RIPOSTE A L HEGEMONIE DU BRESIL DANS LA REGION ? </strong><br />
<object width="560" height="315" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="//www.youtube.com/v/pLv0TVTZAgk?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="560" height="315" type="application/x-shockwave-flash" src="//www.youtube.com/v/pLv0TVTZAgk?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p>&lt;</p>
<p><a class="a2a_button_facebook" href="https://www.addtoany.com/add_to/facebook?linkurl=https%3A%2F%2Fwww.latina-eco.com%2Fcharles-henry-chenut-lalliance-du-pacifique-cest-la-promotion-des-capacites-individuelles%2F&amp;linkname=Charles-Henry%20Chenut%3A%20%20%C2%AB%C2%A0l%E2%80%99Alliance%20du%20Pacifique%2C%20c%E2%80%99est%20la%20promotion%20des%20capacit%C3%A9s%20individuelles%C2%A0%C2%BB" title="Facebook" rel="nofollow" target="_blank"></a><a class="a2a_button_twitter" href="https://www.addtoany.com/add_to/twitter?linkurl=https%3A%2F%2Fwww.latina-eco.com%2Fcharles-henry-chenut-lalliance-du-pacifique-cest-la-promotion-des-capacites-individuelles%2F&amp;linkname=Charles-Henry%20Chenut%3A%20%20%C2%AB%C2%A0l%E2%80%99Alliance%20du%20Pacifique%2C%20c%E2%80%99est%20la%20promotion%20des%20capacit%C3%A9s%20individuelles%C2%A0%C2%BB" title="Twitter" rel="nofollow" target="_blank"></a><a class="a2a_button_google_plus" href="https://www.addtoany.com/add_to/google_plus?linkurl=https%3A%2F%2Fwww.latina-eco.com%2Fcharles-henry-chenut-lalliance-du-pacifique-cest-la-promotion-des-capacites-individuelles%2F&amp;linkname=Charles-Henry%20Chenut%3A%20%20%C2%AB%C2%A0l%E2%80%99Alliance%20du%20Pacifique%2C%20c%E2%80%99est%20la%20promotion%20des%20capacit%C3%A9s%20individuelles%C2%A0%C2%BB" title="Google+" rel="nofollow" target="_blank"></a></p>]]></content:encoded>
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