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	<title>Latina Eco &#187; Généralités</title>
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	<description>L&#039;info éco d&#039;Ushuaïa à San Diego</description>
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		<title>Amérique latine : beaucoup de lois, et bien peu d’État de droit</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Apr 2018 23:00:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Le politologue Gaspard Estrada analyse la politisation croissante de la justice dans de nombreux pays latino-américains, dans le cadre de la lutte anticorruption qui, en 4 ans, a fait déjà fait tomber de nombreux dirigeants politiques, et même des chefs d&#8217;Etat dont l&#8217;ancien président brésilien Lula, incarcéré ces jours-ci.  &#160; Par   Gaspard Estrada, Sciences Po – USPC À la suite de]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le politologue Gaspard Estrada analyse la politisation croissante de la justice dans de nombreux pays latino-américains, dans le cadre de la lutte anticorruption qui, en 4 ans, a fait déjà fait tomber de nombreux dirigeants politiques, et même des chefs d&rsquo;Etat dont l&rsquo;ancien président brésilien Lula, incarcéré ces jours-ci. </strong><span id="more-1770"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Par   <a style="font-size: 0.95em;" href="https://theconversation.com/profiles/gaspard-estrada-246776">Gaspard Estrada</a><span style="color: #111111; font-size: 0.95em;">, </span><em style="color: #111111; font-size: 0.95em;"><a href="http://theconversation.com/institutions/sciences-po-uspc-2196">Sciences Po – USPC</a></em></p>
<p>À la suite de l’irruption du <a href="http://www.france24.com/fr/20171221-odebrecht-scandale-amerique-latine-bresil-corruption-justice">scandale Odebrecht</a> au Brésil, il y a quatre ans, la lutte contre la corruption a pris une place centrale dans le débat public latino-américain. Depuis lors, de nombreux dirigeants politiques et économiques ont été poursuivis et, il y a quelques jours, le président du Pérou, <a href="http://www.rfi.fr/ameriques/20180322-une-demission-surprise-president-peruvien-pedro-pablo-kuczynski">Pedro Pablo Kuczynski</a>, a même dû démissionner de son poste.</p>
<p>Au Brésil, la Cour suprême vient de refuser l’attribution d’un <em>Habeas Corpus</em> à l’ancien Président Lula, accusé de corruption, qui lui aurait permis de rester en liberté d’ici la fin le jugement des recours déposés par ses avocats auprès du Tribunal suprême de Justice (TSJ) et ainsi de faire campagne pour la prochaine élection présidentielle.</p>
<p>Dans le contexte de l’affaiblissement des pouvoirs exécutif et législatif, qui font face à une vraie crise de crédibilité aujourd’hui, le pouvoir judiciaire occupe désormais une position centrale, devenant un véritable facteur de puissance dans certains pays.</p>
<h4>Des juges en croisade morale et politique</h4>
<p>Au Brésil, où ces poursuites ont débuté, certains membres de la justice locale, par exemple <a href="http://www.americasquarterly.org/corruption">Deltan Dallagnol ou Sergio Moro</a>, sont devenus de véritables acteurs politiques, dont le pouvoir et l’influence dépassent largement leur rôle en tant que magistrats et juges de première instance.</p>
<p>Cependant, en transformant cette action judiciaire en une croisade morale et politique, <a href="https://www.conjur.com.br/2016-mar-22/decisao-moro-grampos-lula-foi-inconstitucional-teori">y compris en utilisant des ressources illégales</a>, ils ont contribué à entamer le consensus qui aurait pu exister autour de cet agenda : selon un sondage récent, <a href="https://www.ipsos.com/sites/default/files/ct/news/documents/2018-03/barometropoliticoestadaoipsos_fevereiro2018.pdf">51 % des Brésiliens désapprouvent désormais l’action de Sergio Moro</a>. Pour beaucoup, les juges sont devenus… juges et partie.</p>
<h4>« Aux amis, la justice et la grâce ; aux ennemis, la loi »</h4>
<p>En Amérique latine, l’usage politique de la justice et la judiciarisation de la politique ne sont pas une nouveauté, contribuant à ancrer l’idée d’une forme de partialité. Dès le XIX<sup>e</sup> siècle résonnait cette sentence : <a href="https://elpais.com/internacional/2015/01/30/actualidad/1422578976_375411.html">« Aux amis, la justice et la grâce ; aux ennemis, la loi »</a>) Cette phrase, attribuée au Président mexicain <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Benito_Ju%C3%A1rez">Benito Juárez</a>, continue d’être d’actualité.</p>
<p>Au Mexique, le bureau du procureur général – vacant depuis des mois – s’est montré réfractaire à l’idée d’enquêter sur les politiciens proches du gouvernement impliqués dans des malversations liées à l’affaire Odebrecht, <a href="https://www.justice.gov/opa/press-release/file/919916/download">et révélées par le ministère de la Justice des États-Unis</a>. Cette institution semble davantage intéressée à mobiliser l’opinion publique sur les crimes présumés de l’un des candidats de l’opposition, Ricardo Anaya, en divulguant des vidéos sans preuve mais à effet médiatique et politique garanti.</p>
<p>Si, aujourd’hui, Ricardo Anaya est la cible de cet activisme judiciaire, l’un de ses principaux conseillers, Santiago Creel, a paradoxalement été l’artisan de poursuites judiciaires lancées, il y a treize ans, contre l’ancien maire de Mexico, Andres Manuel Lopez Obrador, afin de l’empêcher d’être candidat à la présidence.</p>
<p>Au Pérou, la révélation des vidéos qui ont précipité la chute de Pedro Pablo Kuczynski ne fut pas le résultat d’une enquête judiciaire indépendante, mais le fruit d’un conflit politique entre les enfants de l’ancien dictateur Alberto Fujimori, qui tentent de contrôler le Congrès, et par cette voie, de contrôler le pays, face à un exécutif fragile et inopérant.</p>
<figure><iframe src="https://www.youtube.com/embed/1PIHJadHOHw?wmode=transparent&amp;start=0" height="260" width="440" allowfullscreen="" frameborder="0"></iframe></figure>
<p>Le cas de l’Équateur est similaire : l’enquête pour corruption contre l’ancien vice-président Jorge Glas s’est subitement accélérée au fur et à mesure que la rupture politique entre le président Lenin Moreno et son prédécesseur, Rafael Correa, s’approfondissait.</p>
<h4>Lula face à la persécution judiciaire</h4>
<p>Le Brésil est sans doute le meilleur exemple de ce <a href="http://www.stf.jus.br/arquivo/cms/noticiaNoticiaStf/anexo/ms34070.pdf">« détournement de finalité »</a>, pour paraphraser Gilmar Mendes, un des magistrats les plus controversés de la Cour suprême de ce pays. Pour une grande partie de l’opinion publique, Dilma Rousseff a été destituée pour corruption. Dans les faits, elle a été accusée d’avoir effectué une manœuvre comptable permettant une réduction temporaire des déficits publics, procédure qui a été utilisée par d’autres présidents sans conséquences légales.</p>
<p>Bien que le magistrat lui-même ait conclu que Dilma Rousseff <a href="http://estaticog1.globo.com/2016/07/14/Arquivamento_Pedalada_Final.pdf">n’avait pas commis de crime</a>, on ne peut pas en dire autant de son remplaçant, Michel Temer. Ce dernier a réussi à esquiver deux demandes de destitution en achetant le soutien politique des parlementaires, sous les yeux de l’opinion publique. Celle-ci a pu <a href="https://www.youtube.com/watch?v=BP-ChmVX_Xk">entendre Temer demander à un puissant entrepreneur</a> que son ancien allié au Congrès, Eduardo Cunha, continue à recevoir un pot de vin en échange de son silence.</p>
<h4>En attendant les réformes…</h4>
<p>Cela fut également été le cas de l’ancien candidat à la présidentielle Aécio Neves, l’un des instigateurs de la destitution de la présidente au nom de <a href="http://psdb-mg.org.br/noticias/artigo-de-aecio-neves-pelo-resgate-da-etica-e-da-boa-gestao/">« l’éthique »</a>, qui a reçu par des intermédiaires deux millions de Reals en espèces du même entrepreneur. Alors que Neves a été démis de son poste de sénateur, les juges chargés de l’enquête <a href="http://www1.folha.uol.com.br/poder/2017/12/1947097-tribunal-julga-caso-de-lula-com-a-rapidez-de-acoes-mais-simples.shtml">n’ont pas montré le même empressement</a> que Sergio Moro et les juges de la Cour régionale de Porto Alegre lorsqu’ils ont jugé et condamné Lula, malgré des preuves beaucoup plus solides que dans le cas de l’ancien président.</p>
<p>« La loi est la même pour tous », s’exclament les mouvements politiques qui soutiennent Sergio Moro. Cela devrait également être le cas pour Lula, qui a fait l’objet d’une véritable persécution <a href="https://www.nytimes.com/2018/01/23/opinion/brazil-lula-democracy-corruption.html">judiciaire</a>, <a href="http://www.manchetometro.com.br/">médiatique</a> et <a href="https://www.nytimes.com/reuters/2018/03/27/world/americas/27reuters-brazil-politics-lula.html">politique</a> depuis quatre ans.</p>
<p><a href="http://lemonde.fr/ameriques/article/2017/03/26/affaire-petrobras-retour-sur-les-trois-annees-qui-ont-marque-le-bresil_5100932_3222.html">L’opération « Lava Jato »</a> et ses multiples ramifications en Amérique latine ont mis en évidence la promiscuité entre l’argent et la politique. Cependant, rien ou si peu n’a véritablement changé depuis. Il n’y a eu de reforme politique ni au Brésil, ni au Pérou, ni au Mexique, en mesure de transformer de façon structurelle le mode de financement des campagnes électorales.</p>
<figure><iframe src="https://www.youtube.com/embed/eYq1JGprVkk?wmode=transparent&amp;start=0" height="260" width="440" allowfullscreen="" frameborder="0"></iframe></figure>
<p>Pour y parvenir, il aurait fallu que les acteurs ayant un poids politique ou économique se mobilisent. Mais sachant qu’ils ont été les principaux bénéficiaires de ce système, il est difficile de penser qu’ils aient forcément envie que les choses changent. Sergio Moro a lui-même déclaré : <a href="https://oglobo.globo.com/brasil/moro-ve-fim-da-lava-jato-em-curitiba-relembre-todas-as-fases-da-operacao-21901157">« L’opération Lava Jato est peut-être en train de prendre fin »</a></p>
<p><img alt="The Conversation" src="https://counter.theconversation.com/content/94449/count.gif?distributor=republish-lightbox-basic" width="1" height="1" />Si tel était le cas, et si aucune réforme politique n’est prise, l’Amérique latine continuera d’être une région du monde dotée de nombreuses lois mais avec peu d’État de droit.</p>
<p><span><a href="https://theconversation.com/profiles/gaspard-estrada-246776">Gaspard Estrada</a>, Directeur exécutif de l’Observatoire politique de l’Amérique latine et des Caraïbes (OPALC), <em><a href="http://theconversation.com/institutions/sciences-po-uspc-2196">Sciences Po – USPC</a></em></span></p>
<p>La <a href="https://theconversation.com/amerique-latine-beaucoup-de-lois-et-bien-peu-detat-de-droit-94449">version originale</a> de cet article a été publiée sur <a href="http://theconversation.com">The Conversation</a>.</p>
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		<item>
		<title>Déçue par sa classe politique, l&#8217;Amérique latine se jette dans les bras des extrêmes</title>
		<link>https://www.latina-eco.com/decue-par-sa-classe-politique-lamerique-latine-se-jette-dans-les-bras-des-extremes/</link>
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		<pubDate>Wed, 21 Feb 2018 22:44:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Amérique latine]]></category>
		<category><![CDATA[Corruption]]></category>
		<category><![CDATA[Elections]]></category>
		<category><![CDATA[Populisme]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; La dizaine d&#8217;élections prévues en 2018 pourrait faire émerger des candidats issus des extrêmes, souvent de la droite conservatrice (mais pas toujours), propulsés par le rejet croissant de la corruption qui mine le sous-continent. Cet article a déjà été publié le 10 février 2018 sur le site Slate.fr &#160;   En 2018 et 2019, la quasi totalité des électeurs latino-américains]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><strong style="font-size: 0.95em;">La dizaine d&rsquo;élections prévues en 2018 pourrait faire émerger des candidats issus des extrêmes, souvent de la droite conservatrice (mais pas toujours), propulsés par le rejet croissant de la corruption qui mine le sous-continent.</strong></p>
<p><span style="color: #993300;"><strong><strong><em>Cet article a déjà été publié le 10 février 2018 sur le site Slate.fr</em></strong> </strong></span><span id="more-1673"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-size: 0.95em;"> </span></p>
<p>En 2018 et 2019, la quasi totalité des électeurs latino-américains se rendra aux urnes. Le coup d’envoi a été donné début février avec le premier tour de la présidentielle au Costa Rica et un référendum en Equateur. Suivront, rien que cette année, une série d’élections législatives ou locales et cinq élections présidentielles au Paraguay (22 avril), au Venezuela (d’ici la fin avril), en Colombie (27 mai), au Mexique (1er juillet) et au Brésil (7 octobre). Signalons aussi –même s’il ne s’agit pas d’une élection démocratique– le <a href="https://www.lesechos.fr/monde/ameriques/030920612461-le-long-processus-electoral-de-cuba-pour-remplacer-raul-castro-2132751.php" target="_blank">départ de Raul Castro</a> de la présidence cubaine et la désignation de son successeur en avril (probablement l’actuel numéro deux du gouvernement Miguel Diaz-Canel), qui tournera la page de l’ère Castro.</p>
<p>La région n’avait pas connu une telle intensité électorale depuis le précédent cycle des années 2005 et 2006, celui du grand virage à gauche initié dès 2003 au Brésil avec l’élection de l’ancien métallo Lula et de Nestor Kirchner en Argentine, puis l’avènement de pouvoirs de gauche modérés au Chili, au Pérou ou au Costa Rica, ou plus radicaux en Bolivie, en Equateur ou au Nicaragua, ces derniers dans la foulée de la «révolution bolivarienne» du charismatique président vénézuélien Hugo Chavez.</p>
<div id="inreadbis"></div>
<p>Aujourd’hui, on s’attend à un retour de balancier. L’Argentine a déjà mis fin, en décembre 2015, à douze ans de kirchnérisme en portant au pouvoir Mauricio Macri, un libéral assumé conforté par les législatives d’octobre dernier. Au Chili, l’homme d’affaires conservateur Sebastian Piñera (déjà président de 2010 à 2014) <a href="http://abonnes.lemonde.fr/ameriques/article/2017/12/17/presidentielle-au-chili-le-conservateur-sebastian-pinera-l-emporte_5231134_3222.html" target="_blank">a été élu en novembre dernier</a>, pour succéder à la socialiste Michèle Bachelet dont il compte bien effacer les réformes sociales et sociétales (début de gratuité de l&rsquo;éducation, mariage gay, dépénalisation partielle de l’avortement…). Au Brésil, depuis la destitution de la présidente de gauche Dilma Rousseff en août 2016, son successeur par interim Michel Temer mène une politique nettement droitière.</p>
<p><img alt="" src="http://www.slate.fr/sites/default/files/000_XT8LP.jpg" /></p>
<p>Dilma Rousseff et Lula da Silva lors d&rsquo;un meeting pour lancer la candidature de l&rsquo;ex-président à la présidentielle brésilienne d&rsquo;octobre, le 25 janvier 2018. | Nelson Almeida/AFP</p>
<h3>Incertitude, fragmentation et polarisation</h3>
<p>La poursuite de ce coup de barre à droite s’expliquerait logiquement par la lassitude, le besoin d’alternance et surtout la crise que vit la région depuis l&rsquo;effondrement en 2014 des cours des matières premières. Mais ce qui caractérise d&rsquo;abord le cycle qui s’annonce, c’est l’imprévisibilité. Trois pays vivent des situations totalement inédites, voire surréalistes comme le Brésil, dont l’ancien président Lula a vu récemment sa condamnation confirmée en appel et alourdie à douze ans de prison, mais qui continue de surfer en tête de tous les sondages, avec <a href="http://datafolha.folha.uol.com.br/eleicoes/2018/presidente/indice-1.shtml" target="_blank">34 à 37% d’intentions de vote selon les scénarios.</a> Malgré les recours qui lui restent, la probabilité qu’il aille en prison avant la présidentielle d’octobre est forte, d’autant que la justice est clairement décidée à tout faire en ce sens.</p>
<p>Le cas du Venezuela est encore plus complexe en raison du chaos dans lequel se trouve le pays, en défaut partiel, confronté à une inflation à quatre chiffres, à <a href="https://www.slate.fr/grand-format/venezuela-caracas-debrouille-153879" target="_blank">des pénuries intenables</a>, à un climat toujours proche de la guerre civile, à des sanctions internationales et à un exil massif des Vénézuéliens. Initialement prévue en décembre &#8230;. <span style="color: #993300;"><em><strong>              <a href="http://www.slate.fr/story/157390/decue-par-sa-classe-politique-lamerique-latine-se-jette-dans-les-bras-des-extremes" target="_blank"> <span style="color: #800080;">  </span></a></strong></em></span><em><strong><a href="http://www.slate.fr/story/157390/decue-par-sa-classe-politique-lamerique-latine-se-jette-dans-les-bras-des-extremes" target="_blank"><span style="color: #800080;">  </span></a></strong></em></p>
<p><em>[Il vous reste 82% de l'article à lire] </em></p>
<h4><em>                                                              </em><em><strong>Pour lire la suite, <a href="http://www.slate.fr/story/157390/decue-par-sa-classe-politique-lamerique-latine-se-jette-dans-les-bras-des-extremes" target="_blank">aller sur Slate.fr</a></strong></em><a href="http://www.slate.fr/story/157390/decue-par-sa-classe-politique-lamerique-latine-se-jette-dans-les-bras-des-extremes" target="_blank"> </a></h4>
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		</item>
		<item>
		<title>L’importance des BRICS ne se dément pas</title>
		<link>https://www.latina-eco.com/limportance-des-brics-ne-se-dement-pas/</link>
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		<pubDate>Fri, 21 Oct 2016 09:37:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour beaucoup d&#8217;observateurs, la formation des BRICS _ groupe des puissances émergentes brésilienne, russe, indienne, chinoise et sud africaine_ reste artificielle et la crise actuelle la voue à l&#8217;extinction. Olivier Della Costa Stuenkel, de la prestigieuse Fondation Getulio Vargas de São Paulo, pense le contraire. &#160; Par Olivier Della Costa Stuenkel, Assistant Professor of International Relations, Fundação Getúlio Vargas Cet]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pour beaucoup d&rsquo;observateurs, la formation des BRICS _ groupe des puissances émergentes brésilienne, russe, indienne, chinoise et sud africaine_ reste artificielle et la crise actuelle la voue à l&rsquo;extinction. Olivier Della Costa Stuenkel, de la prestigieuse Fondation Getulio Vargas de São Paulo, pense le contraire.</strong><span id="more-1450"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong style="font-size: 0.95em;"><span style="color: #993300;">Par Olivier Della Costa Stuenkel, Assistant Professor of International Relations, <span><a href="https://theconversation.com/institutions/fundacao-getulio-vargas-2100">Fundação Getúlio Vargas</a></span></span></strong></p>
<p><strong>Cet article a initialement été publié dans <a href="https://theconversation.com/fr" target="_blank">The Conversation</a> .</strong></p>
<p>Depuis des années, les médias occidentaux qualifient la coalition des BRICS – le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud – d’<a href="https://www.ft.com/content/352e96e8-15f2-11e1-a691-00144feabdc0">aberration, voire de menace</a>. Lorsque le Brésil et la Russie sont entrés en récession et, plus récemment, quand la croissance chinoise a ralenti, les <a href="https://www.washingtonpost.com/posteverything/wp/2015/11/10/the-rise-and-fall-of-the-brics/?utm_term=.83192019f42b">observateurs américains</a> ont donc prédit la disparition rapide de cette initiative.</p>
<p>Ils se trompaient. Les 15 et 16 octobre à Goa (Inde), les chefs d’État et de gouvernement des pays concernés se sont réunis pour un <a href="http://brics2016.gov.in/content/innerpage/8th-summit.php">8ᵉ sommet</a> qui montre que cette coalition est non seulement toujours d’actualité, mais qu’elle est plus active que jamais.</p>
<h2>Vers une coopération renforcée</h2>
<p>Le groupe a commencé à institutionnaliser sa démarche, avec des réunions ministérielles régulières dans des domaines aussi divers que l’éducation, la santé ou la défense, des rencontres fréquentes entre les présidents des BRICS et les ministres d’autres pays, sans oublier la création d’une <a href="http://ndb.int/">banque du développement</a>, établie à Shanghai, et d’une <a href="http://brics.itamaraty.gov.br/media2/press-releases/220-treaty-for-the-establishment-of-a-brics-contingent-reserve-arrangement-fortaleza-july-15">réserve d’arrangement</a> assurant des liquidités aux autres membres de la coalition en cas de crise économique.</p>
<p>Certains observateurs avaient jugé que l’alternance politique au Brésil – où la <a href="https://www.theguardian.com/world/2016/aug/31/dilma-rousseff-impeached-president-brazilian-senate-michel-temer">procédure de destitution de Dilma Rousseff</a> a contraint le Parti des Travailleurs, membre de la coalition de centre-gauche, à céder le pouvoir au gouvernement centre-droit de Michel Temer – conduirait le pays à prendre ses distances avec les autres membres des BRICS. Mais Michel Temer, qui parle de la coalition des BRICS en <a href="http://www.bbc.com/portuguese/brasil-37667750">termes élogieux</a>, s’est rendu deux fois en Asie au cours des premiers mois de son mandat.</p>
<p>Les pays des BRICS ont mis de côté leurs différences pour définir une politique commune. Lors du sommet de Goa, ils ont entériné la création de leur propre <a href="http://indianexpress.com/article/india/india-news-india/brics-agree-to-set-up-credit-rating-agency-3086703/">agence de notation</a>, estimant que les agences existantes – Moody’s, Standard and Poor’s et Fitch – étaient biaisées vis-à-vis des sociétés occidentales.</p>
<h2>Pourquoi les BRICS ne sont pas près de disparaître</h2>
<p>L’avenir de la coalition des BRICS repose sur quatre éléments fondamentaux.</p>
<p>D’abord, et bien que la baisse de la croissance chinoise fasse actuellement les gros titres des journaux, l’ascendance des puissances émergentes, observable dans le monde entier, n’a rien de temporaire. Comme le <a href="https://www.project-syndicate.org/commentary/enduring-importance-of-brics-by-jim-o-neill-2016-10">soulignait</a> récemment Jim O’Neill, inventeur de l’acronyme BRIC en 2001 (avant que l’Afrique du Sud n’intègre la coalition en 2010) :</p>
<blockquote><p>« Il serait naïf de croire que l’importance des BRICS est exagérée. Les économies combinées des quatre membres originaux du BRIC correspondent à peu près aux prévisions que j’avais formulées il y a fort longtemps. »</p></blockquote>
<p>Deuxièmement, les membres de la coalition retirent des bénéfices importants de cette initiative, car elle permet aux décideurs de faire entendre leur voix. Ces pays, qui font face aux mêmes défis en matière d’urbanisme, de contre-terrorisme, de gestion des eaux, de coordination des politiques communes et d’enseignement supérieur, n’avaient jusqu’alors que peu de moyens de communiquer entre eux.</p>
<figure><img alt="" src="https://62e528761d0685343e1c-f3d1b99a743ffa4142d9d7f1978d9686.ssl.cf2.rackcdn.com/files/142560/width754/image-20161020-8858-10n734x.jpg" /></p>
<figcaption>Les pays de la coalition ont décidé de se doter de leur propre agence de notation financière. Prakash Singh/AFP</figcaption>
</figure>
<p>Aujourd’hui, les experts peuvent se réunir régulièrement dans des <a href="http://www.postwesternworld.com/2016/09/04/brics-leader-hangzhou/88">groupes de travail</a>, et la Nouvelle Banque de développement aide à coordonner les discussions autour des <a href="http://www.postwesternworld.com/2015/07/25/grouping-launches-development/">méthodes économiques les plus efficaces</a>.</p>
<p>On peut aussi envisager la coalition comme une première étape dans l’intégration de pays autrefois très éloignés les uns des autres. Les membres des BRICS, qui coordonnaient rarement leurs actions dans les réunions multilatérales – comme celles des Nations unies ou du Fonds monétaire international –, se mettent aujourd’hui d’accord avant le vote des résolutions.</p>
<p>Au vu du peu de rapports qu’entretenaient par le passé le Brésil et l’Inde, par exemple, l’importance de cette coordination ne doit pas être sous-estimée.</p>
<h2>Des désaccords réels</h2>
<p>Troisièmement, la place prépondérante des Occidentaux dans les affaires internationales est si profondément ancrée dans les mentalités qu’on la trouve aujourd’hui presque naturelle. Ceci nous empêche d’évaluer de manière objective les conséquences de son déclin. À l’avenir, les puissances émergentes continueront à assumer davantage de responsabilités, sans demander l’avis de leurs collègues occidentaux.</p>
<p>Les <a href="https://www.brookings.edu/research/why-is-china-investing-in-africa-evidence-from-the-firm-level/">investissements chinois en Afrique</a> et en Amérique latine, la <a href="http://www.hindustantimes.com/world/pakistan-very-concerned-at-india-s-military-modernisation/story-JOrnmwTnk8B6CJ3vfrGhnJ.html">montée en puissance de l’armée indienne</a> et les tentatives avortées du Brésil pour <a href="http://www.nytimes.com/2010/05/17/world/middleeast/17iran.html?_r=0">négocier un accord nucléaire avec l’Iran</a> quand Luiz Inácio Lula da Silva était au pouvoir ne sont que quelques-uns des exemples de cette nouvelle réalité multipolaire.</p>
<p>L’influence grandissante des BRICS n’a rien à voir avec une quelconque tentative de renverser l’ordre établi. Au contraire, la Chine, l’Inde et les autres membres de la coalition sont résolument attachés aux institutions, et notamment aux Nations unies. Mais Beijing, Delhi et Brasília sont convaincus que ces institutions n’ont pas su s’adapter au nouveau contexte international, et qu’elles refusent d’accorder plus de latitude et de pouvoir aux pays émergents.</p>
<p>Ainsi, en dépit de promesses, réitérées depuis des années, visant à privilégier davantage le mérite dans le choix des dirigeants des institutions internationales, le président de la Banque mondiale est Américain, et le FMI est toujours dirigé par un(e) Européen(ne).</p>
<p>Les désaccords entre les membres des BRICS sont certes bien réels : le Brésil, l’Inde et l’Afrique du Sud sont des démocraties, alors que la Chine et la Russie sont des régimes autoritaires. Le Brésil et la Russie exportent des marchandises ; la Chine en importe. Le Brésil et l’Inde souhaitent devenir membres permanents du Conseil de sécurité, mais ils n’ont obtenu ni le soutien de la Chine, ni celui de la Russie.</p>
<h2>Des obstacles surmontables</h2>
<p>Néanmoins, il serait naïf de croire que ces différends empêchent toute coopération. Prenons le cas de l’Europe : même si les législateurs italiens s’opposent à la demande de l’Allemagne de devenir membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, les deux pays continuent de s’entendre sur différents domaines. La Turquie a par ailleurs joué un rôle de premier plan au sein de l’OTAN, bien que ce pays ne soit pas une démocratie.</p>
<figure><img alt="" src="https://62e528761d0685343e1c-f3d1b99a743ffa4142d9d7f1978d9686.ssl.cf2.rackcdn.com/files/142562/width754/image-20161020-8833-xxu7n3.jpg" /></p>
<figcaption>Les dirigeants des BRICS affichent leur harmonie jusque dans leurs tenues vestimentaires. Prakash Singh/AFP</figcaption>
</figure>
<p>Les tensions entre membres des BRICS pourraient même accroître l’importance des réunions annuelles, car elles permettent la résolution de problèmes persistants.</p>
<p>Comme le disait en privé un conseiller du gouvernement russe avant le sommet de Goa :</p>
<blockquote><p>« Même si les sommets des BRICS ne permettent d’arracher qu’une seule chose dans les dix prochaines années dans le domaine de la réduction du risque de conflits potentiels entre l’Inde et la Chine, nous aurons réussi. »</p></blockquote>
<p>Pour les délégués brésiliens et sud-africains, ces réunions sont aussi l’occasion rêvée de s’adresser directement aux principaux législateurs et bureaucrates russes, indiens et chinois – ce qui peut rapporter gros dans un contexte de montée en puissance du continent asiatique.</p>
<p>En conclusion, la coalition des BRICS ne disparaîtra pas de sitôt. Pour les puissances occidentales, la transition vers une véritable multipolarité – où les nations en développement s’entendront sur des mesures économiques, mais aussi militaires, mondiales, et où elles définiront leur propre calendrier d’action – ne se fera pas sans heurts.</p>
<p>Mais un monde dirigé par les BRICS pourrait finir par être plus démocratique que jamais. En introduisant un véritable dialogue et en diffusant les savoirs à une plus grande échelle, nous pourrons trouver des solutions plus inventives et efficaces pour résoudre les problèmes planétaires auxquels nous serons confrontés.</p>
<p><strong>Olivier Della Costa Stuenkel</strong></p>
<p><em>Traduit de l’anglais par Bamiyan Shiff pour <a href="http://www.fastforword.fr/en/">Fast for Word</a>.</em></p>
<div>
<p>&nbsp;</p>
<p>La version originale de cet article a été publiée en <a href="http://theconversation.com/why-the-brics-coalition-still-matters-67202">anglais</a>.</p>
</div>
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		<title>Energies renouvelables: EDF multiplie les projets en Amérique latine</title>
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		<pubDate>Wed, 12 Oct 2016 18:25:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Entreprises]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;électricien français a annoncé dans un communiqué une série de nouveaux chantiers dans le solaire et l&#8217;éolien au Chili, au Brésil et au Mexique, qui portent à 1,37 Gigawatt sa capacité actuelle ou à venir sur le sous-continent. Au Brésil, EDF Energies Nouvelles, déjà présent dans l&#8217;éolien, a acheté 80% du projet de Pirapora I (191 MWc), dans le sud-est]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: large; font-family: Arial, sans-serif; color: #000000;">L&rsquo;électricien français a annoncé dans un communiqué une série de nouveaux chantiers dans le solaire et l&rsquo;éolien au Chili, au Brésil et au Mexique, qui portent à 1,37 Gigawatt sa capacité actuelle ou à venir sur le sous-continent.</span></p>
<p><strong><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: large;">Au Brésil</span></span></span></strong><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: large;"><strong>,</strong> EDF Energies Nouvelles, déjà présent dans l&rsquo;éolien, a acheté 80% du projet de Pirapora I (191 MWc), dans le sud-est du pays, à Canadian Solar Inc., développeur et fabricant de panneaux photovoltaïques. La future centrale a un contrat de fourniture d’électricité de 20 ans.</span></span></span></p>
<p><strong><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: large;">Au Mexique,</span></span></span></strong><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: large;"> le Groupe a remporté le projet solaire Bluemex (90 Mwac), situé dans l’état de Sonora. La future centrale sera composée de cellules photovoltaïques bifaces et bénéficiera d’un tarif fixe sur 15 ans.<br />
Il a aussi, dans le cadre du même appel d’offres, remporté le projet éolien de Gunaa Sicarú (252 MW), dans l&rsquo;état d’Oaxaca, qui s’ajoute aux 391 MW de parcs éoliens déjà exploités par EDF au Mexique. </span></span></span></p>
<p><strong><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: large;">Au Chili,</span></span></span></strong><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: large;"> il </span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: large;">poursuit le développement de son </span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: large;">p</span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: large;">rojet photovoltaïque de Santiago Solar de 115 Mwc, détenu à parité avec Andes Mining Energy (AME), développeur local. Une partie d&rsquo;électricité produite sera destinée via des contrats de 15 ans à une vingtaine de distributeurs, le reste sera vendu sur le marché.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: large;">Dans le communiqué, Antoine Cahuzac, Directeur Exécutif du Pôle Energies Renouvelables d’EDF et Directeur général d’EDF Energies Nouvelles estime que ce </span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: large;">futur portefeuille </span></span></span><em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: large;">«contribuera significativement, tout comme le futur barrage hydraulique brésilien de SINOP, à l’objectif de doublement des capacités renouvelables visé par le Groupe EDF d’ici 2030</span></span></span></em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: large;"><i>». </i></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: large;">A l&rsquo;horizon</span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: large;"> 2019, l&rsquo;électricien aura installé dans la zone 542,5 MWc de capacités solaires, dont Boléro, actuellement en construction au Chili, et 826 MW d’éolien avec ses actuelles unités mexicaines, et celles en construction au Brésil.</span></span></span></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Où va le Mercosur ?</title>
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		<pubDate>Thu, 25 Aug 2016 15:59:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[La crise institutionnelle au Mercosur vire à l’impasse. L’Argentine, le Brésil et le Paraguay contestent l’accès du Venezuela à la présidence tournante de l’alliance commerciale. Une crise qui illustre aussi les changements politiques récents dans la région, selon le chercheur Mamadou Lamine Sarr. &#160; Par Mamadou Lamine Sarr, Candidat au doctorat en science politique et auxiliaire de recherche au Centre d’études inter]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La crise institutionnelle au Mercosur vire à l’impasse. L’Argentine, le Brésil et le Paraguay contestent l’accès du Venezuela à la présidence tournante de l’alliance commerciale. Une crise qui illustre aussi les changements politiques récents dans la région, selon le chercheur Mamadou Lamine Sarr.</strong><span id="more-1410"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #993300;"><strong>Par Mamadou Lamine Sarr, Candidat au doctorat en science politique et auxiliaire de recherche au <a href="http://www.cei.ulaval.ca/" target="_blank"><span style="color: #993300;">Centre d’études inter américaines </span></a>, à l’Université Laval à Québec </strong></span></p>
<p>En intégrant le Marché commun du Sud (Mercosur) en 2012, le Venezuela – qui traverse actuellement une importante crise politique et sociale – ne s’attendait certainement pas à être à l’origine d’une crise institutionnelle au sein de ce bloc régional. Depuis quelques mois, le Venezuela est la cible de vives critiques de la part de pays membres du Mercosur, à savoir l’Argentine, le Brésil et le Paraguay. Le dernier épisode en date est la contestation de ces trois pays concernant l’accès du Venezuela à la présidence tournante du Mercosur. Contrairement à l’Uruguay, les trois autres pays membres considèrent que le Venezuela ne remplit pas les conditions pour présider le bloc régional. Selon eux, le pays andin porte atteinte à la démocratie et aux droits de la personne, d’autant plus qu’il n’a pas encore signé de nombreuses normes pour être un membre de plein droit du Mercosur, et ce, malgré l’officialisation de son adhésion il y a quatre ans. La question est désormais de savoir si le Mercosur sortira indemne de cette crise institutionnelle.</p>
<p><strong>Un Bloc divisé</strong></p>
<p>Jamais un simple transfert de présidence du Mercosur n’a posé autant de tension entre les pays membres. Comme à chaque fin de semestre, la présidence tournante de l’organisation est attribuée par ordre alphabétique et c’est le Venezuela qui devait l’assurer à la suite de l’Uruguay. Le 29 juillet dernier, le gouvernement uruguayen a 2 publié un communiqué officiel dans lequel il mettait fin à sa présidence du bloc régional et il a souligné qu’il n’existe pas d’arguments juridiques pouvant empêcher le Venezuela de présider le Mercosur. Le Venezuela a immédiatement annoncé qu’il présiderait le bloc jusqu’à la fin de l’année, malgré le boycott de ce qu’il appelle « la Triple Alliance » des gouvernements argentin, brésilien et paraguayen. Les trois pays qui protestent depuis des semaines contre ce transfert ont renouvelé leur opposition et ils considèrent que la présidence du Mercosur est vacante. Selon eux, Caracas ne peut pas représenter l’organisation en raison des graves violations des droits de la personne dont serait responsable le gouvernement du président Nicolas Maduro. De plus, ils reprochent au Venezuela de ne pas encore avoir ratifié l’ensemble des traités nécessaires pour être un membre à part entière du Mercosur, comme le protocole d’Asunción sur la promotion et la protection des droits de l’homme. Pour le Paraguay, le transfert de la présidence tournante n’est pas automatique et doit faire l’objet d’un consensus entre les États membres. Par la voix de son ministre des Affaires étrangères, José Serra, le Brésil a proposé la formation d’un « conseil informel » qui gérerait le bloc jusqu’à la présidence de l’Argentine, qui doit débuter en janvier 2017. C’est donc sans consensus que le Venezuela risque de présider un Mercosur divisé pour les six prochains mois. Au-delà de la question démocratique qui divise les pays membres, la crise institutionnelle du Mercosur illustre également la nouvelle opposition au sein de la région entre les gouvernements de gauche et de droite.<br />
<strong><br />
Une crise politique et idéologique</strong></p>
<p>Lorsque le Venezuela adhéra au Mercosur en 2012, la gauche était au pouvoir dans tous les pays membres : Cristina Fernández de Kirchner en Argentine; Dilma Rousseff au Brésil; José Mujica en Uruguay et Hugo Chávez au Venezuela. Le Paraguay était quant à lui suspendu du Mercosur après la destitution par le Sénat du président Fernando Lugo, qui était également de gauche. Cette dimension idéologique ne peut être ignorée quand on sait que le Venezuela a profité de la suspension du Paraguay – dont le nouveau gouvernement s’opposait à son adhésion – pour se joindre au Mercosur, alors qu’il avait obtenu l’appui des autres pays membres, idéologiquement proches de Caracas. Quatre ans plus tard, la situation a changé et des gouvernements ayant des tendances plus conservatrices ont pris le pouvoir avec Mauricio Macri en Argentine, Horacio Cartes au Paraguay et Michel Temer au Brésil. Ce n’est donc pas un hasard si ces trois pays s’opposent à la présidence du Venezuela, contrairement au 3 gouvernement de gauche dirigé par Tabaré Vázquez en Uruguay. Somme toute, la fracture politique et idéologique constitue un facteur illustratif de la crise institutionnelle que traverse le Mercosur et cette opposition avec le Venezuela n’existerait vraisemblablement pas si la gauche était au pouvoir au Brésil et en Argentine.</p>
<p><strong>Le futur incertain du Mercosur</strong></p>
<p>Au vu des positions et des déclarations des différents États membres, l’issue de cette crise s’annonce incertaine. L’Argentine, le Brésil et le Paraguay avaient lancé un ultimatum jusqu’au 12 août dernier au Venezuela en brandissant la menace de la suspension. La situation n’a pas évolué et l’Uruguay a rejeté la dernière proposition brésilienne d’une présidence collégiale. Des réunions des coordinations nationales du bloc sont prévues au courant des prochaines semaines afin de trouver une solution à la question de la présidente tournante, mais l’opposition entre le gouvernement Maduro et ceux du groupe des trois – Argentine, Brésil et Paraguay – demeure vive malgré la proposition du Parlement du Mercosur (Parlasur) d’être le médiateur dans cette crise. Est-ce qu’un changement de régime au Venezuela suffirait à dissiper les tensions entre les États membres ? Assistera-t-on à une désintégration du Mercosur si la crise devait persister ? S’il est difficile de donner des réponses définitives à ces interrogations, la résolution (ou non) de cette crise donnera une indication sur la capacité et la volonté des dirigeants à dépasser leurs différends politiques et idéologiques pour consolider le Mercosur.</p>
<p><strong>Renforcer la coopération régionale</strong></p>
<p>L’Amérique du Sud traverse une récession dont la fin passe entre autres par le renforcement de la coopération économique et commerciale régionale. Par ailleurs, si la négociation de différentes ententes comme l’accord de libre-échange entre le Mercosur et l’Union européenne (UE) – négociations auxquelles ne participe pas le Venezuela, car elles ont été entamées avant l’adhésion du pays au bloc en 2012 — sont importants, les pays du Mercosur ne doivent pas perdre de vue que la consolidation de leurs échanges commerciaux constitue leur priorité et que cela ne peut se faire sans un minimum de consensus politique. Ce consensus sera également nécessaire dans le cadre du rapprochement avec l’autre communauté économique de 4 la région, l’Alliance du Pacifique, quand on sait que les deux organisations ont récemment émis leur volonté de coopérer davantage dans le domaine commercial.</p>
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		<title>Troisième édition de la semaine de l’Amérique latine et des Caraibes en France</title>
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		<pubDate>Tue, 24 May 2016 08:00:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Macroéconomie]]></category>

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		<description><![CDATA[Du 24 mai au 5 juin, cette initiative élyséenne, qui compte 300 manifestations culturelles, politiques ou économiques, réparties dans près de 50 villes françaises, entend illustrer les liens profonds qui unissent la France et le sous continent latino-américain. Coup d’envoi aujourd’hui en France de la Semaine de l’Amérique latine. Une semaine à rallonge puisqu’elle durera du 24 mai au 5]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Du 24 mai au 5 juin, cette initiative élyséenne, qui compte 300 manifestations culturelles, politiques ou économiques, réparties dans près de 50 villes françaises, entend illustrer les liens profonds qui unissent la France et le sous continent latino-américain.</strong><span id="more-1292"></span></p>
<p>Coup d’envoi aujourd’hui en France de la Semaine de l’Amérique latine. Une semaine à rallonge puisqu’elle durera du 24 mai au 5 juin prochains, et d&rsquo;une ampleur supérieure à l’édition précédente avec quelque 300 manifestations réparties dans une cinquantaine de villes (contre 150 dans 20 villes en 2015).</p>
<p>L’origine de l’initiative remonte à 2011, lorsque le président du Sénat d’alors, Jean-Philippe Bel, grand amoureux de la région, a lancé la Journée de l’Amérique latine. Une journée convertie en semaine en 2014 sous l’impulsion de François Hollande, dont le quinquennat a été marqué par une volonté de rapprochement avec cette zone relativement négligée _ Brésil excepté _  par les gouvernements précédents.</p>
<p><i>«L’objectif est de mettre en lumière la relation profonde et structurante qui existe entre la France et la région latino-américaine mais qui reste assez mal connue chez nous»</i>, explique-t-on au Quai d’Orsay, qui coordonne l’évènement. Si les manifestations culturelles dominent (65 dans le cinéma, 40 en musique, 33 dans les arts plastiques), les thèmes retenus et les organismes organisateurs sont aussi économiques, politiques, environnementaux, académiques.</p>
<p><a href="http://www.businessfrance.fr/" target="_blank">Business France</a> organise ainsi à l’intention des entreprises, trois ateliers les 1 er et 2 juin, dont l’un sur l’Amérique centrale et les Caraibes et un autre sur l&rsquo;Alliance du Pacifique. D’autre part, le <a href="http://www.oecd.org/fr/sites/forumlac/" target="_blank">Forum annuel sur l’Amérique latine </a> co-organisé par l’OCDE, Bercy et la BID se tiendra le 3 juin à Paris. <br />
Plusieurs chefs d’Etats, ministres et chefs d’entreprise de la région sont attendus, dont le président du Pérou Ollanta Humala et celui du Paraguay Horacio Cartes. La présidente chilienne Michelle Bachelet sera là également, notamment pour présider le conseil ministériel de l’OCDE, pour la première fois depuis que le Chili a rejoint le Club des pays développés. Entre autres évènements , citons aussi une réunion du comité stratégique franco-colombien.</p>
<p>Retrouvez <a href="http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers-pays/ameriques/evenements/article/semaine-de-l-amerique-latine-et-des-caraibes-24-05-05-06-16" target="_blank">ici</a> le programme intégral des manifestations prévues dans toute la France. </p>
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		<title>Les négociations entre l&#8217;UE et le Mercosur prennent de la consistance</title>
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		<pubDate>Wed, 11 May 2016 23:19:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Macroéconomie]]></category>

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		<description><![CDATA[La reprise des négociations entre l’Union européenne et le Mercosur (1), devant déboucher sur un accord de libre échange, se concrétise enfin. Le 11 mai dernier, les deux blocs commerciaux ont échangé leurs offres tarifaires, une première étape « importante économiquement, politiquement et culturellement » selon les termes de la commissaire européenne au commerce, Cecilia Malmström, pour relancer les discussions]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>La reprise des négociations entre l’Union européenne et le Mercosur (1), devant déboucher sur un accord de libre échange, se concrétise enfin. Le 11 mai dernier, les deux blocs commerciaux ont échangé leurs offres tarifaires, une première étape <em>« importante économiquement, politiquement et culturellement »</em> selon les termes de la commissaire européenne au commerce, Cecilia Malmström, pour relancer les discussions commerciales. Après six années de gel, les négociations ont repris en 2010, mais l&rsquo;échange de tarifs avait dû être reporté plusieurs fois depuis 2014. </p>
<p><em>« Comme on pouvait s&rsquo;y attendre, personne n&rsquo;est totalement satisfait »</em>, a a déclaré une source du Mercosur proche des négociations, citée par l’AFP. La question de l’agriculture, qui traverse une crise profonde en   Europe et notamment en France,  est naturellement celle qui suscite le plus de crispations. La commissaire européenne a cherché à déminer le terrain face aux eurodéputés, évoquant un excédent commercial pour la viande porcine et les produits laitiers et rappelant que le soja et l&rsquo;alimentation du bétail représentent 60 % des importations agricoles européennes du Mercosur, dont les droits de douane seraient ainsi supprimés. Selon elle, les exportateurs européens paient actuellement 4 milliards d’euros par an en droits de douane sur cette zone.</p>
<p>D’autre part, deux des produits sensibles, la viande bovine et l’éthanol, ont été exclus de l&rsquo;offre d&rsquo;ouverture de l&rsquo;Union européenne. Le dossier est <em>&laquo;&nbsp;remis à plus tard »</em>. INTERBEV, l’interprofession bovine française, avait salué dès le 6 mai <em>« la décision de Jean-Claude JUNCKER d’écarter la viande bovine des négociations, répondant ainsi à [sa] demande exprimée dans un récent courrier adressé au président de la Commission européenne ».</em><br />
Les négociateurs en chef des deux parties doivent désormais se réunir avant l’été et préparer un calendrier de rencontres pour le second semestre.  L’Argentine a longtemps freiné des quatre fers mais l’arrivée au pouvoir en décembre dernier, du très libéral Mauricio Macri a changé la donne après 12 ans de protectionnisme kirchnériste. Buenos Aires pourrait même jouer un rôle d’entrainement vis à vis de son puissant voisin brésilien, jusqu’ici peu enthousiaste sur le libre échange.</p>
<p>Cela dit, les craintes ne sont pas complètement enterrées. Les dossiers du boeuf et de l’éthanol ne sont d’ailleurs que temporairement écartés.  Le mois dernier, une vingtaine de ministres de l&rsquo;agriculture européens ont obtenu qu’une étude soit menée sur l&rsquo;impact d’un tel accord de libre échange sur le secteur agricole, étude dont les résultats devraient être rendus publics en automne.</p>
<div style="margin: 10px 20px 10px 0; width: 50%; float: left; clear: both; border: 1px solid #eee; background: #F5F5F5;"><span style="width: 100%; float: left; color: #fff; background-color: #e84747; font-family: Arial; height: 25px;">  A lire également</span><br />
<!-- debut du code a dupliquer--><br />
<span style="width: 100; float: left; font-weight: bold; padding: 5px 10px;clear:both;"><br />
<a href="http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-154554-2016-lannee-dun-accord-mercosur-ue-1202905.php">Sur le Cercle des Echos: &laquo;&nbsp;2016, l’année d’un accord entre le Mercosur et l&rsquo;UE?&nbsp;&raquo;</a><br />
</span><br />
<!-- fin du code a dupliquer-->
</div>
<p><em>(1)Union douanière regroupant l’Argentine, le Brésil, le Paraguay, l’Uruguay et le Venezuela. Ce dernier, récemment intégré, ne participe pas aux négociations avec l’UE.<br />
</em></p>
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		<title>L&#8217;Amérique latine comptera 625 millions d&#8217;habitants mi-2016, selon la CEPALC</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Feb 2016 17:51:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[Selon les dernières estimations de la CEPALC, la population latino-américaine s&#8217;élèvera autour de la mi-2016 à 625 millions d&#8217;habitants, soit 6 millions de plus qu&#8217;à la mi 2015. Cela représente près du double de la population du sous-continent recensée en 1975 (316 millions) . L&#8217;Observatoire démographique de la Commission économique de l&#8217;ONU pour l&#8217;Amérique latine table sur la poursuite de]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Selon les dernières estimations de la CEPALC, la population latino-américaine s&rsquo;élèvera autour de la mi-2016 à 625 millions d&rsquo;habitants, soit 6 millions de plus qu&rsquo;à la mi 2015. Cela représente près du double de la population du sous-continent recensée en 1975 (316 millions) . L&rsquo;Observatoire démographique de la Commission économique de l&rsquo;ONU pour l&rsquo;Amérique latine table sur la poursuite de sa croissance à 680 millions en 2025 and 779 millions en 2050.<br />
Mi-2014, la population dans la région atteignait 612 millions, avec un taux de croissance global (mix entre les naissances, les décès et les mouvements migratoires) de 11,4 pour 1000 personnes. Le Guatemala dispose du taux le plus élevé (20,8), devant le Panama (16,4) and la Bolivie (16,1). Pour mesurer le vieillissement de la population, la CEPALC a utilisé le rapport entre le nombre de personnes de 60 ans et plus par 100 jeunes de moins de 15 ans. Sur l&rsquo;ensemble de la région, ce rapport est de 41,1, mais varie beaucoup selon les pays : 113,8 à Cuba, 87,9 en Uruguay, 73,5 au Chili tandis qu&rsquo;à l&rsquo;opposé, le Guatemala affiche un indice de 18,6, Haiti de 20 et le Honduras de 21,5.<br />
D&rsquo;autre part, l&rsquo;espérance de vie à la naissance a atteint 74,8 ans en moyenne globale avec, là aussi, d&rsquo;importants écarts entre pays : 62,6 ans en Haiti, contre 81 ans au Chili. Quant au taux de natalité, il est de 2,1 en moyenne en Amérique latine: au-dessous de 2 à Cuba, au Chili, au Brésil, au Costa Rica et en Colombie, et au-dessus de 3 au Guatemala, en Bolivie et à Haiti.<br />
L&rsquo;Observatoire relève enfin la chute de la mortalité infantile durant ces dernières décennies, chute plus prononcée qu&rsquo;espéré dans les années 70. On relève en 2015 , 19 morts d&rsquo;enfants de moins de 1 an sur 1000 dans la région . Un taux qui s&rsquo;échelonne entre celui de 5,4 à Cuba et celui, encore alarmant de 41,3 à Haïti, pays le plus pauvre du sous-continent.</p>
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		<title>En riposte au TPP qui l&#8217;exclut, la Chine courtise l&#8217;Amérique latine</title>
		<link>https://www.latina-eco.com/en-riposte-au-tpp-qui-lexclut-la-chine-courtise-lamerique-latine/</link>
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		<pubDate>Mon, 08 Feb 2016 18:57:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Macroéconomie]]></category>

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		<description><![CDATA[Signé le 4 février dernier par douze pays _ Etats-Unis, Australie, Brunei, Canada, Chili, Japon, Malaisie, Mexique, Nouvelle-Zélande, Pérou, Singapour et Vietnam _ le TPP (traité transpacifique) créera la plus grande zone de libre-échange au monde, une fois ratifié par tous les Parlements. Absente de l&#8217;accord, la Chine, dont le TPP est supposé contenir l&#8217;influence, pourrait bien répondre par un]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Signé le 4 février dernier par douze pays _ Etats-Unis, Australie, Brunei, Canada, Chili, Japon, Malaisie, Mexique, Nouvelle-Zélande, Pérou, Singapour et Vietnam _ le TPP (traité transpacifique) créera la plus grande zone de libre-échange au monde, une fois ratifié par tous les Parlements. Absente de l&rsquo;accord, la Chine, dont le TPP est supposé contenir l&rsquo;influence, pourrait bien répondre par un volontarisme accru en Amérique latine, estime Christophe Granier.</strong><span id="more-1202"></span></p>
<p><strong>Par CHRISTOPHE GRANIER, Conseiller du Commerce Extérieur de la France (1) </strong><br />
<a href="http://www.latina-eco.com/wp-content/uploads/2016/02/granier_christophe_1.jpeg"><img src="http://www.latina-eco.com/wp-content/uploads/2016/02/granier_christophe_1.jpeg" alt="granier_christophe_1" width="180" height="253" class="alignnone size-full wp-image-1203" /></a></p>
<p><em>Cette tribune a également été publiée dans Le Monde</em></p>
<p>&laquo;&nbsp;La mise en place par les Etats Unis du partenariat trans-pacifique de libre-échange TPP qui exclut la Chine a réveillé, si besoin était, l’intérêt chinois pour l’Amérique latine. Pékin préconise de faire évoluer rapidement l’APEC (Coopération économique pour l&rsquo;Asie Pacifique) en une zone de libre échange (FTAAP) dans le but de faire de l’ombre au TPP trop dépendant de Washington. A Manille le 18 novembre 2015, le 23e sommet de l’APEC (Coopération économique pour l&rsquo;Asie-Pacifique) a montré la volonté concurrente des deux présidents Xi et Obama de s’investir dans l’approche des pays du sud du continent.<br />
Les pays d’Amérique latine riverains du Pacifique restent ouverts aux offres des deux puissances. Si les Etats-Unis ont tenté de verrouiller une majorité en invitant dans le TPP le Mexique, le Pérou et le Chili, la Chine, qui possède déjà ses entrées au Nicaragua et au Costa Rica, fait un mouvement en direction de la Colombie, soudain parée de toutes les qualités. Les échanges sino-colombiens totalisent 15,5 milliards de dollars et _ cas unique _ ont crû au cours de la dernière année, contrairement à ceux enregistrés avec tous les autres pays d’Amérique latine, qui stagnent ou reculent. Devenue la troisième économie latino-américaine en 2014 en remplacement de l’Argentine, la Colombie semble disposée à écouter les sirènes d’Orient ; le président Juan Manuel Santos s’est dit intéressé par la coopération chinoise en matière d’infrastructure, de production agricole et d’agro-alimentaire et compte sur l’appui de la Chine à l’ONU pour le processus de paix dans son pays. Souvent impliqués en première ligne des entités chinoises dans un pays stratégique à conquérir, Huawei (semi-privé) et ZTE (semi-public) sont les têtes de ponts chinoises en Colombie.<br />
L’annonce par le FMI de l’acceptation du renminbi dans le panier des DTS s’est accompagnée de la prise de position d’autres pays de la zone sur l’influence chinoise. Le vice-président de l’Argentine Amado Boudou a demandé l’accélération du processus d’internationalisation de la devise chinoise, son pays ayant obtenu en juillet de Pékin un swap de devises de 11milliards de dollars, véritable bouée de sauvetage. Auparavant, la Chine avait accordé un quota de 8 milliards aux investisseurs internationaux qualifiés au Chili. La CCB est devenue la première banque de clearing du RMB du continent au Chili, suivie par l’ICBC en Argentine.</p>
<p>Pour ces raisons d’ordre politique, les projets d’infrastructure chinois en Amérique latine ne tarderont pas à se multiplier, même si l’exemple négatif du Mexique démontre la difficulté de contrer l’influence américaine dans sa zone réservée La Chine privilégie une politique des petits pas doublée de quelques grandes réalisations isolées. Le grand chantier-serpent de mer du canal transcontinental au Nicaragua doit être considéré avec le recul qui sied à une illusion par trop onéreuse, mais les deux projets de liaisons ferrées du Pacifique à l’Atlantique à travers l’Amérique du Sud sont beaucoup plus avancés et vraisemblables. L’approche financière qui se développe depuis mi-2015 démontre que d’autres moyens tout aussi efficaces, même s’ils sont moins spectaculaires, sont utilisés par Pékin. Enfin, souhaitant imprimer dans le domaine culturel comme dans d’autres sa marque historique personnelle, le président Xi Jinping s’est par exemple particulièrement investi dans le projet « Année d’échange culturel Chine-Amérique Latine » pour 2016, dont l’ampleur du programme est la meilleure preuve de l’intérêt porté par la Chine au continent latin.<br />
Au niveau des échanges, les importations chinoises de produits agricoles continueront à jouer le rôle moteur. Elles doivent doubler d’ici 2020. Organisé depuis 2013, le forum des ministres de l’agriculture de Chine, d’Amérique latine et des Caraïbes vient d’être institutionnalisé : son objet est de créer une plateforme d’échanges entre les agences gouvernementales et les instituts de recherche pour développer la coopération agricole. Un pan quinquennal (2015-2019) de coopération porte déjà sur l’élevage, la forêt et la pêche&nbsp;&raquo;.</p>
<p><strong>Christophe Granier<br />
</strong><br />
<em>(1)Christophe Granier est Conseiller du Commerce Extérieur de la France depuis 2001, notamment au Pakistan, à Hong Kong et en Chine et ancien cadre supérieur expatrié du groupe Société Générale pendant 25 ans. Il fut en particulier directeur Général de la Société Générale à Shanghai .<br />
Membre de la Commission Asie Pacifique du Comité National des CCEF, il est le rédacteur de l&rsquo;étude &laquo;&nbsp;La Chine hors les murs&nbsp;&raquo; (Présence et influence chinoise hors du territoire de la Grande Chine) publiée en février 2014, à partir d&rsquo;enquêtes réalisées auprès des CCE. Membre de l&rsquo;Observatoire créé à la suite de cette étude, il y dirige &laquo;&nbsp;La Lettre de la Chine hors les murs&nbsp;&raquo;.</em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Corruption : Le Chili et l&#8217;Uruguay se distinguent dans le classement de Transparency, le Brésil dégringole</title>
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		<pubDate>Wed, 27 Jan 2016 16:02:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Chili et Uruguay exceptés, la plupart des pays d&#8217;Amérique latine restent très vulnérables à la corruption, comme en atteste le rapport 2015 de Transparency International. Plombé par le scandale Petrobras, le Brésil est sérieusement rétrogradé. Quant au Venezuela, il fait partie des dix pays du monde les plus corrompus. Transparency International rendait public aujourd&#8217;hui, à Berlin, son rapport annuel sur]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Chili et Uruguay exceptés, la plupart des pays d&rsquo;Amérique latine restent très vulnérables à la corruption, comme en atteste le rapport 2015 de Transparency International. Plombé par le scandale Petrobras, le Brésil est sérieusement rétrogradé. Quant au Venezuela, il fait partie des dix pays du monde les plus corrompus.</strong></p>
<p><span id="more-1149"></span></p>
<p><span style="font-size: 0.95em; line-height: 1.6em;">Transparency International rendait public aujourd&rsquo;hui, à Berlin, son rapport annuel sur la corruption. Selon l&rsquo;ONG allemande, <em>&laquo;&nbsp;deux tiers des 168 pays évalués par l&rsquo;indice de perception (1) de la corruption 2015 obtiennent une note inférieure à 50&Prime;, </em>sur une échelle allant de 0 (perçu fortement corrompu) à 100 (perçu comme très peu corrompu). Sur la carte interactive ci-dessous, cliquer sur un pays pour voir son score (indice) et son rang :  </span></p>
<p><iframe src="http://media.transparency.org/maps/cpi2015-470.html" height="500" width="100%" frameborder="0"></iframe></p>
<p><span style="font-size: 0.95em; line-height: 1.6em;">Sans surprise, le Danemark conserve la première place (suivi de près par les autres pays nordiques) tandis que la Corée du Nord et la Somalie ferment la marche. En ce qui concerne l&rsquo;Amérique latine, le bilan reste très médiocre. Certes, le Chili conserve une bonne réputation et se situe au 23 ème rang, au même niveau que la France. L&rsquo;Uruguay fait même mieux, à la 21 ème place.</span></p>
<p><span style="font-size: 0.95em; line-height: 1.6em;"> En revanche, le  Brésil se fait remarquer dans cette édition 2015 en étant le pays enregistrant la plus forte baisse en un an. Le pays chute de 5 points (à 38) et de 7 places, relégué désormais au 76 ème rang (sur 168). En cause évidemment, les révélations concernant l&rsquo;énorme scandale de pots de vin autour de la compagnie pétrolière nationale Petrobras, qui éclabousse les plus grandes entreprises de BTP du pays et la majeure partie de la classe politique, à commencer par le Parti des Travailleurs, au pouvoir depuis 12 ans. Le scandale qui continue de se développer est à l&rsquo;origine d&rsquo;une profonde crise de régime dans le pays. La présidente Dilma Rousseff n&rsquo;est pas  _encore_ directement impliquée mais elle est soupçonnée d&rsquo;avoir, au moins, laissé faire. Elle est en outre sous le coup d&rsquo;une procédure de destitution (pour maquillage des comptes publics) qui n&rsquo;aboutira sans doute pas mais l&rsquo;affaiblit considérablement, d&rsquo;autant qu&rsquo;elle fait face depuis des mois à l&rsquo;effondrement de sa popularité et à des manifestations réclamant son départ. Cependant, malgré l&rsquo;ampleur de ce scandale, le fait que la police fédérale et la justice poursuivent sans faiblir et sans être entravés leur opération &laquo;&nbsp;Lava Jato&nbsp;&raquo; (karcher) est peut-être le signe d&rsquo;un virage important dans la vie de ce pays où la corruption est inhérente à la vie politique.</span></p>
<p>La performance du Guatemala, petit pays d&rsquo;Amérique centrale, est presque aussi mauvaise. Il ne perd certes que 4 points (28) mais recule de 8 places, au 123 ème rang. L&rsquo;ONG salue néanmoins <em>&laquo;&nbsp;la lutte des citoyens qui se sont mobilisés pour chasser du pouvoir des responsables corrompus&nbsp;&raquo;</em>. Elle fait allusion au spectaculaire <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_de_corruption_La_L%C3%ADnea " target="_blank">scandale de La Línea au sein des douanes</a>, qui a entraîné la démission en 2015 du président Otto Pérez Molina et la tenue de nouvelles élections en septembre, sans d&rsquo;ailleurs calmer l&rsquo;indignation des citoyens qui ont continué de manifester et ont d&rsquo;ailleurs fini par élire un comique, Jimmy Morales, comme un pied de nez à toute la classe politique. Une mobilisation citoyenne a aussi émergé au Salvador et au Honduras. Quant au Venezuela, pays au bord du chaos, il campe toujours dans les profondeurs du classement, à la 158 ème place. La victoire de l&rsquo;opposition aux législatives de décembre fragilise le président chaviste Maduro mais n&rsquo;offre encore aucune visibilité sur le futur proche du pays , frappé de plein fouet par la chute des prix du pétrole.</p>
<p><span style="font-size: 0.95em; line-height: 1.6em;"><em>&laquo;&nbsp;Nous avons relevé deux tendances fortes dans les Amériques en 2015 ,</em> a déclaré </span><span style="font-size: 0.95em; line-height: 1.6em;">Alejandro Salas, directeur de la zone au sein de l&rsquo;ONG <em>: la découverte de vaste réseaux de corruption et la mobilisation citoyenne très forte contre cette corruption &laquo;&nbsp;</em>. Pour lui, les scandales Petrobras et La Línea sont emblématiques de cette tendance. Il appelle aujourd&rsquo;hui les Etats concernés à s&rsquo;attaquer aux causes du mal pour réduire l&rsquo;impunité.</span></p>
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<p><em style="font-size: 0.95em; line-height: 1.6em;">(1) L’indice de perception de la corruption est élaboré à partir de l’opinion d’experts sur la corruption dans le secteur public. &laquo;&nbsp;Les pays obtenant une note élevée disposent souvent, explique Transparency, d’une administration transparente permettant aux citoyens de demander des comptes à leurs responsables. À l’inverse, une mauvaise note est le signe d’un recours systématique à des pots-de-vin, de l’absence de sanctions en cas de corruption et d’une inadéquation entre les prestations de l’administration et les besoins de la population&nbsp;&raquo;. Les pays les mieux classés, on trouve &laquo;&nbsp;liberté de la presse, ouverture des données sur les comptes publics, haut degré d&rsquo;intégrité des responsables publics, équité de la justice indépendamment de la position sociale des citoyens et indépendance des institutions judiciaires&nbsp;&raquo;. A l&rsquo;opposé , la guerre, une faible gouvernance, la fragilité des institutions et des médias se retrouvent dans la dernière partie du classement. </em></p>
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