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	<title>Latina Eco &#187; Politique</title>
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	<description>L&#039;info éco d&#039;Ushuaïa à San Diego</description>
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		<title>&#171;&#160;L&#8217;antipétisme&#160;&#187;, clé de l&#8217;élection présidentielle au Brésil</title>
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		<pubDate>Wed, 17 Oct 2018 17:52:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Brésil]]></category>
		<category><![CDATA[Elections]]></category>

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		<description><![CDATA[L’avance que conserve, à la veille du scrutin, le candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro est d’abord le signe d’un rejet viscéral du Parti des Travailleurs. &#160; Cet article a déjà été publié le 17 octobre 2018 sur le site Slate.fr. Il est franco-brésilien, chef d’entreprise et vit avec sa femme médecin et ses enfants dans un quartier résidentiel de São]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L’avance que conserve, à la veille du scrutin, le candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro est d’abord le signe d’un rejet viscéral du Parti des Travailleurs.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #993300;"><strong><strong><em>Cet article a déjà été publié le 17 octobre 2018 sur le site Slate.fr.</em></strong></strong></span></p>
<p><span id="more-1787"></span> Il est franco-brésilien, chef d’entreprise et vit avec sa femme médecin et ses enfants dans un quartier résidentiel de São Paulo. Contrairement à la plupart des familles aisées du Brésil, il n’a pas d’employée de maison, mais fait appel à une femme de ménage une à deux fois par semaine. Comme elle habite à soixante-dix kilomètres, explique-t-il, elle se lève à 4 heures du matin, prend un train puis trois bus différents pour venir travailler. Il a été surpris d’apprendre que le 28 octobre, jour du deuxième tour de la présidentielle, elle irait voter pour Jair Bolsonaro, le candidat d’extrême droite, et non pour Fernando Haddad, qui représente le Parti des travailleurs (PT), celui de Lula. <em>«Je lui ai demandé, </em>raconte-t-il<em>, si elle ne craignait pas que l’élection de Bolsonaro ne menace la démocratie au Brésil, et elle m’a répondu: “De quelle démocratie parlez-vous? Dans mon quartier, on vit déjà sous la dictature des gangs!”». </em>Chaque semaine, elle lui parle de l’agression qu’une personne de son entourage, ou elle-même, a subie, et des guerres de territoires terrifiantes que se livrent les bandes armées rivales dans la banlieue pauvre où elle et sa famille vivent. La sécurité est sa priorité absolue, et c’est la raison pour laquelle elle vote Bolsonaro –comme beaucoup de Brésiliennes et Brésiliens très modestes. Qu’importe que l’ancien militaire devenu député pendant vingt-sept ans n’affiche aucun programme crédible pour faire baisser la criminalité galopante dans le pays, se bornant à proclamer qu’<em>«<a href="https://www.parismatch.com/Actu/International/Pour-Bolsonaro-favori-de-la-presidentielle-au-Bresil-un-bon-bandit-est-un-bandit-mort-1579315" target="_blank">un bon bandit est un bandit mort</a>»</em> et à<em> </em>promettre d’autoriser le port d’armes <em>«aux gens bien». </em>Qu’importe, par ailleurs, qu’il soit perçu comme le candidat de l’agrobusiness, des riches et des élites, <a href="http://politica.estadao.com.br/noticias/eleicoes,ibope-para-eleitores-bolsonaro-e-o-candidato-que-mais-defende-interesse-de-ricos-e-jovens,70002548894" target="_blank">comme le montre un sondage Ibope du 16 octobre</a><i>.</i> À la veille du scrutin, Jair Bolsonaro, ultranationaliste, admirateur de la dictature, machiste, homophobe et apparemment incompétent sur la plupart des enjeux de cet immense pays, semble avoir conquis la majorité des 147 millions d’électeurs et électrices que compte le Brésil : malgré un léger tassement depuis une semaine , l<a href="https://g1.globo.com/politica/eleicoes/2018/noticia/2018/10/25/datafolha-para-presidente-votos-validos-bolsonaro-56-haddad-44.ghtml" target="_blank">e dernier sondage de Datafolha</a> publié jeudi le crédite encore d&rsquo;une large avance, à 56% de voix.</p>
<h3>Tardive candidature Haddad</h3>
<p>En face, Fernando Haddad a été évidemment lourdement handicapé par son propre camp et son mentor. La branche la plus radicale du PT s’est accrochée jusqu’à l’absurde à une candidature de Lula, même lorsque ce dernier, condamné à douze ans de prison pour corruption, <a href="https://abonnes.lemonde.fr/ameriques/article/2018/04/07/au-bresil-lula-annonce-accepter-d-aller-en-prison_5282289_3222.html?" target="_blank">a été emprisonné en avril</a>. Ce n’est qu’en septembre, <a href="https://abonnes.lemonde.fr/ameriques/article/2018/09/01/bresil-la-candidature-de-lula-a-la-presidentielle-est-invalidee_5348791_3222.html?" target="_blank">lorsque sa candidature a été invalidée</a>, que l&rsquo;ancien président s&rsquo;est résigné à chercher quelqu&rsquo;un pour le remplacer. Il <a href="http://www.rfi.fr/ameriques/20180928-presidentielle-bresil-ciro-gomes-le-challenger-centre-gauche" target="_blank">aurait pu adouber Ciro Gomes</a>, homme politique de centre gauche qui a été son ministre au début des années 2000 et qui se présentait sous l’étiquette du Parti démocratique travailliste, avec des perspectives pas si mauvaises. Les mauvaises langues diront que Lula s’est bien gardé d’introniser ce politicien aguerri, qui risquait de prendre trop d’ascendant au sein du PT. <em>«Il a fait passer son désir de préserver sa stature avant l’intérêt de son parti»,</em> constate le géographe Hervé Théry. Lula a donc choisi Fernando Haddad, un universitaire de 55 ans modéré, qui a été son ministre de l’Éducation et celui de Dilma Rousseff entre 2005 et 2012. Le système de bourses mis en place par Haddad pendant cette période a d’ailleurs permis d’entrouvrir les portes de l’université aux jeunes des classes moins favorisées –et notamment à des étudiantes et étudiants noirs. Élu maire de Saõ Paulo en 2013, il s&rsquo;y est montré plutôt bon gestionnaire. <img alt="" src="http://www.slate.fr/sites/default/files/000_1ab5m2.jpg" /></p>
<address><em>Fernando Haddad en meeting à Recife, le 25 octobre 2018 | Leo Caldas / AFP</em></address>
<p>En dehors de la mégapole pauliste néanmoins, le nom d’Haddad n’était guère connu dans le pays. Un vrai problème quand il ne reste que trois semaines pour faire campagne, d’autant qu’il est un piètre tribun et que ses visites répétées à Lula dans sa prison de Curitiba ont vite permis de le caricaturer en créature docile de l’ex-président. &#8230;</p>
<h4><em><strong>Pour lire la suite, aller sur <a href="http://http://www.slate.fr/story/169122/bresil-election-presidentielle-bolsonaro-parti-travailleurs-lula-antipetisme" target="_blank">Slate.fr</a></strong></em></h4>
<p><em style="font-size: 0.95em;"> </em></p>
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		<title>L’étau judiciaire se resserre autour du gouvernement Temer</title>
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		<pubDate>Sat, 18 Jun 2016 07:21:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[L’ex-dirigeant de Petrobras Sergio Machado (ex président de la filiale transports Transpetero) parle beaucoup. Arrêté dans le cadre du scandale de pots de vin lié à la compagnie pétrolière, il a passé un accord avec la justice brésilienne pour réduire sa peine en échange de sa collaboration. Et celle-ci est très active. Le 15 juin, la Cour suprême brésilienne a rendu public]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>L’ex-dirigeant de Petrobras <strong>Sergio Machado</strong> (ex président de la filiale transports Transpetero) parle beaucoup. Arrêté dans le cadre du scandale de pots de vin lié à la compagnie pétrolière, il a passé un accord avec la justice brésilienne pour réduire sa peine en échange de sa collaboration. Et celle-ci est très active. Le 15 juin, la Cour suprême brésilienne a rendu public l‘un de ses témoignages dans lequel il a affirme que <strong>Michel Temer</strong>, président par interim depuis un mois(centriste, PMDB), lui a demandé en 2012 <i>«des ressources illicites des entreprises sous contrat avec Transpetro »</i> pour financer la campagne du député fédéral (PMDB comme lui), à la mairie de Sao Paulo, <strong>Gabriel Chalita</strong>, pour un montant d’1,5 million de reais (environ 375 000 euros). Même si le nom de Michel Temer avait déjà été évoqué dans le scandale, il s’agit là de sa première mise en cause grave et officielle. Dans un discours improvisé, il a démenti ces accusations <i>«</i><i>irresponsables, ridicules, mensongères et criminelles»</i>, ajoutant : <i>« rien n&rsquo;entravera notre désir, notre mission et notre volonté de faire ce que le président doit faire, dès maintenant».</i></p>
<div style="margin: 10px 20px 10px 0; width: 50%; float: left; clear: both; border: 1px solid #eee; background: #F5F5F5;"><span style="width: 100%; float: left; color: #fff; background-color: #e84747; font-family: Arial; height: 25px;"> A lire également</span><!-- debut du code a dupliquer--><br />
<span style="width: 100px; float: left; padding: 5px 10px; clear: both;"></span><span style="width: 100px; float: left; padding: 5px 10px; clear: both;"><a href="http://www.latina-eco.com/le-president-par-interim-michel-temer-tente-de-simposer-via-une-batterie-de-nominations-plus-ou-moins-restigieuses/">Michel Temer tente de s&rsquo;imposer via une batteries de nominations </a></span><span style="width: 100; float: left; font-weight: bold; padding: 5px 10px; clear: both;"></span><!-- fin du code a dupliquer--><strong></strong></div>
<p>Mais Sergio Machado, décidément très bavard, met aussi en cause, parmi une vingtaine de personnalités, plusieurs de ses ministres , dont trois ont déjà été contraints à la démission. Celui de la Planification,<strong> Romero Juca</strong> tout d’abord, puis celui _ ô ironie _ de la Transparence, <strong>Fabiano Silvereira</strong>, qu&rsquo;il a tous deux enregistrés à leur insu en train de critiquer l&rsquo;enquête judiciaire &laquo;&nbsp;Lava Jato&nbsp;&raquo; autour du scandale Petrobras et de laisser entendre que la destitution de Dilma Rousseff permettrait de l&rsquo;étouffer. Il y a deux jours, c&rsquo;est le ministre brésilien du Tourisme, <strong>Henrique Eduardo Alves</strong> qui a dû partir, accusé d’avoir demandé 1,55 million de réais (400.000 euros) pour le financement de la campagne du PMDB. L’intéressé a démenti, affirmant que la somme lui avait été versée légalement par des industriels, mais il semble que l’argent vienne de pots de vin des contrats Petrobras. Sa démission tombe mal à moins de deux mois du coup d’envoi des JO de Rio, dont la campagne marketing mondiale est sans cesse repoussée en raison de la crise politique.</p>
<p>Machado affirme aussi avoir donné de l’argent à l’actuel président du Sénat, <strong>Renan Calheiros</strong> (PMDB), dont le procureur général a d&rsquo;ailleurs demandé l&rsquo;arrestation à la Cour suprême pour tentative d’obstruction. Quant à l’opposition de droite (PSDB), elle n’est pas épargnée par l’enquête même si son éloignement du pouvoir fédéral depuis 13 ans, a limité les investigations : les noms d’<strong>Aecio Neves</strong>, rival malheureux de Dilma Rousseff aux dernières élections, et de <strong>Jose Serra</strong>, autre ténor du parti nommé ministre des Affaires étrangères par Michel Temer, sont également cités.</p>
<p>Et  pendant ce temps, le Brésil attend vainement l’émergence d’une nouvelle génération de politiques décidés à en finir avec ce système de corruption institutionnelle.</p>
<p><a class="a2a_button_facebook" href="https://www.addtoany.com/add_to/facebook?linkurl=https%3A%2F%2Fwww.latina-eco.com%2Fletau-judiciaire-se-resserre-autour-du-gouvernement-temer%2F&amp;linkname=L%E2%80%99%C3%A9tau%20judiciaire%20se%20resserre%20autour%20du%20gouvernement%20Temer" title="Facebook" rel="nofollow" target="_blank"></a><a class="a2a_button_twitter" href="https://www.addtoany.com/add_to/twitter?linkurl=https%3A%2F%2Fwww.latina-eco.com%2Fletau-judiciaire-se-resserre-autour-du-gouvernement-temer%2F&amp;linkname=L%E2%80%99%C3%A9tau%20judiciaire%20se%20resserre%20autour%20du%20gouvernement%20Temer" title="Twitter" rel="nofollow" target="_blank"></a><a class="a2a_button_google_plus" href="https://www.addtoany.com/add_to/google_plus?linkurl=https%3A%2F%2Fwww.latina-eco.com%2Fletau-judiciaire-se-resserre-autour-du-gouvernement-temer%2F&amp;linkname=L%E2%80%99%C3%A9tau%20judiciaire%20se%20resserre%20autour%20du%20gouvernement%20Temer" title="Google+" rel="nofollow" target="_blank"></a></p>]]></content:encoded>
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		<title>Le président par intérim Michel Temer tente de s’imposer via une batterie de nominations (plus ou moins) prestigieuses</title>
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		<pubDate>Tue, 24 May 2016 14:15:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Le nouveau président intérimaire du Brésil, qui a pris ses fonctions le 12 mai dernier, jour même de la mise à l’écart de Dilma Rousseff, risque d’avoir bien du mal à tenir le gouvernail d’un Brésil en crise et en effervescence alors qu’à peine nommé, un de ses ministres doit déjà démissionner.   Zéro charisme, guère plus de popularité ni]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><b style="font-size: 0.95em; line-height: 1.6em;">Le nouveau président intérimaire du Brésil, qui a pris ses fonctions le 12 mai dernier, jour même de la mise à l’écart de Dilma Rousseff, risque d’avoir bien du mal à tenir le gouvernail d’un Brésil en crise et en effervescence alors qu’à peine nommé, un de ses ministres doit déjà démissionner.</b></strong><span id="more-1350"></span>   Zéro charisme, guère plus de popularité ni même de notoriété (malgré l’intérêt qu’avait un moment suscité dans les médias sa nouvelle épouse très bimbo, Marcela, de 42 ans sa cadette) : Michel Temer, nouveau chef d’Etat par intérim du Brésil après avoir réussi à évincer Dilma Rousseff dont il fut l’allié et le vice-président, part de loin  pour se hisser à la hauteur de ses ambitions, qui sont grandes : <i>« </i><i>remettre le pays sur les rails en deux ans et sept mois »,</i> comme il l’a déclaré à la revue Epoca. Propos qui montrent en tout cas qu’il est convaincu que Dilma Rousseff ne reviendra pas au pouvoir à l’issue de ses 180 jours de suspension et que son procès débouchera sur sa destitution, lui permettant ainsi de faire durer l’interim jusqu’à la fin officielle du mandat de cette dernière fin décembre 2018. Une telle confiance peut s’expliquer par le vote du Sénat jeudi 12 mai. Alors qu’une majorité simple suffisait pour confirmer le lancement de la procédure, 55 des 81 sénateurs ont voté pour (soit plus de la majorité des deux tiers qui sera requise pour le vote final, à l’issue du procès). Autrement dit, à moins d’un retournement spectaculaire, la messe serait dite. Pas sûr pour autant que Michel Temer tienne bon durant les deux ans et demi qui restent jusqu’à la fin du mandat de Dilma, ni même durant ses 6 mois de mise à l’écart. Car contrairement à cette dernière, le nom de Temer a été cité dans le scandale de corruption centré autour de la compagnie pétrolière Petrobras qui secoue le pays depuis deux ans, et il n’est pas exclu  que l’enquête « Lava Jato » de l’impitoyable juge de Curitiba, Sergio Moro, ne le rattrape, tout comme elle a rattrapé Eduardo Cunha, qui a récemment dû démissionner de la présidence de la Chambre des députés.</p>
<div style="margin: 10px 20px 10px 0; width: 50%; float: left; clear: both; border: 1px solid #eee; background: #F5F5F5;"><span style="width: 100%; float: left; color: #fff; background-color: #e84747; font-family: Arial; height: 25px;"> A lire également</span> <!-- debut du code a dupliquer--> <span style="width: 100; float: left; font-weight: bold; padding: 5px 10px; clear: both;"> <a href="http://www.slate.fr/story/117987/bresil-encore-pilote-avion"> Brésil: y a-t-il encore un pilote dans l&rsquo;avion?</a> </span> <!-- fin du code a dupliquer--></div>
<p>D’autre part, Michel Temer va faire face à une agitation sociale qui ne se dément pas, de la part des partisans de Lula, Dilma et du Parti des Travailleurs qui redoutent, malgré ses promesses de ne pas y toucher, des coupes dans les programmes sociaux. Mais aussi de la part du camp adverse, guère plus satisfait de le voir arriver à ce poste. Ce fils d’immigrés libanais de 75 ans, ex professeur de droit constitutionnel et apparatchik du parti centriste PMDB, va en outre devoir affronter une conjoncture épouvantable, avec un déficit public de 10%, un recul de 3,8% du PIB en 2015 et quasiment autant cette année selon les prévisions, un endettement qui s’est envolé à 70% du PIB et un chômage de plus de 10%.</p>
<p><strong style="font-size: 0.95em; line-height: 1.6em;"><b>Régime sec pour la BNDES </b></strong></p>
<p><span style="font-size: 0.95em; line-height: 1.6em;">Le gouvernement resserré (24 ministres) au profil à la fois libéral et conservateur qu’il a nommé, est déjà critiqué, car entièrement composé d’hommes blancs (et sexagénaires pour la plupart). Temer s’est hâté de rectifier le tir en promettant de créer quelques strapontins pour des femmes et, plus sérieusement, en nommant l&rsquo;économiste <strong>Maria Silvia Bastos Marques</strong> à la présidence de la Banque nationale de développement économique et sociale (BNDES), en remplacement de Luciano Coutinho, qui occupait le poste depuis l’arrivée de Lula au pouvoir en 2003. Déjà passée par la banque en début de carrière, cette économiste a aussi exercé des responsabilités au sein du sidérurgiste CSN et conseillait dernièrement le maire de Rio, Eduardo Paes, pour la coordination des JO. Cette nomination marque sans doute la fin d’une époque pour la BNDES, bras financier de l&rsquo;Etat, dont les gouvernements Lula et Rousseff se sont beaucoup servi pour distribuer généreusement des crédits à taux bonifiés. Affichant sa volonté de diminuer les dépenses publiques, le gouvernement Temer a cependant déjà annoncé que la BNDES devrait réduire la voilure et restituer au Trésor quelque 25 milliards d&rsquo;euros.</span></p>
<p><strong style="font-size: 0.95em; line-height: 1.6em;"><b>Départ du ministre de la Planification mis en cause dans le scandale Petrobras</b></strong></p>
<p><span style="font-size: 0.95em; line-height: 1.6em;"> Plus grave pour sa crédibilité, sept des ministres qu’il a choisis sont déjà sous le coup d’enquêtes pour corruption. L’un d’eux, Romero Juca, ministre de la Planification, a annoncé hier son départ contraint et immédiat du gouvernement, après que le quotidien Folha de Sao Paulo a rendu public l&rsquo;enregistrement d&rsquo;une conversation datant de mars, entre lui et l&rsquo;ancien sénateur Sergio Machado (lui-même mouillé dans l’affaire Petrobras</span><i style="font-size: 0.95em; line-height: 1.6em;">). &laquo;&nbsp;L&rsquo;impeachment est nécessaire</i><span style="font-size: 0.95em; line-height: 1.6em;">, entend-on Juca lui dire</span><i style="font-size: 0.95em; line-height: 1.6em;">. Il n&rsquo;y a pas d&rsquo;autre issue. Il faut résoudre toute cette merde. Il faut changer le gouvernement pour stopper l&rsquo;hémorragie&nbsp;&raquo;. </i><span style="font-size: 0.95em; line-height: 1.6em;">Révélations qui portent atteinte à l’image du nouveau gouvernement, mais aussi à la légitimité de la procédure de destitution, présentée comme une façon d’étouffer l&rsquo;enquête. Et ce, alors que Michel Temer avait promis de ne pas mettre de bâtons dans les roues des juges. Couplée au marasme économique, cette ambiance incertaine et malsaine risque de tenir à distance les investisseurs étrangers, dont le Brésil a pourtant grand besoin. C’est un peu le sens de </span><a style="font-size: 0.95em; line-height: 1.6em;" href="http://www.coface.com/News-Publications/News/What-to-expect-from-Brazil-s-perfect-storm" target="_blank">l’étude que la Coface a récemment publiée</a><span style="font-size: 0.95em; line-height: 1.6em;"> sur le pays. </span></p>
<p><strong style="font-size: 0.95em; line-height: 1.6em;"><b>Les atouts Mereilles,  Goldfain et Parente </b></strong></p>
<p><span style="font-size: 0.95em; line-height: 1.6em;"> Néanmoins, Michel Temer a tout de même quelques atouts dans sa manche. D’abord le soutien entier, pour le moment, des milieux d’affaires, impatients de voir le Brésil prendre un tournant libéral. Mais cette confiance peut s’envoler tout aussi vite si les résultats ne sont pas au rendez-vous. D’autre part, il s’est entouré de quelques pointures crédibles en matière économique, dont l&rsquo;ancien gouverneur de la banque centrale, </span><strong style="font-size: 0.95em; line-height: 1.6em;">Henrique Mereilles</strong><span style="font-size: 0.95em; line-height: 1.6em;">, placé à la tête d’un super ministère des Finances. Une arme clé pour redonner confiance aux marchés. Mereilles a déjà annoncé sa volonté </span><i style="font-size: 0.95em; line-height: 1.6em;">« d’inverser</i><em style="font-size: 0.95em; line-height: 1.6em;">la trajectoire d&rsquo;augmentation de la dette publique», </em><span style="font-size: 0.95em; line-height: 1.6em;">mais aussi de s’attaquer aux serpents de mer de la réforme des  retraites et à celle du Code du travail, pour redonner un peu de productivité à l’industrie. Sur ces deux dossiers, il risque néanmoins de trouver sur sa route des syndicats très combatifs. Autre nomination de poids dans le contexte inflationniste actuel, celle d’</span><strong style="font-size: 0.95em; line-height: 1.6em;">Ilan Goldfain</strong><span style="font-size: 0.95em; line-height: 1.6em;"> à la tête de la Banque Centrale, pour remplacer Alexandre Tombini. Goldfain était jusqu&rsquo;à présent économiste en chef de la première banque privée brésilienne Itau Unibanco. Ce brillant haut fonctionnaire d’origine israélienne, qui s’est formé à l&rsquo;université pontificale catholique de Rio de Janeiro, puis au MIT, est déjà passé par la Banque Centrale, mais aussi par le FMI, la Banque Mondiale et l’ONU, avant de rejoindre le privé. A la tête de la compagnie pétrolière Petrobras, ébranlée par la chute des cours du brut et bien plus encore par le scandale de pots de vins dont elle est le centre, Temer a également nommé une pointure, </span><strong style="font-size: 0.95em; line-height: 1.6em;">Pedro Parente</strong><span style="font-size: 0.95em; line-height: 1.6em;">, 63 ans, qui fut chef de cabinet du président Fernando Henrique Cardoso de 1999 à 2003, puis a occupé plusieurs poste ministériels (Planification, Mines et Energie) avant de prendre la tête de la filiale locale du groupe céréalier américain Bunge. Actuellement, il préside le conseil d’administration de l’opérateur de la Bourse de Sao Paulo, BM&amp;FBovespa et compte même, </span><i style="font-size: 0.95em; line-height: 1.6em;">«sauf s’il y a conflit d’intérêts»,</i><span style="font-size: 0.95em; line-height: 1.6em;"> cumuler les deux postes. Citons enfin </span><strong style="font-size: 0.95em; line-height: 1.6em;">Jose Serra</strong><span style="font-size: 0.95em; line-height: 1.6em;">, qui reprend le portefeuille des Affaires étrangères.  Ce vieux routier de la politique, qui fut député et sénateur, ex ministre du gouvernement Cardoso, ex gouverneur de Sao Paulo et candidat  malheureux à la présidentielle de  2010, a l&rsquo;avantage d’être l’homme fort du PSDB, parti libéral de l&rsquo;opposition, qui s’allie donc pour la circonstance au PMDB. Mais il a aussi l&rsquo;immense inconvénient de ne pas être &laquo;&nbsp;clean&nbsp;&raquo; puisqu&rsquo;il est cité dans plusieurs enquêtes de trafic d&rsquo;influence et de malversations, ce qui le place sur un siège éjectable. En tout cas, lui aussi a annoncé sans tarder vouloir rompre avec la politique protectionniste de l’ère Rousseff, pour relancer un Mercosur endormi (Brésil, Argentine, Paraguay,Uruguay, Venezuela), se rapprocher de la libérale Alliance du Pacifique (Chili, Pérou, Colombie, Mexique), et renforcer les liens avec </span><em style="font-size: 0.95em; line-height: 1.6em;">« les partenaire traditionnels du Brésil »</em><span style="font-size: 0.95em; line-height: 1.6em;">, citant l’Argentine (qui a basculé à droite avec Mauricio Macri) mais aussi l’Union européenne, les Etats-Unis et le Japon.</span></p>
<p><strong style="font-size: 0.95em; line-height: 1.6em;"><b>Une épée de Damoclès nommée Sergio Moro</b></strong></p>
<p><span style="font-size: 0.95em; line-height: 1.6em;">Michel Temer peut en outre compter sur sa grande expérience personnelle des «combinazione » du Congrès et sur ses talents de négociateur, ce dont, de l’avis général, Dilma Rousseff est cruellement privée. Reste que ce Congrès, avec ses quelque 28 partis sans programme prêts à vendre leur soutiens et leurs vote au plus offrant, est lui-même gangrené par la corruption : 300 des 513 députés encore en place sont mis en cause dans les affaires de pots de vin.  Le PMDB, faiseur de roi et opportuniste par construction, est au moins autant richement doté en parlementaires véreux que le Parti des Travailleurs (PT), dont il fut l’allié pendant 13 ans. Dans ce climat délétère, le plus grand danger qui menace personnellement Michel Temer est donc la main inflexible du &laquo;&nbsp;petit juge de Curitiba&nbsp;&raquo;, Sergio Moro qui, si l&rsquo;implication du nouveau président dans le scandale Petrobras est établie, n’hésitera pas à l’interpeller au plus vite. Ce qui risquerait certes d’aggraver encore le chaos, mais signerait peut-être aussi la fin d’un système politique brésilien vraiment à bout de souffle.  </span></p>
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		<title>Dilma Rousseff est désormais au bord de la destitution,  le Brésil s’enfonce dans la crise</title>
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		<pubDate>Thu, 21 Apr 2016 16:32:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 11 mai prochain, le Sénat devra confirmer la procédure de destitution de la présidente brésilienne votée dimanche par la Chambre basse. Quant à Lula, il ne pourra sans doute pas jouer les sauveurs, la Cour suprême ayant repoussé son verdict sur son entrée au gouvernement. Pendant ce temps, l’économie du pays se dégrade, comme l’illustre la récente publication d’Euler]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><b>Le 11 mai prochain, le Sénat devra confirmer la procédure de destitution de la présidente brésilienne votée dimanche par la Chambre basse. Quant à Lula, il ne pourra sans doute pas jouer les sauveurs, la Cour suprême ayant repoussé son verdict sur son entrée au gouvernement. Pendant ce temps, l’économie du pays se dégrade, comme l’illustre la récente publication d’Euler Hermes. Le point. </b></strong><span id="more-1254"></span></p>
<p>Dimanche 17 avril, un pas important a été franchi vers la destitution de la présidente brésilienne. Dans une ambiance proche de la crise de nerfs collective, 367 députés ont voté pour, soit 25 de plus que les 342 (deux tiers) nécessaires, face à 137 députés, de gauche et d&rsquo;extrême gauche pour l&rsquo;essentiel, qui ont voté contre et 7 autres qui se sont abstenus. Certains des ministres (actuels et  anciens) de la présidente ont voté pour &laquo;&nbsp;l&rsquo;impeachment&nbsp;&raquo; , accroissant encore l’isolement de cette dernière.  Désormais, la balle est dans le camp du Sénat auquel il suffira d’un vote à la majorité simple (en fait un peu plus avec 48 voix sur 81) pour lancer la procédure qui écartera Dilma Rousseff du pouvoir pendant 180 jours au maximum, en attendant la décision finale (nouveau vote avec majorité des deux tiers). La situation est d’autant plus périlleuse pour la présidente qu’elle n’a pas la majorité au Sénat (même si le président de la chambre haute la soutient encore). Le vote du Sénat a été fixé au 11 mai.</p>
<p>Il y a donc le feu au Planalto mais Dilma Rousseff a décidé de se rendre malgré tout, ce vendredi 22 avril, à New York pour la signature à l’ONU de l’accord sur la COP 21. On s’attend à ce qu’elle y prenne la communauté internationale à témoin, et dénonce ce qu’elle et ses partisans du PT (Parti des Travailleurs) appellent <em>«un coup d’Etat sans armes ».</i></em></p>
<p><strong><b>Les numéros deux et trois du pays suspectés de corruption   </b></strong></p>
<p>Si le Sénat vote la mise à l&rsquo;écart de Dilma Rousseff, c&rsquo;est le vice-président, Michel Temer, du PMDB (parti centriste et opportuniste qui a récemment rompu avec la coalition au pouvoir), qui la remplacera et formera un gouvernement de transition durant ces 180 jours. Voire, en théorie, jusqu&rsquo;à la prochaine élection en cas de destitution.<br />
Certes, tout n’est pas perdu pour la présidente. D’abord parce que, comme l’explique très bien Gaspard Estrada, directeur de l’OPALC (Sciences Po) dans <a href="http://www.challenges.fr/challenges-soir/20160418.CHA8044/bresil-pourquoi-dilma-rousseff-n-a-pas-encore-perdu-la-bataille.html" target="_blank">Challenges</a>, la clé du scrutin réside, comme toujours, au Brésil dans un marchandage de postes.  <em><i>« Le vote dépendra des offres de postes qui seront faites aux sénateurs indécis par Dilma Rousseff et son opposant Michel Temer ».</i></em></p>
<p>D’autre part, si la cote de Dilma Rousseff est au plus bas dans le pays, les sondages montrent que le nombre de personnes souhaitant son départ, tout en restant écrasant, a un peu baissé depuis le vote de dimanche (68 à 61%). Ils montrent aussi que les Brésiliens sont tout aussi hostiles aux deuxième et troisième personnage de l’Etat appelés à jouer un rôle majeur en cas de destitution : Michel Temer, vice-président, et Eduardo Cunha, président de la Chambre des députés, PMDB et adversaire farouche de Dilma .</p>
<blockquote class="twitter-tweet" data-width="550"><p lang="en" dir="ltr">Weekly Chart: Brazil&#39;s impeachment process by the numbers. <a href="https://t.co/dpJBNZqWUG">https://t.co/dpJBNZqWUG</a> <a href="https://twitter.com/luisaleme">@luisaleme</a> <a href="https://twitter.com/hollykathryn">@hollykathryn</a> <a href="https://t.co/crKBfBKd1X">pic.twitter.com/crKBfBKd1X</a></p>
<p>&mdash; AS/COA Online (@ASCOA) <a href="https://twitter.com/ASCOA/status/722818149016592385">April 20, 2016</a></p></blockquote>
<p><script async src="//platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p>Il faut dire que Michel Temer aussi bien qu’Eduardo Cunha sont tous deux mouillés jusqu’au cou dans le scandale de corruption Petrobras, qui secoue le pays depuis deux ans. Ce qui n’est pas le cas de Dilma Rousseff, jusqu’à présent jamais suspectée d’enrichissement personnel (même si on peut en revanche se demander comment, en tant que ministre de l’Energie, elle a pu tout ignorer des malversations entourant la compagnie pétrolière nationale). Ce qui est en jeu dans sa destitution, c’est le maquillage de comptes publics (autrement dit le transfert temporaire d’une partie des déficits vers les banques publiques) au moment de sa campagne pour sa réélection, considéré donc comme un &laquo;&nbsp;crime de responsabilité&nbsp;&raquo;. </p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><b>Lula ne peut toujours pas rentrer au gouvernement </b></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cela dit, un des espoirs de la présidente vient de s’évanouir puisqu’hier, la Cour Suprême a de nouveau reporté sine die sa décision concernant la légalité de l’entrée de l&rsquo;ex-président Luiz Inacio Lula da Silva au gouvernement. Cette nomination était certes censée le mettre cyniquement à l’abri d’une détention provisoire dont le menaçait le juge Sergio Moro, en charge de l’enquête « Lava Jato » sur Petrobras, car Lula est lui-même rattrapé par le scandale. Mais sa nomination au poste de &laquo;&nbsp;quasi premier ministre&nbsp;&raquo; aurait aussi permis à celui qui fut le héros du pays de mettre tout son talent de négociateur et le reste de son aura dans le méga marchandage qui se joue actuellement. Il est désormais probable que la décision de la Cour, même si elle est positive, arrive trop tard.</p>
<p>Pourtant, même si Dilma Rousseff n’inspire plus confiance à personne, la probabilité désormais grande de sa mise à l’écart ne réjouit aucun analyste, et les déclarations inquiètes sur la période post-destitution se multiplient, en partie à cause de l’absence criante de relève au sein d’un personnel politique massivement décrédibilisé, mais aussi parce que celui ou celle qui reprendra les rênes du pays devra affronter une situation économique très dégradée , et donc prendre des mesures fortement impopulaires, susceptibles d’accroître encore la polarisation de  la population.<br />
<strong><br />
Chute de 14% de l&rsquo;investissement </strong></p>
<p>La récente dégradation du risque par la société d’assurance crédit Euler Hermes, constitue à ce titre un nouvel avertissement. Dans <a href="http://www.eulerhermes.fr/mediacenter/actualites/Pages/degradation-risque-bresil-t1-2016.aspx " target="_blank">son analyse</a>, la société passe d’abord en revue les maux de l’économie brésilienne, plombée depuis deux ans par la chute des cours des matières premières et qui, après avoir stagné en 2014 et reculé de 3,8% en 2015, «<em>devrait se contracter de nouveau de -3.5% en 2016</em>», alors que l’inflation reste élevée (au dessus de 8% en 2016 selon ses prévisions) et que le réal a fortement baissé. Selon Daniela Ordoñez, économiste spécialiste de l&rsquo;Amérique Latine chez Euler Hermes, la chute de 14% de l&rsquo;investissement est particulièrement inquiétante. Le taux d&rsquo;investissement est aujourd&rsquo;hui inférieur à 20% du PIB, soit moins que la moyenne régionale. « <em>Le sous-investissement chronique au Brésil, additionné à un protectionnisme accru, un coût du travail élevé, et un système de taxes complexe et punitif, entrave fortement la compétitivité brésilienne</em> », martèle Daniela Ordoñez, qui anticipe une nouvelle hausse de 22% cette année des défaillances d’entreprise (+25% en 2015). </p>
<p>Malgré tout, le pays ne court pour le moment aucun risque de défaut. Ses réserves de changes peuvent couvrir plus d’un an d&rsquo;importations et sa dette extérieure ne pèse que 15% du PIB. Autre facteur encourageant, les IDE ne se sont pas écroulés « <em>A l&rsquo;heure actuelle, la balance nette des IDE (flux entrants- flux sortants) s&rsquo;élève à 62 milliards de dollars, montant suffisant pour couvrir l&rsquo;intégralité du déficit courant du Brésil</em>», estime Euler Hermes.</p>
<p>Quant à l’onde choc de cette triple crise économique, politique et institutionnelle dans la région, la société d’assurance crédit estime qu’elle ne devrait affecter que l&rsquo;Argentine, l&rsquo;Uruguay, le Panama et la Bolivie. </p>
<div style="margin: 10px 20px 10px 0; width: 50%; float: left; clear: both; border: 1px solid #eee; background: #F5F5F5;"><span style="width: 100%; float: left; color: #fff; background-color: #e84747; font-family: Arial; height: 25px;">  A lire également</span></p>
<p><!-- debut du code a dupliquer--><br />
<span style="width: 100; float: left; font-weight: bold; padding: 5px 10px;clear:both;"><br />
<a href="http://economic-research.bnpparibas.com/Views/DisplayPublication.aspx?type=document&#038;IdPdf=27645&#038;src=mail&#038;publication=Perspectives"> L&rsquo;analyse de Sylvain Bellefontaine, de BNP Paribas </a><br />
</span></p>
<p><!-- fin du code a dupliquer--></p>
</div>
<p><a class="a2a_button_facebook" href="https://www.addtoany.com/add_to/facebook?linkurl=https%3A%2F%2Fwww.latina-eco.com%2Fdilma-rousseff-au-bord-de-la-destitution-le-bresil-senfonce-dans-la-crise%2F&amp;linkname=Dilma%20Rousseff%20est%20d%C3%A9sormais%20au%20bord%20de%20la%20destitution%2C%20%C2%A0le%20Br%C3%A9sil%20s%E2%80%99enfonce%20dans%20la%20crise" title="Facebook" rel="nofollow" target="_blank"></a><a class="a2a_button_twitter" href="https://www.addtoany.com/add_to/twitter?linkurl=https%3A%2F%2Fwww.latina-eco.com%2Fdilma-rousseff-au-bord-de-la-destitution-le-bresil-senfonce-dans-la-crise%2F&amp;linkname=Dilma%20Rousseff%20est%20d%C3%A9sormais%20au%20bord%20de%20la%20destitution%2C%20%C2%A0le%20Br%C3%A9sil%20s%E2%80%99enfonce%20dans%20la%20crise" title="Twitter" rel="nofollow" target="_blank"></a><a class="a2a_button_google_plus" href="https://www.addtoany.com/add_to/google_plus?linkurl=https%3A%2F%2Fwww.latina-eco.com%2Fdilma-rousseff-au-bord-de-la-destitution-le-bresil-senfonce-dans-la-crise%2F&amp;linkname=Dilma%20Rousseff%20est%20d%C3%A9sormais%20au%20bord%20de%20la%20destitution%2C%20%C2%A0le%20Br%C3%A9sil%20s%E2%80%99enfonce%20dans%20la%20crise" title="Google+" rel="nofollow" target="_blank"></a></p>]]></content:encoded>
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		<title>Dans la tourmente du « Petrolão »,  Dilma Rousseff tente de reprendre la main</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Mar 2015 20:27:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Déstabilisée par le scandale Petrobras qui éclabousse son propre camp, affaiblie par la dégradation de l’économie, la présidente cherche à retrouver des marges de manoeuvre, alors que 60% des Brésiliens se disent favorables à sa destitution. Après la gigantesque vague de protestation du dimanche 15 mars, qui a jeté dans les rues de 80 grandes villes du Brésil plus d’1,5]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Déstabilisée par le scandale Petrobras qui éclabousse son propre camp, affaiblie par la dégradation de l’économie, la présidente cherche à retrouver des marges de manoeuvre, alors que 60% des Brésiliens se disent favorables à sa destitution. </strong><span id="more-911"></span></p>
<p>Après la gigantesque vague de protestation du dimanche 15 mars, qui a jeté dans les rues de 80 grandes villes du Brésil plus d’1,5 million de personnes (dont 1 million dans la mégapole de São Paulo) pour réclamer sa destitution, Dilma Rousseff tente de repasser à l’offensive. Sa crédibilité est minée par <a title="Petrobras, mafia à la brésilienne" href="http://www.latina-eco.com/petrobras-mafia-a-la-bresilienne/" target="_blank">le « <i>Petrolaõ </i>», scandale sans précédent qui frappe la compagnie pétrolière nationale Petrobras</a>,  mettant en cause la plupart des grandes entreprises de BTP du pays et bon nombre de politiciens proches du pouvoir : un vaste réseau de corruption reposant sur un système institutionnalisé de surfacturations et de pots de vins dans le cadre des attributions de marché, dont l’objectif premier était de financer les partis et leurs campagnes électorales. Au moins 4 milliards de dollars auraient été détournés en 10 ans. « <em>Notre gouvernement ne transige pas avec la corruption (…)</em>, <em>l’heure est venue pour le Brésil de mettre fin à ces crimes et pratiques », </em>a proclamé la présidente le 18 mars, annonçant une série de mesures anti corruption. Par exemple, criminaliser la pratique des caisses noires des partis politiques en période électorale qui, <em>«aussi incroyable que cela puisse paraître, n’est actuellement pas un délit »</em>, a souligné le ministre de la Justice. Autre objectif : faire voter une loi pour confisquer les biens dont on ne peut justifier la propriété et les vendre aux enchères (en gelant les gains jusqu’à la décision de justice). Tout candidat à un poste de responsabilité publique (par exemple au sein des grandes entreprises publiques) devra d’autre part avoir un casier judiciaire vierge, une condition déjà exigée (mais seulement depuis 2011) pour les candidats à une élection.</p>
<p>Ces annonces fortes sont, cependant, essentiellement destinées à calmer l’opinion car on imagine mal, aujourd’hui, les députés voter sans rechigner des lois mettant à mal leurs privilèges.</p>
<p><strong>Selon un sondage, 60% des Brésiliens en faveur de la destitution de Dilma  </strong></p>
<p>Mais il s’agit d’abord pour Dilma Rousseff, d’enrayer l’effarante dégringolade de sa cote de popularité, tombée à 18,9%, contre 55,6% au moment de sa réélection (de justesse) en octobre 2014. En outre, d’après ce sondage CNT/MDA publié hier, 59,7% des personnes interrogées sont favorables à sa destitution et 64,8% jugent de façon négative l&rsquo;action de son gouvernement. Si l&rsquo;élection présidentielle avait lieu aujourd&rsquo;hui, le chef de l&rsquo;opposition de centre-droit, Aecio Neves (PSDB), l&rsquo;emporterait avec 55,7% des suffrages et Dilma Rousseff n&rsquo;obtiendrait que 16,6% (pour mémoire, son score face à Neves lors du scrutin présidentiel était de 51,6%). Certes, il ne s’agit que d’un sondage mais cela illustre la position très fragile de la présidente, détestée par les catégories privilégiées de la population, mais désormais rejetée aussi par les classes populaires et moyennes qui forment son électorat de base,.</p>
<p>Car même si le scandale Petrobras a éclaté il y a plus d’un an, les révélations sur son ampleur et sur l’implication du Parti des Travailleurs (PT) au pouvoir se sont multipliées dans la presse depuis janvier. De quoi provoquer l’exaspération de Brésiliens pourtant sans la moindre illusion sur l’intégrité de leurs politiques et échaudés par le <i>Mensalão</i> (un système d&rsquo;achats de vote de députés qui éclaboussait déjà le PT en 2005). Une petite cinquantaine de responsables (2 gouverneurs, 22 députés, treize sénateurs) issus de plusieurs partis, dont 3 de la coalition gouvernementale (PT, PMDB et parti progressiste), sont désormais sous le coup d’une enquête judiciaire. Deux des plus hauts personnages de l’Etat, le président du Sénat, Renan Calheiros et celui de la Chambre des députés, Eduardo Cunha, figurent sur la liste.</p>
<p><strong>Le trésorier du PT jugé pour blanchiment d’argent </strong></p>
<p>Parmi eux également, le trésorier du PT, Joao Vaccari. Lundi 23 mars, le juge de Curitiba chargé du dossier a précisé que ce dernier, ainsi que 26 autres accusés, serait jugé pour corruption et blanchiment d&rsquo;argent. L&rsquo;un des autres accusés est Renato de Souza Duque, ancien directeur des Services de Petrobras et acteur-clé du dossier. D&rsquo;autres procès sont à venir. De quoi empoisonner pour longtemps encore le climat politique du Brésil et rendre la parole de Dilma Rousseff inaudible. Car même si celle-ci n’est pas mise en cause par la justice, le fait qu’elle ait été ministre de l’Energie de 2003 à 2010 _ et, à ce titre, présidente du conseil d’administration de Petrobras_ rendent pour beaucoup difficile d’imaginer qu’elle n’ait été au courant de rien.</p>
<p>Cette perte de crédibilité intervient au pire moment, alors que le pays est entré l&rsquo;an dernier en légère récession et pourrait y rester, plombé par le ralentissement de la demande de son principal partenaire commercial, la Chine. Plus généralement, le pays souffre de la baisse des cours des matières premières pétrolières et agricoles, dont il est un grand exportateur. Or, c’est en grande partie le boom des matières premières dans les années 2000 qui a rendu possible le décollage du Brésil et la réduction de la pauvreté. La fin de cette époque révèle aujourd’hui les maux de l’économie brésilienne, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de la faible productivité de l&rsquo;industrie ou du déficit de réformes pourtant indispensables dans les domaines de la fiscalité, de l’éducation, de la santé ou des transports. A plus de 7%, l’inflation enfle dangereusement, les déficits se creusent (6,75% de déficit budgétaire en 2014, doublé par rapport à 2013), sans parler d’un risque latent de pénurie d’électricité. Financer l’emblématique Bourse Famille ou le programme social plus récent <i>« Minha Casa Mihna Vida »</i> (ma maison ma vie) devient difficile. Ce dernier programme a permis de construire 1,9 million de logements depuis 2009; les besoins sont immenses mais les subventions permettant de garder le même rythme sont désormais insuffisantes. C’est l’autre grand reproche qui est fait par son camp à Dilma Rousseff : avoir promis pendant la campagne de renforcer sa politique sociale puis engager, dès sa réélection, un plan d’austérité drastique, conduit par un très orthodoxe ministre des Finances, Joaquim Levy. Durcissement de l’indemnisation du chômage, fin des subventions accordées aux entreprises d’électricité, gel des investissements publics dans les infrastructures, réduction des aides aux entreprises empruntant à la BNDES (banque de développement) ont fait partie des premières mesures, d’autres sont à venir.</p>
<p><strong>Moody&rsquo;s a dégradé Petrobras</strong><br />
La descente aux enfers de Petrobras, plus grande entreprise du pays (80 000 salariés, 10% du PIB et au moins autant des investissements brésiliens), est un autre souci. Sa perte de crédibilité sur la scène internationale en raison du scandale et, plus encore, la division par deux du prix du baril en quelques mois, ont conduit Moody’s à dégrader sa dette au rang de «spéculative». Avec un risque de contagion non négligeable au pays lui-même.</p>
<p>A ces facteurs variés, s’ajoute la composante personnelle de Dilma Rousseff : rigide et peu charismatique, elle manque tragiquement de la souplesse et de l’habileté politique de son prédécesseur et mentor Lula, pour négocier avec sa coalition, PMDB en tête. Résultat, ses projets de loi passent de plus en plus rarement la barrière du Congrès. Si le risque politique et juridique de destitution est quasi nul, Dilma Rousseff pourrait donc bien se voir contrainte à l’immobilisme, au moment où on attend d’elle des actions fortes. La pire nouvelle pour elle et pour le pays serait désormais une forte hausse du chômage , encore circonscrit à un niveau  bas (de l’ordre de 5,5%).</p>
<div style="margin: 10px 20px 10px 0; width: 50%; float: left; clear: both; border: 1px solid #eee; background: #F5F5F5;">
<p><span style="width: 100%; float: left; color: #fff; background-color: #e84747; font-family: Arial; height: 25px;"> A lire également</span></p>
<p><!-- debut du code a dupliquer--><br />
<span style="width: 100; float: left; font-weight: bold; padding: 5px 10px; clear: both;"><br />
<a href="http://www.slate.fr/story/99125/bresil-dilma-rousseff-destitution-paralysie"> Dilma Rousseff risque-t-elle vraiment la destitution ?</a><br />
</span></p>
<p><!-- fin du code a dupliquer--></p>
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<p>Amères perspectives pour la présidente. Pour couronner le tout, il paraitrait (dixit la presse d’opposition) que Lula ne la soutiendrait plus beaucoup et songerait surtout à se représenter en 2018. Il aurait alors 73 ans mais, vu son statut de héros national aurait toutes les chances de l’emporter. Mais ce ne sont là que supputations.<br />
<strong>Anne Deni</strong>s</p>
<p><a class="a2a_button_facebook" href="https://www.addtoany.com/add_to/facebook?linkurl=https%3A%2F%2Fwww.latina-eco.com%2Fdans-la-tourmente-du-petrolao-dilma-rousseff-tente-de-reprendre-la-main%2F&amp;linkname=Dans%20la%20tourmente%20du%20%C2%AB%20Petrol%C3%A3o%20%C2%BB%2C%20%20Dilma%20Rousseff%20tente%20de%20reprendre%20la%20main" title="Facebook" rel="nofollow" target="_blank"></a><a class="a2a_button_twitter" href="https://www.addtoany.com/add_to/twitter?linkurl=https%3A%2F%2Fwww.latina-eco.com%2Fdans-la-tourmente-du-petrolao-dilma-rousseff-tente-de-reprendre-la-main%2F&amp;linkname=Dans%20la%20tourmente%20du%20%C2%AB%20Petrol%C3%A3o%20%C2%BB%2C%20%20Dilma%20Rousseff%20tente%20de%20reprendre%20la%20main" title="Twitter" rel="nofollow" target="_blank"></a><a class="a2a_button_google_plus" href="https://www.addtoany.com/add_to/google_plus?linkurl=https%3A%2F%2Fwww.latina-eco.com%2Fdans-la-tourmente-du-petrolao-dilma-rousseff-tente-de-reprendre-la-main%2F&amp;linkname=Dans%20la%20tourmente%20du%20%C2%AB%20Petrol%C3%A3o%20%C2%BB%2C%20%20Dilma%20Rousseff%20tente%20de%20reprendre%20la%20main" title="Google+" rel="nofollow" target="_blank"></a></p>]]></content:encoded>
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		<title>Olivier Dabène : « Pour l’emporter,  Aecio Neves doit rallier 75% des voix de Marina Silva »</title>
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		<pubDate>Tue, 14 Oct 2014 14:05:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Professeur de science politique à Sciences Po, chercheur au CERI (Centre d’études et de recherches internationales), fondateur et président de l&#8217;OPALC  (Observatoire politique de l’Amérique latine et des Caraïbes), Olivier Dabène livre son analyse sur l’élection présidentielle au Brésil , à l’issue du premier tour du 5 octobre et avant le second tour qui se tiendra le 26 octobre, opposant]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Professeur de science politique à Sciences Po, chercheur au CERI (Centre d’études et de recherches internationales), fondateur et président de <a href="http://www.sciencespo.fr/opalc/la-page-d-accueil" target="_blank">l&rsquo;OPALC  (Observatoire politique de l’Amérique latine et des Caraïbes), </a>Olivier Dabène livre son analyse sur l’élection présidentielle au Brésil , à l’issue du premier tour du 5 octobre et avant le second tour qui se tiendra le 26 octobre, opposant la présidente sortante Dilma Rousseff et son adversaire social-démocrate Aecio Neves.</strong></p>
<p><span id="more-735"></span></p>
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<h5><strong>Avez-vous été surpris par l’éviction de Marina Silva au premier tour de l’élection présidentielle ?</strong></h5>
<p>Par son éviction, non. Les sondages des derniers jours précédant le scrutin la plaçait déjà derrière Aecio Neves. Ce qui m’a surpris, c’est l’ampleur de l’écart avec ce dernier<em> [21,3% des suffrages pour Silva, 33,5% pour Neves, ndlr]</em>. Celui-ci a notamment beaucoup progressé en fin de campagne dans l’Etat de Sao Paulo, où la machine PSDB [parti social-démocrate] s’est révélée particulièrement efficace. Quoi qu’il en soit, la forte avance de Dilma Rousseff au premier tour (41,6%) et le duel ultra classique entre PT et PSDB qui s’annonce au deuxième tour montre que les mouvements sociaux de juin 2013 n’ont eu aucun effet sur cette élection.</p>
<h5><strong>Huit jours après le premier tour, Aecio Neves est en tête dans plusieurs sondages et Marina Silva appelle à voter pour lui. A-t-il de réelles chances d’être élu le 26 octobre?</strong></h5>
<p>En tenant compte des votes blancs, nuls (comptabilisés au Brésil) et des abstentions, on peut dire que, pour être élu, Aecio Neves devrait rallier 75% des votes récoltés par Marina Silva au premier tour. Ce qui me parait difficile. Car je pense que les électeurs de Marina Silva (adepte d’une «troisième voie » et marquée à gauche malgré son récent positionnement libéral), ne seront pas tous disposés à voter pour le candidat du PSDB, loin de là. Une bonne partie se reportera sans doute sur Dilma Rousseff ou votera blanc. En fait, même si Marina Silva est théoriquement en position d’arbitre, sa capacité réelle à orchestrer le report de ses voix au deuxième tour me semble très faible.<br />
Quant à Aecio Neves lui-même, même s’il n’était pas jusqu’ici très connu au niveau national, c’est un homme politique aguerri qui a la carrure d’un homme d’Etat et qui bénéficie du soutien et des relais d’un des deux partis les plus puissants du Brésil. Il faut cependant souligner que lors des élections des gouverneurs <strong>(1)</strong>, il a été défait dans son propre fief, le Minas Gerais, au profit du Parti des Travailleurs (PT).<br />
Certes, après le premier tour, les compteurs ont été remis à zéro, avec des temps de parole égaux. Aecio Neves peut mettre Dilma Rousseff en difficulté au sujet de la faible croissance économique ou de la question de la corruption, de nouvelles révélations sur le dossier Petrobras (qui éclabousse le PT) étant toujours possibles. Mais on sait bien que dans ce pays, ce n’est pas un argument électoral fort, les Brésiliens étant devenus très résignés face à la corruption.<br />
Je pense donc que, même si Aecio Neves a ses chances, Dilma reste favorite, malgré l’usure du pouvoir. D’autant que, bien qu’il ait perdu 18 sièges lors des législatives, le PT reste, avec 70 députés, le premier parti du pays.</p>
<h5><strong>Comment expliquez-vous le taux de rejet élevé dont pâtit Dilma Rousseff (autour de 30%) même si elle est arrivée largement en tête au premier tour ?</strong></h5>
<p>Il vient d’abord des classes moyennes inférieures très endettées, exaspérées par tout cet argent canalisé vers les classes plus pauvres, via Bolsa Familia et les autres programmes sociaux. Ils se sentent déclassés par le rattrapage social des plus démunis. Dans un certain sens, ce sont les moins riches qui paient pour les plus pauvres .<br />
L’équilibre démographique au Brésil n’est d’autre part pas favorable à Dilma car le sud est du pays (les Etats de Rio, de Sao Paulo et du Minas Gerais), est plus riche et nettement plus peuplé que les Etats pauvres du Nord, qui restent fidèles au PT.</p>
<h5><strong>Le monde des affaires ne lui est-il pas hostile ?</strong></h5>
<p>Je pense que, depuis 12 ans, le patronat s’est vraiment habitué au PT grâce auquel il a conquis de nouveaux marchés dans le monde. Lula, en particulier, a vraiment bien défendu les intérêts brésiliens, notamment dans les organismes multilatéraux comme l’OMC. Il a lancé de nouveaux programmes d’investissement en Afrique ou au Moyen Orient… D’ ailleurs, les chefs d’entreprise préfèrent avoir un parti de gauche modéré au gouvernement, pour ne pas avoir de problèmes avec les syndicats. Ils savent très bien que dès que le PT quittera le pouvoir, il attisera la mobilisation sociale et ce sera une autre affaire !</p>
<h5><strong>La croissance brésilienne est quasi nulle. Le modèle choisi par le PT est-il à bout de souffle ?</strong></h5>
<p>On peut contester certains de ses choix. Le pays a aggravé ces dernières années sa dépendance aux marchés mondiaux de matières premières _ au marché chinois en particulier, dont le ralentissement pèse mécaniquement sur sa propre croissance. Il a laissé s’accentuer la désindustrialisation. Dilma Rousseff en est consciente mais, en période de vaches maigres, il est difficile de revenir à l’ère des grandes politiques industrielles. Je rappelle que la période de croissance 2003-2008 reste exceptionnelle dans l’histoire du Brésil.<br />
Dilma Rousseff promet de poursuivre et d’amplifier sa politique sociale, ce qui me parait une bonne réponse à la situation actuelle. Le recul de la pauvreté depuis 12 ans est lié pour deux tiers aux années de forte croissance et pour un tiers seulement aux programmes sociaux ; des études de la Cepalc et de l’Institut Getulio Vargas le prouvent. Or, ce qui fait défaut aujourd’hui, c’est la croissance. Elle a donc raison de mettre l’accent sur ces programmes sociaux, d’autant que le pays en a largement les moyens : le coût de Bolsa Familia ne pèse qu’un demi-point de PIB ! A titre de comparaison, les retraites de fonctionnaires représentent quelque 20% du PIB. C’est d’ailleurs plutôt là que se trouvent les gisements d’économies.</p>
<h5><strong>Contrairement à Aecio Neves, Dilma n’est pas perçue comme « probusiness »&#8230;</strong></h5>
<p>Dilma Rousseff n’est pas « promarché » mais pas « antibusiness » non plus. Ce n’est pas nouveau. Le Brésil s’est presque toujours placé dans cette position intermédiaire, modérée. Il n’a pas signé d’accords de libre échange depuis des années, et reste en dehors de la dynamique actuelle néolibérale, symbolisée par la nouvelle Alliance du Pacifique <strong>(2)</strong>. Pour ma part, je pense profondément qu’il a raison. Beaucoup d’études démontrent que les accords de libre échange ont un impact très marginal sur la croissance, voire un coût important. Les pays d’Amérique latine séduits par le libéralisme ne prêtent pas assez attention aux 20 ans d’expérience mexicaine de libre échange avec les Etats Unis.<br />
Il est probable qu’Aecio Neves attaque Dilma Rousseff sur son option protectionniste, voire qu’il défende un rapprochement avec l’Alliance du Pacifique. Mais je le répète, le Brésil a très rarement été libéral au cours de son histoire, restant essentiellement développementiste. Même la plupart des militaires croyaient à l’intervention de l’Etat. Il n’existe d’ailleurs pas au Brésil de grand parti conservateur, essentiellement parce que la droite brésilienne a collaboré pendant 20 ans avec la dictature.</p>
<h5><strong>Comment voyez-vous 2015 pour le Brésil ?</strong></h5>
<p>Quel que soit le vainqueur de cette élection, celui-ci doit s’attendre à une année très difficile. Malgré les progrès sociaux déjà réalisés et un chômage au plus bas, les problèmes accumulés dans les domaines de l’éducation, du logement, des infrastructures et de la corruption demeurent. Et le pays aura du mal à poursuivre son rythme de réduction de la pauvreté.</p>
<p><strong>Propos recueillis par A.D</strong></p>
<p><em>(1) Les élections des gouverneurs sont simultanées avec le premier tour de la présidentielle, comme celles des députés et le renouvellement d’un tiers du Sénat</em><br />
<em> (2) Union fondée sur le libre échange, créée en 2011 et réunissant le Mexique, le Chili, le Pérou et la Colombie. Elle a pour but de faire contrepoids au Mercosur (Brésil, Argentine , Uruguay, Paraguay , Venezuela) actuellement quasi paralysé.</em></p>
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		<title>Dilma Rousseff face au ras-le-bol des classes moyennes brésiliennes</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Jun 2013 17:21:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Les grandes villes brésiliennes sont depuis plusieurs jours le théâtre de manifestations de plus en plus massives, formées en grande partie de jeunes issus des classes moyennes, qui protestent contre la forte hausse des tarifs des transports publics imposée la semaine dernière , mais aussi contre le coût pharaonique de l’actuelle Coupe des Confédérations de football, du futur Mondial 2014]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Les grandes villes brésiliennes sont depuis plusieurs jours le théâtre de manifestations de plus en plus massives, formées en grande partie de jeunes issus des classes moyennes, qui protestent contre la forte hausse des tarifs des transports publics imposée la semaine dernière , mais aussi contre le coût pharaonique de l’actuelle Coupe des Confédérations de football, du futur Mondial 2014 et des JO de 2016, alors que la situation économique du pays s’est détériorée. Rio de Janeiro a réuni lundi quelque 100.000 personnes, rassemblement qui a dégénéré le soir en véritable guerilla urbaine. Des manifestants ont incendié des poubelles, cassé des vitrines et pris d’assaut le parlement de l’Etat de Rio, avant d’être dispersés par les hommes et les blindés du bataillon de choc de la police militaire. Les manifestations, organisées sur les réseaux sociaux, ont rassemblé plus de 200.000 personnes dans le pays, à Sao Paulo, Brasilia, Porto Alegre, Curitiba et même Belo Horizonte (en pleine Coupe des Confédérations de football). Selon les analystes, on n’a pas vu une telle mobilisation depuis les manifs de 1992 contre la corruption du gouvernement de Fernando Collor de Mello.</p>
<p>Face à cette grogne, le gouvernement hésite manifestement entre fermeté et souplesse. <em>«Nous ne permettrons pas que des manifestations perturbent les événements que nous nous sommes engagés à réaliser»,</em> a déclaré le ministre des Sports, Aldo Rebelo. Mais la répression policière des jours précédents a au contraire attisé la colère des manifestants. La présidente Dilma Rousseff a donc cherché hier à calmer le jeu en reconnaissant dans un communiqué <em>que </em><em>«les manifestations pacifiques sont légitimes et propres à la démocratie » </em>et que<em> «c’est le propre de la jeunesse de manifester».</em></p>
<p>Après 8 ans d’euphorie économique qui a permis à plus de 30 millions de personnes de sortir de la pauvreté, le Brésil voit depuis un an sa croisssance faiblir et l’inflation redémarrer. La popularité du gouvernement a chuté de huit points en juin, même si Dilma Rousseff reste largement favorite pour l’élection de 2014. <em> «Je suis ici pour montrer que le Brésil, ce n’est pas seulement le football»,</em> a expliqué à l’AFP une jeune avocate de 24 ans défilant dans les rues de Rio et résumant parfaitement l’état d’esprit de nombreux Brésiliens. <em>«Ici il n’y a pas seulement la fête, il y a d’autres préoccupations comme le manque d’investissements dans des secteurs vraiment importants comme la Santé et l’Education».</em></p>
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		<title>Brasilia renforce ses relations avec Cuba et veut faire appel à ses médecins</title>
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		<pubDate>Tue, 07 May 2013 17:04:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Le ministre brésilien des Affaires étrangères Antonio Patriota, qui recevait lundi à Brasilia son homologue cubain, Bruno Rodriguez, a déclaré que le Brésil « examinait la possibilité d&#8217;accueillir quelque 6000 médecins cubains dans les zones particulièrement déficitaires en médecins». Septième économie du monde, en situation de quasi plein emploi, le Brésil souffre d’un manque de professionnels qualifiés dans de nombreux]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le ministre brésilien des Affaires étrangères Antonio Patriota, qui recevait lundi à Brasilia son homologue cubain, Bruno Rodriguez, a déclaré que le Brésil <em>« examinait la possibilité d&rsquo;accueillir quelque 6000 médecins cubains dans les zones particulièrement déficitaires en médecins».</em> Septième économie du monde, en situation de quasi plein emploi, le Brésil souffre d’un manque de professionnels qualifiés dans de nombreux domaines, notamment des ingénieurs et des médecins.</p>
<p>Le Brésil est le sixième partenaire commercial de Cuba, son premier fournisseur d&rsquo;aliments et son second acheteur de médicaments et vaccins. Le commerce bilatéral a atteint un record de 662 millions de dollars en 2012. En hausse à Cuba, les investissements brésiliens constituent ainsi les deux tiers du financement du projet industriel et portuaire de Mariel, à 50 km de La Havane, plus grand chantier actuel d&rsquo;infrastructure de l&rsquo;île communiste. Le Brésil finance aussi la modernisation des aéroports cubains.</p>
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		<title>Quand Lula fait la leçon à Hollande (et à Jospin)</title>
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		<pubDate>Sat, 15 Dec 2012 14:54:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[L’ancien président brésilien aime la France et son esprit révolutionnaire. Mais il se désole de la voir si mal se débrouiller dans la crise européenne. Retraçant, lors de son passage à Paris, ses 8 années de présidence, il n’a pas hésité à donner aux dirigeants français une petite leçon de combativité et d’optimisme. Verbatim. Lors de sa visite d’Etat en]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L’ancien président brésilien aime la France et son esprit révolutionnaire. Mais il se désole de la voir si mal se débrouiller dans la crise européenne. Retraçant, lors de son passage à Paris, ses 8 années de présidence, il n’a pas hésité à donner aux dirigeants français une petite leçon de combativité et d’optimisme. Verbatim.</strong><span id="more-557"></span></p>
<p>Lors de sa visite d’Etat en France les 11 et 12 décembre derniers, la présidente brésilienne Dilma Rousseff était accompagnée de son mentor et prédécesseur, l’ancien président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva (2003-2010). Celui-ci a été convié, avec l’ancien premier ministre Lionel Jospin, à clore le premier « Forum du progrès social » organisé par la nouvelle fondation qui porte son nom, l’Instituto Lula, et par la fondation Jean-Jaurès. Une sorte de lobby social-démocrate très chic de la croissance durable, qui espère peser sur les prochaines décisions internationales, notamment au G20. Lula s’y est montré égal à lui-même, parlant longtemps et sans notes, alternant autodérision et autosatisfaction, pragmatisme et envolées lyriques.</p>
<p><strong>Un excellent CV </strong></p>
<p><em> « Je n’ai pas pour habitude de craindre la crise J’ai vécu toute ma vie dans la crise. Je viens d’un endroit où, quand on n’est pas mort de faim à 5 ans, c’est déjà un succès ».</em></p>
<p><em>« Un ingénieur choisit son métier, un médecin, un journaliste aussi. Un ouvrier n’a jamais le choix, il ne sait rien faire d’autre. C’est comme cela que je suis devenu métallo, ce qui m’a permis d‘avoir cet excellent CV qui m’a fait accéder à la présidence de mon pays ».</em></p>
<p><em>« Cher Jospin, quand j’étais ouvrier, l’inflation était de 80% par mois . On recevait notre paye et elle perdait si vite de sa valeur qu’on fonçait dans la demi-heure acheter tout ce qui n’était pas des produits frais . »</em></p>
<p><em>« J’ai perdu tellement, tellement d’élections qu’un jour, le peuple brésilien a eu de la peine pour moi et m’a élu. Quand, après tant d’échecs, je suis enfin monté vers le Planalto, quelques camarades me disaient encore : n’y va pas, le Brésil est en faillite ».</em></p>
<p><strong>Le gâteau et quand le partager </strong></p>
<p><strong>« </strong><em> Il fallait faire autre chose. Faire savoir que le Brésil n’était pas une république bananière, mais un pays important doté de richesses et d’un peuple avide de le revendiquer ».</em></p>
<p><em>« Je suis le seul président à être allé à la fois au Forum social de Porto Alegre (où l’on croise beaucoup de trotskystes, y compris français, qui glorifient « l’Etat Dieu ») et au Forum de Davos (où la crème du capitalisme mondial proclame la fin de l’Etat et le règne du « marché Dieu »). J’ai pensé qu’il fallait dépasser les certitudes, celles des marxistes, et celles des capitalistes ».</em></p>
<p><em>« Avant, au Brésil, on pensait qu’il fallait d’abord faire grossir le gâteau et, ensuite seulement, le partager. Le gâteau a grandi en effet, et quelques uns l’ont mangé. Mais pas le peuple. La solution, c’était de faire les deux en même temps : pendant 8 ans, nous avons augmenté le salaire minimum tout en maîtrisant l’inflation. Toutes les catégories sociales ont vu leur revenu progresser plus vite que les prix ».(…)</em></p>
<p><em>« Ce n’est pas difficile de prendre soin des pauvres. C’est beaucoup plus difficile de s’occuper des riches, ils ont des besoins infinis. Les pauvres, non. Ils veulent juste vivre dignement, étudier, travailler, se marier, avoir une maison et, si possible, une petite voiture et un ordinateur ».</em></p>
<p><strong>De l’Afrique au Timor oriental</strong></p>
<p><em>« Le Brésil tournait le dos à l’Amérique latine, à l’Afrique à laquelle nous sommes pourtant reliés par l’Océan. L’Océan est une frontière extraordinaire, seuls les ignorants le voient comme un obstacle. Les présidents latino-américains se disputaient pour savoir qui était le plus copain avec Clinton, avec le président français ou le chancelier allemand. Je suis le premier président du Brésil à avoir rendu visite à tous les pays d’Amérique latine, à avoir effectué 33 voyages en Afrique, à être allé au Liban et même au Timor oriental (y faire quoi, je ne sais pas trop mais bon, j’y suis allé). Le temps où Churchill, Staline et Roosevelt décidaient de l’avenir du monde autour d’un Jack Daniels est révolu. Pour la première fois en 500 ans, les pays d’Amérique latine se sont réunis en sommets sans les USA et sans Panama. Les pays africains et latino-américains ont commencé à se réunir ». </em></p>
<p><em>« Tout cela a un peu changé la donne. Nos échanges commerciaux sont passés de 107 à 482 milliards de dollars en 8 ans. C’est moins que la Chine ou que l’Allemagne mais c’est une belle progression. Nous avons réussi à convaincre qu’il était possible de développer, en même temps, ET notre marché intérieur, ET nos exportations ». </em></p>
<p><a href="http://www.latina-eco.com/wp-content/uploads/2014/05/dsc01953.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-125" alt="dsc01953" src="http://www.latina-eco.com/wp-content/uploads/2014/05/dsc01953-300x225.jpg" width="300" height="225" /></a></p>
<p><strong>L’estime de soi </strong></p>
<p><em>« Quant la crise est survenue en 2008, j’ai dit que ce n’était qu’une petite vague et j’ai été pour cela durement critiqué par les spécialistes de l’apocalypse. Un jour, j’ai lu dans les journaux que, comme en Europe, les Brésiliens réduisaient leurs dépenses par peur des dettes et du chômage. Alors je suis allé à la télévision et, moi qui avais passé ma vie à lutter contre la société de consommation, j’ai dit aux Brésiliens : « OK, c’est la crise mais allez-y , consommez, achetez ce qui vous plait, endettez-vous mais pas trop. Car si vous ne consommez pas, les entreprises vont cesser de vendre et de produire et c’est là que vous allez vous retrouver au chômage ». Et, pour la première fois, les classes moyenne et pauvre ont consommé plus que les classes A et B [favorisées]. Les pauvres sont allés faire les courses parce qu’après 6 ans du programme Bourse Famille, ils en avaient les moyens. L’estime de soi a beaucoup progressé dans le peuple » (…)</em></p>
<p><em>« Jospin, le Brésil est un pays capitaliste sans capital. A mon arrivée au pouvoir en 2003, 65 millions de Brésiliens avaient un compte en banque. Ils étaient 105 millions en 2008. Avant, quand un pauvre passait devant une banque, il risquait de se faire jeter en prison. On refusait de lui prêter parce qu’il n’avait aucune garantie. Alors on a décidé que la garantie, ce serait son salaire et on a créé le crédit consigné [</em>échéances prélevées directement sur salaire,ndlr] <em>qui permet d’emprunter jusqu’à 30% du salaire. Le boom du crédit qui en a résulté a dopé l’économie mais nous a aussi permis de gagner la confiance des entreprises privées, qui avaient très peur de nous.</em></p>
<p><strong>Esprit de la révolution française , es-tu là ?</strong></p>
<p><em> « A mes amis européens, je dirais : certes, ça vous aurait couté moins cher de résoudre la crise si vous aviez réagi plus tôt. Mais je ne peux pas imaginer que vos gouvernements ne croient plus à cet idéal, à ce patrimoine de l’humanité qu’est l’Union européenne. Peut-être a-t-elle des défauts mais c’est impossible de renoncer après cet extraordinaire chemin déjà parcouru. </em></p>
<p><em>« A mes camarades français je dis : le peuple brésilien a élu Dima Rousseff pour qu’elle fasse ce qu’elle avait promis de faire. C’est la même chose pour Hollande, pour Obama . Mais quel est le degré de participation de la société française aux débats sur les moyens de sortir de la crise ? Personnellement, en 8 ans, j’ai fait 74 réunions pour discuter de tous les sujets imaginables ». </em></p>
<p><em>«Nous, au Brésil, on se bat pour améliorer notre qualité de vie. Vous, vous luttez pour conserver ce que vous avez, votre bien-être social. Combien de luttes, d’accords, de mouvements a-t-il fallu pour l’acquérir ? La France a une histoire, une tradition, elle ne peut pas se permettre de revenir en arrière, de revenir sur tout ce qui a été conquis si difficilement. Que l’esprit de la révolution française reste présent dans l’esprit de tous les Français ». (…)</em></p>
<p><em>« J’espère aussi que l’esprit de la révolution française inspirera les débats en 2015 lorsque la France accueillera la conférence sur le climat ». </em></p>
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		<title>Le protégé de Lula, Fernando Haddad, devient maire de São Paulo</title>
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		<pubDate>Mon, 29 Oct 2012 15:21:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Le deuxième tour des élections municipales brésiliennes a permis au Parti des Travailleurs (PT) de l’actuelle présidente Dilma Rousseff de remporter la principale mégalopole du pays, São Paulo (11 millions d&#8217;habitants, 20 milliards de dollars de budget). Fernando Haddad, 49 ans, soutenu également par l&#8217;ex-président Lula, a obtenu 55,6% contre 44,4% à son principal rival, le social démocrate José Serra,]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le deuxième tour des élections municipales brésiliennes a permis au Parti des Travailleurs (PT) de l’actuelle présidente Dilma Rousseff de remporter la principale mégalopole du pays, São Paulo (11 millions d&rsquo;habitants, 20 milliards de dollars de budget). Fernando Haddad, 49 ans, soutenu également par l&rsquo;ex-président Lula, a obtenu 55,6% contre 44,4% à son principal rival, le social démocrate José Serra, 70 ans, ex-gouverneur de Sao Paulo et candidat malheureux à la présidentielle contre Lula, puis contre l&rsquo;actuelle présidente Dilma Rousseff. Le procès en cours du « Mensalao » (achats de votes entre 2003 et 2005) qui éclabousse plusieurs leaders du PT, proches de Lula, n’a pas réussi à faire battre le poulain de l’ancien président.</p>
<p>A l&rsquo;issue de de ces élections, le Parti du mouvement démocratique brésilien (PMDB, centre), membre de la coalition gouvernementale, reste le premier du pays, mais il recule avec 1.024 mairies remportées contre 1.207 en 2008. Le Parti social-démocrate (PSDB, opposition) conserve son deuxième rang mais recule également (702 mairies conquises contre 788 il y a quatre ans). Le PT au pouvoir conserve sa troisième place, en progressant d&rsquo;environ 14% (634 mairies contre 558) mais il ne gère plus que quatre des 17 capitales du pays dans lesquelles on votait dimanche, contre six en 2008 et neuf en 2004. A Rio de Janeiro, le maire sortant centriste Eduardo Paes, avait été réélu haut la main dès le premier tour avec le soutien du PT.</p>
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