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	<title>Latina Eco &#187; Frédéric Lass</title>
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		<title>Caracas tourne toujours plus le dos aux Occidentaux</title>
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		<pubDate>Fri, 07 Dec 2012 07:44:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Frédéric Lass]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Chine, Belarus, Iran : fort de la manne pétrolière du pays, Hugo Chavez multiplie les accords et les projets d’investissements avec les rivaux et les adversaires de l’Occident. C’est une expérience assez simple à réaliser dans un hôtel de Caracas, ou à l’aéroport international Simon Bolivar : comptez les Chinois. Le résultat révèle sans ambiguïté l’intérêt de Pékin pour le]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong style="font-size: 0.95em; line-height: 1.6em;">Chine, Belarus, Iran : fort de la manne pétrolière du pays, Hugo Chavez multiplie les accords et les projets d’investissements avec les rivaux et les adversaires de l’Occident.</strong></p>
<p><span id="more-589"></span></p>
<p><span style="font-size: 0.95em; line-height: 1.6em;">C’est une expérience assez simple à réaliser dans un hôtel de Caracas, ou à l’aéroport international Simon Bolivar : comptez les Chinois. Le résultat révèle sans ambiguïté l’intérêt de Pékin pour le Venezuela. Rien de fortuit évidemment, puisque ce dernier détient les plus importantes réserves prouvées de pétrole de la planète (295 milliards de barils, juste devant l’Arabie saoudite) et que la Chine est depuis trois ans, devant les Etats-Unis, le principal importateur mondial d’hydrocarbures.</span></p>
<p>L’intérêt est réciproque. Hugo Chavez cherche avec détermination à s’allier aux rivaux, voire aux ennemis des pays occidentaux, comme l’illustrent ses propositions spectaculaires d’héberger Mouammar Kadhafi l’an dernier, ou l’accueil fait à Mahmoud Ahmadinejad en janvier dernier. C’était le douzième entretien entre les deux hommes. Il y a là une dimension sans doute idéologique, puisque Chavez entend incarner le « socialisme du XXIème siècle », mais aussi un souci de réduire la dépendance de Caracas envers clients et fournisseurs occidentaux. Par exemple, une petite moitié des débouchés pétroliers du Venezuela, soit presque un million de barils par jour, dépendent de ces Etats-Unis qu’Hugo Chavez agonit d’insultes dans ses discours fleuves. Des Etats-Unis qui vont au demeurant réduire leurs importations, au point devenir peut-être exportateurs net à l’horizon 2025, grâce au développement du pétrole de schiste.</p>
<p><strong>La Chine deuxième partenaire commercial du pays </strong></p>
<p>Le Venezuela a déjà considérablement renforcé ses liens avec la Chine. Caracas et Pékin ont signé une série d’accords commerciaux ces dernières années, portant notamment sur la certification et l’exploration de la ceinture de l’Orénoque par la firme chinoise CITIC (China international Trust and Investment Corp). Pékin, qui est depuis quatre ans le deuxième partenaire commercial du pays, a aussi accordé des crédits pour la construction de logements et de chemins de fer et a prêté entre 30 et 42 milliards de dollars, selon les sources, en échange d’une garantie d’approvisionnement en pétrole. Caracas a aussi attribué à CITIC en septembre dernier les droits d’exploitation d’une des plus grandes mines d’or du monde, Las Cristinas, droits détenus jadis par un groupe canadien, Crystallex, mais révoqués sans explication en 2011. Crystallex, qui évalue le potentiel de la mine à 500 tonnes d’or, réclame 3 milliards de dollars de compensation devant une cour d’arbitrage internationale.</p>
<p><strong>Projets multiples avec le Belarus</strong></p>
<p>Autre pays, cette fois paria en Occident, avec qui le Venezuela s’entend au mieux, le Belarus. Les deux pays ont signé des accords lors d’une visite du président Alexandre Loukachenko en juin dernier, pour la construction d’un gazoduc entre Barinas et Barquisimeto, l’exploitation de gisements de gaz sous le lac de Maracaibo, le lancement d’une centrale thermoélectrique dans l’Etat de Barinas, la construction de logements dans celui de Miranda, ou des projets agro-industriels dans les Etats de Zulia, Barinas, Bolivar et Anzoategui.</p>
<p><strong>L’alliance avec l’Iran </strong></p>
<p>Enfin, le Venezuela a tissé des liens étroits avec l’Iran, illustré par la présence d’Iraniens portant passeport venezuelien à des postes élevés au sein du monopole public du pétrole PDVSA, du ministère de l’Intérieur ou des entreprises minières, dit-on de bonne source à Caracas. Téhéran a promis de tripler la flotte de tankers de PDVSA et obtenu les droits d’une mine d’or, ainsi que d’une usine de tracteurs encore non opérationnelle dans le bassin de Roraima, ce qui inquiète certains analystes à Washington (mais pas Barack Obama, au vu d’une récente déclaration plutôt sereine). Le bassin de Roraima est riche en uranium. Preuve du caractère sensible de cette coopération, <em>« il est désormais impossible de survoler la zone »</em>, atteste un homme d’affaires pilote d’avion, sous couvert d’anonymat.</p>
<p>Restent à savoir si ces projets sortiront de terre, Hugo Chavez étant un expert dans l’art d’inaugurer des chantiers interrompus peu de temps après, comme l’illustrent nombre de projets d’infrastructures, les retards du programme de construction de logements (accéléré subitement deux mois avant la présidentielle du 9 octobre dernier) ou le fait que sur les treize hôpitaux dont se targue le régime, il est impossible de trouver la localisation exacte de plus de trois. Caracas affichait en 2004 l’objectif de fournir 1 million de barils par jour à la Chine à l’horizon 2012, mais n’en fournit aujourd’hui officiellement que 640 000. La réorientation stratégique du pays ne s’avère pas toujours couronnée de succès, comme en témoignent des Occidentaux en poste à Caracas qui se délectent de la médiocre qualité ou des dépassements de délais des chantiers réalisés par les Chinois, les Iraniens ou les biélorusses, qui doivent sous-traiter discrètement à des entreprises occidentales. De bonne source, le Bélarus sous-traite ainsi une partie de ses opérations à des Français, l’Iran à des Néerlandais et le Vietnam à des Canadiens.</p>
<p><strong style="font-size: 0.95em; line-height: 1.6em;">Frédéric Lass, envoyé spécial à Caracas</strong></p>
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		<title>Un géant pétrolier en léthargie</title>
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		<comments>https://www.latina-eco.com/un-geant-petrolier-en-lethargie/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 06 Nov 2012 15:58:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Frédéric Lass]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Macroéconomie]]></category>

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		<description><![CDATA[Caracas prévoit de doubler d’ici 2018 sa production pétrolière qui stagne depuis des années autour de 2,5 millions de barils par jour, malgré les fabuleuses réserves _ les premières mondiales _du bassin de l’Orénoque. Mais les difficultés sont multiples. Les plus grandes réserves du monde de pétrole sommeillent, comme la Belle au Bois dormant, dans le bassin de l’Orénoque. Et]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Caracas prévoit de doubler d’ici 2018 sa production pétrolière qui stagne depuis des années autour de 2,5 millions de barils par jour, malgré les fabuleuses réserves _ les premières mondiales _du bassin de l’Orénoque. Mais les difficultés sont multiples.</strong><span id="more-565"></span></p>
<p><span style="font-size: 0.95em; line-height: 1.6em;">Les plus grandes réserves du monde de pétrole sommeillent, comme la Belle au Bois dormant, dans le bassin de l’Orénoque. Et nul excavateur n’est censé jouer les princes charmants avant longtemps. Le nationalisme économique de Caracas effarouche de nombreuses multinationales disposant de l’expertise technologique ou des capitaux nécessaires, et la réélection récente d’Hugo Chavez ne permet pas de prévoir une inflexion à court terme.</span></p>
<p><strong>Près de 300 milliards de barils de réserves prouvées<br />
</strong></p>
<p>Pourtant, le pays aurait bien besoin d’augmenter ses ventes, ne serait-ce que pour financer le clientélisme du régime. La production du Venezuela se traîne en dessous de 2,5 millions de barils par jour (Mbj), selon les experts croisés à Caracas (le gouvernement affirme dépasser 3 Mbj), contre 9,9 Mbj pour le numéro un mondial, l’Arabie saoudite. On sait depuis les années trente que le Venezuela dispose de réserves de pétrole sans équivalent au monde grâce au bassin de l’Orénoque, mais ce pétrole bitumineux était considéré comme « non conventionnel » car trop lourd. Il y a deux ans, Caracas a toutefois fait certifier 297 milliards de barils, soit 30 milliards de plus environ que l’Arabie saoudite. <em>« Une posture machiste et géostratégique qui n’a rien apporté au pays, »</em> dénonce Arnoldo Pinera, spécialiste du pétrole à l’université centrale de Caracas. En additionnant aux dites réserves prouvées celles dites « probables », on obtiendrait le montant vertigineux de 900 à 1400 milliards de barils (30 à 45 ans de consommation mondiale), dont la moitié serait <em>« techniquement récupérable »</em> en l’état actuel, éminemment révisable, des conditions techniques et économiques… Mais avec un rendement médiocre, sans doute guère supérieur à 10 %.</p>
<p><strong>Doubler la production d’ici 2018 : un objectif intenable ?</strong></p>
<p>Le bassin de l’Orénoque fourmille pourtant de techniciens de pétrole. Mais « <em>sur les 25 entreprises présentes, seules deux, Total et Chevron, ont une expertise confirmée en extraction de pétrole lourd, </em>explique un diplomate à Caracas<em>. Ainsi, les compagnies indiennes n’ont jamais vu une goutte de pétrole lourd de leur vie. Les Iraniens ont dû sous-traiter discrètement leurs chantiers à des Néerlandais, les Vietnamiens à des Canadiens et les Biélorusses à des Français »</em>. On peut donc fortement douter que l’objectif affiché par la compagnie nationale PDVSA d’un doublement de la production pétrolière d’ici 2018, pour remonter au quatrième rang mondial des producteurs, soit tenu. Cela reviendrait à ajouter l’équivalent de la production du Koweït en six ans.</p>
<p>La raison en est que, d’une part, le monopole pétrolier du Venezuela a été décapité en 2003 par le licenciement de tous les cadres de PDVSA qui s’étaient mis en grève contre le gouvernement (1). D’autre part, quand Caracas a « nationalisé » la bande de l’Orénoque en 2007, il a été décidé que tout le pétrole serait désormais extrait par des joint ventures contrôlées à 60 % par PDVSA. Sauf que les entreprises occidentales comme Exxon ou Conoco _ qui fait partie des 24 multinationales ayant porté plainte contre le Venezuela ( record du monde derrière l’Argentine) auprès du CIRDI (Centre international pour le règlement des disputes en matière d’investissements), dont Caracas s’est retiré récemment _ n’ont pas accepté de voir diluer leur participation sans tenir compte de leurs investissements passés. D’autant qu’il leur était aussi demandé de contribuer à bien plus de 40 % des coûts futurs. PDVSA ne dispose guère de marges de manœuvres financières, un bon tiers de ses profits servant à financer la politique sociale de l’Etat.</p>
<p><strong>Relance de la production </strong></p>
<p>Outre les chinois CNPC et CNC, le brésilien Petrobras, le russe TNK et divers acteurs indiens, iraniens ou biélorusses, ne sont actuellement présents en Orénoque que Total, Chevron, l’italien ENI, l’espagnol Repsol et le norvégien Statoil. Luis Davila Puente, directeur de la firme de conseil Financial Management Associates dans le secteur pétrolier, fait toutefois valoir qu’après avoir, certes, perdu des années, PDVSA serait en train de relancer la production dans l’Orénoque. <em>« U projet test est en train d’être lancé, avec un puits de 50 000 barils par jour, et six autres seront opérationnels d’ici décembre », </em>affirmait-il au lendemain de la réélection d’Hugo Chavez.</p>
<p>Pour l’économiste José Todo Hardy, une augmentation de la production est d’autant plus urgente que la moitié des exportations du Venezuela sont destinées à l’ennemi américain… qui va cependant importer de moins en moins d’or noir grâce au développement fulgurant de son gaz de schiste.</p>
<p><strong>Frédéric Lass, envoyé spécial à Caracas</strong></p>
<p><em>(1) 19 000 cadres et salariés ont alors été licenciés</em></p>
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		<title>Quelques atouts connus et moins connus du marché colombien</title>
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		<pubDate>Tue, 10 Jan 2012 16:00:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Frédéric Lass]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Entreprises]]></category>

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		<description><![CDATA[En quelques années, la Colombie s’est imposée parmi les pays émergents de classe moyenne qui retiennent l’attention des investisseurs, grâce à la baisse de l’insécurité et à un climat propice aux affaires. «Ici, les revenus ont été multipliés par trois en sept ans », s’exclame Gonzalo Restrepo, le patron de la filiale colombienne de Casino. « Nos ventes de téléviseurs,]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>En quelques années, la Colombie s’est imposée parmi les pays émergents de classe moyenne qui retiennent l’attention des investisseurs, grâce à la baisse de l’insécurité et à un climat propice aux affaires.</strong></p>
<p><em>«Ici</em>, <em>les revenus ont été multipliés par trois en sept ans</em> », s’exclame Gonzalo Restrepo, le patron de la filiale colombienne de Casino. <em>« Nos ventes de téléviseurs, ordinateurs ou produits d’équipements de la maison augmentent d’ailleurs de 40 % par an</em> », assène celui qui croit dur comme fer en la prospérité d’une classe moyenne représentant désormais la moitié de la population de ce pays de 45 millions d’habitants. Basé dans la région d’Antioquia qui est la plus entrepreneuriale du pays, il souligne que les ventes, par exemple, de petites motos chinoises montent en flèche. Les intérêts sur le crédit nécessaire pour cet achat sont équivalents au coût d’un abonnement aux transports en commun. Bref, Casino, entré en Colombie il y a douze ans, ne regrette pas d’être monté récemment à 60 % du capital de sa filiale. Fort de trois enseignes, dont une de discount pour les 37 % de Colombiens encore situés sous le seuil de pauvreté (le taux était de 50 % en 2005), Casino n’est pas le seul groupe français de grande distribution à miser sur ce pays qui postule désormais à l’entrée à l’OCDE (Organisation pour la coopération et le développement économique) Carrefour est aussi implanté en force, avec 75 magasins.</p>
<p>Gonzalo Restrepo attribue ce décollage économique au retour de la sécurité physique (les meurtres et kidnappings ont été divisés par trois depuis la contre-offensive sécuritaire lancée par l’ex président Uribe en 2002) mais aussi à un cadre juridique stable. D’ailleurs, innovation astucieuse, les entrepreneurs peuvent s’assurer contre tout alourdissement futur de la fiscalité, moyennant le paiement d’un ou deux points d’impôts supplémentaires.</p>
<p>La solidité du tissu industriel et bancaire est un autre élément déterminant de cette croissance, qui devrait atteindre encore 4,5 % en 2011 (et même 6 % en rythme annuel au troisième trimestre selon des données diffusées à la veille de Noël). Andrés Bernal Correa, patron de Suramericana, le principal groupe financier du pays, rappelle ainsi l’ampleur du <em>«nettoyage »</em> effectué après la crise bancaire de 1989, la seule année de récession enregistrée par le pays depuis 1930. Aujourd’hui, les banques colombiennes ont un taux de solvabilité de 9 %, supérieure à celui de leurs homologues européennes et les créances douteuses ne représentent que 2,6 % du total des prêts. Le secteur industriel est aussi solidement structuré autour de grandes entreprises diversifiées et liés par des participations croisées pour se défendre contre des OPA étrangères hostiles, suivant un schéma inventé par les Japonais, souligne Andres Bernal Correa. Ainsi, Suramericana, spécialisé dans la banque et l’assurance, est associé à Nutresa, dans l’alimentation, et à Argos, dans le ciment et l’énergie.</p>
<p><strong>Essor du capital risque </strong></p>
<p>L’économie mixte n’est pas en reste, à l’exemple de Empresas Públicas de Medellín (EPM), contrôlée par la municipalité de la deuxième ville du pays. Cette firme prestataire de services publics par gestion déléguée de la distribution d&rsquo;énergie, de gaz, d&rsquo;eau et de télécommunications, constitue aujourd’hui le deuxième conglomérat du pays et fonde son succès sur une <em>« politique de marché pour des services sociaux »,</em> explique son directeur. EPM a réalisé l’an dernier des profits de 1 milliard de dollars sur un chiffre d’affaires de 6 milliards.</p>
<p>Ce dynamisme se reflète sur le marché boursier local, malgré la crise. Avec une hausse de 1300 % en dix ans, il a enregistré des gains sans équivalent au monde. Les IPO (introductions en Bourse) ont dépassé les 3 milliards de dollars cette année avec 4 opérations majeures et cinq autres sont <em>«dans les tuyaux</em> », souligne Juan Pablo Cordoba, directeur de la Bourse de Bogota. On assiste même au développement des activités de capital risque, un secteur inexistant il y a peu, souligne Umberto Etchegerry, patron de Promotora, leader de ce créneau.</p>
<p>Les entreprises françaises n’ont pas délaissé cette opportunité. Elles sont ici le quatrième investisseur étranger (derrière, notamment, les Etats Unis et le Mexique). Sodexo, Saint Gobain, Renault, Total, sont implantés de longue date, Seb vient d’arriver. Aucune entreprise française n’est repartie, même pendant les années sombres où on ne pouvait pas rejoindre Medellin par la route depuis Bogota sans risquer de se faire kidnapper.<strong> </strong></p>
<p><strong>Frédéric Lass, à Bogota<br />
</strong></p>
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