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	<title>Latina Eco &#187; Mexique</title>
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	<description>L&#039;info éco d&#039;Ushuaïa à San Diego</description>
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		<title>Le Mexique à gauche toute !</title>
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		<pubDate>Sun, 08 Jul 2018 15:19:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Élu avec 53% des voix, le nouveau président mexicain Andrés Manuel López Obrador rafle aussi la majorité au Parlement. Le raz-de-marée est impressionnant, mais les attentes le sont tout autant. Cet article a déjà été publié le 4 juillet 2018 sur le site Slate.fr.   À celles et ceux qui glosent depuis des mois sur le virage à droite du sous-continent]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div>
<p><strong>Élu avec 53% des voix, le nouveau président mexicain Andrés Manuel López Obrador rafle aussi la majorité au Parlement. Le raz-de-marée est impressionnant, mais les attentes le sont tout autant.</strong></p>
<p><span style="color: #993300;"><strong><strong><em>Cet article a déjà été publié le 4 juillet 2018 sur le site Slate.fr.</em></strong></strong></span></p>
<p><span id="more-1801"></span></p>
<p><span style="color: #993300;"><strong><strong><em> </em></strong></strong></span></p>
<p><span style="font-size: 0.95em;">À celles et ceux qui glosent depuis des mois </span><a style="font-size: 0.95em;" href="http://www.lefigaro.fr/international/2018/02/18/01003-20180218ARTFIG00142-amerique-latine-le-grand-virage-a-droite.php" target="_blank">sur le virage à droite du sous-continent latino-américain</a><span style="font-size: 0.95em;">, le Mexique vient d’apporter un démenti cinglant.</span></p>
</div>
<p>Le candidat de gauche, Andrès Manuel López Obrador, dit «AMLO», a été élu dimanche 1er juillet avec 53% des voix, soit plus de trente points d’avance sur son principal concurrent, le conservateur <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ricardo_Anaya_Cort%C3%A9s" target="_blank">Ricardo Anaya</a>.</p>
<div id="inreadbis">
<div id="div-gpt-ad-1520327189224-25" data-google-query-id="CP6XwI6Mxd4CFRB00wodpfsKIw">
<div id="google_ads_iframe_/21685585667/monde/pavearticles_0__container__"><span style="font-size: 0.95em;">Quant à </span><a style="font-size: 0.95em;" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jos%C3%A9_Antonio_Meade_Kuribre%C3%B1a" target="_blank">José Antonio Meade</a><span style="font-size: 0.95em;">, le candidat du parti au pouvoir, le </span><a style="font-size: 0.95em;" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Parti_r%C3%A9volutionnaire_institutionnel" target="_blank">PRI</a><span style="font-size: 0.95em;"> (Parti révolutionnaire institutionnel), il s’en tire avec un piteux 16,4%, illustrant le rejet qu’a suscité l’actuel président </span><a style="font-size: 0.95em;" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Enrique_Pe%C3%B1a_Nieto" target="_blank">Enrique Peña Nieto</a><span style="font-size: 0.95em;">.</span></div>
</div>
</div>
<h3>Une victoire implacable</h3>
<p>Cette victoire, certes prévue par les sondages, est totale, implacable et sans précédent. D’abord parce ces élections étaient elles-mêmes sans précédent pour le pays: outre leur président, les quatre-vingt-neuf millions d’électeurs et électrices mexicaines étaient appelées à élire leurs 500 députés et députées et 128 sénateurs et sénatrices, mais aussi huit gouverneurs d’État et près de 1.000 députés et députées de vingt-sept assemblées régionales –un record.</p>
<p>Même si les résultats définitifs ne seront connus qu’en fin de semaine, la coalition d’AMLO –son parti, le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mouvement_de_r%C3%A9g%C3%A9ration_nationale" target="_blank">Mouvement de régénération nationale</a> (Morena), le Parti du travail (PT) et Rencontre sociale (PES, évangélique)– a également raflé la mise dans bon nombre de scrutins.</p>
<p>Elle devrait ainsi décrocher la majorité absolue à la Chambre basse et la majorité relative au Sénat (une surprise), ainsi que cinq des huit postes de gouverneurs en compétition, dans les États de Veracruz, Morelos, Puebla, Chiapas et Tabasco, dont le nouveau président est issu.</p>
<p>Le raz-de-marée semble aussi concerner les municipales. À Mexico, c’est une des fidèles de López Obrador –et, pour la première fois, une femme, Claudia Sheinbaum, <a href="http://www.rfi.fr/ameriques/20180702-mexique-claudia-sheinbaum-premiere-femme-diriger-mexico" target="_blank">qui gouvernera la capitale</a>, mégapole de vingt millions d’habitants et habitantes.</p>
<p><img alt="" src="http://www.slate.fr/sites/default/files/1_000_12R5A2.jpg" /></p>
<p>Claudia Sheinbaum et Andrés Manuel López Obrador à Mexico, le 18 mars 2018 | Omar Torres / AFP</p>
<p>Autre fait historique, la gauche accède à la tête du Mexique pour la première fois depuis les années trente (ère de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A1zaro_C%C3%A1rdenas" target="_blank">Lazaro Cardenas</a>), avec une légitimité incontestable. Dans un pays où l’élection présidentielle est à un tour et où, depuis 2000, les présidents successifs ont été élus avec des scores de 35% à 42% (38,2% pour Peña Nieto), les 53% recueillis par la candidature d’AMLO sont eux-mêmes remarquables.</p>
<div>
<h3><span style="font-size: 0.95em;">Un programme flou</span></h3>
<p><span style="font-size: 0.95em;">Que va faire López Obrador de ce leadership et de cette légitimité que lui confèrent son score personnel et sa majorité parlementaire? Pour le moment, tout n’est pas très clair.</span></p>
</div>
<p>Certes, il a promis «<em>de chasser les mafias au pouvoir»</em> et d’éradiquer la corruption et l’impunité, que la population mexicaine ne supporte plus et qui sont selon lui à l’origine de tous les maux du pays.</p>
<p>La corruption a profondément gangrené les partis traditionnels: le PRI, qui a dirigé le pays pendant soixante-dix ans, et le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Parti_action_nationale" target="_blank">Parti action nationale</a>(PAN, droite) auquel il a cédé le pouvoir en 2000, avant de le retrouver en 2012. PRI et PAN sont renvoyés dos à dos par AMLO, grand gagnant d&rsquo;une immense vague de dégagisme.</p>
<p>Pourtant, à 64 ans, celui-ci apparaît plus comme un vieux briscard de la politique que comme un champion antisystème. Passé par le PRI (dont la couleur politique a varié de la gauche au centre-droit), puis par le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Parti_de_la_r%C3%A9volution_d%C3%A9mocratique" target="_blank">Parti de la révolution démocratique</a> (PRD), parti de gauche sous les couleurs duquel il s’est présenté deux fois en vain à la présidentielle, en 2006 et en 2012, il a aussi été un maire de Mexico plutôt pragmatique au début des années 2000. <em>«Et il vient de réussir son projet de vie, celui d’être président de la République», </em>conclut un observateur<em>.</em></p>
<p><span style="font-size: 0.95em;">Pendant la campagne, il a envoyé quelques signaux contradictoires –notamment sur la réforme de l’énergie. Certaines de ses déclarations les plus récentes, annonçant qu’il allait diviser par deux le salaire des hauts fonctionnaires et qu’il n’habiterait pas au Palais présidentiel de Los Pinos, apportent de l’eau au moulin de celles et ceux qui le taxent de populiste.</span></p>
<p>(&#8230;)</p>
<h4><span style="color: #993300;">                                                 <em><strong><span style="color: #000000;">Lire la suite sur</span> <a href="http://www.slate.fr/story/164114/international-mexique-election-presidentielle-andres-manuel-lopez-obrador-amlo-basculement-gauche-defis-programme" target="_blank">Slate .fr</a></strong></em></span></h4>
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		<title>Automobile : le durcissement de l&#8217;Alena ne profitera pas forcément aux constructeurs américains</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Mar 2018 17:03:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Macroéconomie]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans le cadre de la renégociation de l&#8217;Alena, l&#8217;administration Trump veut durcir les règles d&#8217;origine des pièces automobiles. Une exigence qui vise le Mexique mais qui risque aussi de nuire à l&#8217;industrie automobile américaine, comme l&#8217;estime un article du Centre d&#8217;études interaméricaines du Québec, que nous republions ici . &#160; &#160; Cet article de Valérie Emadisson ( Auxiliaire de recherche au]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dans le cadre de la renégociation de l&rsquo;Alena, l&rsquo;administration Trump veut durcir les règles d&rsquo;origine des pièces automobiles. Une exigence qui vise le Mexique mais qui risque aussi de nuire à l&rsquo;industrie automobile américaine, comme l&rsquo;estime un article du Centre d&rsquo;études interaméricaines du Québec, que nous republions ici .<br />
</strong><span id="more-1756"></span><br />
<strong><strong style="font-size: 0.95em;"></strong></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><strong style="font-size: 0.95em;"><span style="color: #993300;"><span style="color: #000000;">Cet article de Valérie Emadisson ( Auxiliaire de recherche au CEI, étudiante en maitrise aux HEI), <strong>a été publié ce mois-ci par </strong>le <span style="color: #993300;"><a href="http://www.cei.ulaval.ca/" target="_blank"><span style="color: #993300;">Centre d&rsquo;études interaméricaines</span></a></span>, organisme de recherche basé à l&rsquo;Université Laval de Québec </span></span></strong></strong></p>
<p><span style="font-size: 0.95em;">&laquo;&nbsp;Le marché de l’automobile dans l’Alena s’inscrit au cœur des relations commerciales des trois pays signataires. L</span><strong style="font-size: 0.95em;">es trois pays (Etats-Unis, Canada, Mexique) ont acquis à eux seuls près du quart du marché mondial de l’automobile en 2016.</strong><span style="font-size: 0.95em;"> Le Mexique joue un rôle clef dans ce réseau nord-américain : près de 85 % des produits manufacturés mexicains destinés à la fabrication des voitures sont exportés vers les États-Unis et les entreprises américaines jouissent de plusieurs avantages sur le sol mexicain. Pourtant, depuis le round de renégociation de l’Alena à Washington en octobre dernier, </span><strong style="font-size: 0.95em;">l’administration Trump vise à resserrer les règles d’origine sur les pièces d’automobile, ce qui aurait pour effet d’exclure graduellement le Mexique de son marché.</strong><span style="font-size: 0.95em;"> Il importe donc de faire le point sur l’implication du Mexique dans l’économie américaine, particulièrement à travers le marché de l’automobile.</span></p>
<h4>Le marché de l’automobile avant Trump</h4>
<p>Les échanges dans le domaine de l’automobile restent un marché à haute valeur ajoutée et en croissance nette dans le commerce mondial (depuis 2005, il a crû de 27 %). La production de voitures a atteint en 2016 plus de 90 millions d’unités écoulées à travers le monde (OICA, 2017) et l’Amérique du Nord se classe au troisième rang des producteurs mondiaux de voitures légères et lourdes, derrière la Chine et l’Union européenne. L’Alena a, sans aucun doute, amélioré l’intégration des chaînes de valeurs dans les trois pays et le secteur de l’automobile y a beaucoup contribué. <strong>Les investissements américains au Mexique n’ont cessé d’augmenter : ils ont représenté une croissance moyenne de 38 % dans le secteur manufacturier depuis 1998</strong> (BEA, 2017). D’ailleurs, plusieurs géants de l’automobile américains se sont délocalisés, tels que Ford, General Motors et Chrysler, en raison de circonstances opportunes sur le plan de la compétitivité.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.latina-eco.com/wp-content/uploads/2018/03/Capture-automobile-mexico1.png"><img class="alignnone size-medium wp-image-1758" alt="Capture automobile mexico" src="http://www.latina-eco.com/wp-content/uploads/2018/03/Capture-automobile-mexico1-300x149.png" width="300" height="149" /></a></p>
<p><em>[Source: Bureau of Economic Analysis, 2018. NAICS 336 comprend : la fabrication de véhicules automobiles, de carrosseries et de remorques de véhicules automobiles, de pièces de véhicules automobiles, de produits aérospatiaux et de leurs pièces, de matériel ferroviaire roulant, de navire et bâtiment de bateau et d'autres types de matériel de transport.]</em></p>
<p>En effet, le milieu de production industrielle reste propice au Mexique. <strong>Plusieurs avantages expliquent la croissance constante d’investissements américains, à savoir : la compétitivité en matière de main-d’œuvre, la compétitivité du peso face au dollar américain, et enfin les tarifs préférentiels à la frontière et son accès au marché international.</strong> Sur ce dernier point, il demeure un pays ouvert au marché mondial, grâce à 10 accords de libre-échange avec 45 pays, 32 accords réciproques de promotion et de protection des investissements (RIPPA) avec 33 pays, et 9 accords commerciaux dans le cadre de l’Association latino-américaine d’intégration (ALADI) et de l’Accord Partenariat Trans-Pacifique Global et Progressiste (TPPGP). De ce fait, le Mexique est utilisé comme une plate-forme d’exportation et une passerelle vers un marché international de plus d&rsquo;un milliard de consommateurs et de 60 % du PIB mondial. Par surcroît, avec l’Alena, les échanges des pièces automobiles sont de plus en plus accessibles aux entreprises américaines et mexicaines. Effectivement, plus de 20 % des voitures légères nord-américaines y sont produites. <strong>Concrètement, en se localisant au Mexique afin d’atteindre, par exemple, le marché européen, une entreprise américaine produisant une voiture légère économise 600 dollars US dans les assemblages des voitures, 1500 USD dans la production des pièces détachées et 2500 USD en frais de douanes et administratifs </strong>(Construyendo un mejor entorno de negocios, 2017).</p>
<p>Bien que les va-et-vient des pièces de voitures entre le Mexique et les États-Unis restent majeurs, ce mouvement ne constitue pas une menace pour les profits des entreprises américaines. En raison de ces circonstances favorables, le voisin du Sud a profité de l’Alena pour augmenter ses exportations et améliorer son climat d’affaires. Ne considérant que les exportations du Mexique sur les voitures légères, la part des États-Unis est de 85 % (Ibid). Cependant, le président américain, en ciblant l’Alena comme cause des pertes d’emplois dans ce secteur, ne semble pas partager cet avis.</p>
<h4>« America First » or not?</h4>
<p>Lors du quatrième round de renégociation de l’Alena à Washington, les règles d’origine ont été remises en cause par les États-Unis. <strong>Dans le chapitre 4 du texte de l’accord de libre-échange, on exprime le calcul de la teneur régionale d’un produit qui définira l’origine de ce produit. Cette teneur doit être de 62,5 % au minimum, autrement le produit ne sera pas considéré comme élaboré dans le cadre de l’Alena. L’administration Trump veut que cette teneur soit relevée à 85 %, dont 50 % de contenu américain</strong>. Par ailleurs, elle propose un renouvellement de la liste sur la construction de l’automobile, afin de maximiser le contrôle du marché de l’automobile. Il semble que les États-Unis ne voudront pas faire de concessions sur cet enjeu. Or, si ces propositions se concrétisent, plusieurs chercheurs remettent en cause cette version édulcorée de l’«America First». On se questionne sur l’effet de cette mesure sur l’économie américaine. Se joignant aux experts, de nombreux groupes d’intérêts américains se sont montrés réfractaires à la proposition de Trump. <strong> L&rsquo; American Automotive Policy Council affirme que le retrait américain de l’Alena pourrait être désastreux pour son économie. Selon elle, avec une certaine délocalisation de la main-d’œuvre au Mexique, les voitures produites en Amérique du Nord restent compétitives sur le marché mondial</strong>. D’ailleurs, elle note que le PIB de l’industrie automobile américaine a augmenté de 124 % depuis 2009 (Center for Automotive Research, 2017).</p>
<p>D’autres études ont aussi démontré, à l’aide des données commerciales des États-Unis et du Mexique, qu’une augmentation de 10 % de l’emploi dans une filiale mexicaine entraîne une augmentation de 1,3 % de l’emploi aux États-Unis. Ceci se traduit particulièrement par les dépenses en recherche et développement dans le secteur de l’automobile. En effet, l’industrie automobile se classe 2e concernant les dépenses en innovation, après le secteur pharmaceutique. En 2007, ces dépenses représentaient 14,4 milliards pour les entreprises américaines, et en 2015 elles ont presque doublé à 21,76 milliards (Pwc, 2015). Ceci accorderait une marge de manœuvre pour les firmes américaines dans la course à l’innovation contre l’Allemagne, le Japon et surtout la Chine, qui commence à prendre sa place sur la scène mondiale tant dans la R&amp;D que dans le commerce des marchandises à haute valeur ajoutée.</p>
<p>Par ailleurs, les politiques protectionnistes ne garantissent pas le rapatriement des emplois du secteur automobile aux États-Unis; surtout ceux issus de la chaîne de production des usines mexicaines. Et pour cause, d’après un sondage effectué par le Boston Consulting Group, avant l’élection de Trump, il existait un intérêt grandissant de 47 % à relocaliser les unités de production vers les États-Unis (BCG Survey, 2014), afin de robotiser une partie de la chaîne de production dans les entreprises de l’automobile. Bien que l’Alena semble être le « Worst trade deal ever signed», selon Donald Trump, force est de constater que la perspective mondiale face aux pays émergents tels que la Chine et la course à l’innovation pourrait défavoriser une Amérique du Nord fragmentée. Si l’administration américaine actuelle repousse l’idée de revitaliser cet accord, elle pourrait bien perdre plus que des emplois&nbsp;&raquo;.</p>
<p><strong>Valérie Emadisson</strong></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Juan-Manuel Gomez Robledo (II):   &#171;&#160;Nous nous préparons à l&#8217;hypothèse d&#8217;une dénonciation de l&#8217;Alena par les Etats-Unis&#160;&#187;</title>
		<link>http://www.latina-eco.com/juan-manuel-gomez-robledo-ii-certains-propos-du-president-des-etats-unis-nous-font-revenir-cent-ans-en-arriere/</link>
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		<pubDate>Wed, 01 Nov 2017 18:43:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Macroéconomie]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;ambassadeur du Mexique en France revient pour Latina-eco sur les relations difficiles de son pays avec l&#8217;Amérique de Donald Trump et sur la renégociation de l&#8217;Alena, traité de libre-échange entre les Etats-Unis, le Canada et le Mexique.   &#160; &#160; &#160; Comment le Mexique vit-il le durcissement de ses relations avec les Etats-Unis depuis l&#8217;élection de Donald Trump ?   On assiste]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L&rsquo;ambassadeur du Mexique en France revient pour Latina-eco sur les relations difficiles de son pays avec l&rsquo;Amérique de Donald Trump et sur la renégociation de l&rsquo;Alena, traité de libre-échange entre les Etats-Unis, le Canada et le Mexique.  </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h5><b style="font-size: 0.95em;">Comment le Mexique vit-il le durcissement de ses relations avec les Etats-Unis depuis l&rsquo;élection de Donald Trump ?  </b></h5>
<p><b style="font-size: 0.95em;"><i></i></b>On assiste à une sorte de retour de la fierté nationale, dans le sens positif du terme. Les déclarations du président Trump nous ont assommés, abasourdis, indignés. Nous étions profondément convaincus depuis des années de l’intérêt, pour les trois pays d’Amérique du Nord, de travailler ensemble. Or, certains propos nous font revenir cent ans en arrière, à l’époque des guerres avec les Etats-Unis, guerres qui nous ont fait perdre la moitié de notre territoire ! Une sorte de dépression, de grande angoisse nous a frappés : elle porte sur l’avenir du pays, de nos migrants, de l’économie, de nos relations avec les Etats-Unis et même des modes de vie que nous en avons importés.</p>
<p>On risque aussi de voir remonter le nationalisme, voire un antiaméricanisme primaire que nous avons un peu tous dans notre ADN mais que nous avions jugulé. Peut-être qu’après le tremblement de terre de septembre, les Mexicains vont se dire qu’au fond, ils sont beaucoup plus forts qu&rsquo;ils ne le pensaient.</p>
<div style="margin: 10px 20px 10px 0; width: 50%; float: left; clear: both; border: 1px solid #eee; background: #F5F5F5;"><span style="width: 100%; float: left; color: #fff; background-color: #e84747; font-family: Arial; height: 25px;"> A lire également</span><!-- debut du code a dupliquer--><br />
<span style="width: 100; float: left; font-weight: bold; padding: 5px 10px; clear: both;"><br />
<a href="http://www.latina-eco.com/juan-manuel-gomez-robledo-i-le-tremblement-de-terre-pourrait-avoir-un-impact-sur-la-competition-politique"> Juan Manuel Gomez-Robledo (I): « le tremblement de terre pourrait avoir un fort impact sur la compétition politique »</a><br />
</span><!-- fin du code a dupliquer--></div>
<p>&nbsp;</p>
<h5><b style="font-size: 0.95em;">Dans quel état d’esprit le gouvernement mexicain affronte-t-il la renégociation de l’Alena voulue par Washington ?</b></h5>
<p>En fait, nous commençons à nous préparer au pire scénario, celui d’une dénonciation pure et simple de l’Alena par les Etats-Unis. Une partie du patronat mexicain vient d&rsquo;ailleurs de le déclarer : on peut travailler sur cette hypothèse.</p>
<p>Depuis le 16 août dernier, vingt-six groupes de travail ont été mis en place et des sessions de négociations d’une dizaine de jours ont lieu toutes les 3 semaines. La troisième phase s’est récemment terminée à Ottawa, la quatrième a repris le 11 octobre à Washington et on approche de moments cruciaux.</p>
<p>Je voudrais souligner un paradoxe : l’administration Trump a stoppé le processus de ratification de l’accord de libre échange pour le Pacifique, le TPP. Or, c’est cette expérience du TPP qui est notre meilleur atout car, durant toutes ces années de négociations, nos experts et ceux de Washington ont négocié sur les mêmes sujets. On connait donc les positions des uns et des autres puisque ce sont les mêmes équipes que celles du TPP qui travaillent aujourd&rsquo;hui sur l&rsquo;Alena . Car on ne s’improvise pas négociateur commercial (j’ai moi-même fait partie de la phase finale des négociations de l’Alena et j’ai compris que si je m’engageais réellement dans cette voie, ça me prendrait toute ma carrière). Notre négociateur actuel <a href="https://www.reuters.com/article/us-usa-nafta-mexico-negotiator/mexico-names-veteran-trade-negotiator-to-lead-its-nafta-talks-idUSKBN1AH2QJ" target="_blank">Ken Smith, un Mexicain d’origine américaine</a>, a ainsi été formé par ceux d’il y a 25 ans.</p>
<h5><b>Où en sont les négociations ? </b></h5>
<p>Pour «moderniser » l’Alena, le Mexique a d’abord proposé d’y inclure tous les secteurs de l’économie _ énergie, télécoms, commerce numérique etc _ qui ne l’avaient pas été il y a 25 ans car ils étaient alors fermés à l’investissement étranger.</p>
<p>Cela fait, on aborde désormais des sujets plus conflictuels. Pour les Américains, le problème principal, ce sont leurs déficits commerciaux vis à vis du Canada et du Mexique. Ils sont certes importants, notamment concernant l’industrie automobile. En revanche, les Etats-Unis sont excédentaires en matière de services.</p>
<p>Or, pour des raisons qui m’échappent, l’accent est toujours mis sur ce que le président Trump considère comme la délocalisation des usines américaines vers le Mexique. Pourtant, cette délocalisation aurait lieu de toute façon, avec ou sans l’Alena. Pourquoi ? parce que, grâce à notre main-d’œuvre bon marché, nous sommes plus compétitifs.</p>
<p>Mais il faudra bien qu’à terme, les salaires convergent. Nous avons longtemps produit des télés à faible valeur ajoutée, nous assemblons maintenant des avions. Quant à l’avenir des pays les plus développés, post industriels, il est dans les services, plus que dans l’acier. Chacun doit se spécialiser et chacun y trouvera son compte !</p>
<p>En outre, dire que nous avons volé les emplois des Américains est excessif. Si le coût de la main d’œuvre était le seul critère, le Bangladesh serait le choix de toutes les grandes sociétés ! Les chefs d’entreprise français me disent que, quand ils s’installent au Mexique, ils n’ont pas besoin, contrairement au Maroc ou à la Tunisie, de faire venir des expatriés en nombre car ils trouvent chez nous des ingénieurs, des comptables, des administratifs performants. Le capital humain mexicain s’est développé grâce à l’Alena, et pour le plus grand bien de ses trois membres. Car si la classe moyenne mexicaine se consolide, si le pays prospère, moins de migrants voudront passer de l’autre côté de la frontière.</p>
<p>L’argumentaire de la base électorale de M. Trump est d’un simplisme confondant ! J’en veux pour preuve que les grandes entreprises et les gouverneurs américains _ notamment celui de l’Iowa auquel nous achetons une bonne partie du maïs_ sont, eux, très inquiets.</p>
<p><strong>Le problème clé, ce sont les règles d’origine, qui fixent la proportion minimum de composants venant d’Amérique du Nord qu’un produit doit comporter pour qu&rsquo;il soit considéré comme fabriqué dans la zone Alena et, par conséquent, exempté de droits de douane. Actuellement, cette proportion est de 62,5%. Les Etats-Unis ne la trouvent pas assez élevée. </strong>C’est leur préoccupation majeure, à tel point qu’ils ne parlent plus de la «boarder ajustment tax »de 25 ou 30% qui avait été évoquée au départ.</p>
<p>Ces règles d’origines ont déjà été ajustées pour s’adapter aux évolutions du commerce, sans qu&rsquo;il ait fallu passer par un amendement formel de l’accord. Mais cette fois-ci, il faudra le modifier formellement puisque de nouveaux chapitres doivent être ajoutés. Ce qui implique de le soumettre aux trois Parlements des pays membres.</p>
<h5><b>Quels sont les scénarios possibles selon vous ?</b></h5>
<p>Les délais sont serrées car les trois pays ont prochainement des échéances électorales importantes, dont la présidentielle mexicaine en juillet 2018 et les élections législatives américaines de mi-mandat en novembre de la même année. Les trois pays aimeraient donc avoir bouclé l’accord en décembre pour qu’il puisse être publié en janvier et signé 90 jours après, donc en mars 2018, avant le passage au Parlement. Beaucoup pensent que les Américains ne le soumettront pas avant 2019, à la nouvelle chambre. Nous ne nous en plaindrions pas, c’est autant de temps de gagné puisqu’en attendant, l’ancien accord s’applique. Autre scénario possible : le nouveau gouvernement mexicain issu des élections de juillet rejette l’accord ou veut rajouter des chapitres…</p>
<p>Une troisième hypothèse est qu’on ne parvienne pas à un accord dans les temps et que tout soit reporté après les échéances électorales (1). On peut aussi imaginer qu’on s’en tienne finalement à quelques ajustements réglementaires.</p>
<p><strong>Enfin, dernier scénario : l’administration Trump dénonce l’accord. Elle peut le faire unilatéralement.  L’Alena restera alors en vigueur entre le Canada et Mexique et, avec les Etats-Unis, ce seront les règles de l‘OMC qui s’appliqueront.  Dans ce cas, il faut savoir que nos droits de douane seront plus élevés que les leurs ! </strong>En effet, nous avons commencé notre réduction des droits de douane bien plus tard que tous les grands pays car on n’a rejoint le GATT (ancêtre de l’OMC) qu’en 1986. De plus, le Mexique a droit au <i><a href="https://www.wto.org/french/tratop_f/dda_f/status_f/sdt_f.htm" target="_blank">« Special differency Treatment »</a> .</i><a href="https://www.wto.org/french/tratop_f/dda_f/status_f/sdt_f.htm"><i><br />
</i></a></p>
<p><strong>Ce sont donc les exportateurs américains qui seront pénalisés</strong>. Quant à nous, nous ne devrions payer que 5% de taxes en moyenne, et même 1,9% seulement pour l’automobile, secteur le plus emblématique.</p>
<h5>Croyez-vous cette rupture probable?</h5>
<p>Sur le terrain, la relation continue à fonctionner plus normalement que prévu. Je suis de ceux qui croient que cela prouve à quel point les deux économies sont imbriquées. Prenez l’exemple des 800 000 « Dreamers » : peut-être les Américains trouveront-ils une solution législative bien meilleure que ce qui n’était qu’un simple «report» des expulsions <em>[décidé sous l'administration Obama, ndlr]</em>. A l’heure actuelle, il n’y a pas d’expulsion massive. Les flux migratoires avec le Mexique se sont inversés, les flux qui posent problème à Washington sont ceux qui viennent d’Amérique centrale. Or, pour les endiguer, ils ont besoin de notre coopération. Et surtout, l’agenda commun aux deux pays va bien au-delà du commerce : il concerne aussi la sécurité, la prévention du terrorisme, la lutte contre le narcotrafic ou le trafic des armes, et même le partage des eaux !</p>
<p><strong>Propos recueillis par Anne Denis </strong></p>
<p>(1)  <em>L</em><i>es négociations ne peuvent cependant se prolonger indéfiniment sans que Donald Trump ne soit obligé de revenir devant la Chambre des Représentants pour solliciter une nouvelle autorisation de négocier. La date butoir est en juillet 2018. Jusqu’à présent, Trump bénéficie du feu vert qu’avait reçu Obama pour la négociation du TPP.  </i></p>
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		<title>Juan Manuel Gomez Robledo (I): « Le tremblement de terre pourrait avoir un fort impact sur la compétition politique »</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Oct 2017 18:14:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans la première partie de l’interview qu’il nous a accordé, l’ambassadeur du Mexique en France revient sur les tremblements de terre qui ont frappé le pays en septembre dernier, sur la vulnérabilité du Mexique face au risque sismique et sur les conséquences de ces drames au sein de la société mexicaine. &#160; &#160; Moins de deux semaines après un séisme]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><b style="font-size: 0.95em;">Dans la première partie de l’interview qu’il nous a accordé, l’ambassadeur du Mexique en France revient sur les tremblements de terre qui ont frappé le pays en septembre dernier, sur la vulnérabilité du Mexique face au risque sismique et sur les conséquences de ces drames au sein de la société mexicaine.</b></strong></p>
<p><span id="more-1698"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-size: 0.95em;">Moins de deux semaines après un séisme qui a causé la mort d&rsquo;une centaine de personnes dans le sud du pays, la terre a de nouveau tremblé au Mexique le 19 septembre dernier, faisant 369 morts  _ selon un </span><a style="font-size: 0.95em;" href="https://twitter.com/LUISFELIPE_P/status/915591538570272769" target="_blank">bilan daté du 4 octobre </a><span style="font-size: 0.95em;"> _  dont plus de 200 dans la capitale. Ce drame est survenu 32 ans jour pour jour après celui de 1985, qui avait dévasté Mexico en faisant plus de 10.000 victimes, voire trois fois plus selon certaines estimations. Selon Juan Manuel Gomez Robledo, le Mexique a fait de gros progrès pour s&rsquo;adapter à  </span><a style="font-size: 0.95em;" href="https://www.sciencesetavenir.fr/sciences/mexico-particulierement-vulnerable-face-au-risque-sismique_116579" target="_blank">ce risque récurrent</a><span style="font-size: 0.95em;">. Il </span>évoque aussi la façon dont ces drames transforment la société civile depuis 1985.</p>
<p><a style="font-size: 0.95em;" href="http://www.latina-eco.com/wp-content/uploads/2018/03/robledo.jpg"><img class="size-full wp-image-1704" alt="Juan Manuel Gomez Robledo " src="http://www.latina-eco.com/wp-content/uploads/2018/03/robledo.jpg" width="275" height="183" /></a></p>
<dl class="wp-caption alignnone" id="attachment_1704" style="width: 285px;">
<dd class="wp-caption-dd">Juan Manuel Gomez Robledo</dd>
</dl>
<h5><b>Comment le Mexique surmonte-t-il les tremblements de terre de septembre dernier ? </b></h5>
<p>Le Mexique a toujours connu, du Nord au Sud, une très forte activité sismique. Il subit de très fortes secousses tous les 30-35 ans. L’une des plus violentes a été celle de 1957, suivie par celle de 1985, puis celle de 2017. Ce qui a changé, c’est la plus grande capacité des autorités, et de la société civile en général, à réagir face à l’urgence. On ne connaîtra jamais le nombre exact des victimes de 1985 : on parle aujourd’hui de 10 000 victimes mais à l’époque, le gouvernement n’en a reconnu que 3000. Je me souviens en tout cas d’autorités complètement dépassées par la catastrophe.</p>
<p>Beaucoup d’analystes situent à cette période, celle du tremblement de terre de 1985, l’émergence de la société civile. Pour moi, cette année marque le début réel de la démocratisation du pays. Certes, d’autres facteurs y ont contribué dont, notamment, l’ouverture économique et la participation du Mexique au GATT. Cette ouverture économique et commerciale est allée de pair avec une ouverture politique.</p>
<h5><b>Vous voyez donc dans le séisme de 1985 le déclic qui a permis au pays de changer ?</b></h5>
<p>Oui. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si, quelques années après, on a assisté à une véritable explosion du nombre de stations de radios, qui sont devenues un espace essentiel pour le débat politique. Encore aujourd’hui, les meilleurs débats ont lieu à la radio, plus qu’à la télévision.</p>
<p>Je vois même dans cette année 85 le signe du changement de la relation entre l’Etat et les Eglises. Avant, notre Constitution ne leur reconnaissait aucune existence juridique. Nous n’avions d’ailleurs aucune relation diplomatique avec le Saint-Siège. Or, face à l’incapacité des autorités à réagir après la catastrophe, les citoyens ont pris le relais et les églises ont également joué leur rôle en fournissant abris et aide humanitaire. Et ce n’est pas un hasard si, deux ou trois ans plus tard, a été entamée une profonde réforme des relations avec les églises, notamment l’Eglise catholique.</p>
<h5><b>Les autorités mexicaines ont-elles été, selon vous, davantage à la hauteur face au séisme de septembre 2017 ?</b></h5>
<p>Trente-deux ans après, on peut dire que les autorités ont internalisé tous les grands programmes de prévention des désastres naturels mis au point à l’ONU. Le pays s’est doté de plusieurs instruments, dont le Cenapred (Centre national de prévention des désastres) et les technologies ont beaucoup évolué. Cela nous permet, par exemple, de surveiller nos volcans en temps réel, tel le Popocatépec près de Mexico, qui connait un regain d’activité depuis quelques années. A chaque alerte, les décisions d’évacuation des zones qui sont situées en contrebas sont désormais prises très rapidement et sans panique.</p>
<p>Des moyens nouveaux ont été mis en place tel le déclenchement d’une alerte une minute avant un tremblement de terre. Chacun sait ce qu’il doit faire. Les gens sont préparés tout au long de l’année. D’autre part, les normes de construction ont été revues : trois mille immeubles endommagés dans une capitale de 22 millions d’habitants, c’est beaucoup mais en rien comparable à ce que nous avons vécu en 1985.</p>
<h5><b>Certains ont pourtant dénoncé l’importance des dégâts, étonnants compte tenu des normes antisismiques strictes.</b></h5>
<p>On ne peut pas exclure que, dans certains cas, les normes n’aient pas été respectées. Il peut s’agir aussi d’immeubles situés dans des zones très vulnérables, notamment les quartiers branchés de la Roma et la Condesa. Mexico est bâtie sur un lac asséché, avec des parties plus molles que d’autres. Beaucoup d’immeubles reconstruits après 1985 ont bien résisté, les nouvelles tours de l’administration, bâties sur pilotis, aussi. Je crois pour ma part que ceux qui dénoncent la réaction insuffisante des autorités sont des voix isolées.</p>
<h5><b></b><b>Ce récent séisme a-t-il entraîné un nouveau réveil de la société civile ?</b></h5>
<p>Oui, je crois qu’on peut parler d’une nouvelle «secousse» de la conscience collective. Il faut d’abord souligner que la société mexicaine s’est beaucoup transformée ces dernières décennies : elle s’est sécularisée et occidentalisée, les classes moyennes se sont développées, entraînant aussi la montée de l’individualisme, une perte de repères et notamment de la solidarité familiale. Même si, malgré tout,  celle-ci résiste encore, et a d&rsquo;ailleurs repris de la vigueur à l’occasion de ce drame.</p>
<p>Outre un regain de la cohésion familiale, ce traumatisme pourrait avoir un fort impact sur la compétition politique. Le discrédit des partis politiques est si grand que, via les réseaux sociaux, les citoyens ont exigé massivement que ces derniers renoncent à une partie des financements de campagne colossaux auxquels ils ont droit, pour les reverser aux victimes du séisme. Certains partis ont accepté, dont le parti du gouvernement (PRI) et celui d’AMLO [<i>Andres Manuel Lopez Obrador, candidat de gauche en tête des sondages, ndlr]. </i>D’autres tergiversent ou prétendent qu’un tel budget a déjà été voté, ce qui est faux.</p>
<p>Il faut dire qu’au Mexique, les candidats dépensent énormément : le pays est grand, ils voyagent beaucoup et les campagnes sont longues. En outre, le nombre d’élections qui auront lieu en juillet est considérable puisqu’en même temps que la présidentielle, seront renouvelées les deux chambres du Parlement et une dizaine de gouverneurs.</p>
<p>Le cadre juridique des élections a déjà évolué en autorisant les candidats indépendants. Le gouverneur du Nuevo Leon a ainsi été élu sans parti _ ce qui est une première _  et il y a aura au moins trois candidats indépendants à l’élection présidentielle. Et vu le contexte de méfiance à l’égard des partis, on peut supposer que le nombre de ces candidats va augmenter.</p>
<h5><b>Les Etats-Unis vont ont-ils proposé leur aide ?</b></h5>
<p>Oui, et nous l’avons accepté. Nous avons demandé des brigades de secouristes à 5 pays, dont les Etats-Unis et Israël. Nous-mêmes participons aux opérations de secours depuis 2014 dans le cadre de l’ONU. Nous avons une brigade nommée &laquo;&nbsp;les Topos&nbsp;&raquo; (petites souris), des hommes très menus qui peuvent se faufiler dans les décombres. Ils ont été utiles lors du tsunami en Indonésie et du tremblement de terre en Haiti. Nos compétences en matière de reconstruction et d’assistance humanitaire sont reconnues. <em><strong><span style="color: #993300;">         </span></strong></em></p>
<div style="margin: 10px 20px 10px 0; width: 50%; float: left; clear: both; border: 1px solid #eee; background: #F5F5F5;">
<p><span style="width: 100%; float: left; color: #fff; background-color: #e84747; font-family: Arial; height: 25px;"> A lire également</span></p>
<p><!-- debut du code a dupliquer--><br />
<span style="width: 100; float: left; font-weight: bold; padding: 5px 10px; clear: both;"><br />
<a href="http://www.latina-eco.com/juan-manuel-gomez-robledo-ii-certains-propos-du-president-des-etats-unis-nous-font-revenir-cent-ans-en-arriere/"> Juan Manuel Gomez Robledo (II): &laquo;&nbsp;Nous nous préparons à l&rsquo;hypothèse d&rsquo;une dénonciation de l&rsquo;Alena par les Etats-Unis&nbsp;&raquo; </a><br />
</span></p>
<p><!-- fin du code a dupliquer--></p>
</div>
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		<title>Face aux provocations de Donald Trump, le Mexique cherche la riposte adéquate</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Feb 2017 22:53:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Entre attendre et voir venir, ou rendre coup pour coup, le Mexique, en première ligne face aux décrets protectionnistes et anti-immigration du président américain, tente de garder son sang-froid tout en montrant ses muscles. L&#8217;incertitude et les divisions nuisent à l&#8217;élaboration d&#8217;une riposte claire. Mais une chose est sûre: le pays doit réduire la dépendance de son économie à celle]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Entre attendre et voir venir, ou rendre coup pour coup, le Mexique, en première ligne face aux décrets protectionnistes et anti-immigration du président américain, tente de garder son sang-froid tout en montrant ses muscles. L&rsquo;incertitude et les divisions nuisent à l&rsquo;élaboration d&rsquo;une riposte claire. Mais une chose est sûre: le pays doit réduire la dépendance de son économie à celle d&rsquo;un voisin désormais hostile. </strong><span id="more-1477"></span></p>
<p><span style="font-size: 0.95em;">L&rsquo;une des conséquences tangibles de la charge quasi quotidienne de Donald Trump contre le Mexique depuis son investiture il y a à peine plus de trois semaines, est un accès de fierté nationale. Elle se manifeste notamment sur les réseaux sociaux où ont fleuri les appels au boycott de Mac Do, Starbucks ou Coca Cola. Le nationalisme n&rsquo;est jamais très loin dans ce pays qui s&rsquo;est fait déposséder au dix-neuvième siècle par les Yankees de la moitié de son territoire (dont le Texas et la Californie). Mais l&rsquo;intensité des relations développée depuis plus de 20 ans par les deux voisins l&rsquo;avait fait oublier. Le mépris ahurissant dont le candidat puis président Trump accable depuis des mois le voisin et allié privilégié des Etats-Unis, a clairement réveillé le sentiment anti-gringo.</span></p>
<p>Résultat, le président mexicain Enrique Peña Nieto (EPN), dont la popularité s&rsquo;est effondrée à 12% (voire moins, selon les instituts de sondage), est parvenu à faire, pour un temps, l&rsquo;union sacrée autour de lui: d&rsquo;abord en refusant de se rendre à Washington le 31 janvier (après que Trump a conditionné sa visite à son accord pour payer le mur frontalier), puis en appelant à l&rsquo;unité nationale, qualifiée de <em>«pierre angulaire de [notre] stratégie et de [nos] actions, à l&rsquo;intérieur du pays et en direction de l&rsquo;extérieur».</em><br />
La semaine dernière, il a aussi appelé au patriotisme économique, annonçant que<em> «son gouvernement et les entreprises allaient unir leurs efforts pour relancer le label «fabriqué au Mexique».</em></p>
<blockquote class="twitter-tweet" data-width="550"><p lang="es" dir="ltr">Empresarios y el <a href="https://twitter.com/gobmx">@GobMx</a> sumamos esfuerzos para poner al día y relanzar el sello <a href="https://twitter.com/hashtag/HechoEnM%C3%A9xico?src=hash">#HechoEnMéxico</a>. <a href="https://t.co/z2T9ImkaV7">pic.twitter.com/z2T9ImkaV7</a></p>
<p>&mdash; Enrique Peña Nieto (@EPN) <a href="https://twitter.com/EPN/status/826894580717068288">February 1, 2017</a></p></blockquote>
<p><script async src="//platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p>Depuis des mois, EPN est critiqué, voire détesté par une majorité de Mexicains pour son incapacité à juguler la violence, pour sa complaisance à l&rsquo;égard de la corruption généralisée et le narcotrafic qui gangrènent le pays, accessoirement pour sa récente décision d&rsquo;augmenter le prix de l&rsquo;essence et aussi, donc, pour sa patience jugée servile à l&rsquo;égard du nouveau président américain, qu&rsquo;il a même reçu en août dernier à Mexico. Sa nouvelle attitude de fermeté _ même si elle est tardive et imprégnée de calcul politique _ a donc été saluée par sa majorité, son opposition et l&rsquo;opinion. Mais cette unité risque de ne pas durer, tant les divisions entre le camp EPN et le reste de la classe politique sont immenses. Dernier épisode en date, la polémique autour de la récente conversation téléphonique entre les deux chefs d&rsquo;Etat : Trump affirme avoir proposé à son homologue d&rsquo;envoyer ses troupes de l&rsquo;autre côté de la frontière pour l&rsquo;aider à lutter contre les cartels (une humiliation de plus), EPN dément que le sujet ait été abordé.</p>
<p><strong>Mur, expulsions, taxes, intimidations &#8230;</strong></p>
<p>Pour le moment, donc, aucun consensus clair ne se dégage à la tête du pouvoir mexicain pour trouver la riposte adéquate à la nouvelle donne américaine. Or, même si l&rsquo;incertitude sur les suites du mandat de Trump reste entière, la menace est réelle: à coups de signatures de décrets, de tweets et de déclarations tonitruantes, Donald Trump fait tout ce qu&rsquo;il peut pour montrer au monde _ et avant tout à son électorat_ qu&rsquo;il est bien décidé à tenir ses promesses de campagne. En l&rsquo;occurrence: construire un mur sur sa frontière sud, pour compléter les 1000 km de barrière déjà construite par Bush et tarir ainsi le flux des clandestins ; le faire rembourser par le Mexique même si celui-ci s&rsquo;y refuse, soit en taxant les «remesas» (envois des immigrés à leurs familles), soit en taxant de 20% les importations mexicaines; renégocier au plus vite l&rsquo;Alena, accord de libre échange en 1994, voire en sortir ; freiner coûte que coûte les délocalisations en menaçant les entreprises installées au Mexique _ constructeurs automobiles en tête_ de taxer à hauteur de 35% leurs ventes aux USA. On se souvient qu&rsquo;il a explicitement menacé de rétorsions Toyota, General Motors et BMW, et que Ford a renoncé à un investissement d&rsquo;1,6 milliard de dollars au Mexique avant même son investiture.</p>
<p>Quelques chiffres suffisent pour prendre la mesure de l&rsquo;enjeu pour le Mexique: environ 35 millions de personnes d&rsquo;origine mexicaine vivent actuellement aux Etats-Unis, dont une douzaine sont citoyens mexicains et 5 à 6 millions sont sans papiers (mais, pour certains, vivent depuis longtemps sur le territoire et y ont fait naître des enfants). Quelque 80 % des exportations mexicaines sont destinées au marché US, soit plus de 300 milliards de dollars en 2015. Le pays est le septième constructeur automobile mondial, une industrie puissante mais très dépendante de la proximité avec les USA et sans marque nationale. La rupture des liens commerciaux développés depuis 22 ans via l&rsquo;Alena plongerait le pays dans la récession; l&rsquo;expulsion massive des immigrés illégaux et la chute des « remesas » (25 milliards de dollars par an) seraient également catastrophiques.</p>
<p><strong>Le Mexique sert de cobaye et d&rsquo;avertissement à l&rsquo;intention du reste du monde </strong></p>
<p>Face à la menace, la tentation des représailles est grande pour la deuxième économie latino-américaine. Le ministre mexicain de l&rsquo;Economie, Ildfonso Guajardo, a d&rsquo;ailleurs rapidement annoncé qu&rsquo;en cas d&rsquo;imposition de taxes,<em> «Mexico riposterait immédiatement»</em>. Reste à savoir, d&rsquo;une part, si le Mexique a les moyens de la surenchère et, d&rsquo;autre part, si une telle stratégie serait payante face à l&rsquo;Ovni Trump. D&rsquo;autant que le Mexique, en première ligne, fait aussi figure de bouc émissaire,voire de ballon d&rsquo;essai dans la politique étrangère de Trump. Comme le souligne <a href="http://www.slate.fr/story/135848/mexique-au-pied-du-mur-de-trump" target="_blank">le chercheur Jean-Jacques Kourliandsky sur Slate</a>, le Mexique est le «maillon faible » dans la guerre commerciale que Trump entend mener avec le reste du monde. <em>«La Chine est un plus gros morceau, face auquel les moyens de rétorsions sont moins évidents. Trump a donc choisi l&rsquo;adversaire le moins en mesure de riposter. Il est filmé en train de signer les décrets ; il se fera peut-être filmer devant les premiers travaux du mur : cette mise en scène médiatique destinée à montrer qu&rsquo;il est fidèle à ses engagements, sert aussi d&rsquo;avertissement à l&rsquo;intention des autres pays»</em>.</p>
<p>Conscient du déséquilibre des forces, le Mexique semble enclin à adopter une politique plus subtile que la surenchère. EPN s&rsquo;est dit à maintes reprises d&rsquo;accord pour renégocier l&rsquo;Alena,<em> «mais à condition d&rsquo;en améliorer les termes »</em>, et a déjà entamé 90 jours de consultations internes avec son Congrès, le secteur privé et la société civile pour préparer une position nationale. Il a surtout intérêt à faire valoir les dégâts que causerait à l&rsquo;industrie américaine une rupture de la relation bilatérale, et à encourager les réactions _ pour le moment timides _ des entreprises US.</p>
<p><strong>Etroite imbrication des deux économies </strong></p>
<p><em>«Le commerce à l&rsquo;intérieur de la zone Amérique du Nord a triplé en moins de 10 ans»</em>, m&rsquo;expliquait en décembre dernier<a href="http://www.slate.fr/story/131396/trump-mexique-calme  " target="_blank"> l&rsquo;ambassadeur du Mexique à Paris Juan Manuel Gómez Robledo</a>.<em> Aujourd&rsquo;hui, nos échanges représentent un million de dollars par minute, soit plus d&rsquo; 1,4 milliard par jour. Le PIB de la zone pèse 20 milliards de dollars par an» .</em><br />
Les deux économies sont désormais si étroitement imbriquées qu&rsquo;un détricotage aurait de lourdes conséquences pour les deux parties. Selon la US Chamber of Commerce, environ 6 millions de jobs américains dépendent des échanges entre les deux pays. Avant qu&rsquo;un produit fini n&rsquo;atterrisse sur son lieu de vente américain, il a franchi plusieurs fois la frontière (parfois 8 fois). Selon le Département du Commerce, environ 40% des pièces d&rsquo;un produit étiqueté mexicain viennent des Etats-Unis.<br />
D&rsquo;autre part, il est clair que la hausse des taxes, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de payer le mur ou de stopper les délocalisations, sera in fine supportée par les consommateurs américains, via leur répercussion sur les prix.<br />
Concernant les Mexicains sans papiers, dont Trump entend stopper l&rsquo;afflux via son mur, Juan Manuel Gómez Robledo rétrorque que, depuis la crise financière de 2008, <em>«les flux migratoires se sont inversés: aujourd&rsquo;hui, les Mexicains qui rentrent au pays sont plus nombreux que ceux qui partent.»</em> Une inversion de tendance démontrée par une <a href="http://www.pewresearch.org/fact-tank/2015/11/20/what-we-know-about-illegal-immigration-from-mexico/  " target="_blank">étude récente du Pew Research Center</a> . Certes, la pression migratoire reste très forte sur la frontière, mais elle est davantage liée à l&rsquo;afflux actuel de migrants en provenance d&rsquo;Amérique centrale qui transitent par le Mexique, malgré les efforts de Mexico pour protéger sa frontière sud.<br />
<strong><br />
Cap sur l&rsquo;Europe et la France &#8230;<br />
</strong><br />
Cela dit, si Mexico veut riposter sur le terrain des taxes, il peut lui aussi le faire: il est le deuxième acheteur mondial de biens américains (236 milliards de dollars en 2015). Possible, donc, qu&rsquo;il ne se refuse pas cette vengeance sur un certain nombre de produits ciblés. L&rsquo;influence des investisseurs mexicains présents sur le sol des USA (Carlos Slim en tête), notamment auprès du Congrès, n&rsquo;est d&rsquo;autre part pas à négliger.<br />
Mais il est plus probable qu&rsquo;il accroisse massivement son effort pour diversifier son économie, déjà très ouverte, vers le reste du monde. D&rsquo;autant que la sévère chute que le peso mexicain a subie à l&rsquo;arrivée de Trump, avantage les exportations du pays.</p>
<p>Il se tourne déjà vers l&rsquo;Union européenne, avec laquelle les discussions pour lifter et étendre l&rsquo;accord de libre échange de 2000, viennent d&rsquo;être relancées. Et notamment vers la France,<a href="http://www.latribune.fr/economie/international/en-reaction-a-trump-sapin-tend-la-main-au-mexique-646166.html" target="_blank"> impatiente elle aussi de profiter du vide</a> laissé par un éventuel reflux américain. Business France mise ainsi beaucoup sur <a href="http://export.businessfrance.fr/mexique/001PRG-24481+forum-d-affaires-franco-mexicain-2017.html   " target="_blank">le forum d&rsquo;affaires qu&rsquo;il organise les 25 et 26 avril prochains à Mexico </a>où il attend une centaine d&rsquo;exportateurs et d&rsquo;investisseurs français .</p>
<p><strong>… et surtout sur l&rsquo;Amérique latine et l&rsquo;Asie</strong></p>
<p>Mexico va aussi très probablement accentuer son mouvement de bascule vers le Sud, c&rsquo;est à dire vers le continent latino-américain, qu&rsquo;il a souvent négligé pour privilégier ses liens avec l&rsquo;Amérique du Nord, Etats-Unis et Canada. Et ce, d&rsquo;autant plus que l&rsquo;Amérique latine toute entière s&rsquo;inquiète des conséquences de l&rsquo;arrivée d&rsquo;un Trump isolationniste à la Maison Blanche. Paradoxalement, ce dernier pourrait faciliter la relance des processus d&rsquo;intégration en Amérique latine, pourtant en berne ces dernières années. Le Mercosur et l&rsquo;Alliance du Pacifique (dont fait partie le Mexique aux côtés de la Colombie, du Pérou et du Chili) ne se sont jamais autant parlés. En outre, le virage vers l&rsquo;Asie va s&rsquo;accentuer au niveau de toute la zone, et notamment via l&rsquo;Alliance du Pacifique. Des liens latino- asiatiques déjà réels et que la sortie des Etats-Unis du TTP (Traité Trans Pacifique) ne peut qu&rsquo;accélérer. En embuscade, la Chine devrait ainsi accroître sa présence en Amérique latine, où elle s&rsquo;est déjà massivement implantée, commercialement, physiquement et en termes de soft power. Et se révéler, sans doute, la grande gagnante du désintérêt de l&rsquo;Oncle Sam pour le sous-continent.</p>
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<div style="margin: 10px 20px 10px 0; width: 50%; float: left; clear: both; border: 1px solid #eee; background: #F5F5F5;"><span style="width: 100%; float: left; color: #fff; background-color: #e84747; font-family: Arial; height: 25px;"> A lire également</span><!-- debut du code a dupliquer--><br />
<span style="width: 100; float: left; font-weight: bold; padding: 5px 10px; clear: both;"><br />
<a href="http://economic-research.bnpparibas.com/Views/DisplayPublication.aspx?type=document&amp;IdPdf=29596&amp;src=mail&amp;publication=Conjoncture"> Mexique:l&rsquo;arrimage aux Etats-Unis en question. Analyse de BNP Paribas</a><br />
</span><!-- fin du code a dupliquer--></p>
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		<title>Viva Mexico : coup d&#8217;envoi du quatrième festival de cinéma mexicain</title>
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		<pubDate>Fri, 30 Sep 2016 21:32:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[Les Rencontres cinématographiques Viva Mexico débutent dès mercredi à Paris pour une semaine et jusqu&#8217;en décembre dans plusieurs villes de France. Au programme, une dizaine de films, dont 6 fictions, témoignent de la vitalité du cinéma mexicain contemporain. Pour sa 4ème édition, Viva Mexico s&#8217;installe à Paris, du 5 au 11 octobre prochains, au Luminor Hôtel de Ville (Ivème), cinéma]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les Rencontres cinématographiques Viva Mexico débutent dès mercredi à Paris pour une semaine et jusqu&rsquo;en décembre dans plusieurs villes de France. Au programme, une dizaine de films, dont 6 fictions, témoignent de la vitalité du cinéma mexicain contemporain.</strong><span id="more-1439"></span></p>
<p>Pour sa 4ème édition, <a href="http://www.viva-mexico-cinema.org/" target="_blank">Viva Mexico</a> s&rsquo;installe à Paris, du 5 au 11 octobre prochains, au Luminor Hôtel de Ville (Ivème), cinéma &laquo;&nbsp;latino&nbsp;&raquo; de tradition,  avant de partir en tournée dans 7 villes françaises: Condé sur Noireau, l’Isle Jourdain, Bordeaux , Dijon, Avignon, Lille et Neuilly-Plaisance .<br />
Six fictions y seront présentées, dont « La Calle del Amargura » d&rsquo;Arturo Ripstein , considéré, dixit le dossier de presse,<em> « comme le meilleur réalisateur mexicain vivant, sans jamais avoir été l’assistant de Buñuel, contrairement à ce que dit une légende bien connue dans l’industrie du cinéma »</em>. Il viendra présenter son film avec sa scénariste Paz Alicia Garciadiego, qui est aussi sa femme et sa partenaire sur ses onze derniers films. Elle a notamment reçu le prix du meilleur scenario à la Mostra de Venise pour « Profundo carmesí » . Tous deux donneront aussi une masterclass dans le cadre de Viva Mexico.</p>
<p><a href="http://www.viva-mexico-cinema.org/edition-2016/fictions/delgadalinea/" target="_blank">« La Delgada línea amarilla» </a>de Celso Garcia, sorti en 2015, sera projeté lors de la cérémonie d&rsquo;ouverture, et « Me estás matando Susana » de Roberto Sneider (avec Gael Garcia Bernal) clôturera le festival, chaque fois en présence du réalisateur. Autres films sélectionnés: <a href="http://www.viva-mexico-cinema.org/edition-2016/fictions/la-region-sauvage/" target="_blank">«La Région sauvage »</a>, d&rsquo;Amat Escalante, déjà primé cette année à la Mostra de Venise, &laquo;&nbsp; <a href="https://www.youtube.com/watch?v=2hMvOeW6CLY" target="_blank">Mr Pig</a>&laquo;&nbsp;, de l&rsquo;acteur et réalisateur Diego Luna et &laquo;&nbsp;Te prometo anarquía&nbsp;&raquo; (2015), de Julio Hernández Cordón.<br />
Au programme également, deux films pour la jeunesse et 4 documentaires: Plaza de la Soledad (2015) de la photographe et cinéaste Maya Goded, Tempestad de Tatiana Huezo, Résurrection de Eugenio Polgovsky et Somos lengua de Kyzza Terrazas.</p>
<p>Cette sélection est une démonstration éclatante de l&rsquo;énergie et de la créativité du cinéma latino-américain actuel, en l&rsquo;occurrence mexicain. Les films choisis s&rsquo;inspirent des atouts et des drames de la société mexicaine avec un onirisme ou, au contraire un réalisme tout aussi radicaux, souvent avec humour. A ne pas manquer.</p>
<p><a href="http://www.viva-mexico-cinema.org/edition-2016/programme/" target="_blank">ICI LE PROGRAMME  DE VIVA MEXICO </a></p>
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		<title>Rodrigo Plá : «Le plus grand problème du Mexique, c’est l’impunité »</title>
		<link>http://www.latina-eco.com/rodrigo-pla-le-drame-du-mexique-cest-limpunite/</link>
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		<pubDate>Wed, 30 Mar 2016 12:00:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; VIDEO.  « Un monstre à mille têtes»,  quatrième film très réussi du réalisateur mexicain Rodrigo Plá, sort ce mercredi sur les écrans français. A l&#8217;automne dernier, ce dernier nous a accordé une interview dans laquelle il parle de son film, de ses choix artistiques et du contexte politique et social de son pays. &#160; Une femme de la classe moyenne]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><strong style="font-size: 0.95em; line-height: 1.6em;"><b style="font-size: 0.95em; line-height: 1.6em;">VIDEO.  « Un monstre à mille têtes»,  quatrième film très réussi du réalisateur mexicain Rodrigo Plá, sort ce mercredi sur les écrans français. A l&rsquo;automne dernier, ce dernier nous a accordé une interview dans laquelle il parle de son film, de ses choix artistiques et du contexte politique et social de son pays.</b></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-1219"></span></p>
<p>Une femme de la classe moyenne mexicaine, plutôt aisée. Son mari est en train de mourir d’un cancer, un traitement particulier pourrait le sauver mais sa compagnie d’assurances privée refuse de le prendre en charge. «Un monstre à mille têtes» (1), le dernier long métrage de Rodrigo Plá, est le récit haletant du «pétage de plombs» de cette femme folle de colère et de chagrin, prête à tout face à l’hydre impavide et bureaucratique que constitue cette puissante compagnie, avec ses employés indifférents et fuyants et ses responsables corrompus et cyniques. Emaillé parfois d&rsquo;un humour grinçant, ce thriller sombre et virtuose,  écrit par la femme du réalisateur, la scénariste Laura Santullo, traduit la violence de la société mexicaine _ et de la société actuelle plus généralement  _ en évitant tout jugement manichéen de ses personnages.</p>
<p>Rodrigo Plá poursuit ainsi dans la veine sociale qu’il affectionne depuis son très remarqué et multi primé premier long métrage « La Zona » (2007) sur un ghetto pour riches déstabilisé par l’intrusion de trois jeunes « pauvres » dans la zone sécurisée.</p>
<p>Nous l’avons rencontré en octobre dernier, lorsqu’ il est venu à Paris présenter son film au festival «Viva Mexico».  Il nous a parlé de son cinéma, de ses influences, de ses origines de fils d’exilé politique uruguayen (comme sa femme) mais aussi du regard très pessimiste qu’il porte sur la situation politique et sociale du Mexique et sur cet Etat défaillant.</p>
<p><iframe width="860" height="645" src="https://www.youtube.com/embed/ANUv4R7lSEY?feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p><i>(1) </i><i>Présenté au festival de Venise 2015 en ouverture de la section Orizzonti, avant de remporter le prix du jury au festival de Biarritz.</i><br />
<em>Scenario :Laura Santullo. Avec Jana Raluy, Sebastian Aguirre</em></p>
<p><iframe width="860" height="484" src="https://www.youtube.com/embed/n4qxZHRqoIM?feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
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		<title>Lancement d&#8217;une onzième usine: vingt ans de lune de miel entre Safran et le Mexique</title>
		<link>http://www.latina-eco.com/lancement-dune-onzieme-usine-vingt-ans-de-lune-de-miel-entre-safran-et-le-mexique/</link>
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		<pubDate>Fri, 12 Feb 2016 15:44:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Entreprises]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.latina-eco.com/?p=1190</guid>
		<description><![CDATA[Le motoriste français a inauguré hier à Queretaro son dixième site mexicain. Il y a aussi annoncé la construction, en partenariat avec Albany, d&#8217;une onzième usine, dédié à la fabrication de pièces pour son moteur LEAP. Des investissements qui confirment la place exceptionnelle du Mexique pour Safran, désormais son troisième pays d&#8217;implantation, derrière la France et les Etats-Unis. Philippe Petitcolin,]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le motoriste français a inauguré hier à Queretaro son dixième site mexicain. Il y a aussi annoncé la construction, en partenariat avec Albany, d&rsquo;une onzième usine, dédié à la fabrication de pièces pour son moteur LEAP. Des investissements qui confirment la place exceptionnelle du Mexique pour Safran, désormais son troisième pays d&rsquo;implantation, derrière la France et les Etats-Unis.</strong><span id="more-1190"></span></p>
<p><strong></strong>Philippe Petitcolin, directeur général de Safran, a inauguré le 11 février dernier, à Querétaro, au centre du Mexique, un site de réparation de pièces de moteurs CFM56 qui est aussi, toutes filiales confondues, sa dixième usine construite en 20 ans sur le sol mexicain. Conçu et développé conjointement par Safran et General Electric via leur coentreprise CFM International, le moteur CFM56 domine aujourd’hui le segment du moyen-courrier. Cette dixième usine, opérationnelle depuis février 2015,  emploiera 150 personnes à terme contre 75 aujourd&rsquo;hui.</p>
<p>Le directeur général du motoriste français a profité de l’occasion pour annoncer la construction, toujours à Queretaro, d’une nouvelle usine de pièces en matériaux composites pour le moteur LEAP (qui doit équiper les A320neo et 737 MAX, versions remotorisées des moyen-courriers d&rsquo;Airbus et Boeing). Créé avec son partenaire américain Albany, le futur site (75 millions de dollars d’investissement) sera construit sur le modèle de ceux de Rochester (New Hampshire, inauguré en mars 2014) et de Commercy dans la Meuse (novembre 2014). Cette décision répond aux commandes record qu’a reçues le groupe : <i>« plus de 10 000 moteurs LEAP commandés à date, avant même l&rsquo;entrée en service prévue dans quelques mois</i> » mais aussi <i>« des hausses des cadences de production demandées par les avionneurs»</i>. Le site produira à partir de la fin 2017 des aubes de soufflantes en matériau composite tissé 3D, principalement à destination du marché américain pour le moteur LEAP 1B destiné aux 737 MAX,  l&rsquo;usine de Commercy étant surtout dédiée aux moteurs d&rsquo;Airbus, en Europe. Le nouveau site bénéficiera également de la proximité de Snecma Mexico et du site industriel d&rsquo;Albany à Cuautitlan (Etat de Mexico) précise le groupe. Les volumes de production doivent augmenter fortement en 2018 pour atteindre en 2021 une production annuelle de plus de 20.000 aubes.</p>
<p>Cette accélération des cadences est destinée à répondre au plan de charge très soutenu du motoriste : il table en effet sur la livraison d’une centaine de moteurs en 2016, 500 en 2017, 1.200 en 2018, 1.800 en 2019 et 2.000 en 2020. Près de 500 emplois seront créés à terme.</p>
<p><b> </b></p>
<p><strong>Le Mexique, troisième pied de Safran après la France et les Etats-Unis</strong></p>
<p>C’est donc le Mexique qui a été choisi pour relever ce défi industriel. Safran y est présent depuis 1996, avec le rachat d&rsquo;une usine de câblage à Chihuahua, dans le nord du pays. L’usine qui travaillait déjà pour Lockheed Martin, a vite allongé la liste de ses clients à Airbus, Boeing, Dassault, Embraer et Bombardier. Aujourd’hui, ce site de Labinal (5 usines) est le plus grand centre de fabrication de câblage aéronautique du monde, fournissant 95% des câbles du 787 de Boeing et 75% de ceux de l&rsquo;A380. Snecma y a ensuite implanté une usine de pièces de moteurs d&rsquo;avions, Messier-Bugatti-Dowty un site de fabrication d&rsquo;éléments de trains d&rsquo;atterrissage. En 10 ans, les groupe a investi dans le pays plus d&rsquo;un milliard d&rsquo;euros depuis 10 ans.  Philippe Petitcolin rappelle que Safran est, <i>« dans le secteur aéronautique mexicain, le premier investisseur et le premier employeur industriel, avec près de 6.000 collaborateurs »</i>. Et le Mexique est devenu le troisième pays d’implantation de Safran, après la France et les Etats-Unis. Il faut dire que les atouts du pays sont nombreux : la proximité géographique avec les Etats-Unis, la priorité clairement donnée par le gouvernement mexicain au secteur aéronautique dans le cadre du développement industriel du pays, mais aussi (surtout?), une main-d&rsquo;oeuvre qualifiée et peu chère : selon le groupe, cet investissement lui permet ainsi de réduire le coût moyen de production des aubes de l&rsquo;ordre de 20 à 30%&#8230;</p>
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		<title>Juan Manuel Gómez-Robledo, un expert du multilatéral à l’ambassade du Mexique à Paris</title>
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		<pubDate>Sat, 16 Jan 2016 20:56:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce diplomate de carrière remplace Agustín García-López Loaeza, qui était en poste en France depuis 2013 et est nommé ambassadeur au Canada. La mission essentielle du nouvel ambassadeur du Mexique en France , dont une bonne partie de la carrière s’est déroulée dans les grandes institutions multilatérales, sera de poursuivre la lune de miel entre Mexico et Paris. &#160; Entré]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Ce diplomate de carrière remplace Agustín García-López Loaeza, qui était en poste en France depuis 2013 et est nommé ambassadeur au Canada. La mission essentielle du nouvel ambassadeur du Mexique en France , dont une bonne partie de la carrière s’est déroulée dans les grandes institutions multilatérales, sera de poursuivre la lune de miel entre Mexico et Paris.</strong><span id="more-1133"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Entré en fonction le 6 janvier dernier, le nouvel ambassadeur du Mexique à Paris, Juan Manuel Gómez-Robledo Verduzco est un diplomate de 56 ans qui connait bien la France puisqu’il y a fait une partie de ses études supérieures : licence en droit de l’Université de Paris I Panthéon-Sorbonne ; maîtrise en droit public (droit international) de l’Université de Paris X (Nanterre) ; diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris (section Relations internationales), avant de rejoindre la faculté de droit de l’Université nationale autonome du Mexique.</p>
<p>Entre 2006 et 2015, il a été secrétaire d’Etat aux Affaires multilatérales et pour les Droits de l’homme du Ministère mexicain des Affaires étrangères. Une bonne partie de sa carrière antérieure s’est d’ailleurs déroulée dans les institutions multilatérales, comme représentant adjoint de la Mission permanente du Mexique auprès de l’ONU à New York ou, avec le même titre, auprès de l’Organisation des Etats américains (OEA) à Washington ou encore comme conseiller pour les Affaires humanitaires et le Désarmement auprès des organismes internationaux à Genève.<br />
Avocat associé pendant un temps du cabinet Noriega y Escobedo, il a aussi rempli des fonctions de juriste au Bureau des affaires juridiques de l’ONU, auprès de la Cour internationale de justice à La Haye et auprès de la Cour interaméricaine des Droits de l’homme.<br />
Il a aussi participé à de nombreuses conférences internationales : Conférence diplomatique sur le Traité sur le commerce des armes à New York en 2013 ; Sommet sur le Climat (COP16); président du 4ème Forum mondial sur la migration et le développement en 2010. <em>«Dans ce contexte, il a coopéré à la négociation et à la rédaction d’accords internationaux pour l’assistance en faveur des victimes, la biodiversité marine, le désarmement, le droit de la mer, le commerce international, l’emploi d’armes classiques, l’interdiction d’armes biologiques et la destruction de mines antipersonnel »</em>, précise le communiqué de l’ambassade. Juan Gómez-Robledo a aussi exercé en tant que professeur, et écrit plusieurs ouvrages sur ses missions multilatérales.<br />
Sa mission principale à Paris sera sans doute de conforter encore des relations franco-mexicaines devenues excellentes depuis la libération de Florence Cassez en 2013 (après un sérieux coup de froid lié à l’arrestation en 2005 de cette ressortissante française accusée de liens avec le narcotrafic) .<br />
Depuis lors, en effet, les présidents François Hollande et Enrique Peña Nieto n’ont cessé de développer leurs liens sur fond de visites d’Etat, de relations d’affaires et d’investissements français croissants, notamment dans l’aéronautique, devenant <a href="http://www.slate.fr/story/85857/pourquoi-la-france-mise-sur-le-mexique" target="_blank">un exemple emblématique de la fameuse diplomatie économique théorisée par Laurent Fabius.</a><br />
Mais cette proximité affichée entre les deux pays, notamment sur la scène internationale, en fait tiquer plus d’un, au regard de la situation de violence que vit le pays, impuissant à juguler un narcotrafic débridé et gangrené par la corruption à tous les niveaux.<br />
Le drame jamais éclairci de <a href="http://www.latina-eco.com/les-mexicains-clament-leur-colere-contre-leurs-dirigeants/ " target="_blank">la disparition des 43 étudiants d’Iguala</a> en septembre 2014 en est un symbole, tout comme l’évasion puis <a href="http://fr.euronews.com/depeches/3128194-mexique-el-chapo-sous-les-verrous-mais-les-problemes-demeurent/" target="_blank">la recapture rocambolesques du parrain de la drogue El Chapo</a>. Violence et scandales qui éclaboussent forcément le mandat d’Enrique Peña Nieto, malgré les déclarations fréquentes de ce dernier sur la lutte anti corruption.</p>
<p>A Paris, l’ambassadeur Juan Gomez-Roblado devra donc sans doute aussi convaincre que le Mexique ne se soucie pas des droits de l’homme seulement dans les cénacles internationaux.</p>
<p><span style="width: 100%; float: left; color: #fff; background-color: #e84747; font-family: Arial; height: 25px;">A lire également</span></p>
<div style="margin: 10px 20px 10px 0; width: 50%; float: left; clear: both; border: 1px solid #eee; background: #F5F5F5;">
<p><span style="width: 100; float: left; font-weight: bold; padding: 5px 10px; clear: both;"><a href="http://www.slate.fr/story/104323/forces-armees-mexicaines-paris-14-juillet">Fallait-il faire défiler des forces mexicaines à Paris le 14 juillet?</a></span></p>
<p><!-- fin du code a dupliquer--></p>
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		<title>La nouvelle vague mexicaine fait son cinéma en France</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Sep 2015 20:09:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[Du 6 au 13 octobre prochain, se tiendra à Paris, au cinéma Etoile Lilas, la troisième édition du festival Viva Mexico, vitrine du cinéma mexicain contemporain, avant de se déplacer en décembre dans quatre villes françaises. C&#8217;est une plongée dans la société mexicaine d&#8217;hier et d&#8217;aujourd&#8217;hui. Les Rencontres Cinématographiques &#171;&#160;Viva Mexico&#160;&#187; se déroulent cet automne pour la troisième année consécutive au]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong> Du 6 au 13 octobre prochain, se tiendra à Paris, au cinéma Etoile Lilas, la <span style="font-size: 0.95em; line-height: 1.6em;">troisième édition du festival Viva Mexico, vitrine du cinéma mexicain contemporain, avant de se déplacer en décembre dans quatre villes françaises.</span></strong><span id="more-1059"></span></p>
<p>C&rsquo;est une plongée dans la société mexicaine d&rsquo;hier et d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Les Rencontres Cinématographiques &laquo;&nbsp;Viva Mexico&nbsp;&raquo; se déroulent cet automne pour la troisième année consécutive au cinéma Etoile Lilas, à Paris (1), avant une tournée en province à Chelles (77), Vichy (03), Condé sur Noireau (14) et l’Isle Jourdain (32). L&rsquo;aventure a démarré en 2013 , avec la collaboration de Jean-Christophe Berjon, ancien Délégué Général de la Semaine de la Critique du Festival de Cannes et ancien attaché audiovisuel de l’Ambassade de France au Mexique, qui participe à la sélection des films. Objectif: offrir un panorama du cinéma mexicain contemporain via des projections et des rencontres avec les acteurs, réalisateurs et producteurs, et des tables rondes. Cette année, le festival Viva Mexico propose, pendant 8 jours, 11 longs-métrages dont 8 fictions, 3 documentaires et 10 courts-métrages.<br />
Plusieurs des films ont déjà été primés lors de festivals, tels <a href="http://www.wildbunch-distribution.com/fichefilm.php?id=209" target="_blank"><em>Chronic,</em></a> réalisé par Michel Franco, prix du scénario au dernier festival de Cannes, qui sera diffusé dans le cadre du festival, avant sa sortie en salles le 21 octobre. <a href="https://www.youtube.com/watch?v=q4-QvsEZwMU" target="_blank"><em>600 Millas</em></a> sera projeté lors de la soirée d’ouverture en présence du réalisateur <a href="http://www.beaunefestivalpolicier.com/blog/film/600-miles-600-millas/" target="_blank">Gabriel Ripstein</a>, tandis que le documentaire <a href="https://www.youtube.com/watch?v=DiZN2W4WBTk" target="_blank"><em>Made in Bangkok</em></a> clôturera le festival le 13 octobre, également en présence de son réalisateur Flavio Florencio.</p>
<p><span style="font-size: 0.95em; line-height: 1.6em;">Au cours de la semaine du festival (du 6 au 13 octobre), David Pablos présentera son film</span><a style="font-size: 0.95em; line-height: 1.6em;" href="http://www.festival-cannes.com/fr/theDailyArticle/61633.html" target="_blank"><em> Las Elegidas</em></a><span style="font-size: 0.95em; line-height: 1.6em;"> (sélection Un certain regard à Cannes).  Réalisateurs et (ou) acteurs principaux seront d&rsquo;ailleurs souvent présents pour défendre leurs fictions _  </span><em style="font-size: 0.95em; line-height: 1.6em;">Eddie Reynolds</em><span style="font-size: 0.95em; line-height: 1.6em;"> de Gustavo Moheno, </span><em>Un monstruo de mil cabezas</em> , de Rodrigo Plá, <em><a href="http://www.festival-cannes.com/fr/theDailyArticle/61633.html" target="_blank">La casa más grande del mundo</a></em>, de Lucía Carreras y Ana Bojórquez, <em><a href="https://www.youtube.com/watch?v=9BQiuZ5iAHc">Gloria</a></em>,  de Christian Keller et<a href="https://www.youtube.com/watch?v=0Jw-GjbS2G0" target="_blank"> <em>Los Bañistas</em></a> de Max Zunino. Idem pour les deux autres documentaires de la sélection,<a href="https://vimeo.com/58814535" target="_blank"><em> Llévate mis amores</em></a>, de Arturo González Villaseñor https://vimeo.com/58814535 et <em>La Hora de la Siesta, </em>de Carolina Platt.</p>
<p><span style="font-size: 0.95em; line-height: 1.6em;">D&rsquo;autre part, le film </span><em style="font-size: 0.95em; line-height: 1.6em;">El Aula Vacia</em><span style="font-size: 0.95em; line-height: 1.6em;"> (2015), dans lequel onze réalisateurs racontent l&rsquo;impact de la désertion scolaire en Amérique Latine, a été sélectionné pour être projeté dans le cadre scolaire, lors de séances réservées aux collégiens et lycéens.</span></p>
<p>Au total, 26 séances sont programmées, ainsi que deux soirée spéciales et deux tables rondes, l&rsquo;une<em> &laquo;&nbsp;Un regard cinématographique sur la ville de México&nbsp;&raquo;</em> organisée avec le Pavillon de l’Arsenal (2) , l&rsquo;autre<em> &laquo;&nbsp;Immigration illégale, du rêve au cauchemar &laquo;&nbsp;</em> , en partenariat avec l’Institut des Hautes Études d’Amérique latine (IHEAL) (3). Un thème profondément ancré dans l&rsquo;identité du pays, dont s&rsquo;est souvent et diversement emparé le cinéma mexicain.</p>
<p><strong><a href="http://www.viva-mexico-cinema.org/edition-2015/programme/" target="_blank">VOIR LE PROGRAMME COMPLET </a></strong></p>
<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em style="font-size: 0.95em; line-height: 1.6em;">(1) Place Du Maquis Du Vercors &#8211; Paris 20ème</em></p>
<p><em> (2) jeudi 8 octobre à 11h00 Pavillon de l’Arsenal &#8211; 21 Boulevard Morland, Paris IV . Invités : Julie Amiot-Guillouet (directrice adjointe de l’UFR d’études ibériques et latino-américaines, codirectrice du SIAL, maître de conférences à Paris IV et spécialiste du cinéma latino-américain), Jérôme Monnet (professeur d’aménagement et urbanisme à l’Université Paris-Est), Rodrigo Plá (Réalisateur du film “La Zona”)</em></p>
<p><em>(3) lundi 12 octobre à 16h30 IHEAL &#8211; 28 Rue Saint-Guillaume 75007 Paris.  Table ronde animée par Olivier Compagnon (professeur d’histoire contemporaine et directeur de l’IHEAL) Invités : Paola Garcia (enseignant-chercheur à l’Institut des Amériques), James Cohen (maître de conférences en sciences politiques à Université Paris VIII et enseignant à l’Institut des Hautes Études d’Amérique latine) et Arturo González Villaseñor (réalisateur du film Llévate mis amores)</em></p>
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