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	<title>Latina Eco &#187; Venezuela</title>
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	<description>L&#039;info éco d&#039;Ushuaïa à San Diego</description>
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		<title>Cinq scénarios pour le Venezuela post-Maduro</title>
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		<pubDate>Tue, 06 Jan 2026 14:45:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Venezuela]]></category>

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		<description><![CDATA[Le flou règne sur l’avenir du Venezuela après la capture de son président par les États-Unis. Plusieurs voies sont envisageables, du maintien en place du régime chaviste à une prise de contrôle du pouvoir par Washington. La version originale de l&#8217;article a été publiée le 04/01/2026 sur The Conversation par Robert Muggah, cofondateur de l&#8217;Institut Igarapé, groupe de réflexion brésilien indépendant. L’opération militaire menée]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le flou règne sur l’avenir du Venezuela après la capture de son président par les États-Unis. Plusieurs voies sont envisageables, du maintien en place du régime chaviste à une prise de contrôle du pouvoir par Washington.</strong></p>
<p><strong>La <a title="Cinq scénarios pour le Venezuela " href="https://theconversation.com/cinq-scenarios-pour-le-venezuela-post-maduro-272695" target="_blank" rel="noopener">version originale</a> de l&rsquo;article a été publiée le 04/01/2026 sur <a href="http://theconversation.com/">The Conversation</a> par Robert Muggah, cofondateur de l&rsquo;Institut Igarapé, groupe de réflexion brésilien indépendant.</strong><br />
<span id="more-1841"></span><br />
L’opération militaire menée par les États-Unis à l’aube du 3 janvier, qui a permis de capturer Nicolas Maduro et son épouse puis de les emmener à New York, où <a href="https://www.ouest-france.fr/monde/venezuela/le-president-venezuelien-nicolas-maduro-et-son-epouse-sont-arrives-sur-le-sol-americain-fc26f5a2-e8f5-11f0-9b78-7c77e15311d5">ils ont été incarcérés</a>, marque un tournant pour le continent américain. Après <a href="https://www.reuters.com/world/americas/trump-says-us-has-captured-venezuela-president-maduro-2026-01-03/">plusieurs mois de menaces d’intervention militaire</a> et de <a href="https://theconversation.com/venezuela-and-us-edge-toward-war-footing-but-domestic-concerns-international-risks-may-hold-washington-back-266509">renforcement constant des forces armées états-uniennes dans la région</a>, ces dernières ont destitué un président étranger à l’issue d’une opération qui a duré un peu plus de deux heures.</p>
<p>Que ce soit sous le prétexte de la lutte contre le trafic de drogue ou au nom d’un changement de régime, le message est clair : les États-Unis sont prêts à agir de manière unilatérale, par la force et, au besoin, de <a href="https://www.thenation.com/article/world/trump-illegal-war-kidnapping-venezuela-maduro-congress-reaction/">façon illégale</a>. Les répercussions seront vastes pour le Venezuela, bien sûr, mais aussi pour l’ensemble de l’Amérique latine.</p>
<p>Les <a href="https://www.reuters.com/world/americas/world-reacts-us-strikes-venezuela-2026-01-03/">réactions à l’intervention états-unienne</a> ont été immédiates. La Colombie, qui a dépêché des troupes à sa frontière, se préparant à l’arrivée potentielle de réfugiés, a dénoncé les frappes comme un affront à la souveraineté des pays de la région. Cuba s’est joint à l’Iran, à la Russie et à d’autres adversaires de Washington pour condamner le raid devant les Nations unies. Quelques gouvernements, notamment celui de l’Argentine, ont en revanche <a href="https://www.trtworld.com/article/c5d65db7958b">apporté leur soutien sans réserve</a> à cette opération.</p>
<p>Donald Trump a annoncé que les États-Unis allaient <a href="https://www.bbc.com/news/live/c5yqygxe41pt">« diriger »</a> le Venezuela jusqu’à ce qu’il y ait une « transition sûre, appropriée et judicieuse » du pouvoir, et assuré que son administration « n’avait pas peur d’envoyer des troupes au sol ».</p>
<p>Jusqu’à présent, peu de détails concrets sur la suite des événements ont été fournis. Beaucoup dépendra des prochaines actions de Washington et de la réaction de la classe politique vénézuélienne, qui est très divisée. En tant qu’<a href="https://igarape.org.br/en/robert-muggah/">expert des relations entre les États-Unis et l’Amérique latine</a>, j’estime que cinq scénarios principaux sont plausibles.</p>
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<div><span style="color: #222222; font-size: 2.25em; font-weight: bold;">1. Trump déclare avoir eu gain de cause et en reste là</span></div>
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<p>Dans ce premier scénario, Trump proclame que la mission a été accomplie, présente la capture de Maduro comme un triomphe et réduit rapidement le rôle des États-Unis dans l’avenir immédiat du pays. Les institutions vénézuéliennes restent largement intactes. L’actuelle vice-présidente <a href="https://www.france24.com/en/video/20260103-venezuelan-vp-rodriguez-s-speech-contradicts-trump-s-claims">Delcy Rodriguez</a>, le ministre de l’intérieur Diosdado Cabello et le ministre de la défense Vladimir Padrino Lopez dirigent un gouvernement reconstitué qui poursuit la ligne de gauche développée par feu Hugo Chavez, même si ce système est désormais privé de sa dernière figure de proue en la personne de Maduro.</p>
<p>Un tel développement conviendrait aux généraux états-uniens désireux de limiter les risques pour leurs troupes, ainsi qu’aux puissances étrangères soucieuses d’éviter un vide du pouvoir. <em>A contrario</em>, l’opposition vénézuélienne et les pays voisins qui ont <a href="https://www.unhcr.org/us/emergencies/venezuela-situation">subi des années d’afflux de réfugiés</a> feraient la grimace.</p>
<p>Surtout, cela réduirait à néant l’influence sur le pays que Washington vient d’acquérir au prix de nombreux efforts. Après avoir pris la décision extraordinaire d’enlever un chef d’État, revenir en arrière et se contenter d’un léger <a href="https://www.wilsoncenter.org/sites/default/files/media/uploads/documents/From%20Populist%20to%20Socialist%20to%20Authoritarian%20Chavismo_Obstacles%20and%20Opportunities%20for%20Democratic%20Change.pdf">remaniement du chavisme</a> apparaîtrait comme une reculade contraire aux normes des interventions étrangères des États-Unis.</p>
<h2>2. Un soulèvement populaire renverse le chavisme</h2>
<p>Deuxième possibilité : le choc provoqué par la destitution de Maduro brise l’aura d’inévitabilité du gouvernement et déclenche un soulèvement populaire qui balaye le <a href="https://www.britannica.com/topic/chavismo">chavisme</a>. Au vu de la vacance de la présidence et de l’affaiblissement des forces de sécurité, démoralisées ou divisées, une large coalition de partis d’opposition, de groupes de la société civile et de chavistes mécontents fait pression pour la mise en place d’un conseil de transition, peut-être sous l’égide de l’Organisation des États américains (OEA) ou des Nations unies.</p>
<p>Reste qu’une telle révolution, en particulier lorsqu’elle est soutenue par une ingérence extérieure, se déroule rarement sans heurts. Des années de <a href="https://www.ohchr.org/en/press-releases/2025/03/venezuela-harsh-repression-and-crimes-against-humanity-ongoing-fact-finding">répression politique</a>, de <a href="https://observatory-venezuela.insightcrime.org/">crime organisé</a>, de <a href="https://www.economicsobservatory.com/why-did-venezuelas-economy-collapse">misère économique</a> et d’émigration ont vidé la classe moyenne et les syndicats vénézuéliens de leur substance. Les <em>colectivos</em> armés – des groupes paramilitaires ayant un <a href="https://www.france24.com/en/live-news/20250108-venezuela-s-colectivos-ready-to-pounce-as-opposition-plans-protest">intérêt au maintien de l’ancien régime</a> – opposeraient une résistance farouche. Il en résulterait peut-être non pas une avancée démocratique rapide mais une transition instable : un gouvernement provisoire fragile, des violences sporadiques et d’intenses luttes intestines sur les questions relatives aux amnisties et au contrôle du secteur pétrolier.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #222222; font-size: 2.25em; font-weight: bold;">3. Les USA installent à Caracas un pouvoir allié</span></p>
<p>Dans ce scénario, Washington tire parti de la nouvelle donne pour faire pression en faveur d’un changement complet de régime. Cela pourrait se traduire par un durcissement des sanctions à l’encontre des <a href="https://www.independent.co.uk/news/world/americas/venezuelan-ap-corruption-tareck-el-aissami-nicolas-maduro-b2311457.%20html">personnalités encore au pouvoir</a>, par l’intensification des frappes contre les installations de sécurité et les milices, par un soutien secret aux factions insurgées et par l’utilisation du procès de Maduro comme d’une tribune mondiale pour délégitimer une fois pour toutes le chavisme.</p>
<p>Une personnalité reconnue en tant que leader de l’opposition serait portée au pouvoir à la suite d’une forme d’élection contrôlée, d’un conseil de transition ou d’une passation de pouvoir négociée – <a href="https://www.foxnews.com/world/maria-corina-machado-emerges-top-potential-successor-after-maduros-fall">potentiellement, quelqu’un comme Maria Corina Machado</a>, lauréate du prix Nobel de la paix 2025. Les États-Unis et leurs alliés proposeraient une restructuration de la dette et un financement de la reconstruction du pays en échange de réformes économiques libérales et d’un alignement géopolitique sur Washington.</p>
<p>Cette option est très risquée. Une transition ouvertement orchestrée par les États-Unis entacherait la légitimité du nouveau leadership vénézuélien, tant au niveau national qu’international. Elle aggraverait la polarisation du pays, renforcerait la dénonciation de l’impérialisme (ce qui est depuis longtemps un argument central du chavisme) et inciterait la Chine, Cuba, l’Iran et la Russie à s’ingérer également dans les affaires du pays. Un mouvement chaviste meurtri mais non brisé pourrait se transformer en résistance armée, faisant du Venezuela un nouveau théâtre d’insurrection de faible intensité.</p>
<h2>4. Supervision par Washington et transition contrôlée</h2>
<p>Une transition contrôlée : c’est l’option que Trump a <a href="https://apnews.com/article/trump-maduro-venezuela-b6e272ee8e23636a1ab9618d8257ae59">ouvertement envisagée</a>. Washington exercerait provisoirement sa tutelle sur le Venezuela. Les premières priorités seraient d’imposer une chaîne de commandement et de restaurer les capacités administratives du pays, de stabiliser la monnaie et le système de paiement, et de mettre en place des réformes progressives afin d’éviter l’effondrement de l’État pendant la transition.</p>
<p>Le calendrier politique serait alors une dimension essentielle. Washington exercerait une forte influence sur les <a href="https://americasquarterly.org/article/reaction-trump-says-u-s-will-run-venezuela-after-maduros-capture/">dispositions provisoires en matière de gouvernance</a>, les règles électorales et le calendrier des élections présidentielle et législatives, y compris la reconstitution des autorités électorales et la définition des conditions minimales pour la campagne électorale et l’accès aux médias. Les États-Unis n’auraient pas nécessairement besoin d’occuper le pays, mais ils pourraient <a href="https://www.axios.com/2026/01/03/trump-venezuela-maduro">avoir besoin de déployer des forces sur le terrain</a> pour dissuader les fauteurs de troubles.</p>
<figure>
<div><span style="font-size: 0.95em;">La logique économique de cette option reposerait sur le rétablissement rapide de la production pétrolière et des services de base grâce au soutien technique des États-Unis, à l’implication de leurs entreprises privées et à un allègement sélectif des sanctions. Des entreprises, telles que </span><a style="font-size: 0.95em;" href="https://www.reuters.com/business/energy/chevron-granted-restricted-us-license-operate-venezuela-sources-say-2025-07-30/">Chevron</a><span style="font-size: 0.95em;">, la seule grande compagnie pétrolière états-unienne encore implantée au Venezuela, ou des prestataires de services pétroliers, comme </span><a style="font-size: 0.95em;" href="https://www.reuters.com/markets/commodities/us-allows-oil-service-firms-maintain-assets-venezuela-through-mid-nov-2024-05-10/">Halliburton</a><span style="font-size: 0.95em;">, seraient probablement les premiers bénéficiaires.</span></div>
</figure>
<p>Là aussi, les risques sont considérables. Comme dans le cas précédent de l’arrivée au pouvoir d’une équipe ouvertement alignée sur Washington, une tutelle états-unienne pourrait attiser les sentiments nationalistes <a href="https://www.leftvoice.org/emergency-declaration-we-condemn-the-imperialist-attack-by-the-u-s-against-venezuela-and-the-kidnapping-of-maduro/">et valider</a> le discours anti-impérialiste propre au chavisme. La menace implicite de l’utilisation de la force pourrait dissuader les groupes criminels, mais elle pourrait également approfondir le ressentiment et durcir la résistance des groupes armés, des partisans de Maduro ou de toute autre personne opposée à l’occupation.</p>
<h2>5. Conflit hybride et instabilité contrôlée</h2>
<p>Finalement, le plus probable est que tous les scénarios ci-dessus soient en quelque sorte mélangés : on assisterait alors à une lutte prolongée dans laquelle aucun acteur ne l’emporterait complètement. La destitution de Maduro pourrait affaiblir le chavisme, sans totalement détruire ses réseaux dans l’armée, l’administration et les quartiers défavorisés. L’opposition pourrait être revigorée mais <a href="https://english.elpais.com/international/2025-12-08/venezuelas-opposition-trapped-in-an-all-or-nothing-situation.html">demeurerait divisée</a>. Sous Trump, les États-Unis seront puissants sur le plan militaire mais limités dans leur marge de manœuvre en raison de la lassitude de leur population à l’égard des guerres étrangères, de la perspective des élections de mi-mandat à venir et des doutes quant à la légalité de leurs méthodes.</p>
<p>Dans ce cas de figure, le Venezuela pourrait sombrer dans plusieurs années d’instabilité contrôlée. Le pouvoir pourrait <em>de facto</em> être partagé entre une élite chaviste affaiblie, des figures de l’opposition cooptées dans le cadre d’un accord transitoire et des acteurs sécuritaires contrôlant des fiefs locaux. Les frappes sporadiques et les opérations secrètes des États-Unis pourraient se poursuivre en étant calibrées pour punir les fauteurs de troubles et protéger les partenaires privilégiés de Washington, sans aller jusqu’à une occupation de grande échelle.</p>
<h2>Une doctrine Monroe 2.0 ?</h2>
<p>Quel que soit l’avenir, ce qui semble clair pour l’instant, c’est que l’opération anti-Maduro peut être considérée, tant par ses partisans que par ses détracteurs, comme l’application d’une sorte de <a href="https://www.theglobeandmail.com/opinion/article-donald-trump-is-making-a-risky-gamble-to-dominate-the-americas">doctrine Monroe 2.0</a>. Cette version, qui fait suite à la doctrine originale du XIX<sup>e</sup> siècle dans laquelle Washington mettait en garde les puissances européennes contre toute ingérence dans sa sphère d’influence, est une affirmation plus musclée selon laquelle les rivaux lointains des États-Unis et leurs clients locaux <a href="https://www.whitehouse.gov/wp-content/uploads/2025/12/2025-National-Security-Strategy.pdf">ne seront pas autorisés à avoir leur mot à dire</a> sur le continent américain.</p>
<p>Ce message agressif ne se limite pas à Caracas. Cuba et le Nicaragua, déjà soumis à de lourdes sanctions états-uniennes et de plus en plus dépendants des soutiens russe et chinois, verront le <a href="https://en.as.com/latest_news/which-countries-back-maduro-and-which-side-with-trump-in-the-venezuelaunited-states-conflict-f202601-n/">raid vénézuélien</a> comme un avertissement indiquant que même les gouvernements bien établis ne sont pas à l’abri si leur politique n’est pas suffisamment alignée sur celle de Trump. La Colombie, théoriquement alliée des États-Unis mais actuellement dirigée par un gouvernement de gauche <a href="https://www.gazetadopovo.com.br/mundo/petro-rebate-trump-diz-justica-eua-colabora-expansao-narcotrafico/">qui a vivement critiqué</a> la politique vénézuélienne de Washington, se retrouve prise en étau.</p>
<p>Les États petits et moyens, et pas seulement ceux d’Amérique latine, ne peuvent qu’être inquiets. Le Panama, dont le canal est essentiel au commerce mondial et à la mobilité navale des États-Unis, pourrait <a href="https://theconversation.com/us-pressure-has-forced-panama-to-quit-chinas-belt-and-road-initiative-it-could-set-the-pattern-for-further-superpower-clashes-249093">faire l’objet d’une pression renouvelée</a>, Washington souhaitant pouvoir compter dans ce pays sur un pouvoir local qui sera proche de lui et qui bloquera les avancées chinoises dans les ports et les télécommunications. Le Canada et le Danemark auront également regardé cet épisode de très près, l’administration Trump ayant récemment rappelé avec force qu’elle convoite le Groenland.</p>
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		<title>Incarcéré à New-York, Maduro sera jugé pour narcotrafic</title>
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		<pubDate>Mon, 05 Jan 2026 14:48:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Venezuela]]></category>

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		<description><![CDATA[Kidnappé dans la nuit du samedi 3 janvier 2025 avec son épouse Cilia Flores par les forces américaines à Caracas et emmené aussitôt à New York, Nicolas Maduro, le président déchu du Vénézuela, est incarcéré dans une prison de Brooklyn. Cuba a indiqué dimanche que 32 de ses ressortissants, qui assuraient la protection de Maduro, ont été tués &#171;&#160;au cours]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Kidnappé dans la nuit du samedi 3 janvier 2025 avec son épouse Cilia Flores par les forces américaines à Caracas et emmené aussitôt à New York, Nicolas Maduro, le président déchu du Vénézuela, est incarcéré dans une prison de Brooklyn. Cuba a indiqué dimanche que 32 de ses ressortissants, qui assuraient la protection de Maduro, ont été tués &laquo;&nbsp;au cours des combats&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Présenté lundi à un tribunal, il a plaidé non coupable des accusations de trafic de drogue retenues contre lui et assuré être <i>&laquo;&nbsp;toujours le président</i>&nbsp;&raquo; de son pays. Le procès n&rsquo;aura pas lieu avant plusieurs mois. Il devrait tenter de plaider l&rsquo;immunité du fait de son statut de chef d&rsquo;Etat, mais probablement sans succès. En effet, l’administration Trump ne lui reconnait pas cette légitimité depuis l’élection fraudée de 2024. Il sera donc jugé comme « narcoterroriste ». <i>« En tant que président du Venezuela et désormais dirigeant de facto, il a laissé la corruption liée à la cocaïne prospérer pour son propre profit, celui des membres de son régime et de sa famille</i> », dixit le Département de la Justice. L’acte d’accusation avance également que depuis 1999, le couple présidentiel et d&rsquo;autres leaders du régime ont <i>« encouragé l&rsquo;autonomisation et la croissance de groupes narcoterroristes violents, finançant leurs organisations grâce aux profits générés par le trafic de cocaïne », </i>et mis au service des narcos l&rsquo;appareil sécuritaire de l&rsquo;Etat. Le président déchu aurait également, lorsqu&rsquo;il était ministre des Affaires étrangères, délivré des passeports diplomatiques à des trafiquants, et utilisé des avions diplomatiques pour rapatrier l&rsquo;argent de la drogue depuis le Mexique.</p>
<p>Il est aussi accusé d’avoir participé depuis 2013, date de son accession au pouvoir, à la création de nouvelles routes de la cocaïne après une saisie par les autorités françaises à l&rsquo;aéroport Charles-de-Gaulle. Cilia Flores, avocate proche de Hugo Chavez depuis le coup d‘Etat de 2002, aurait, elle, reçu des pots-de-vin de plusieurs centaines de milliers de dollars pour mettre en relation des narcos avec des membres du régime.</p>
<p>Donald Trump a réaffirmé que les Etats-Unis étaient désormais <i>« aux commandes »</i> au Venezuela jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;une transition politique <i>« sûre</i> » puisse se faire, sans donner de date. La vice-présidente Delcy Rodriguez, nommée présidente par intérim par la Cour suprême vénézuélienne, bien que chaviste de la première heure, semble disposée à collaborer avec l’administration Trump. Celui-ci l’a menacée d&rsquo;un sort <i>« pire que celui réservé à Nicolas Maduro »</i> si elle ne collaborait pas.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Quatre questions pour comprendre la crise au Venezuela</title>
		<link>http://www.latina-eco.com/quatre-questions-pour-comprendre-la-crise-au-venezuela/</link>
		<comments>http://www.latina-eco.com/quatre-questions-pour-comprendre-la-crise-au-venezuela/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 02 Feb 2019 12:51:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Venezuela]]></category>

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		<description><![CDATA[Après l&#8217;autoproclamation de Juan Guaido le 23 janvier, les pressions occidentales s&#8217;accentuent sur le régime chaviste. Mais celui-ci ne manque pas de soutiens. &#160; Article publié le 29 janvier sur Slate.fr. Pendant des années, le Venezuela s’est enfoncé dans la crise sans réellement mobiliser la communauté internationale, occupée ailleurs. Mais le dossier aiguise désormais les crispations entre les principales puissances,]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Après l&rsquo;autoproclamation de Juan Guaido le 23 janvier, les pressions occidentales s&rsquo;accentuent sur le régime chaviste. Mais celui-ci ne manque pas de soutiens.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em><strong><span style="color: #993300;">Article publié le 29 janvier sur Slate.fr</span>.</strong></em><br />
<span id="more-1812"></span></p>
<p>Pendant des années, le Venezuela s’est enfoncé dans la crise sans réellement mobiliser la communauté internationale, occupée ailleurs. Mais le dossier aiguise désormais les crispations entre les principales puissances, avec un petit parfum de guerre froide: le Conseil de sécurité des Nations unies, qui s’est réuni samedi 26 janvier sans parvenir à élaborer une déclaration commune, <a href="https://www.un.org/press/fr/2019/cs13680.doc.htm" target="_blank">a mis en évidence de profondes divisions sur cette question</a>.</p>
<h3>Quels pays soutiennent Juan Guaido?</h3>
<p>À la volonté de Washington de faire voter le soutien au jeune député Juan Guaido, <a href="https://www.lemonde.fr/international/article/2019/01/23/venezuela-plusieurs-morts-dans-des-emeutes-precedant-les-manifestations-pro-et-antigouvernementales_5413427_3210.html" target="_blank">qui s’est déclaré <em>«président en exercice</em>»</a> le 23 janvier dernier, Pékin et Moscou ont opposé une fin de non-recevoir et apporté leur soutien au président Nicolas Maduro, investi le 10 janvier pour un second mandat. L’ambassadeur russe a même clairement dénoncé <em>«les jeux sales des États-Unis»</em> et leur responsabilité dans cette <em>«tentative de coup d’État»</em>.</p>
<p>ertains pays européens sont eux aussi à la manœuvre, mais en ordre dispersé. La France, l’Espagne, l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Belgique et le Portugal ont donné huit jours à Caracas pour organiser <em>«des élections libres»,</em> faute de quoi ils reconnaîtront la légitimité du président <em>«par intérim»</em> Juan Guaido, comme les États-Unis, le Canada et une douzaine de pays latino-américains –dont le Chili, l’Argentine, le Brésil, la Colombie et le Pérou– l’ont déjà fait, rejoints dimanche par Israël et l’Australie.</p>
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<blockquote cite="https://twitter.com/EmmanuelMacron/status/1089119700250959872" data-tweet-id="1089119700250959872" data-scribe="section:subject">
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<p><a href="https://twitter.com/EmmanuelMacron" data-scribe="element:user_link"><img alt="" src="https://pbs.twimg.com/profile_images/1074960836005908480/7-1gAjdP_normal.jpg" data-scribe="element:avatar" data-src-2x="https://pbs.twimg.com/profile_images/1074960836005908480/7-1gAjdP_bigger.jpg" data-src-1x="https://pbs.twimg.com/profile_images/1074960836005908480/7-1gAjdP_normal.jpg" /></a></p>
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<p>Emmanuel Macron</p>
<div title="Compte certifié" role="img"></div>
<p>✔@EmmanuelMacron</p>
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<p dir="ltr" lang="fr">Le peuple vénézuélien doit pouvoir décider librement de son avenir. Sans élections annoncées d’ici 8 jours, nous serons prêts à reconnaître <a dir="ltr" href="https://twitter.com/jguaido" data-mentioned-user-id="39176902" data-scribe="element:mention">@jguaido</a> comme « Président en charge » du Venezuela pour enclencher un processus politique. Nous y travaillons entre partenaires européens.</p>
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<p>L’Union européenne s’est elle bornée à l’<a href="https://www.consilium.europa.eu/fr/press/press-releases/2019/01/23/declaration-by-the-high-representative-on-behalf-of-the-european-union-on-latest-developments-in-venezuela/" target="_blank">une des déclarations floues</a> dont elle a le secret, tout en appelant à de nouvelles élections sous observation internationale.</p>
<p>Lundi 28 janvier, Washington est passée à la vitesse supérieure en annonçant de nouvelles sanctions contre la compagnie pétrolière nationale PDVSA, qui continue de vendre son brut aux États-Unis –c&rsquo;est même l&rsquo;une de ses seules sources de devises. Les revenus iront désormais sur des comptes bloqués: <em>«Nous estimons que ces sanctions entraîneront le gel de sept milliards de dollars et la perte de onze milliards en exportations au cours de l’année à venir»</em>, <a href="http://www.rfi.fr/ameriques/20190129-washington-annonce-sanctions-compagnie-petroliere-venezuelienne-pdvsa" target="_blank">a déclaré le conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, John Bolton</a>. Caracas et Moscou ont <a href="https://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL5N1ZT2LS" target="_blank">immédiatement jugé ces sanctions <em>«illégales et illégitimes»</em></a>.</p>
<p>De quoi étrangler un peu plus le pays, dont les exportations sont à 97% pétrolières et dont les réserves de change s&rsquo;effondrent. La semaine dernière, la Banque d&rsquo;Angleterre aurait déjà bloqué le retrait par Caracas d&rsquo;1,2 milliard de dollars en or, <a href="https://www.bloomberg.com/news/articles/2019-01-25/u-k-said-to-deny-maduro-s-bid-to-pull-1-2-billion-of-gold" target="_blank">selon Bloomberg</a> –des actifs gelés dont l&rsquo;opposition dirigée par Juan Guaido pourra disposer.</p>
<p>On verra dans les jours qui viennent si ces pressions occidentales portent leurs fruits. À court terme, en tout cas, elles ont plutôt semblé renforcer la détermination du gouvernement Maduro, assuré notamment des soutiens russe, turc et chinois, mais aussi, de façon plus mesurée, de celui du nouveau président mexicain de gauche, Andrés Manuel Lopez Obrador.</p>
<p>Le ministre vénézuélien des Affaires étrangères Jorge Arreaza a accusé ce week-end Washington d’être <em>«à l’avant-garde du coup d’État»</em> et <a href="https://www.lemonde.fr/international/article/2019/01/27/onu-la-communaute-internationale-divisee-sur-la-crise-politique-au-venezuela_5415151_3210.html" target="_blank">a balayé l’ultimatum européen</a>, ajoutant qu’«<em>Emmanuel Macron ferait mieux de s’occuper de la crise des “gilets jaunes” au lieu de s’occuper de nos affaires</em>».</p>
<h5><em><a href="http://www.slate.fr/story/172821/venezuela-crise-nicolas-maduro-juan-guaido-diplomatie-constitution-armee" target="_blank">Lire la suite sur Slate.fr</a></em></h5>
<p><a href="http://www.slate.fr/story/172821/venezuela-crise-nicolas-maduro-juan-guaido-diplomatie-constitution-armee" target="_blank"> </a></p>
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		<title>Lancement officiel du petro, monnaie virtuelle vénézuélienne</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Feb 2018 19:48:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Macroéconomie]]></category>

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		<description><![CDATA[En défaut partiel et face à une inflation à 4 chiffres, Caracas a lancé hier sa cryptomonnaie, le petro, censée parer aux sanctions américaines. Ce mercredi, le gouvernement de Nicolas Maduro a annoncé avoir reçu pour 735 millions de dollars d&#8217;intentions d&#8217;achat dans les vingt premières heures de la prévente. Après la prévente privée (38,4 millions de petros) débutera le 20 mars l’offre]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>En défaut partiel et face à une inflation à 4 chiffres, Caracas a lancé hier sa cryptomonnaie, le petro, censée parer aux sanctions américaines. Ce mercredi, le gouvernement de Nicolas Maduro a annoncé avoir reçu pour 735 millions de dollars d&rsquo;intentions d&rsquo;achat dans les vingt premières heures de la prévente.</p>
<p>Après la prévente privée (38,4 millions de petros) débutera le 20 mars l’offre publique de 44 millions de petros, dont l&rsquo;Etat se réservera 17,6 millions. Au total, 100 millions de petros seront distribués, soit 6 milliards de dollars.</p>
<p>Le petro est très différent des autres monnaies virtuelles: il est indexé sur les réserves de pétrole du pays (les plus importantes au monde) et sur les stocks de diamant, d&rsquo;or et de gaz. Le prix de vente de référence a été fixé à 60 dollars, soit le prix du baril de pétrole, et variera comme lui. Le gouvernement va également créer un &laquo;&nbsp;<i>Observatoire de la Blockchain</i>&laquo;&nbsp;, une plateforme d&rsquo;échanges de cryptomonnaie, étroitement contrôlée par le gouvernement.</p>
<p>Cette initiative est destinée à trouver une issue à l’impasse dans laquelle se trouve le pays, plombé par une dette extérieure évaluée à 150 milliards de dollars. Le pays est un cas d’école de la maladie hollandaise : ses ressources en devises proviennent quasi exclusivement du pétrole, dont la chute des cours l’a frappé de plein fouet en 2013. Et comme il ne fabrique plus grand-chose, il doit importer la quasi totalité des produits de première nécessité, nourriture et médicaments notamment, dont la pénurie devient insoutenable pour la population.</p>
<p>Les cryptomonnaies ne sont pas inconnues au Venezuela. Dans ce pays où l’inflation est galopante (2.300 % en 2018 prédisent certains analystes) et où le bolivar a perdu 95,5% face au dollar au marché noir, le bitcoin fait depuis 2016 office de valeur refuge.  Des dizaines de milliers de « mineurs » fabriquent des bitcoins et échangent leurs gains en dollars ou en nouveaux bitcoins. L&rsquo;envolée du cours a atteint 12.000 dollars début décembre 2017, soit 1.200% d&rsquo;augmentation par rapport au début de l&rsquo;année, alors que dans la même période l&rsquo;hyperinflation atteignait 800% selon le FMI.</p>
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		<title>Multinationales et crise politique : faut-il vraiment sortir du Venezuela ?</title>
		<link>http://www.latina-eco.com/multinationales-et-crise-politique-faut-il-vraiment-sortir-du-venezuela/</link>
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		<pubDate>Sat, 06 May 2017 06:27:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Entreprises]]></category>
		<category><![CDATA[crise]]></category>
		<category><![CDATA[Venezuela]]></category>

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		<description><![CDATA[Après la confiscation d&#8217;une usine de General Motors et d&#8217;autres initiatives hostiles du gouvernement Maduro, les entreprises étrangères implantées au Venezuela _ dont une quarantaine sont françaises _ s&#8217;interrogent sur la nécessité de partir, alors que le pays s&#8217;enfonce dans le chaos. Certaines ont déjà réduit la voilure ou quitté le pays, au risque d&#8217;accélérer la dégradation de la situation,]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Après la confiscation d&rsquo;une usine de General Motors et d&rsquo;autres initiatives hostiles du gouvernement Maduro, les entreprises étrangères implantées au Venezuela _ dont une quarantaine sont françaises _ s&rsquo;interrogent sur la nécessité de partir, alors que le pays s&rsquo;enfonce dans le chaos. Certaines ont déjà réduit la voilure ou quitté le pays, au risque d&rsquo;accélérer la dégradation de la situation, d&rsquo;autres temporisent.<br />
</strong><span id="more-1599"></span><br />
<span style="font-size: 0.95em;">La </span><a style="font-size: 0.95em;" href="https://theconversation.com/multinationales-et-crise-politique-faut-il-vraiment-sortir-du-venezuela-76915">version originale</a><span style="font-size: 0.95em;"> de cet article a été publiée sur </span><a style="font-size: 0.95em;" href="http://theconversation.com">The Conversation</a><span style="font-size: 0.95em;"> par </span><a style="font-size: 0.95em;" href="https://theconversation.com/profiles/nathalie-belhoste-285735">Nathalie Belhoste</a><span style="font-size: 0.95em;">, Enseignant chercheur, </span><em style="font-size: 0.95em;"><a href="http://theconversation.com/institutions/grenoble-ecole-de-management-gem-2181">Grenoble École de Management (GEM)</a></em></p>
<p><span style="font-size: 0.95em;">La récente cessation des activités de General Motors au Venezuela suite à la confiscation d’une de ses usines pose la question de la pérennité des activités des entreprises dans un pays en proie à une violente crise politique et sociale. Est-ce pour autant le moment de partir ? Quels sont les risques encourus ? Cette situation pose la question de savoir si les entreprises multinationales, si elles cessent leurs activités, ne vont pas aussi contribuer à aggraver une situation déjà critique. </span><img style="font-size: 0.95em;" alt="The Conversation" src="https://counter.theconversation.edu.au/content/76915/count.gif?distributor=republish-lightbox-basic" width="1" height="1" /></p>
<p>En effet, l’économie vénézuélienne est dans une situation déplorable. Elle est en récession pour la troisième année consécutive et les experts estiment que 25 % de sa population est au chômage (contre 7,4 % en 2015). Ce chiffre pourrait même monter jusqu’à 28 % l’année prochaine. Par ailleurs, celle-ci souffre de pénurie de nourriture et de médicaments et l’économie connaît une <a href="https://blogs.wsj.com/economics/2016/07/18/venezuelas-inflation-is-set-to-top-1600-next-year/">inflation galopante</a> (720 % en 2016, avec une prédiction de 2000 % par le FMI pour 2018).</p>
<h2>Des signaux déjà inquiétants</h2>
<p>De larges pans de l’économie vénézuélienne avaient déjà été nationalisés depuis plusieurs années, principalement dans l’industrie pétrolifère, l’énergie, l’industrie de la construction et les télécommunications. La situation actuelle est en fait le fruit d’une longue escalade de l’interférence étatique dans la conduite des affaires. Déjà en 2006, Hugo Chavez, dans le cadre de la révolution bolivarienne, avait repris le contrôle de deux puits de pétrole exploités par Total et Eni en soumettant les entreprises à une participation majoritaire de l’État à hauteur de 60 % afin de reprendre la main sur la production de pétrole et de redistribuer la rente pétrolière. <a href="http://www.bbc.com/news/world-latin-america-24883849">En 2013, sous la présidence Maduro, l’État avait également saisi plusieurs magasins de la chaîne de matériel électronique Daka</a> pour avoir pratiqué des prix jugés trop élevés.</p>
<p>Arguant de la détérioration de la situation économique du pays, Procter &amp; Gamble, Pepsi, Delta et Kimberly-Clark (fabriquant de la marque Kleenex) ont déjà réduit considérablement et/ou arrêté leurs activités dans le pays l’année dernière (comme General Motors qui a arrêté de produire des voitures en 2015). Suite à sa fermeture en juillet 2016, jugée illégale, l’<a href="http://www.bbc.com/news/world-latin-america-36771022">usine de Kimberly-Clark a alors été saisie et occupée par le gouvernement</a>.</p>
<p>Plus préoccupant encore, lors de l’une de ses allocutions en mai 2016 devant son parti, le Président Nicolás Maduro a ouvertement <a href="http://www.bbc.com/news/world-latin-america-36294939">menacé de mettre en prison les dirigeants des entreprises ayant stoppé leur production</a> et a déclaré un nouvel état d’urgence de trois mois pour combattre « l’agression étrangère » et mieux distribuer les ressources alimentaires. Cette menace est intervenue juste après l’arrêt de la production de bière de la plus grande entreprise agroalimentaire du Venezuela, Polar Group.</p>
<h2>Des options juridiques et des réactions politiques limitées</h2>
<p>La dernière saisie de l’usine de General Motors à Valencia, la semaine dernière, qui employait 2 700 travailleurs, pourrait bien marquer le début de nombreux départs du pays pour d’autres multinationales. Bien entendu, l’entreprise a fortement contesté cette saisie et a déclaré vouloir conduire une action juridique contre le gouvernement au Venezuela mais aussi en dehors du pays pour faire valoir ses droits.</p>
<figure class="align-center "><img alt="" src="https://cdn.theconversation.com/files/167514/width754/file-20170502-17245-ez8hxu.jpg" /></p>
<figcaption> <span class="caption">Le président Maduro, en septembre 2014.</span><br />
<span class="attribution"><a class="source" href="https://www.flickr.com/photos/121483302@N02/15244869746/in/photolist-pe8WDQ-oUNmry-oHAJRF-7j2Siv-5Snata-8v8TLc-8vbWFW-8v8TJB-dEGcw7-egBSZU-EqwVN-7WhWHq-o5nMBw-yBLpg-dNhs3N-dEAPy8-4Dmfhu-mqqo5x-hH14YS-kuEnt9-7YR2w8-4CXt3Z-cyNJjA-eLf7pt-qqkCKa-dozL6Z-kXprwZ-kXpm5B-uGyYeG-EWjKna-hQuzJg-FKHszH-kuEnF3-6UaSeo-6U6Spp-b3wbSx-9ZSAGr-e1RUtD-hJG97e-egCdAJ-4XnJ9T-eqKtCE-DLogas-ebjwMX-kXpWhT-5ZWhTc-ds2bkP-9moxrU-e1UBGG-cnWRU1">Global Panorama</a>, <a class="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by/4.0/">CC BY</a></span><br />
</figcaption>
</figure>
<p>Cependant, les options sont assez limitées. Une action juridique locale risque de ne pouvoir être menée à bien étant donné l’instabilité politique actuelle et la gouvernance particulièrement répressive de Nicolás Maduro (le Venezuela violant déjà sa propre Constitution par ces saisies autoritaires). Une action juridique aux États-Unis, par exemple, pourrait être envisagée mais risquerait d’être peu efficace, à moins de pouvoir saisir en compensation des actifs du gouvernement vénézuélien aux États-Unis. Mais ce scénario semble peu probable.</p>
<p>La réaction politique aux États-Unis, dont les entreprises sont principalement concernées par le problème, reste pour l’instant relativement timorée. Pourtant, les relations diplomatiques entre les deux pays sont loin d’être au beau fixe. La semaine dernière, le Venezuela <a href="http://www.cbsnews.com/news/venezuela-nicolas-maduro-opposition-mother-of-all-marches-blames-us/">a accusé les États-Unis d’avoir voulu encourager un coup d’État</a> suite aux propos de Mark Toner, le porte-parole du Départment d’État sur les manifestations dans le pays.</p>
<p>Par ailleurs, la rhétorique anti-américaine, qui avait été une des bases du discours de politique étrangère depuis de nombreuses années, semble s’être assouplie chez le Président Maduro. En outre, le <a href="http://money.cnn.com/2017/04/20/news/economy/venezuela-trump-inauguration/">versement de 500 000 dollars au comité d’investiture de Donald Trump</a> en décembre dernier au travers de Citgo, la filiale de l’entreprise pétrolière PDVSA détenue par l’État (rachetée aux États-Unis dans les années 1980 par le Venezuela), semble être une preuve supplémentaire du double jeu joué par le Président car les États-Unis restent le premier partenaire commercial du pays et encore l’un des rares États achetant (et payant à terme) son pétrole.</p>
<p>Cette dernière saisie risque donc de ne pas être la dernière étant donné le peu de réaction diplomatique.</p>
<h2>L’instrumentalisation des entreprises dans le conflit</h2>
<p>Si ces mesures drastiques sont justifiées par l’État vénézuélien face à une situation économique critique (qu’il a pourtant bel et bien contribué à engendrer), il faut aussi comprendre qu’elles servent tout autant des intérêts politiques. En 2015, le Président avait ordonné la <a href="http://www.bbc.com/news/world-latin-america-31178692">saisie de la chaîne de supermarchés Dia a Dia</a> soupçonnée d’avoir stocké de la nourriture dans une période de pénurie. L’entreprise avait été montrée du doigt en et accusée de conduire une « guerre économique » contre les intérêts de la population du pays. Si c’est bien les choix économiques du gouvernement Maduro qui ont largement conduit à cette situation d’inflation et de pénurie, il est important pour la solidité du régime de trouver des boucs émissaires afin de se dédouaner.</p>
<p>En outre, le Président a ordonné la semaine dernière une <a href="https://www.ft.com/content/8cbd9c00-26aa-11e7-a34a-538b4cb30025">enquête visant la filiale du groupe espagnol Telefónica (Movistar)</a> accusé de soutenir les rassemblements de l’opposition qui ont conduit à la mort de neuf personnes. Il soutient que l’envoi de millions de messages à ses usagers pour promouvoir les manifestations anti-gouvernementales fait partie d’un plan de « cyberguerre » contre le pays, d’autant plus que l’entreprise compte 11 millions d’abonnés, soit un tiers de la population. Le groupe Telefónica a réagi en expliquant que les messages ne provenaient pas de la société elle-même mais avait été seulement distribués par sa filiale. Par cette attaque, ce sont bien entendu les tentatives d’opposition qui sont, une nouvelle fois, ciblées.</p>
<h2>Responsabilité géopolitique</h2>
<p>Le risque économique tout autant que politique est effectivement très fort au Venezuela et la situation ne semble pas s’améliorer. Actuellement, une quarantaine d’entreprises françaises sont enregistrées sur place (dont des grands groupes comme L’Oréal, Sanofi, Air France, Total, Alstom et Lactalis, mais aussi quelques PME) et la France reste le troisième investisseur du pays.</p>
<p>Bien qu’il soit parfaitement compréhensible de considérer un retrait alors que les actifs de l’entreprise localement peuvent être fermés ou nationalisés, il s’agit également de penser aux problèmes locaux provoqués par ces retraits en terme d’emploi et de déstructuration sociale. Telefónica semble actuellement prôner l’apaisement et normaliser les relations avec le régime plutôt que de penser à un retrait.</p>
<p>Ce cas particulier du Venezuela pose en fait plus largement la question de la responsabilité non plus exclusivement sociale mais géopolitique (dans le sens de l’amplification des conflits internes) des entreprises multinationales lorsqu’elles opèrent à l’étranger en ayant maille à partir avec un gouvernement (notamment lorsqu’elles sont instrumentalisées), mais également en tant qu’acteur de stabilité, un élément crucial dans la crise que traverse actuellement le pays.</p>
<p><a style="font-size: 0.95em;" href="https://theconversation.com/profiles/nathalie-belhoste-285735">Nathalie Belhoste</a></p>
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		<title>Cette crise de l&#8217;eau qui met le Venezuela en danger</title>
		<link>http://www.latina-eco.com/cette-crise-de-leau-qui-met-le-venezuela-en-danger/</link>
		<comments>http://www.latina-eco.com/cette-crise-de-leau-qui-met-le-venezuela-en-danger/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 18 Jun 2016 11:31:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Macroéconomie]]></category>

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		<description><![CDATA[Initialement publié sur le site The Conversation, cet article de Julia Buxton dresse un constat édifiant de la pénurie d&#8217;eau au Venezuela. Celui-ci est confronté depuis des mois à une sécheresse sévère qui fait chuter la production d&#8217;électricité de son principal barrage. L&#8217;article met en lumière les causes structurelles de cette situation, mais aussi la gabegie et la mauvaise gestion.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Initialement publié sur le site The Conversation, cet article de Julia Buxton dresse un constat édifiant de la pénurie d&rsquo;eau au Venezuela. Celui-ci est confronté depuis des mois à une sécheresse sévère qui fait chuter la production d&rsquo;électricité de son principal barrage. L&rsquo;article met en lumière les causes structurelles de cette situation, mais aussi la gabegie et la mauvaise gestion.</strong><span id="more-1334"></span></p>
<p><span><a href="http://theconversation.com/profiles/julia-buxton-269565">Julia Buxton</a>, <em><a href="http://theconversation.com/institutions/central-european-university">Central European University</a></em></span></p>
<p>&laquo;&nbsp;Le Venezuela est confronté à de graves pénuries, faisant craindre une <a href="http://www.crisisgroup.org/en/regions/latin-america-caribbean/andes/venezuela/b033-venezuela-unnatural-disaster.aspx">crise humanitaire</a> dévastatrice pour ce pays d’Amérique du Sud pourtant si riche en pétrole. Nourriture, soins, liquidités, électricité et eau sont soit rationnés, soit non disponibles au moment même où le gouvernement de Nicolás Maduro se trouve également confronté à une récession profonde et à une intense sécheresse.</p>
<p>La <a href="http://www.nasdaq.com/markets/crude-oil.aspx?timeframe=2y">chute de 50 %</a> du prix du pétrole sur le marché international, pour ce pays qui tire <a href="http://www.opec.org/opec_web/en/about_us/171.htm">95 %</a> du revenu de ses exportations de cette ressource, a fait considérablement reculer les progrès réalisés au milieu des années 2000 dans la <a href="http://revista.drclas.harvard.edu/book/poverty-reduction-venezuela">lutte</a> contre la pauvreté et les inégalités.</p>
<p>Mais les difficultés du pays vont bien au-delà de cette dépendance à l’or noir. Depuis <a href="https://theconversation.com/venezuela-election-maduro-claims-close-victory-but-opposition-to-challenge-13384">son élection en 2013</a> à la suite du décès d’Hugo Chávez, Maduro a en effet échoué à résoudre les problèmes liés à une mauvaise gestion économique, à une planification défaillante ainsi qu’à la corruption.</p>
<p>Son gouvernement a poursuivi une politique de <a href="https://www.project-syndicate.org/commentary/heterodox-economics-venezuela-collapse-by-ricardo-hausmann-2016-05">prix élévés</a> et de <a href="http://www.economist.com/blogs/graphicdetail/2016/02/graphics-political-and-economic-guide-venezuela">contrôles de changes</a> qui a alimenté l’inflation, les marchés noirs et les pénuries. Dans sa quête d’élaboration du socialisme du XXI<sup>e</sup> siècle, le gouvernement vénézuélien a également engagé de trop coûteux <a href="http://venezuelanalysis.com/tag/expropriations">programmes de nationalisation</a>.</p>
<p>Des milliards de dollars sont en effet susceptibles d’être réclamés par les entreprises nationalisées pour des affaires d’expropriations et de saisies foncières, tandis que l’accumulation de factures et de contrats non payés ont entraîné la spéculation ; et la compagnie pétrolière nationale, PDVSA, pourrait bien <a href="http://www.reuters.com/article/us-oil-pdvsa-debt-analysis-idUSKCN0W00DA">ne plus pouvoir payer</a> les intérêts de ses dettes.</p>
<h2>Pénuries dramatiques</h2>
<p>Le rationnement perpétuel de l’eau est la parfaite illustration des ambitions, des limites et, au final, des échecs d’Hugo Chávez – et par conséquent de Nicolás Maduro. Face à une sévère sécheresse déclenchée en mars dernier par <a href="https://theconversation.com/el-nino-is-over-but-has-left-its-mark-across-the-world-59823">El Niño</a>, le gouvernement n’aura pu faire autrement que de <a href="http://www.bloomberg.com/news/articles/2016-03-16/venezuela-to-shut-down-for-a-week-as-electricity-crisis-mounts">prolonger les vacances de Pâques</a>, de fermer tous les centres commerciaux et d’écourter une semaine ouvrée courant avril.</p>
<p>Ces mesures ont été prises pour économiser l’électricité, car le niveau des eaux du <a href="http://www.wsj.com/articles/water-shortage-cripples-venezuela-1459717127">barrage électrique de Guri</a> – qui fournit 65 % de l’électricité du pays – est exceptionnellement bas.</p>
<p>Aujourd’hui, tout comme en 2007 et en 2010, ces réserves <a href="http://www.nbcnews.com/id/34827034/ns/world_news-venezuela/t/venezuela-starts-nationwide-energy-rationing/#.V0xRbZN96T8">ont chuté</a>, passant de 244 mètres au-dessus du niveau de la mer à 240 mètres, <a href="http://www.reuters.com/article/us-venezuela-energy-idUSKCN0WY5TK">limite</a> qui oblige à ralentir la production en mettant à l’arrêt les huit turbines produisant 5 000 mégawatts.</p>
<h2>Une histoire troublée</h2>
<p>Le Venezuela est riche en eau, mais ses réserves sont <a href="http://www.ipsnews.net/2014/06/venezuelans-thirsty-in-a-land-of-abundant-water/">mal placées</a>. Selon des estimations officielles, 85 % des stocks se trouvent dans la partie sud-est du pays, où réside seulement 10 % de la population. À l’inverse, seules 15 % des ressources en eau se situent dans le nord du pays, où l’urbanisation est galopante et où se concentre le gros de la population.</p>
<figure class="align-center "><img alt="" src="https://62e528761d0685343e1c-f3d1b99a743ffa4142d9d7f1978d9686.ssl.cf2.rackcdn.com/files/124657/width754/image-20160531-1959-1t6sn9e.jpg" /><br />
<figcaption> <span class="caption">De grandes réserves d’eau cependant difficilement accessibles aux Vénézuéliens.</span><br />
<span class="attribution"><span class="source">Carlos Garcia Rawlins/Reuters</span></span><br />
</figcaption>
</figure>
<p>Les investissements dans les infrastructures des années 1950 et 1960 ont amélioré l’approvisionnement en eau, permettant à 80 % des foyers d’y avoir accès. Mais ces développements n’ont pas permis de contenter la demande grandissante et la consommation moyenne de <a href="https://books.google.fr/books?id=_BqpcXQcFgMC&amp;pg=PA150&amp;lpg=PA150&amp;dq=350+litres+per+day+venezuela&amp;source=bl&amp;ots=YOwhjCc6AH&amp;sig=qpqUwKocuZVPVr4sR-_aN0vqrCw&amp;hl=en&amp;sa=X&amp;ved=0ahUKEwiYrbrZkYTNAhWIDBoKHbu-C4wQ6AEIHDAA#v=onepage&amp;q=350%20litres%20per%20day%20venezuela&amp;f=false">350 litres d’eau par jour</a> et par habitant (<a href="http://venezuelanalysis.com/news/11822">450 litres</a> pour les quatre millions d’habitants de Caracas).</p>
<p>En 1989, la célèbre grogne au sujet des rationnements, des services publics défaillants, de la pollution, de l’approvisionnement clandestin et de la détérioration de la qualité a conduit à la création d’un nouveau cadre réglementaire. Ce dernier a enclenché la décentralisation de la gestion de l’eau au profit de dix structures régionales coordonnées par une nouvelle agence : <em>Empresa Hidrológica de Venezuela</em> (<a href="http://www.hidroven.gob.ve/">Hidroven</a>).</p>
<p>Pour l’agglomération surpeuplée de Caracas, l’approvisionnement était assuré par <em>Hidrocapital</em>, une compagnie créée en 1991 et qui avait décidé de faire de la rénovation des aqueducs acheminant l’eau de la rivière Tuy une priorité. Mais les difficultés et l’instabilité sociale se sont poursuivies à travers tout le pays au cours des années 1990. Et l’hostilité de la population à l’égard de la politique de privatisation des services de l’eau a compliqué l’afflux de capitaux étrangers.</p>
<h2>Les années Chávez</h2>
<p>Comme pour tout le reste, la politique de gestion de l’eau a connu de profondes transformations pendant la présidence de Chávez. Le gouvernement prit ainsi des décisions radicales pour régler le problème de l’approvisionnement en eau des bidonvilles, base électorale du président.</p>
<p>À la suite d’une <a href="http://www.ine.es/censo2001/">étude menée en 2001</a> par l’Institut national des statistiques, on découvrit que sur les 335 agglomérations du pays, 231 n’avaient aucun accès à l’eau courante et que huit millions de personnes étaient dépourvues d’installations sanitaires. Une loi fut adoptée par décret présidentiel. Dans la lignée de <em>l’empowerment</em> populaire et de la <a href="http://www.open.ac.uk/researchcentres/osrc/events/geographies-of-power-a-lecture-on-venezuela-by-doreen-massey">« nouvelle géométrie du pouvoir »</a> souhaités par le gouvernement, cette loi offrit de décentraliser la politique de l’eau en s’appuyant sur 7 000 structures locales (des associations gérant ce dossier au niveau des quartiers) en lien avec la compagnie nationale des eaux, Hidroven.</p>
<p>Il incomba donc aux populations locales d’identifier leurs besoins et les investissements à réaliser. Parallèlement à cette relocalisation de la gestion des services, le gouvernement <a href="http://www.unrisd.org/80256B3C005BCCF9/%28httpAuxPages%29/1D4EF25E12C57738C1257D9E00562542/%24file/Buxton.pdf">nationalisa</a> des secteurs clés de l’économie, à l’image de celui de l’électricité en 2007.</p>
<h2>Promesses non tenues</h2>
<p>La vision de Chávez de communautés s’assumant et d’une énergie nationale autosuffisante a, comme les plans de ses prédécesseurs dans les années 1990, échoué à améliorer la situation. Pour l’eau et l’électricité, les investissements, estimés à <a href="http://www.wsj.com/articles/water-shortage-cripples-venezuela-1459717127">10 milliards pour l’eau</a> et 60 milliards pour l’électricité au cours de la dernière décennie, n’ont pu répondre aux besoins d’une population et d’une économie en plein développement.</p>
<p>La gestion des problèmes a souffert d’un fort <em>turnover</em> ministériel et d’un manque d’efficacité technique, tandis que la gabegie administrative prospéra en l’absence de véritable contrôle. Comme ce fut le cas pour d’autres initiatives relatives à la <a href="http://venezuelanalysis.com/analysis/2129">démocratie participative</a> voulue par Chávez, les associations locales de gestion de l’eau furent mal gérées.</p>
<p>Le pays se trouve aujourd’hui à la croisée des chemins. La faillite financière empêche le gouvernement de pouvoir investir massivement dans le secteur de l’eau, tandis que la crise politique continue à renvoyer les problèmes de gestion et de conservation des ressources au second plan.</p>
<p>Les conséquences sanitaires d’une telle situation sont en outre préoccupantes. En conservant l’eau qui se fait rare, les foyers vénézuéliens, déjà en position de vulnérabilité, pourraient s’exposer encore davantage aux risques de maladies véhiculées par les moustiques comme <a href="http://wwwnc.cdc.gov/travel/notices/alert/zika-virus-venezuela">Zika</a>, la fièvre jaune, la dengue ou le <a href="https://www.cdc.gov/chikungunya/">chikungunya</a>.&nbsp;&raquo;</p>
<p><img alt="The Conversation" src="https://counter.theconversation.edu.au/content/61095/count.gif" width="1" height="1" /></p>
<p><span><a href="http://theconversation.com/profiles/julia-buxton-269565">Julia Buxton</a>, Professor of Comparative Politics, <em><a href="http://theconversation.com/institutions/central-european-university">Central European University</a></em></span></p>
<p>La <a href="https://theconversation.com/cette-crise-de-leau-qui-met-le-venezuela-en-danger-61095">version originale</a> de cet article a été publiée sur <a href="http://theconversation.com">The Conversation</a>.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Au Venezuela, l’hypothèse d’une sortie par le haut de la crise politique s’éloigne de nouveau</title>
		<link>http://www.latina-eco.com/venezuela-lhypothese-dune-sortie-de-la-crise-politique-par-le-haut-seloigne-de-nouveau/</link>
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		<pubDate>Sun, 12 Jun 2016 21:15:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.latina-eco.com/?p=1316</guid>
		<description><![CDATA[Le Conseil National électoral a fini par valider la majorité des signatures pour un referendum révocatoire à l’encontre du président Nicolas Maduro. Mais ce dernier a balayé samedi toute tenue de ce referendum en 2016. Retour à la case départ dans un contexte de pénurie et de pillages de plus en plus explosif.   Il n’y aura pas de referendum]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><b style="font-size: 0.95em; line-height: 1.6em;">Le Conseil National électoral a fini par valider la majorité des signatures pour un referendum révocatoire à l’encontre du président Nicolas Maduro. Mais ce dernier a balayé samedi toute tenue de ce referendum en 2016. Retour à la case départ dans un contexte de pénurie et de pillages de plus en plus explosif</b><span style="font-size: 0.95em; line-height: 1.6em;">.</span></strong>   <span id="more-1316"></span> Il n’y aura pas de referendum révocatoire au Venezuela en 2016. Ce samedi 11 juin, le président Nicolas Maduro a fermé la porte à cette hypothèse qui aurait sans doute permis de relâcher un peu la tension très forte actuellement dans le pays. Pourtant, le Conseil National électoral (CNE) avait, en début de semaine, validé enfin, à contrecoeur, la majorité des 1,8 million de signatures déposées par l’opposition depuis début mai. De quoi enclencher un processus certes très long (200 000 des signataires doivent confirmer leur choix en personne et laisser leurs avec empreintes digitales, avant une phase de vérification qui durera au moins jusqu’au 23 juillet. Ensuite, quatre millions de signatures devront être réunies en trois jours pour que le référendum puisse se tenir. Ce dernier aboutira à la révocation de Nicolas Maduro si le nombre de voix récoltées est supérieur à celui qu’il a obtenu lors de son élection en 2013, soit 7,5 millions. Un score important mais qui, vu le contexte de crise actuel, parait accessible. C’est en tout cas l’objectif affiché de l’opposition réunie au sein de la MUD (Table de l’Unité démocratique) depuis qu’elle est devenue, après les élections de décembre dernier, très majoritaire à l’Assemblée Nationale avec 112 députés sur 167, ont 40 pour le parti Primero Justicia du leader social démocrate Henrique Capriles. Mais c’est aussi une course contre la montre qu’a engagé la MUD puisque, selon la Constitution, si Nicolas Maduro perd le référendum en 2016, une élection présidentielle sera organisée. Alors que s’il le perd après le 10 janvier 2017, il sera simplement  remplacé par son vice-président Aristóbulo Istúriz, tout aussi chaviste que lui, et ce jusqu’à la fin de son mandat en 2019. <i>&laquo;&nbsp;Il n&rsquo;y aura pas de chantage. Si les conditions pour un référendum révocatoire sont réunies, il aura lieu l&rsquo;année prochaine et c&rsquo;est tout. Si elles ne sont pas réunies, il n&rsquo;y aura pas de référendum et c&rsquo;est tout.&nbsp;&raquo;</i> a déclaré le chef d&rsquo;État à la télévision. Des propos qui risquent  de déclencher de nouvelles manifestations violentes et violemment réprimées même si, de plus en plus, les Vénézuéliens sont accaparés par la rigueur de leur vie quotidienne, marquée par les pénuries de tous les produits de première nécessité, y compris des aliments de base comme le riz ou le lait, et même les médicaments. Les files d’attente devant des magasins se forment à l’aube, les pillages se développent, les lynchages aussi même si la majorité de ces mises à mort publiques de présumés voleurs sont impunies. <strong>Tentatives de médiations</strong> L’exaspération et la colère de la population sont telles (70% souhaitent le départ de Maduro) que les pays voisins s’inquiètent et ont tenté des médiations, au pire très mal reçues par Caracas, comme celle de l’OEA (Organisation des Etats Américains, dont les Etats-Unis, honnis par les chavistes, font partie) ou, au mieux ignorées comme celles de l’Unasur (Union des nations sudaméricaines). L’OEA doit se réunir le 23 juin pour une session extraordinaire sur le sujet ;  le Chili, l&rsquo;Argentine et l’Uruguay restent attentifs ; même le pape suivrait le dossier de près, selon la sociologue vénézuélienne Mercedes Vivas. <i>«</i><i>Le Pape François est très actif, il s’appuie sur des jésuites vénézuéliens de son état major mais aussi, sur place, sur le nonce apostolique et consulte les leaders de la région, y compris le président équatorien Rafael Correa, proche des chavistes, pour tenter de construire une médiation».</i> Même si, pour le moment,  Maduro a refusé une entrevue avec l’émissaire du pape. Le bras de fer entre, d&rsquo;une part, une opposition disparate (union sacrée antichaviste allant de la droite à la gauche) et, d&rsquo;autre part, un gouvernement obsédé par un complot impérialiste, qui a imposé l’état d’exception et contrôle la Banque Centrale, le CNE, les milices, l’armée et le Tribunal supérieur de Justice (ce qui lui permet de nier la légitimité de l’Assemblée nationale et de gouverner par décrets), peut dégénérer à tout moment. Face à la montée de la température, Henrique Capriles a interpellé l’armée, lui demandant de choisir entre Maduro et la Constitution. Jusqu’à présent, les militaires restent fidèles au pouvoir, mais quelques voix discordantes commencent à se faire entendre.</p>
<div style="margin: 10px 20px 10px 0; width: 50%; float: left; clear: both; border: 1px solid #eee; background: #F5F5F5;"><span style="width: 100%; float: left; color: #fff; background-color: #e84747; font-family: Arial; height: 25px;"> A lire également</span> <!-- debut du code a dupliquer--> <span style="width: 100; float: left; font-weight: bold; padding: 5px 10px; clear: both;"> <a href="http://www.slate.fr/story/118951/venezuela-armee">Sur Slate: L&rsquo;armée du Venezuela peut-elle lâcher Maduro?</a> </span> <!-- fin du code a dupliquer--></div>
<p>Le malheur du Venezuela est certes en partie liée au pétrole. Détenteur des premières réserves mondiales de brut qui représentent plus de 95% de ses exportations et de ses ressources en devises, le pays a pris de plein fouet la chute des cours depuis deux ans. Vu l’état désastreux de la compagnie pétrolière nationale PDVSA et le coût d’extraction de son pétrole lourd de l’Orénoque, il en est réduit depuis 18 mois à acheter du brut à l’ennemi américain. Or, jusqu’au retournement de la conjoncture, les recettes mirifiques du pétrole ont financé les nombreuses missions (santé, logement, alimentaire, éducation…) mises en place par l’ancien président décédé, Hugo Chavez, qui ont dans un premier temps indiscutablement  permis aux plus pauvres  de sortir de la misère. Mais la révolution bolivarienne de Chavez n’a pas su construire sur cette base favorable un avenir du pays moins dépendant de sa matière première. Pas de construction d’un véritable appareil productif (le pays a toujours dû importer du carburant faute de capacités suffisantes de raffinage) ni encore moins de diversification de l’industrie ; sous-investissement chronique ; pas de rénovation d’une agriculture jadis prospère et aujourd’hui réduite à néant. Au contraire, la manne pétrolière dont le pouvoir a disposé en direct, a généré une corruption inquiétante. Et le retournement des cours laisse le pays exsangue et privé de devises, alors qu’il doit importer la quasi totalité de ses besoins alimentaires <i>.«</i><i>Le Venezuela a toujours dépendu du pétrole. Mais il a, pendant une période, été autosuffisant en produits alimentaires»</i>, rappelle René Fregosi,<b> </b>directrice de recherche en science politique à l’Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle (1). En 2004, Le pays produisait encore 75% de sa consommation alimentaire<i>. «Chavez a exproprié plus de 8000 entreprises et mis en place un système clientéliste et incohérent »,</i> dénonce-t-elle. Mais le leader bolivarien a bénéficié d’une conjoncture économique exceptionnelle, mais aussi d’un charisme et d’un sens politique hors pairs, qui lui garantissaient un fort soutien populaire. Toutes choses dont son dauphin Nicolas Maduro est totalement dépourvu. <strong>Plus de 700% d&rsquo;inflation en 2016</strong> Depuis deux ans, le Venezuela s’enfonce à grande vitesse dans la récession (-7% en 2015, -8% attendus cette année) et dans l’hyperinflation  (720% en 2016 prévoit le FMI). Faute de devises, les entreprises ne peuvent plus importer matériel et matières premières et se mettent à l&rsquo;arrêt (celui de la brasserie Polar a été très médiatisé). Le pays faisant en outre face à une période de sécheresse aiguë liée au phénomène El Niño, <a href="http://www.latina-eco.com/cette-crise-de-leau-qui-met-le-venezuela-en-danger/#more-1334" target="_blank"> qui pénalise la production de son principal barrage hydroélectrique, Guri</a> , l&rsquo;électricité est rationnée et les administrations n’ouvrent souvent plus que deux jours par semaine. Le déficit public atteint 20% du PIB et nombre de Cassandre s’attendent à ce que le pays fasse défaut avant la fin de l’année. En février, Maduro a dû prendre des mesures d’urgence, dont une dévaluation de près de 60% du bolivar et, véritable révolution au pays de l’essence quasi gratuite, une hausse spectaculaire du prix du carburant (le prix du super 95 passant par exemple de 0,01 à 0,95 bolivar le litre), celui-ci restant tout de même le moins cher du monde. Cependant, ni ces mesures, ni les réquisitions d’entreprises, ni le soutien de la Chine (qui a prêté quelque 20 milliards d’euros à Caracas en 2015), ni même la légère remontée des cours du brut ne semblent à ce jour suffisants pour tirer le pays du marasme. Pour cela, il faut d’abord sortir de l’impasse politique. Et nul ne sait aujourd’hui comment procéder, même si Renée Fregosi estime que l&rsquo;Amérique d&rsquo;Obama, si elle parvient à opérer un rapprochement avec Maduro, <em>&laquo;&nbsp;détient l&rsquo;une des clés pour y parvenir&nbsp;&raquo;</em>. <i>(1)</i><i>Dont le dernier livre « </i><em>Les nouveaux autoritaires. Justiciers, censeurs et autocrates »</em><i> vient de paraître aux </i><i>Editions du Moment </i><i></i></p>
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		<title>Caracas veut alléger son contrôle des changes</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Feb 2015 18:00:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Macroéconomie]]></category>

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		<description><![CDATA[Le gouvernement vénézuélien a annoncé hier un allègement du contrôle des changes et la mise en place d’un nouveau système appelé « Simadi» (pour «Système marginal de devises»), procédé d’achat et vente de devises via les banques et les opérateurs de Bourse, qui sera «ouvert et libre», a promis le ministre des Finances Rodolfo Marco Torres, lors d&#8217;une conférence de presse.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le gouvernement vénézuélien a annoncé hier un allègement du contrôle des changes et la mise en place d’un nouveau système appelé « Simadi» (pour «Système marginal de devises»), procédé d’achat et vente de devises via les banques et les opérateurs de Bourse, qui sera <i>«ouvert et libre</i>», a promis le ministre des Finances Rodolfo Marco Torres, lors d&rsquo;une conférence de presse.</p>
<p>Une tentative pour introduire une bouffée d’air dans ce pays en grand danger de chaos, entré en récession, rattrapé par une très forte inflation (64%), un déficit budgétaire d&rsquo;environ 20 % du PIB et des pénuries de produits en tous genres. Le Venezuela, dont les recettes reposent presque exclusivement sur ses exportations de pétrole, est l&rsquo;un des pays qui souffrent le plus de la chute des cours du brut de près de moitié. Elle a fait fondre ses réserves et prive le gouvernement Maduro des ressources nécessaires pour financer ses programmes sociaux.</p>
<p>A court terme, la réforme doit surtout permettre à Caracas d&rsquo;honorer ses échéances vis-à-vis de ses créanciers internationaux. Selon le ministre des Finances , le pays pourra faire face à celles de mars, notamment une émission d&rsquo;1 milliard d&rsquo;euros arrivant à terme le 16 mars.</p>
<p>Un strict contrôle des changes est imposé depuis 2003, reposant sur plusieurs échelons : un premier système permet d&rsquo;acheter des dollars à 6,3 bolivars,  pour importer des biens de première nécessité (aliments, médicaments, produits de base). Un second système d&rsquo;allocation aux enchères prévoit une cotisation de base de 12 bolivars par dollar, taux pouvant fluctuer en fonction de l&rsquo;offre et de la demande, dans une fourchette définie par le gouvernement et un troisième à 52 bolivars, pour d&rsquo;autres catégories de biens . Parallèlement, et face à la pénurie permanente de devises, les cours du dollar s’envolent au marché noir, à près de 190 bolivars  sur le site DolarToday.com.</p>
<p>Simadi s&rsquo;ajoutera à ces systèmes, le risque étant de provoquer une forte dépréciation du bolivar, et de booster encore l&rsquo;inflation .</p>
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		<title>Le spectre de l’hyperinflation refait surface au Venezuela</title>
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		<pubDate>Sat, 06 Dec 2014 21:58:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Macroéconomie]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis trois mois, la Banque centrale du Venezuela ne diffuse plus les chiffres de l&#8217;inflation (63,4% en glissement annuel à fin août), constate l’AFP, qui a interrogé plusieurs responsables et témoins. L’agence cite notamment une employée de Mac Donald’s qui raconte que &#171;&#160;que la carte des prix change pratiquement chaque mois&#160;&#187;. Selon Henkel Garcia, directeur du cabinet Econométrica, et la]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis trois mois, la Banque centrale du Venezuela ne diffuse plus les chiffres de l&rsquo;inflation (63,4% en glissement annuel à fin août), constate l’AFP, qui a interrogé plusieurs responsables et témoins. L’agence cite notamment une employée de Mac Donald’s qui raconte que &laquo;&nbsp;<i>que la carte des prix change pratiquement chaque mois&nbsp;&raquo;</i>. Selon Henkel Garcia, directeur du cabinet Econométrica, et la plupart des économistes, l&rsquo;inflation entre septembre et décembre pourrait approcher les 5% par mois. Dans le même temps, la pénurie de devises, qui risque de s’aggraver encore avec la chute des recettes pétrolières, asphyxie depuis plus de deux ans la production nationale.</p>
<p>De nombreux produits de base _ lait, farine, médicaments, papier hygiénique, produit vaisselle ou pièces détachées automobiles entre autres _ deviennent quasi introuvables. Produits sur lesquels se jettent les Vénézuéliens dès qu’ils en trouvent, impatients de dépenser un salaire qui se déprécie à toute vitesse. Et ce, même si le président Nicolas Maduro à fait augmenter le salaire minimum six fois depuis 2013 (+ 64% depuis le début de l&rsquo;année).</p>
<p>Dans ce contexte, l’achat de dollars sur le marché parallèle est en plein essor, face à un contrôle des changes en vigueur depuis 2003. En novembre, le dollar parallèle s’échangeait à 150 bolivares (40 en début d&rsquo;année), contre 6,3 au marché officiel. Un effet directement lié à l’effondrement des cours du pétrole, qui constitue 96% des ressources en devises du Venezuela. &laquo;&nbsp;<em>La détérioration des anticipations de taux de change, en raison de la chute du pétrole, se traduit généralement par des pressions sur le dollar. Cela contraint le gouvernement à réduire l&rsquo;accès aux devises et les gens à se tourner vers le marché parallèle&nbsp;&raquo;</em>, explique à l’AFP l&rsquo;économiste Pedro Palma . &laquo;&nbsp;<em>Le risque d&rsquo;hyperinflation va gagner du terrain si les troubles monétaires se poursuivent ou prennent de l&rsquo;ampleur, s&rsquo;il y a une chute brutale de l&rsquo;offre de devises ou en cas de perte de confiance dans la monnaie locale&nbsp;&raquo;</em>, ajoute Henkel Garcia.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Victoire contestée de Nicolas Maduro à la présidentielle</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Apr 2013 16:36:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne Denis]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Nicolas Maduro, dauphin désigné de Hugo Chavez décédé il y a un mois, remporte d’une très courte tête l’élection présidentielle du 14 avril, avec 50,7% des suffrages, contre 49,1% à son rival, Henrique Capriles. Soit moins de 300.000 voix d’avance. La commission électorale vénézuélienne (CNE) a officiellement proclamé sa victoire lundi bien que l’opposition dénonce déjà la validité du scrutin,]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Nicolas Maduro, dauphin désigné de Hugo Chavez décédé il y a un mois, remporte d’une très courte tête l’élection présidentielle du 14 avril, avec 50,7% des suffrages, contre 49,1% à son rival, Henrique Capriles. Soit moins de 300.000 voix d’avance. La commission électorale vénézuélienne (CNE) a officiellement proclamé sa victoire lundi bien que l’opposition dénonce déjà la validité du scrutin, et exige un nouveau décompte des voix.</p>
<p>De son côté, la Table de l&rsquo;unité démocratique (MUD), coalition qui a rassemblé toute l’opposition autour de son candidat unique Henrique Capriles, estime que ce dernier l&rsquo;a emporté avec 300.000 à 400.000 voix d&rsquo;avance sur Nicolas Maduro. Elle a recensé plus de 3000 irrégularités dans le scrutin et appelle à manifester mardi pour contester le résultat. Des heurts violents entre partisans des deux camps sont à craindre .</p>
<p><a class="a2a_button_facebook" href="http://www.addtoany.com/add_to/facebook?linkurl=http%3A%2F%2Fwww.latina-eco.com%2Fvictoire-contestee-de-nicolas-maduro-a-la-presidentielle%2F&amp;linkname=Victoire%20contest%C3%A9e%20de%20Nicolas%20Maduro%20%C3%A0%20la%20pr%C3%A9sidentielle" title="Facebook" rel="nofollow" target="_blank"></a><a class="a2a_button_twitter" href="http://www.addtoany.com/add_to/twitter?linkurl=http%3A%2F%2Fwww.latina-eco.com%2Fvictoire-contestee-de-nicolas-maduro-a-la-presidentielle%2F&amp;linkname=Victoire%20contest%C3%A9e%20de%20Nicolas%20Maduro%20%C3%A0%20la%20pr%C3%A9sidentielle" title="Twitter" rel="nofollow" target="_blank"></a><a class="a2a_button_google_plus" href="http://www.addtoany.com/add_to/google_plus?linkurl=http%3A%2F%2Fwww.latina-eco.com%2Fvictoire-contestee-de-nicolas-maduro-a-la-presidentielle%2F&amp;linkname=Victoire%20contest%C3%A9e%20de%20Nicolas%20Maduro%20%C3%A0%20la%20pr%C3%A9sidentielle" title="Google+" rel="nofollow" target="_blank"></a></p>]]></content:encoded>
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